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Mardi 8 Décembre 2009



mardi 8 décembre 2009


France : le déficit budgétaire a plus que doublé fin octobre.

(CercleFinance.com) - Le déficit budgétaire français a plus que doublé au 31 octobre par rapport à la même date de 2008, essentiellement sous l'effet de la crise économique et des mesures du plan de relance, annonce mardi le Ministère du Budget.

Fin octobre, le solde général d'exécution ressort ainsi dans le rouge à hauteur de 134,8 milliards d'euros, contre 60,7 milliards d'euros l'année dernière à la même époque.

A cette date, les recettes du budget général s'établissaient à 186,2 milliards d'euros, contre 239,9 milliards d'euros un an plus tôt, un repli imputable à la dégradation de la conjoncture économique et aux mesures fiscales de soutien à la trésorerie des entreprises et d'allègement de l'impôt sur le revenu des ménages modestes.

Au 31 octobre, les dépenses totales atteignaient 303,2 milliards d'euros, contre 293,4 milliards d'euros un an auparavant, notamment en raison des dépenses exécutées au titre du plan de relance (10,2 milliards d'euros).

Hors plan de relance, les dépenses du budget général auraient diminué de 3,2 milliards d'euros d'une année sur l'autre.




Total : prend 25% sur le permis de Guyanne Maritime.

(CercleFinance.com) - Le groupe pétrolier français Total annonce l'acquisition d'une participation de 25% sur le permis de Guyane Maritime auprès de Hardman Petroleum France, une filiale du pétrolier britannique Tullow Oil.

Situé à environ 150 kilomètres au large des côtes de la Guyane française, ce permis couvre une superficie d'environ 32.000 kilomètres carrés, par des profondeurs d'eau allant de 2.000 à 3.000 mètres. Des travaux d'acquisition sismique 3D couvrant une superficie allant jusqu'à 3.000 km2 ont déjà commencé sur ce permis.

Cette opération, soumise à l'approbation des autorités françaises, enrichit le portefeuille du groupe en eaux profondes dans une nouvelle région d'exploration pétrolière.

A l'issue de cette opération, Hardman Petroleum France (opérateur) détient une participation de 39,5%, en partenariat avec Shell Exploration & Production France (33%), Total E&P Guyane Française (25%) et Northpet Investments (2,5%).

Pour rappel, le programme d'exploration de Total, qui doit permettre d'apporter de nouvelles réserves d'hydrocarbures, se monte à 1,7 milliard d'euros en 2009.





Deux policiers parisiens, filmés en flagrant délit, mis en examen pour vol
AFP

Deux policiers, filmés en flagrant délit de vol dans un magasin de téléphonie, vendredi soir à Paris (10e arrondissement), ont été mis en examen lundi soir pour vol aggravé en réunion, selon une source judiciaire.

Les images d'une caméra de vidéosurveillance mises en ligne sur le site Internet d'Europe 1 montrent deux hommes entrant dans une boutique de téléphonie de la rue Louis-Blanc, exhibant un brassard de police et leur carte professionnelle. La tête revêtue d'un bonnet, ils passent ensuite derrière le comptoir, procèdent à un contrôle d'identité, puis se servent en cartes téléphoniques avant de quitter le magasin. D'après une source proche de l'enquête, ils sont entrés dans le magasin en prétextant une perquisition. Ils sont également soupçonnés d'avoir dérobé de l'argent, selon la source judiciaire.


Deux policiers filmés en flagrant délit de vol

À l'issue de leur garde à vue chez les policiers de l'Inspection générale des services (IGS), ils ont été présentés à un juge d'instruction qui les a mis en examen pour vol en réunion par personne dépositaire de l'ordre public. Le parquet, qui avait requis leur placement en détention provisoire, n'a pas été suivi par le juge des libertés et de la détention (JLD) qui les a placés sous contrôle judiciaire. Ce contrôle comprend l'interdiction d'exercer leur profession, de porter une arme et d'entrer en contact entre eux, selon la source judiciaire. Sur le plan administratif, les deux policiers devraient également faire l'objet de sanctions, selon la source proche de l'enquête.


http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Faits-divers/EXCLU-Deux-policiers-filmes-en-flagrant-delit-de-vol/%28gid%29/258528




Irak: 112 morts dans des attentats après l'accord sur la loi électorale
Par AFP, publié le 08/12/2009 à 08:56 - mis à jour le 08/12/2009 à 11:58

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BAGDAD - La capitale irakienne a connu un mardi sanglant avec cinq attentats à la voiture piégée qui ont fait au moins 112 morts et 207 blessés, au moment où la date des prochaines législatives devait être annoncée après l'accord sur la loi électorale.


AFP/Ahmad al-Rubaye

De la fumée est visible après une explosion, le 8 décembre 2009 à Bagdad

Selon un mode opératoire qui porte la marque d'Al-Qaïda, cinq voitures piégées ont explosé presque simultanément vers 10H25 locales (07H25 GMT) dans plusieurs quartiers de Bagdad, semant la panique dans la capitale.

Des voitures de police sillonnaient les rues, qui se sont vidées, appelant leurs collègues à faire preuve d'ue vigilance extrême. Toutes les rues menant aux bâtiment officiels ont été fermées.

"Au moins 112 personnes ont péri et 207 ont été blessées dans les attentats à la voiture piégée", a indiqué une source au ministère de l'Intérieur.

Dans le quartier de Dora à l'entrée sud de Bagdad, un kamikaze a fait exploser sa voiture contre une patrouille de la police devant l'Institut de Technologie, tuant 15 personnes -trois policiers et 12 étudiants-, alors que 23 étudiants ont été blessés, a-t-on précisé.

Au moins 97 autres personnes ont péri dans les quatre attentats qui ont eu lieu devant le palais de Justice dans le quartier de Mansour (ouest), le ministère du Travail rue de Palestine, l'antenne du ministère de l'Intérieur à al-Nahda et le marché Rassafi à Chorja (centre), selon la même source.


AFP/Ahmad al-Rubaye

De la fumée est visible après une explosion, le 8 décembre 2009 à Bagdad

"Plusieurs des 39 corps que nous avons reçus étaient déchiquetés et il y avait parmi eux des femmes", a affirmé un responsable de la Cité médicale.

Ces attentats interviennent après l'adoption dimanche par le Parlement d'une loi électorale, ardemment discutée entre les communautés ces derniers mois, et qui ouvre la voie à la tenue des deuxièmes législatives depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, dans la foulée de l'invasion américaine.

Le Conseil présidentiel, regroupant le chef de l'Etat et ses deux adjoints, devait se réunir en principe mardi avec la commission électorale pour fixer la date du scrutin prévu à l'origine en janvier, selon la commission électorale.

La Mission d'assistance de l'ONU en Irak a souhaité sa tenue le 27 février.

Le mode opératoire des attentats de mardi ressemble à celui des attentats du 19 août et du 25 octobre contre des symboles du pouvoir à Bagdad qui avaient fait au total plus de 250 morts et été attribués au réseau extrémiste Al-Qaïda et à des affidés de l'ancien régime de Saddam Hussein.

Si les violences en Irak sont clairement à la baisse, les insurgés parviennent toujours à organiser des attaques particulièrement sanglantes dans le pays.

Le mois de novembre avait été ainsi le mois le moins sanglant depuis 2003.

Mais l'armée américaine et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avaient prévu un regain des attaques avant le scrutin.

Le commandant des troupes américaines en Irak, Ray Odierno, avait même souligné qu'il pourrait demander à Washington de retarder le retrait progressif des troupes si la situation le nécessitait.

Les commandants américains avaient aussi estimé qu'Al-Qaïda avait décidé de s'attaquer au pouvoir chiite pour tenter de le décrédibiliser avant les élections.

Celles-ci sont cruciales pour l'avenir du pays car elles devraient établir l'échiquier politique pour les années à venir. Leur tenue dans de bonnes conditions est essentielle pour l'administration américaine qui a souhaité accélérer son retrait du pays.

Les troupes de combat doivent avoir quitté l'Irak d'ici août 2010, un prélude au désengagement total fin 2011. Quelque 115.000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak.





Iran: la justice menace l'opposition
AFP
08/12/2009 | Mise à jour : 11:28 | Commentaires 1 | Ajouter à ma sélection
Le procureur général iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeie, a lancé aujourd'hui une mise en garde contre l'ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi et d'autres dirigeants de l'opposition, en affirmant qu'il n'y aurait plus de "tolérance" à leur égard.

Interrogé lors d'une conférence de presse sur l'attitude du pouvoir envers deux des dirigeants de l'opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, ainsi qu'à l'égard de Faeze Hachémi, fille de l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani, Mohseni Ejeie a affirmé sa volonté de "défendre les intérêts publics".

"Les forces judiciaires et de la police ont agi jusque là avec retenue pour que les rangs des ennemis soient clairement identifiées pour ceux qui l'ignorent. Je déclare qu'à partir d'aujourd'hui il n'y aura aucune tolérance", a-t-il ajouté. "Si quelqu'un agit contre la sécurité et l'ordre, une action ferme sera entreprise contre lui", a affirmé Mohseni Ejeie. "Nous prendrons les mesures nécessaires y compris contre le procureur de Téhéran s'il n'agit pas contre ceux qui violent les droits des gens et perturbent l'ordre tous les jours dans la ville", a-t-il déclaré.

Une centaine de députés ont déposé une plainte en octobre contre Moussavi, demandant qu'il soit traduit devant la justice pour son rôle dans les troubles qui ont suivi l'élection présidentielle contestée du 12 juin. "Nous avons envoyé cette plainte au procureur de Téhéran et nous espérons qu'elle sera poursuivie", a ajouté Mohseni Ejeie.

Moussavi et Karoubi ainsi que Faezeh Hachémi dénoncent les résultats du scrutin du 12 juin en affirmant qu'il a été entaché de fraude, et refusent de reconnaître la réélection du président Ahmadinejad.





En Guinée, l'heure de l'après-Dadis a sonné
Par Vincent Hugeux, publié le 08/12/2009 à 10:50 - mis à jour le 08/12/2009 à 11:43

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REUTERS/Daniel Magnowski

Les portraits du putschiste Moussa Dadis Camara ne resteront peut-être plus très longtemp sur les murs de la capitale guinéenne Conakry. Blessé, Dadis est contraint de sortir de scène, définitivement?

Grièvement blessé par son aide de camp, le chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara est soigné dans un hôpital marocain. Provisoire ou définitive, sa sortie de scène ouvre une nouvelle période d'incertitude dans un pays meurtri.

Soyons francs. La tentative d'assassinat perpétrée le 3 décembre dans un camp militaire de Conakry à l'encontre du capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte guinéenne, n'aura pas plongé le "village" franco-africain dans une affliction sans fond. Les plus cyniques reprochent moins à son aide de camp, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, d'avoir attenté à ses jours que d'avoir manqué de précision. Blessé à la tête, "Dadis" a été acheminé à Rabat puis opéré selon la version officielle d'un "traumatisme crânien" dans un hôpital des Forces armées royales marocaines.

Ce mardi, l'état de santé réel de ce putschiste fantasque et vindicatif relève encore du mystère. A en croire son ministre des Affaires étrangères, le blessé, désormais "hors de danger", "reconnaît son entourage" mais "ne peut encore communiquer." Soit deux scoops en une phrase: trahi par l'un des siens, "MDC" aurait donc depuis lors gagné en discernement; et l'on ignorait qu'il ait jamais su maîtriser sa communication. Sinon au gré des "Dadis shows", happenings télévisés au cours desquels le capitaine se plaisait à humilier ses collaborateurs et à sermonner les visiteurs étrangers.

Temporaire ou définitif, le retrait de la scène de Moussa Dadis Camara pourrait replonger la Guinée dans le chaos
Soyons clairs. Ceux qui imaginent que le seul trépas de l'irascible officier suffirait à solder les malheurs de la Guinée-Conakry se bercent d'illusions. L'homicide manqué de Toumba-Brutus, toujours en fuite ce 8 décembre, jette une lumière crue sur les profondes divisions qui déchirent l'armée. Ambitions rivales, certes, mais aussi contentieux ethniques anciens et tenaces, notamment entre les "forestiers" -tel le guerzé "MDC"- et les autres coteries, voire au sein même des fils de la Guinée forestière. Au demeurant, les initiés suggèrent que le malinké Toumba Diakité, qui redoutait de porter le képi du carnage du 28 septembre -158 civils tués dans un stade de la capitale, théâtre d'un meeting de l'opposition-, aurait ainsi pris les devants, tentant de supplanter celui qui s'apprêtait à le sacrifier..

.Tout indique que l'heure de l'après-Dadis a sonné. "L'idéal, confie un expert français, serait qu'il reste à Rabat le plus longtemps possible. Voire qu'il ne rentre jamais au pays. " En l'absence de son chef, qui dirige la junte, parvenue aux commandes voilà près d'un an, au lendemain de la mort du vieil autocrate Lansana Conté? En apparence, le ministre de la Défense Sékouba Konaté assure l'intérim. "Un moindre mal, avance un proche d'Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération. Lui semble respecté dans l'armée et n'est pas détesté au sein de la société civile."

Formé à l'école militaire de Meknès (Maroc), Konaté peut en dépit d'une santé défaillante tabler sur la loyauté d'un clan de fidèles, dont le commandant du Bataillon autonome des transports aéroportés (Bata), unité d'élite, le chef d'état-major et le patron de l'armée de terre. La Lettre du Continent précise en outre qu'il contrôle le renseignement militaire. Reste à savoir ce qui adviendra, dans cette période d'incertitude, de la médiation conduite par le président burkinabé Blaise Compaoré entre les putschistes et l'opposition. Et quelle sera la posture du "Groupe international de contact", qui se réunira le 13 décembre -dimanche prochain- à Ouagadougou.

Soyons lucides. Temporaire ou définitif, le retrait de la scène de Moussa Dadis Camara pourrait replonger la Guinée dans le chaos. A la tête d'une bande de Bérets rouges, le très brutal capitaine Claude Pivi, dit "Coplan", ministre de la Sécurité présidentielle, a semé la terreur lundi dans la banlieue frondeuse de Cosa, peuplée pour l'essentiel de peuls. Le commando aurait notamment raflé un marabout ainsi que l'imam de la grande mosquée du quartier, emmenés l'un et l'autre manu militari au camp Alpha Yaya Diallo, siège de la junte. "Sale ambiance en ville, admet une source française. On nous signale une recrudescence des vols de 4X4 et un regain de tension aux check-points."



L'Afrique a aussi son mot à dire
Le délégué canadien (à gauche) à coté de représentants camerounais lors de l'ouverture du Sommet de Copenhague.
Reuters/Bob StrongPar RFI
Les Etats africains ont décidé de faire front commun lors des négociations sur le réchauffement climatique qui se tiennent dans la capitale danoise. Les gouvernements africains affirment que ce sont les pays industriels du Nord qui sont les responsables de ce problème environnemental et demandent ainsi des compensations financières.

Les responsables du continent africain – le continent le moins pollueur mais le plus affecté par le changement climatique - répètent qu'ils ne signeront pas n'importe quoi. Les négociations qui démarrent à Copenhague sont cruciales pour le continent africain et ses habitants sont particulièrement vulnérables au réchauffement climatique.

Même si l'urgence n'est pas la même pour les pays pauvres du Sahel ou pour les Etats forestiers d'Afrique centrale, tous ont décidé de parler d'une seule voix pour exiger un engagement fort de la part des pays du Nord historiquement responsables du réchauffement. Un engagement fort – à la fois en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l'ordre de 25 à 40% - mais aussi et surtout en termes d'aide financière et technologique, une aide qui devrait être additionnelle à l'aide au développement pour permettre aux pays les plus vulnérables de s'adapter au réchauffement climatique.

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, qui dirige la délégation africaine à Copenhague, a prévenu que l'Afrique quitterait la table des négociations si les compensations financières pour lutter contre les conséquences du réchauffement climatique n'étaient pas à la hauteur. Ce sera là un des enjeux de cette négociation. L'Afrique est décidée à faire entendre sa voix.

En ouverture, lundi matin, un court film-catastrophe a été projeté aux 1 200 délégués, un film exposant les conséquences d'un réchauffement de la planète non maîtrisé. Une fillette profondément endormie dans un lit douillet s'éveille au milieu d'un désert au sol craquelé, avant d'être rattrapée par des vagues déchaînées. Apparaissent ensuite l'ancien archevêque sud-africain du Cap, Mgr Desmond Tutu, et le secrétaire-général des Nations unies Ban Ki-moon pour appeler à la conclusion d'un accord ambitieux qui permettrait d'échapper à de telles perspectives.

Alors que s'ouvrait à Copenhague la conférence sur le climat, l'Afrique du Sud a proposé, ce lundi, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 42% d'ici 2025, à condition que les pays émergents reçoivent une aide pour le développement des énergies propres. Jacob Zuma, le président sud-africain, a prévu de se rendre à Copenhague les 17 et 18 décembre, derniers jours de cette conférence des Nations unies.

La République démocratique du Congo, elle, attend des « pays riches pollueurs » une « compensation » financière à l'issue du sommet de Copenhague, pour sa contribution à la réduction des gaz à effet de serre, a affirmé lundi son président Joseph Kabila. L'Afrique est donc décidée à faire entendre sa voix lors de ce sommet, car plusieurs pays du continent souffrent déjà au quotidien du réchauffement climatique.

Selon le ministre centrafricain de l'Environnement François Naoueyama, « l'Afrique attend beaucoup de Copenhague », tout en soulignant que le bassin du Congo est « le deuxième poumon forestier du monde, après le massif de l'Amazonie » et qu'il faut donc « des mesures compensatoires pour amener les gens à cesser d'agresser les forêts ». Il a conclu que « la lutte à mener ne devra pas être une lutte Sud-Nord, ou Nord-Sud. C'est une lutte commune ».

Pour Laurence Tubiana, fondatrice de l'Institut du développement durable et des relations Internationales (Iddri) et membre de la délégation française à Copenhague, l'Afrique a son mot à dire, d'autant qu'elle a bien l'intention de s'organiser pour se faire entendre. Elle a ainsi souligné que « la première exigence des Africains c'est que les pays développés – notamment ceux qui émettent des gaz à effet de serre – réduisent leurs émissions, parce que l'impact du changement climatique est évidemment plus violent en Afrique qu'ailleurs ».





L'OTAN accusée d'avoir tué des civils en Afghanistan
AP | 08.12.2009 | 10:03
Le gouvernement afghan affirme mardi que les forces de l'OTAN ont tué des civils au cours d'une offensive contre des insurgés dans l'est du pays. L'Alliance atlantique a répondu que seuls des militants ont été abattus.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Zemeri Bashary, plusieurs civils ont été tués lors d'une opération de l'OTAN contre un responsable des talibans opérant dans la province de Laghman.

Les responsables de la région ont affirmé que 12 Afghans avaient été tués dans cette offensive, menée à l'aube, dont des civils.

Dans un communiqué, l'OTAN affirme que sept militants ont été tués et quatre autres arrêtés après le raid. L'opération visait un chef taliban accusé d'être à l'origine de plusieurs attentats-suicide.

Plusieurs centaines d'habitants sont descendus dans la rue pour protester contre ce raid. Une enquête est en cours. AP





Réfugiés palestiniens au Liban: "nous survivons, à défaut de mourir"
Par AFP, publié le 08/12/2009 à 09:05 - mis à jour le 08/12/2009 à 09:08

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BORJ EL-CHEMALI (Liban) - En quittant la Palestine en 1948 à l'âge de 12 ans, Hassan Rhayyel ne se doutait pas qu'il allait passer les 60 prochaines années de sa vie dans un camp de misère au Liban.


AFP/Joseph Eid

Un jeune palestinien joue au ballon dans un camp de réfugiés dans la banlieue de Tripoli, le 4 décembre 2009.

Comme des milliers de ses compatriotes réfugiés, il se sent prisonnier à perpétuité. "L'avenir, on le voit en noir", lance cet homme aux cheveux blancs dans sa maison de 70 mètres carrés où il a élevé huit enfants, dans le camp de Borj el-Chemali (sud).

A l'intérieur des 12 camps palestiniens du Liban, où s'entassent plus de 250.000 réfugiés, les enfants grandissent dans des dédales de ruelles crevassées aux odeurs nauséabondes, jouent dans les cimetières et parmi les déchets et abandonnent l'école bien avant l'âge de 18 ans

Les logements anarchiques sont tellement collés les uns aux autres qu'il est parfois impossible d'apercevoir le ciel.

A Borj el-Chemali, le nombre de réfugiés est passé en cinq décennies de 7.000 à 20.000 personnes, sur une même superficie: un kilomètre carré.

"Comment est-il possible que, depuis 62 ans, les Palestiniens restent enfermés dans ces camps?", déplore Mahmoud al-Joumaa, président de "la Maison des enfants de la résistance", qui s'occupe de l'épanouissement des tout-petits.

Avec le processus de paix israélo-palestinien au point mort et le refus d'Israël d'entendre parler du droit au retour, l'espoir de revoir la terre natale s'amenuise de génération en génération.

Avec le processus de paix israélo-palestinien au point mort et le refus d'Israël d'entendre parler du droit au retour, l'espoir de revoir la terre natale s'amenuise de génération en génération.

Le souvenir même de la Palestine s'estompe: seuls 10% des réfugiés se rappellent encore l'exode.

"Quand j'observais les combats entre les juifs et les nôtres du toit de notre maison dans la vallée de Hula (nord d'Israël), je ne me rendais pas compte que je perdais une patrie", se souvient Hassan.

"On pensait qu'on allait revenir dans deux jours, on a fini par construire ce camp au Liban", ajoute le vieil homme. "Ce camp, c'est ma Palestine".


AFP/Ramzi Haidar

Une Palestinienne sur son balcon dans un camp de réfugiés au sud de Beyrouth.

Les jeunes des camps ne se font pas non plus d'illusions.

"La Palestine, ce n'est qu'un concept", affirme Hiba Idriss, 23 ans.

"Nous sommes nés réfugiés, nous mourrons réfugiés", ajoute cette jeune fille qui a décroché une licence en gestion des technologies de l'information d'une université libanaise grâce à une bourse de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Mais ce diplôme est loin de lui donner des perspectives d'avenir, la loi libanaise interdisant aux Palestiniens d'exercer la plupart des métiers.

"Rien ne nous appartient, dit Hiba. Nous vivons au jour le jour parce que c'est sans issue".

Beaucoup de jeunes désoeuvrés passent leur temps à fumer le narguilé ou à sillonner les ruelles en mobylette.

Elle se souvient de son grand-père dont le départ de la région de Safad, en Galilée, a pesé sur sa conscience. "Il n'a pas pris les armes. Comme beaucoup, il a eu vent du massacre de Deir Yassine (en 1948, par des combattants sionistes). Il est parti pour protéger sa famille".

"Il se sentait coupable de la situation dans les camps et répétait +ça aurait été mieux de mourir là-bas, dans la dignité+", se rappelle cette brune voilée.

Elle se souvient aussi de la première fois où elle est sortie du camp: "je ne savais pas qu'il y avait un monde extérieur, je pensais que la vie, c'était le camp".

Pour beaucoup, c'est surtout le sentiment d'avoir été abandonné à leur triste sort qui blesse.

"Ils sont sept millions (d'Israéliens) à se préoccuper de (Gilad) Shalit (le soldat israélien enlevé en 2006 par le Hamas, ndlr) alors que 300 millions d'Arabes se moquent bien du sort de centaines de milliers de Palestiniens", s'indigne Walid Taha, dans le camp de Chatila (banlieue sud de Beyrouth).

Cet homme maigre envie ses demi-frères en Israël, dont l'un, Wassel Taha, est député au Parlement.

"Ici, je gagne à peine 100 dollars en un mois. Nous survivons, à défaut de mourir", résume cet ouvrier, père de six enfants.




Un texte européen fâche Israël
mardi 8 décembre 2009 - 10h:09

Renée-Anne Gutter


Israël met en garde : si l'Union européenne reconnaît Jérusalem-Est comme la capitale d'un futur Etat palestinien, elle sera discréditée en tant que médiateur de paix dans la région. Le gouvernement Netanyahou s'insurge en effet contre le projet de résolution que la Suède compte soumettre à l'approbation des vingt-sept ministres des Affaires étrangères ce lundi à Bruxelles.

Ce projet "nuit à la capacité de l'UE de jouer un rôle significatif" dans le processus de paix, dit-on aux Affaires étrangères israéliennes, car au lieu d'encourager les Palestiniens à se rasseoir à la table des négociations, "il a l'effet inverse".

La diplomatie israélienne est à pied d'œuvre dans les chancelleries étrangères pour que l'initiative suédoise soit torpillée ou tout au moins amendée. Benjamin Netanyahou a personnellement téléphoné à divers chefs de gouvernements européens. Le Premier ministre palestinien, Salam Fayad, et son ministre des Affaires étrangères, Ryad El Malki, ont tout autant œuvré pour convaincre les Européens du contraire.

La version originale du texte suédois, qui a filtré dans la presse israélienne, sous-entend - du moins dans l'interprétation israélienne - que l'UE pourrait "en temps opportuns" reconnaître une déclaration d'indépendance unilatérale des Palestiniens. A une telle déclaration palestinienne, M. Netanyahou menace de riposter par l'annexion unilatérale de territoires palestiniens.

Dans l'immédiat, c'est surtout la question de Jérusalem qui inquiète Israël. Car là, pas de sous-entendus : la Suède propose clairement d'appuyer la création d'un Etat palestinien indépendant, "démocratique, contigu et viable, comprenant la Cisjordanie et Gaza, avec Jérusalem-Est pour capitale".

Certes, l'UE a souvent rappelé qu'elle ne reconnaissait pas l'annexion israélienne de Jérusalem-Est et qu'elle appelait à résoudre le statut de Jérusalem dans le cadre d'une coexistence pacifique entre le futur Etat palestinien et Israël. Et de nombreux pays de l'UE se déclarent favorables à ce que Jérusalem soit la capitale des deux Etats. Mais pour Israël, le texte suédois va plus loin : il préjuge indûment du règlement final de ce dossier-clé du conflit, prônant explicitement une division de la ville et renvoyant à la frontière d'avant juin'67.

Le gouvernement Netanyahou, on le sait, rejette toute idée de partage de Jérusalem, ainsi que toute ingérence dans sa politique de judaïsation de la ville. Or, sur l'initiative suédoise se greffe précisément un rapport incriminant à ce sujet, compilé par des diplomates européens postés à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Selon ce rapport révélé par le quotidien israélien Ha'aretz, les autorités israéliennes à Jérusalem, tant gouvernementales que municipales, œuvrent en vue de modifier la démographie locale au détriment des Palestiniens et en vue de couper Jérusalem-Est de la Cisjordanie.

Et ce, notamment en encourageant l'implantation juive dans et autour des quartiers palestiniens, en discriminant les Hiérosolymitains de l'Est dans divers domaines (permis de construire, éducation, santé, etc.) et en maintenant fermées les institutions de l'Autorité palestinienne et de l'OLP qu'Israël avait brièvement tolérées dans les années'90. Le rapport recommande à l'UE de prendre des mesures pour renforcer le statut des Palestiniens à Jérusalem-Est et y encadrer davantage la population.

Quelque 250 000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, à côté de plus de 180 000 juifs implantés dans et autour de la ville-est. Environ 280 000 Israéliens vivent dans la ville-ouest.




Forte baisse de l'activité cash de NYSE Euronext en novembre
mardi 8 décembre 2009 10h47 Imprimer cet article[-] Texte [+]
1 / 1Plein écranPARIS (Reuters) - L'activité sur les marchés au comptant de NYSE Euronext a fortement baissé en novembre, en particulier aux Etats-Unis, tandis que sur les marchés dérivés, elle a sensiblement progressé, selon les données publiées par la Bourse transatlantique.

Sur les Bourses européennes du groupe, le volume moyen des transactions quotidiennes a baissé de 10,2% (à 1,3 million) par rapport à novembre 2008 et de 16,5% par rapport à octobre 2009.

Sur les marchés cash américains, le volume moyen quotidien a chuté de 40,4% par rapport à novembre 2008 (à 2,46 millions) et de 15,9% par rapport à octobre.

En Europe et aux Etats-Unis, les volumes sont calculés différemment. En Europe, les ordres de vente et les ordres d'achat sont comptés comme des transactions séparées, alors qu'aux Etats-Unis les ordres d'achat et de vente sont comptés comme une seule transaction.

A l'automne 2008, les marchés actions étaient beaucoup plus volatils et les volumes avaient atteint des records lors de la vague de ventes massives consécutive à la faillite, en septembre 2008, d'une des stars de Wall Street, la banque Lehman Brothers.

Sur les marchés dérivés européens de NYSE Euronext, le volume moyen quotidien a progressé de 16,4% par rapport à novembre 2008, à 4,3 millions de transactions. Les volumes sur produits de taux d'intérêt ont progressé de 31,2% par rapport à novembre 2008, à 2,3 millions de lots.

Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez




Déficit budgétaire de 134,8 milliards d'euros à fin octobre
mardi 8 décembre 2009 09h09 Imprimer cet article[-] Texte [+]
1 / 1Plein écranPARIS (Reuters) - Le déficit du budget de l'Etat en exécution s'élevait à 134,8 milliards d'euros à la fin octobre contre 60,7 milliards un an plus tôt, selon des chiffres publiés par le ministère du Budget.

L'écart de 74 milliards d'une année sur l'autre "s'explique principalement par l'incidence de la conjoncture économique sur l'évolution des recettes et, à hauteur de 31,3 milliards, par l'effet des mesures du plan de relance", précise le ministère dans un communiqué.

Au 31 octobre, les dépenses totales (budget général et prélèvements sur recettes) atteignaient 303,2 milliards d'euros contre 293,4 milliards un an plus tôt, selon le ministère.

Hors plan de relance, les dépenses du budget général diminuent d'une année sur l'autre de 3,2 milliards d'euros, note-t-il. A périmètre constant, la baisse atteint 4,6 milliards en raison d'une nette diminution de la charge de la dette (-6,8 milliards à périmètre constant), "conforme à la dernière prévision retenue dans le projet de loi de finances rectificative de fin d'année", précise le communiqué.

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements et hors prélèvements sur recettes) s'établissaient quant à elles à 186,2 milliards d'euros à fin octobre contre 239,9 milliards à la même date en 2008.

Le produit des recettes fiscales nettes s'élève à 171,1 milliards, en baisse de 49,4 milliards par rapport à fin octobre 2008. "Cette baisse marquée est imputable à la dégradation de la conjoncture économique et, à hauteur de 14,8 milliards, aux mesures fiscales mises en oeuvre dans le cadre du plan de relance", précise le ministère.

Véronique Tison




Plan de relance de 7.200 milliards de yens au Japon
mardi 8 décembre 2009 08h08 Imprimer cet article | Page simple[-] Texte [+]
1 / 1Plein écranpar Tetsushi Kajimoto

TOKYO (Reuters) - Le gouvernement japonais a approuvé un plan de relance de 7.200 milliards de yens (54 milliards d'euros) visant à éviter une retombée en récession avant les élections sénatoriales de la mi-2010.

En tenant compte des mesures telles que les garanties d'emprunts pour les PME, la taille du nouveau plan atteint 24.400 milliards de yens.

Le ministre chargé des Banques, Shizuka Kamei, chef d'un petit parti membre de la coalition au pouvoir qui avait demandé un montant plus élevé de dépenses, a accepté la dernière proposition du gouvernement.

Le plan prévoit notamment des subventions accrues pour les voitures et les appareils électroniques peu polluants. Les logements "verts" seront également encouragés.

Ces dépenses, qui représentent environ 1,5% du produit intérieur brut (PIB), ne seront pas financées par des emprunts obligataires à grande échelle.

Le Parti démocrate (PDJ) du Premier ministre Yukio Hatoyama qui a battu aux législatives fin août le Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir de façon quasi continue depuis plus d'un demi-siècle, ne veut pas que le gouvernement soit considéré comme indiscipliné d'un point de vue financier. Il veut tenir sa promesse de ne pas recourir à de nouvelles émissions obligataires pour financer sa politique.

Mais le ministre des Finances Hirohisa Fujii a déclaré mardi qu'il faudrait émettre un emprunt supérieur à 100 milliards de yens pour financer le plan. En conséquence, les émissions obligataires pour l'exercice en cours qui sera clos fin mars se monteront à 53.400 milliards de yens, soit une hausse de 21% par rapport à l'estimation initiale.

Le gouvernement espère pouvoir aussi financer son plan grâce au gel de dépenses qu'il estime superflues dans le plan mis au point par le gouvernement précédent.

La dette publique du Japon devrait atteindre 200% du PIB en 2010-2011, ce qui constitue le ratio le plus élevé parmi les pays développés.

"La croissance économique devrait rester modeste même avec le nouveau plan de relance. Sa taille semble raisonnable : le gouvernement ne peut pas se permettre de dépenser massivement", commente Akiyoshi Takumori, économiste chez Sumitomo Mitsui Asset Management.

"Le point central est maintenant de savoir si le gouvernement sera capable de maintenir son émission de dette sous la barre des 50.000 milliards de yens pour l'année fiscale qui commence en avril et s'il sera capable de prévoir une stratégie de croissance", ajoute-t-il.

Tetsushi Kajimoto, version française Danielle Rouquié





La Chine est déterminée à promouvoir le développement agricole
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La Chine s'efforcera de promouvoir son développement agricole en 2010, tout en renforçant l'approvisionnement en produits agricoles et en élargissant la demande rurale, a-t-on appris lundi auprès de la Conférence centrale sur le travail économique.

Le pays continuera à augmenter les subventions agricoles, à accroître les revenus des agriculteurs et à élargir la demande des zones rurales.

Des mesures seront prises pour améliorer la capacité de production agricole et accélérer le développement d'une agriculture moderne.

Selon les participants, le pays maintiendra la stabilité des prix des produits agricoles l'an prochain et augmentera le prix d'achat minimum des principales catégories de céréales.

Des soutiens financiers et fiscaux seront accordés aux paysans souhaitant lancer leurs propres affaires, dans le but d'augmenter leurs revenus.

Des efforts seront également faits pour renforcer la construction des infrastructures dans les zones rurales. Les réservoirs de tailles grande et moyenne et les installations d'irrigation seront renforcés, le réseau électrique sera amélioré et la construction des routes sera accélérée.

Le gouvernement prendra encore des mesures pour améliorer les services publics dans les zones rurales, tels que l'éducation, les soins médicaux et le service culturel.

La Conférence centrale sur le travail économique regroupe des décideurs des gouvernements au niveau central et provincial, dont le président chinois Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao.

Source: xinhua



Iran: un journal réformateur interdit
Les autorités iraniennes ont interdit le quotidien réformateur Hayat-é No, dirigé par Hadi Khamenei, le frère du guide suprême de la République islamique, a rapporté aujourd'hui l'agence Isna.

"La commission de la surveillance de la presse a interdit le quotidien Hayat-é No pour avoir commis de nombreuses infractions", a précisé Isna. Le journal a publié de nombreux articles politiques, en particulier des informations qui "provoquent des divisions et des tensions politiques, alors qu'il n'a pas l'autorisation pour aborder les questions politiques", a-t-elle ajouté sans autre précision.

Contrairement au guide suprême, Hadi Khamenei fait partie des dirigeants réformateurs iraniens.

Le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad a multiplié les fermetures --définitives ou temporaires-- de journaux, pour la plupart réformateurs, depuis son arrivée au pouvoir en 2005.




Israël: la justice se rapproche de la Torah
Le ministre israélien de la Justice a estimé que la Halacha, la tradition religieuse juive, devrait avoir force de loi et régir l'Etat d'Israël, dans des propos diffusés aujourd'hui par la radio de l'armée.

"Pas à pas, nous imposerons aux citoyens d'Israël les lois de la Torah, et nous ferons de la Halacha la Loi régissant la nation", a déclaré Yaacov Neeman lors d'une intervention publique hier soir à Jérusalem. "Nous devons imposer l'héritage des pères de la nation. La Torah donne la réponse complète à toutes les questions qui nous interpellent", a-t-il ajouté.

Les lois religieuses en Israël concernent surtout l'état civil.

Juriste notoire et juif religieux pratiquant, Neeman est une personnalité politique indépendante choisie pour ce poste par le premier ministre Benjamin Netanyahu. Il a tenu ces propos en présence notamment du Grand rabbin ashkenaze d'Israël, Yona Metzger, du chef spirituel du parti orthodoxe sépharade Shass, le rabbin Ovadia Yossef, du chef de cette formation Eli Yishaï, et du député du Likoud (droite) Yisraël Katz.

"Ces déclarations de Neeman devraient inquiéter chaque citoyen d'Israël soucieux de la démocratie", a réagi devant des journalistes Tzipi Livni, qui dirige l'opposition et le parti centriste Kadima. Divers responsables des partis de gauche et du centre ont de leur côté protesté contre les déclarations de Neeman et appelé à son limogeage.



Un scientifique iranien livré aux USA ?
Un "scientifique nucléaire" iranien, Shahram Amiri, qui avait disparu en Arabie saoudite en mai, a été "livré à Washington par Ryad", selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères cité aujourd'hui par l'agence Mehr.

Shahram Amiri, scientifique nucléaire iranien, qui était parti en pèlerinage en Arabie saoudite, a été livré par Ryad à Washington", a déclaré Ramin Mehmanparast. La disparition de Amiri lors d'un pèlerinage à La Mecque, évoquée par la presse arabe, avait été confirmée en octobre par les autorités iraniennes, notamment par le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, qui l'avait imputée aux Etats-Unis.

C'est cependant la première fois que les autorités iraniennes reconnaissent que Amiri travaillait dans le domaine nucléaire, ainsi que l'avait affirmé la presse arabe. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, avait refusé en octobre de répondre à une question de la presse sur la qualité d'expert nucléaire de Amiri.





Grève: la BNF est bloquée
La Bibliothèque nationale de France (BNF), site François-Mitterrand, était en grève aujourd'hui et ses entrées étaient bloquées par des piquets de grève, ont indiqué les syndicats qui ont lancé le mouvement.

Cette grève à la BNF entre dans le cadre du mouvement lancé le 2 décembre par les syndicats du ministère de la Culture pour protester contre les suppressions de postes dans le cadre de la Révision générale des Politiques publiques.

Les grévistes devaient être reçus par la direction de la BNF en fin de matinée.
"L'intersyndicale (FSU, CGT, CFDT, SUD, FO) conditionne le fait d'être reçu à la fermeture administrative du site. A défaut, les piquets de grève ne seront pas levé et l'établissement restera bloqué jusqu'à nouvel ordre", a indiqué un représentant du syndicat FSU.

La veille, les syndicats de la Culture avaient appelé à une intensification de la grève qui jusqu'à présent à touché de manière relativement limitée le fonctionnement des musées et monuments nationaux, mis à part le Centre Pompidou fermé depuis 15 jours.



Un prêtre français tué en Afrique du Sud
Un prêtre français, missionnaire en Afrique depuis plus de 40 ans, a été tué par balle lors d'un cambriolage à son domicile dans un bidonville de Johannesburg, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la Conférence des évêques catholiques d'Afrique australe et de la police.

Louis Blondel, 70 ans, a été tué hier matin dans son presbytère. Il a été surpris dans son sommeil par quatre cambrioleurs, dont trois adolescents, qui lui ont tiré dans le cou avant de s'enfuir, selon la police de Pretoria. Ils ont volé deux ordinateurs et un téléphone portable, a-t-elle précisé.

Selon le quotidien The Star, il s'agit du quatrième prêtre catholique tué depuis le début de l'année en Afrique du Sud, qui a un des plus forts taux de criminalité au monde avec une cinquantaine d'homicides par jour.

Né à Béthune dans le nord de la France, Louis Blondel avait passé sa jeunesse en Tanzanie. Il était arrivé en Afrique du Sud en 1987 et avait notamment vécu dans le sud de Johannesburg, où il avait construit une église et créé plusieurs centres sociaux. Membre de Missionnaires d'Afrique, il s'était installé avec le père Guido Bourgeois à Diepsloot dans le nord de Johannesburg en décembre 2008. Les deux hommes avaient construit une église et continuaient de développer des infrastructures au sein de ce bidonville.

"Leur présence était très très appréciée sur place (...) Ils avaient un travail très social", a déclaré Antoine Soubrier, chargé de communication à la Conférence des évêques d'Afrique australe. "Diepsloot, l'archevêque de Pretoria, ne trouvait personne pour y aller car c'était réputé assez dangereux", a-t-il poursuivi, précisant que ce bidonville a été au coeur des violences xénophobes qui ont fait en mai 2008 plus de 60 morts en Afrique du Sud.



Bourse: Dubaï et Abou Dhabi chutent
Les Bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ont poursuivi aujourd'hui leur chute perdant respectivement 6% et 3% de leur valeur, confirmant la tendance à la baisse de la veille.

L'indice DFM de la Bourse de Dubaï perdait 6.38% à 1.633,46 points, et celui d'Abou Dhabi, l'ADX, reculait de 3,31% 2,539.89 points, une heure avant la fermeture des deux marchés.

Le géant immobilier de Dubaï, Emmar, a poursuivi son déclin, reculant encore de 9,84% peu avant la fermeture de la Bourse. Emmar, la valeur vedette du marché de Dubaï, avait perdu la veille 10%, le maximum autorisé pendant une séance de cotation. En début de séance mardi, le DFM perdait 4,65% à 1.663,79 points et l'ADX d'Abou Dhabi baissait de 1,51% à 2.587,21 points.

Hier, Dubaï avait clôturé en baisse de 5,84%, avec un effondrement du titre d'Emaar, et Abou Dhabi, l'autre marché des Emirats arabes unis, avait limité les pertes avec une baisse de 1,73% à 2.626,95 points. Ces pertes faisaient suite à des commentaires sur la vente probable d'actifs du conglomérat public Dubai World pour honorer sa dette dont une partie vient à échéance lundi prochain.

En début de semaine dernière, Dubaï avait perdu 12,5% de sa valeur en deux jours de réouverture, après l'annonce des difficultés financières de l'émirat. Abou Dhabi avait, pour sa part, reculé de 11,6%.



Moussavi bloqué par des manifestants
Mir Hossein Moussavi, l'une des principales figures de l'opposition au président iranien Mahmoud Ahmadinejad, était bloqué ce matin par des manifestants dans son bureau à l'Académie des Beaux Arts de Téhéran.

Selon un témoin à l'intérieur du bâtiment, interrogé par l'AFP, les manifestants ont bloqué toutes les entrées, autorisant le personnel à quitter les lieux mais pas M. Moussavi. Le site internet de M. Moussavi, Kaleme.com, a indiqué de son côté que les manifestants, "trente à quarante motocyclistes en civil" non identifiés, avaient empêché M. Moussavi de quitter le bâtiment avec sa voiture en criant des slogans hostiles au leader réformateur. Selon le site, M. Moussavi leur a lancé: "vous avez une mission, accomplissez-là, tuez moi, blessez moi ou menacez moi", mais les manifestants ne s'en sont pas pris physiquement au dirigeant réformateur qui a pu regagner le bâtiment.

M. Moussavi, ancien Premier ministre et rival malheureux du président Ahmadinejad lors de l'élection de juin dont il conteste les résultats, est devenu l'un des principaux opposants du gouvernement au cours des derniers mois, et un symbole pour l'opposition qui crie son nom à chaque manifestation. Le slogan "Ya Hossein, Mir Hossein" a à nouveau été scandé lors des manifestations qui ont eu lieu hier à Téhéran à l'occasion de la "journée des étudiants", entraînant des heurts avec les forces de l'ordre.

L'épouse de M. Moussavi, enseignante à l'Université de Téhéran, a par ailleurs été agressée lundi soir sur le campus de l'Université par un groupe de militants hostiles au courant réformateur, selon le site internet Mowjcamp.com proche de l'opposition.



Le commerce extérieur baisse de 10%
La secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Anne-Marie Idrac s'attend à une contraction du commerce extérieur français de l'ordre de 10% cette année, mais estime que celui-ci donne de "bons signaux" pour 2010.

Interrogée aujourd'hui sur Radio Classique sur les perspectives du commerce extérieur français en 2009 après les déclarations du directeur général de l'OMC Pascal Lamy, qui prévoit une baisse de plus de 10% du commerce mondial, Mme Idrac a dit s'attendre au "même ordre de grandeur".

"Pour la France, on sera dans le même ordre de grandeur. Ce qui n'est vraiment pas nouveau", a-t-elle déclaré. "Ca résulte de la chute de la demande sur beaucoup de marchés et (...) de la raréfaction des crédits" en début d'année, a-t-elle expliqué.
Mais pour 2010, "nous avons de bons signaux", a dit Mme Idrac.

"Les exportations hors énergie, ce qu'on appelle le solde industriel, s'améliore et sera sans doute l'un des meilleurs depuis le début des années 2000", a-t-elle affirmé.



L'OIT estime 43 millions d'emplois menacés dans le monde

Par Mathilde GOLLA le 08/12/2009

Jusqu'à 43 millions de personnes dans le monde pourraient être exclues du marché de l'emploi ou basculer dans le chômage de longue durée si les gouvernements suppriment trop rapidement les mesures de soutien à l'activité économique, selon l'Organisation mondiale du travail. Un retrait anticipé de ces mécanismes de soutien pourrait retarder de plusieurs années la reprise sur le marché du travail, a ajouté l'agence spécialisée des Nations unies dans son rapport 2009 sur le travail dans le monde.





L'enquête sur la plus grosse fraude fiscale en Belgique jugée irrégulière
BRUXELLES - Le tribunal correctionnel de Bruxelles a jugé mardi irrecevables les poursuites engagées contre les banques KBC et KB Lux, accusées de la plus grosse fraude fiscale de l'histoire de la Belgique, estimant que les enquêteurs avaient grossièrement bafoué les droits de la défense.

Les poursuites engagées (fraude fiscale, faux et usage de faux) sont "irrecevables", a déclaré le président du tribunal, Pierre Hendrickx, en concluant un jugement qui porte un coup terrible à la crédibilité de la justice belge.

Reconnaissant la "gravité exceptionnelle" des accusations de fraude portées depuis plus de 13 ans contre 11 responsables de la banque belge KBC et de sa filiale KB Lux, et contre trois de leurs anciens clients, le tribunal a toutefois estimé qu'elles ne peuvent justifier les nombreuses atteintes aux droit de la défense constatées dans ce dossier.

Dès le début de l'enquête, au milieu des années 1990, la police judiciaire de Bruxelles a tenté de "faire entrer de manière illicite" dans la procédure 2.995 pièces à conviction à l'origine pour le moins douteuse, a relevé le tribunal, suivant les arguments développés depuis des années par la défense.

Pour éviter de voir leur enquête s'effondrer, les policiers, vraisemblablement avec l'aide ou l'assentiment du parquet et du juge d'instruction, ont notamment omis de dresser le procès verbal d'une "perquisition" qui leur avait permis d'obtenir des fichiers discutables.

Il s'agissait de listes de comptes secrets au Luxembourg appartenant à des ressortissants belges, mais volées par des employés indélicats de KB Lux. A ce titre, elles pouvaient être disqualifiées.

Pour "blanchir" les documents, qui n'avaient pas été répertoriés correctement, ils ont ensuite mis en scène la remise de ces mêmes pièces par leur indicateur, négligeant de spécifier qu'elles avaient une origine douteuse.

En se fondant sur ces documents, l'enquête avait mis au jour du "démarchage" de riches industriels belges, la constitution de trusts dans des paradis fiscaux, le but de KBC et de KB Lux étant d'aider leurs clients à frauder le fisc.

Bien que légitime, et même si les règles de l'époque en matière de recevabilité des preuves peuvent être considérées comme trop rigides, le démantèlement de cette énorme fraude fiscale présumée ne justifiait pas d'employer de tels moyens "déloyaux" à l'égard des accusés, a souligné le tribunal.

Le parquet n'a "pas réussi à démontrer" pour sa part que la procédure était régulière, a ajouté le président, épinglant "le plus complet mépris pour la procédure et le respect des droits de la défense" de la part des enquêteurs.

En 1999, 19.000 contribuables belges qui avaient dissimulé 750 millions d'euros ont subi un redressement fiscal, mais les banquiers accusés de les avoir aidés sont maintenant à l'abri de toute poursuite, sous réserve d'appel du parquet.

(©AFP / 08 décembre 2009 11h59)




UFC-Que Choisir dénonce "l'opacité" des prix alimentaires
[ 08/12/09 - 12H05 - AFP ]

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé mardi lors d'une conférence de presse "l'opacité" de la formation des prix alimentaires et l'absence de lien entre les prix agricoles et les prix en rayon.
102 associations locales UFC-Que Choisir ont procédé à des relevés de prix dans 1.250 magasins en France (hors Corse et Dom-Tom) entre le 26 septembre et le 10 octobre sur trois produits alimentaires "peu transformés", à savoir la côte de porc de marque de distributeur (MDD), l'escalope de poulet de marque Le Gaulois et MDD (par deux) et le lait demi-écrémé (1 litre) MDD et Candia.
Il en ressort que pour un prix moyen payé au producteur de 2,11 euros, le prix en kilo de la barquette de deux escalopes de poulet se retrouve en rayon entre 9,67 et 9,88 euros. Le prix en kilo des côtes de porc d'échine au prix agricole de 1,34 euro, est proposé au consommateur à 5,20 euros. Enfin, les briques de lait, payées au producteur 0,29 centimes, sont vendues entre 0,43 et 0,53 centimes.
L'association a envoyé 1.120 lettres aux distributeurs demandant des explications sur la formation de ces prix et a reçu 226 réponses, dont seulement huit "satisfaisantes". Elle estime donc que "l'opacité demeure sur la construction des prix alimentaires".
Entre 1992 et 2009, tandis que le prix agricole du lait a baissé de 5%, il a bondi de 22% en rayon. Pour le porc, le prix au producteur a chuté de 26% tandis qu'en rayon il grimpait de 25%. Enfin, pour la volaille, le prix agricole a progressé de 2% mais de 41% pour le consommateur, souligne l'association, qui en déduit que "l'évolution des prix en rayon est sans lien strict avec les prix agricoles".
Les prix alimentaires représentent 15,5% du budget des ménages (hors alcool) selon des chiffres de l'Insee de 2006, souligne l'association.
En conséquence, elle réclame pour les produits alimentaires bruts et peu transformés la mise en place d'un "coefficient multiplicateur" après une alerte lors de situations exceptionnelles et transitoires
Le principe d'un coefficient multiplicateur est déjà prévu par la loi pour les fruits et légumes. Il s'agit d'établir un rapport entre le prix d'achat et le prix de vente et de limiter l'écart.




Les banques vont devoir fermer des agences
[ 08/12/09 ]

Le sujet est tabou dans le milieu. Mais les grandes banques pourraient commencer à faire maigrir leur réseau d'agences. Le cabinet de conseil en stratégie Sia Conseil estime en effet que l'évolution du paysage bancaire va entraîner la suppression de plus de 2.200 emplois dans les agences, la conséquence directe étant la fermeture de 750 à 1.100 points de vente en France, quasi exclusivement dans les zones rurales. D'ici à trois ans, le nombre de points de vente total serait ainsi ramené à 25.400, si l'on exclut ceux de La Banque Postale. « Les banques ont pour le moment réussi à éviter le sujet, car les fermetures sont toujours délicates vis-à-vis du personnel, des clients, comme des élus locaux. Mais il ne reste plus beaucoup de leviers pour réduire les dépenses, et les dernières réticences à fermer les agences vont se lever, 2010 va marquer un point d'inflexion », estime Anatole de La Brosse, directeur associé chez Sia.

La charge de travail s'est déplacée
Depuis quelques années, les banques avaient pourtant fait de leurs sacro-saintes agences un canal de distribution pivot dans leur stratégie commerciale. Elles permettent d'assurer une bonne proximité géographique avec les clients et sont un lieu privilégié pour répondre aux plus exigeants. Peu à peu, la charge de travail de l'agence s'est cependant déplacée vers les « call centers », les agences ne recevant que peu d'appels, vers les intermédiaires, courtiers de crédit ou conseillers en gestion de patrimoine indépendants, mais aussi vers les clients eux-mêmes, avec des distributeurs automatiques de plus en plus perfectionnés et des outils en ligne qui permettent de réaliser toutes les opérations courantes. A cela s'ajoute la montée en puissance de La Banque Postale et la restructuration des réseaux en place.

Conséquence, selon Sia Conseil, les banques vont devoir repenser le maillage des territoires où elles n'occupent que le 4e ou le 5e rang. Les petites agences, de moins de 4 personnes, sont les plus menacées. Elles seraient entre 4.000 et 5.000, pour un coût de fonctionnement estimé à 220.000 euros par an, hors frais de personnel. « Les agences ont été dépossédées d'une partie de leur activité, elles ont besoin de se professionnaliser avec des chargés de clientèle plus experts, mais cela ne pourra se faire que dans des agences d'une certaine taille », note Anatole de La Brosse. Les équipes de spécialistes seront rassemblées dans des centres limités pour les crédits ou les besoins spécifiques complexes, des actes pour lesquels la proximité n'est pas le premier critère. « Un Français peut faire 30 kilomètres ou plus pour finaliser un dossier complexe, sachant que c'est généralement un acte unique dans sa vie », estime le consultant.

GUILLAUME MAUJEAN,



GB: productions industrielle/manufacturière oct. stables, -8,4%/- 7,8% sur 1 an
Londres (awp/afp) - La production industrielle britannique est ressortie stable en octobre, tout comme la production manufacturière, pour des reculs respectifs de 8,4% et 7,8% sur un an, selon les chiffres publiés mardi par l'Office des statistiques nationales (ONS).

Les économistes, interrogés par l'agence financière Dow Jones Newswires, avaient prévu une hausse de 0,4% sur le mois de la production manufacturière pour un recul de 7,2% sur l'année et une hausse de 0,4% sur le mois de la production industrielle pour un recul de 7,7% sur l'année.

De surcroît, les chiffres de septembre ont été révisés en légère baisse. Selon l'ONS, la production manufacturière a augmenté de 1,5% en septembre et non de 1,7% et a baissé de 9,8% sur l'année et non de 9,3%. La production industrielle dans son ensemble a augmenté de 1,3% sur le mois et baissé de 10,8% en glissement annuel. L'ONS avait initialement rapporté une hausse de 1,6% sur le mois et une baisse de 10,3% sur l'année.

Ces annonces ont fait baisser la livre jusqu'à 1,0999 euro pour une livre.

Pour Hetal Mehta, ces données "montrent que le Royaume-Uni a été à la traîne des autres pays dans son rebond de l'industrie manufacturière, surtout si l'on considère le coup de pouce à la compétitivité apporté par la faiblesse de la livre".

Elle note cependant que "la dynamique du secteur semble orientée à la hausse".

Howard Archer, d'IHS Global Insight, a considéré pour sa part que la révision à la baisse de septembre "aurait un impact marginal négatif sur les chiffres de la croissance du troisième trimestre, quoiqu'il soit largement compensé par la forte révision à la hausse de la construction", publiée vendredi par l'ONS.

Le Royaume-Uni a été en récession pendant six trimestres d'affilée. Le recul du troisième trimestre par rapport au second avait d'abord été évalué à -0,4%, ce qui avait surpris l'ensemble des économistes qui s'attendaient à une stabilité ou à une progression du PIB.

Ce recul a été révisé à -0,3%, et, vendredi, l'ONS a annoncé qu'avec une construction beaucoup plus forte que prévu entre juillet et septembre, on pouvait espérer une baisse du PIB limitée à -0,1%.

La révision à la baisse de la production industrielle de septembre douche pour l'instant les espoirs des économistes qui espéraient que l'évolution du PIB du troisième trimestre ait été neutre ou positive.

jq

(AWP/08 décembre 2009 11h49)



Japon: l'endettement dépasse les revenus fiscaux pour la 1ère fois en 63 ans
Tokyo (awp/afp) - L'émission de dette par l'Etat japonais atteindra le montant record de 53'500 milliards de yens (405,3 milliards d'euros) lors de l'année budgétaire 2009-2010 qui s'achève en mars, et dépassera les produits des impôts pour la première fois depuis 1946, a annoncé mardi le gouvernement.

Le ministre des Finances, Hirohisa Fujii, a indiqué que l'Etat augmentera de 9300 milliards de yens ses émissions de bons du Trésor en 2009-2010 par rapport aux prévisions initiales, afin de financer un vaste plan de relance de l'économie adopté mardi en conseil des ministres.

Dans le même temps, les revenus fiscaux devraient chuter de 9200 milliards par rapport à l'an dernier, pour atteindre 36'900 milliards de yens, en raison de la crise économique qui affecte les bénéfices des entreprises et donc les impôts que celles-ci versent à l'Etat, a poursuivi le ministre.

"La situation budgétaire du Japon est grave", a-t-il admis.

Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la dette publique du Japon devrait prochainement dépasser les 200% du produit intérieur brut (PIB), un record absolu pour un pays développé.

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(AWP/08 décembre 2009 07h30)



Le bilan du double attentat à Lahore monte à 49 morts
Le double attentat perpétré lundi sur un marché de Lahore, dans l'est du Pakistan, a fait 49 morts et plus de 150 blessés selon un nouveau bilan, a-t-on appris mardi auprès de la police. Un précédent bilan faisait état de 36 morts et 95 blessés.

Lundi dans la soirée, deux bombes ont explosé à une trentaine de secondes d'intervalle sur un marché de la ville, devant un poste de police et devant une banque, à 30 ou 40 mètres du poste. Le marché Moon, l'un des plus populaires de Lahore, en plein centre de cette cité de huit millions d'habitants, était alors bondé.

Un gigantesque incendie a ravagé les boutiques et restaurants. Peu avant minuit, l'intensité des flammes empêchait encore les enquêteurs d'approcher suffisamment près pour déterminer la nature des bombes. Elle ont pu être déclenchées par un kamikaze ou commandées à distance.

Un troisième attentat avait fait au moins 10 morts et 44 blessés dans la matinée de lundi à Peshawar. Le bilan de cette journée de lundi s'élève donc à au moins 59 morts et quelque 200 blessés.

(ats / 08 décembre 2009 06:17)





Les trois quarts des Français soutiennent les routiers
Les trois quarts des Français soutiennent les routiers qui menacent de faire grève à partir de la mi-décembre, selon une enquête à paraître mardi. Trois quarts des sondés (73%) trouvent le mouvement justifié, contre 23% qui expriment l'opinion inverse.

Ce sondage BVA pour Absoluce, Les Echos et France Info a été réalisé les 4 et 5 décembre auprès d'un échantillon de 1017 personnes représentatives de la population française.

Un médiateur a été nommé lundi par le gouvernement pour tenter de résoudre le conflit amorcé par les chauffeurs routiers. Ceux-ci demandent des hausses de salaire, l'augmentation des frais de déplacement, un 13e mois de salaire pour tous et une mutuelle (assurance maladie).

(ats / 08 décembre 2009 01:28)




Mutinerie dans la plus grande prison du Burundi
BUJUMBURA - Quelque 3.500 détenus de la prison de Mpimba à Bujumbura se sont mutinés lundi pour réclamer une amélioration de leurs conditions carcérales, notamment la liberté conditionnelle pour les prisonniers ayant purgé le quart de leur peine, a-t-on appris de sources concordantes.

"Nous étions en pleine séance de médiation entre responsables du ministère de la Justice et une quarantaine de détenus représentant les pensionnaires de la prison de Mpimba lorsque la mutinerie a commencé", a expliqué à la presse Pierre Claver Mbonimpa, président de l'Association pour la protection des personnes détenues et des droits humains (Aprodeh).

Les détenus ont lancé des pierres en direction des policiers faisant trois blessés légers, puis ils ont arraché une des deux grilles qui donnent accès à l'extérieur, selon des sources pénitentiaires.

"Des dizaines de policiers postés à l'intérieur et à l'extérieur de la prison ont tiré en l'air pour mettre fin à la mutinerie, (...), personne ne sait s'il y a des dégâts à l'intérieur", a poursuivi M. Mbonimpa.

Lundi en début de soirée, la police interdisait aux journalistes l'accès à un grand périmètre autour de la prison de Mpimba, dans le sud de la capitale burundaise.

"Les détenus de Mpimba se sont révoltés parce qu'ils estiment être enfermés dans des conditions inhumaines, ils réclament la liberté conditionnelle pour les prisonniers ayant purgé le quart de leur peine, des personnes âgées et des membres de l'ex-rébellion des Forces nationales de libération (FNL), la liberté provisoire pour les délits mineurs, de la nourriture en quantité suffisante...etc", a-t-il détaillé.

La prison de Mpimba abrite 3.505 détenus pour une capacité d'accueil maximale de 800 places.

"Une partie des détenus dorment sur les toits et dans les cours intérieures, les prisonniers mangent une fois par jour, a dénoncé M. Mbonimpa, ajoutant avoir vu lui-même le cas "de petites bonnes mineures détenues sans jugement depuis 2 ou 3 ans, pour le vol d'un fer à repasser ou de souliers".

Les discussions de lundi entre le ministère de la Justice et les représentants des détenus de Mpimba avaient été organisées à la suite d'un début de mutinerie jeudi, selon des sources concordantes.

"Jeudi, c'était Mpimba, et il y a une semaine, les détenus de Muyinga (nord-est) se sont mutinés pour les mêmes raisons parce que leur prison qui a une capacité de 100 places, abrite 500 détenus", a précisé l'activiste burundais.

Le Burundi compte plus de 12.000 détenus, dont 8.000 en détention préventive. Ils sont hébergés dans 11 prisons ayant au total une capacité de 4.050 places.

(©AFP / 07 décembre 2009 21h47)




Chili/Mort de l'ex-président Frei Montalva : un juge évoque un assassinat
SANTIAGO - Un juge chilien a pour la première fois évoqué lundi la thèse de l'assassinat dans l'enquête sur la mort en 1982 de l'ex-président du Chili (1964-70), Eduardo Frei Montalva, figure de proue de l'opposition au général Augusto Pinochet, au pouvoir de 1973 à 1990.

"La mort de l'ancien président a été provoquée par l'introduction graduelle de substances toxiques non conventionnelles, par l'injection de produits pharmaceutiques non autorisés et par une succession d'anomalies qui ont été dissimulées et ont détérioré son système immunitaire", a déclaré le juge Alejandro Madrid.

Il s'exprimait après l'arrestation de six hommes, dont quatre médecins, impliqués selon lui dans la mort de l'ancien dirigeant démocrate-chrétien.

M. Frei Montalva était décédé le 22 janvier 1982 d'une septicémie dans une clinique de Santiago, où il avait subi deux mois plus tôt une intervention considérée comme bénigne pour une hernie.

Ses proches, à commencer par son fils Eduardo Frei, lui aussi ex-chef de l'Etat (1994-2000) et candidat de la coalition de centre-gauche au pouvoir pour la présidentielle de dimanche, dénoncent depuis longtemps un meurtre commis par la Dina, la police secrète de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

L'hypothèse d'un assassinat avait refait surface il y a trois ans lorsque des traces de gaz moutarde avaient été décelées lors de l'examen de tissus prélevés sur le cadavre de Frei Montalva. Le gaz moutarde a notamment pour effet d'accélérer les processus infectieux.

Trois des six prévenus sont poursuivis en tant qu'auteurs de l'assassinat : le médecin militaire qui dirigea l'opération, Patricio Silva, un ancien employé civil de l'armée, Raul Lillo, et l'ancien chauffeur et homme de confiance de la famille Frei, Luis Berrera. Ces deux derniers sont accusés d'avoir espionné l'ancien président.

Un autre médecin qui a participé à l'opération, Pedro Valdivia, est inculpé de complicité d'assassinat.

Quant à Helmar Rosenberg et Sergio Gonzalez, qui ont fait la première autopsie du corps, ils sont accusés d'avoir écrit un faux rapport pour masquer l'origine criminelle de la mort de Frei, mais ils ont été libérés dans l'après-midi.

En août 2006, Augusto Larrain, le médecin qui avait opéré Frei, avait rompu 24 années de silence en affirmant publiquement qu'il y avait eu une "main noire" derrière la mort de l'ex-président. Il avait évoqué un "agent chimique extérieur" qui avait aggravé son état de santé.

"L'ex-président Frei dénonçait les violations des droits de l'homme. C'est probablement ce qui a motivé cet acte criminel qui lui a coûté la vie", a déclaré la présidente du Chili Michelle Bachelet, qui a elle-même été torturée et a perdu son père, mort en prison, sous la dictature.

L'opposition s'est, elle, étonnée que cette annonce soit faite à six jours du premier tour de l'élection présidentielle, pour laquelle Eduardo Frei est largement distancé dans les sondages par le candidat de droite, Sebastian Pinera.

"J'espère que le juge n'a pas pris cette décision à des fins électorales", a déclaré le secrétaire général de l'Union démocrate indépendante (UDI, opposition), Victor Perez.

Le juge Madrid a rejeté ces accusations.

Le régime du général Pinochet est considéré comme responsable de 3.100 morts ou disparitions.

(©AFP / 07 décembre 2009 21h20)



Afghanistan: 100e soldat britannique tué depuis début 2009
LONDRES - Un soldat britannique a été tué lundi dans la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, portant à 100 le nombre de morts depuis le début de l'année, a annoncé le ministère britannique de la Défense (MoD).

Le soldat a été tué par balles lundi après-midi, a précisé le MoD dans un communiqué.

Ce décès porte à 100 le nombre des soldats de Sa Majesté à avoir trouvé la mort en Afghanistan depuis le début de l'année et à 237 depuis le lancement en 2001 de l'intervention internationale pour chasser les talibans du pouvoir.

"Nous pleurons le 100e décès en Afghanistan en 2009", a déclaré le Premier ministre Gordon Brown, cité dans un communiqué de ses services qui réaffirme l'engagement britannique.

"Notre présence militaire en Afghanistan signifie qu'Al-Qaïda ne peut pas se servir du pays comme base pour ses attentats terroristes contre la Grande-Bretagne", a-t-il assuré.

"Et le travail de nos forces armées dans la prochaine étape de la campagne, la formation des forces afghanes de sécurité afin qu'elles puissent assurer elles-mêmes la sécurité, aux côtés du développement politique et civil du pays, seront essentiels pour assurer que les Britanniques vivent plus en sécurité dans les générations à venir", a ajouté le chef du gouvernement travailliste.

Honorer la mémoire des soldats morts au combat "signifie garder le cap, faire ce qui est bon pour la Grande-Bretagne, et accomplir la mission", a-t-il asséné.

Les pertes ont nettement augmenté depuis fin juin, quand les forces britanniques et afghanes ont déclenché une opération contre les talibans du Helmand pour tenter de rétablir la sécurité dans cette province du sud du pays, avant le scrutin présidentiel du 20 août.

La multiplication du nombre des morts a relancé l'opposition à la guerre. Selon un sondage publié en novembre, près de deux tiers des Britanniques estiment qu'une victoire est impossible et 63% veulent un retrait aussitôt que possible de leurs troupes.

Le sujet ne devrait pas manquer de figurer parmi les thèmes principaux de la campagne pour les élections législatives qui doivent être convoquées d'ici début juin. Le parti travailliste de Gordon Brown est donné largement perdant par les sondages, derrière l'opposition conservatrice.

Le leader "tory" David Cameron a cependant suggéré samedi, lors d'une visite en Afghanistan, qu'il n'y aurait probablement pas de retrait du contingent britannique en 2010, se plaçant ainsi dans une position semblable à celle de Gordon Brown.

Le Premier ministre a indiqué mercredi que le maintien de la sécurité dans certaines parties d'Afghanistan pourrait être transféré en 2010 aux forces afghanes mais averti qu'un début de retrait serait difficile avant 2011.

Gordon Brown a récemment confirmé l'envoi début décembre de 500 soldats supplémentaires, portant le contingent total à 9.500 (plus de 10.000 en incluant les forces spéciales). Les troupes britanniques sont déjà les plus importantes en nombre en Afghanistan, derrières celles des Etats-Unis que le président américain Barack Obama vient de renforcer de 30.000 soldats.

Londres accueillera le 28 janvier une conférence internationale sur l'Afghanistan, destinée en particulier à assurer l'envoi de renforts par d'autres membres de la coalition. Les membres de l'Alliance atlantique se sont déjà engagés à envoyer au moins 7.000 soldats.

(©AFP / 07 décembre 2009 19h37)



Roumanie/présidentielle: Geoana contestera devant la Cour constitutionnelle
BUCAREST - Le candidat social-démocrate Mircea Geoana a annoncé lundi qu'il allait contester devant la Cour constitutionnelle le résultat de l'élection présidentielle roumaine, remportée par le président sortant de centre-droit Traian Basescu.

"L'obligation de respecter la confiance accordée par cinq millions de Roumains nous mène à la conclusion naturelle, démocratique et nécessaire de contester devant la Cour Constitutionnelle le résultat de cette élection", a déclaré M. Geoana lors de sa première apparition publique depuis l'annonce des résultats officiels du scrutin.

Selon le Bureau électoral central (BEC), M. Basescu a remporté 50,33% des suffrages et M. Geoana 49,66%.

"Nous ne pouvons pas rester impassibles quand il y a de si nombreux indices sur des sommes d'argent allouées à l'achat de votes, sur du tourisme électoral, et des votes multiples", a ajouté M. Geoana en précisant que le PSD déposera aussi une contestation auprès du bureau électoral central.

Ces déclarations interviennent alors que dimanche soir, trois des quatre sondages diffusés aussitôt après la clôture du scrutin avaient donné M. Geoana, chef de file du Parti social-démocrate (PSD) en tête, avec jusqu'à trois points devant son rival.

Les décomptes faits dans le PSD dans la nuit montraient cependant des écarts plus serrés.

Pour sa part, M. Basescu a accusé un des leaders du PSD d'avoir fait pression sur deux instituts de sondage sortie des urnes afin d'augmenter artificiellement les pourcentages de M. Geoana le soir du vote.

La décision du PSD de contester les résultats de l'élection "pourrait aboutir à une confrontation prolongée qui peut bloquer la formation d'un gouvernement", alors que la Roumanie en récession n'est plus dirigée que par un exécutif intérimaire, a indiqué à l'AFP Ioan Stanomir, professeur de sciences politiques à l'université de Bucarest.

La Cour constitutionnelle a toute liberté pour décider du délai dans lequel elle examinera l'affaire, a-t-il précisé, "même si elle devra tenir compte de la pression de l'opinion publique" sur une question aussi cruciale, a-t-il ajouté.

"La majorité des juges de la cour étant perçus comme proches du PSD, quelle légitimité aura une de ses décision?", s'interroge M. Stanomir.

L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), qui avait déployé une mission d'une vingtaine d'observateurs, a annoncé lundi que la présidentielle roumaine s'était déroulée de manière "généralement conforme aux standards de l'OSCE", tout en appelant les autorités à enquêter sur les "signalements d'irrégularités".

(©AFP / 07 décembre 2009 19h18)


Brest: la consommation d'alcool interdite le jeudi soir en centre-ville
BREST - Le préfet du Finistère interdit la consommation d'alcool le jeudi soir dans le centre de Brest, devenu au fil des ans le lieu de rassemblements spontanés et fortement alcoolisés de la jeunesse étudiante, a-t-on appris lundi auprès de la préfecture.

Le préfet Pascal Mailhos, en lien avec le maire de Brest, a pris lundi un arrêté de police administrative interdisant la consommation d'alcool entre 21H00 et 06H00 à partir du 7 janvier les jeudis soirs sur la place de la Liberté et dans plusieurs rues adjacentes, indique la préfecture dans un communiqué.

Ces "rassemblements de personnes alcoolisées" sur le parvis de la mairie de Brest "génèrent des désordres fréquemment dénoncés par les riverains et les passants", souligne la préfecture.

Cette mesure, qui sera accompagnée d'"un travail de prévention" mené par la sous-préfecture de Brest, s'appliquera dans un premier temps jusqu'au 8 avril 2010.

(©AFP / 07 décembre 2009 18h58)




Mers du nord" de l'UE: 9 pays développeront un réseau offshore d'éoliennes
BRUXELLES - Neuf pays de l'UE ont signé lundi à Bruxelles une déclaration commune visant à développer un vaste réseau d'éoliennes offshore dans la région "des mers du Nord", une coopération proclamée le jour du démarrage des négociations climatiques de Copenhague.

Le texte a été signé en marge d'une réunion des ministres de l'Energie par la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, l'Allemagne, le Luxembourg, la France, le Royaume-Uni et l'Irlande.

"Ce projet très ambitieux n'est pas uniquement intéressant pour les pays jouxtant les mers du Nord. Il est important pour le futur mélange énergétique approvisionnant l'Union européenne", a commenté Paul Magnette, le ministre belge de l'Energie et du Climat, à l'origine de l'initiative.

Les secteurs énergétiques des neuf pays vont concevoir ensemble un plan de travail pour relier les parcs d'éoliennes des différentes mers du nord de l'Europe.

"Le potentiel en matière d'énergie éolienne offshore dans les mers du Nord est énorme, dépassant même l'équivalent en énergie du pétrole du Moyen-Orient", insiste la Belgique.

Les premiers raccordements devraient intervenir à partir de 2015, tandis qu'un plan complet sera présenté par les ministres concernés à l'automne, a précisé M. Magnette.

Ce type d'initiative va permettre à l'UE de tenir son engagement législatif d'inclure 20% d'énergies renouvelables dans sa consommation énergétique totale d'ici 2020, un des volets clés de son ambitieux plan climat visant à réduire les émissions polluantes de 20% d'ici à 2020 par rapport à 1990.

"Les plus belles éoliennes en mer ne servent à rien, si l'électricité ainsi produite n'atteint pas les consommateurs sur terre", a commenté le secrétaire d'Etat à l'Economie Jochen Homann, qui a paraphé l'accord pour l'Allemagne.

L'interconnection des réseaux électriques est "d'une importance cruciale pour le succès de l'éolien en haute mer", et "plus tôt nous aurons des résultats concrets, mieux ce sera", a-t-il ajouté.

"Nous devons aller vers des sources d'énergie faiblement émettrices de carbone dont l'éolien", a indiqué le secrétaire d'Etat britannique à l'Energie Philip Hunt, dont le pays à beaucoup développé l'énergie éolienne offshore.

Pour lui, cette initiative commune dans les eaux européennes devrait rendre "plus sûr" l'approvisionnement d'électricité tiré de l'éolien.

Une trentaine de parcs éoliens marins existent déjà en Europe, au large du Danemark, de l'Allemagne, du Royaume-Uni et des Pays-Bas.

(©AFP / 07 décembre 2009 18h09)



Chili: 4 hommes arrêtés pour l'assassinat de l'ex-président Frei Montalva
SANTIAGO - Six hommes, dont quatre médecins, ont été arrêtés lundi dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat présumé en 1982 de l'ancien président du Chili (1964-70), Eduardo Frei Montalva, devenu la figure de proue de l'opposition au général Augusto Pinochet, a-t-on appris de source judiciaire.

L'ancien dirigeant démocrate-chrétien est mort le 22 janvier 1982 d'une septicémie dans une clinique de Santiago, où il avait subi deux mois plus tôt une intervention considérée comme bénigne pour une hernie.

Ses proches, à commencer par son fils Eduardo Frei, lui aussi ex-chef de l'Etat (1994-2000) et candidat de la coalition de centre-gauche au pouvoir pour la présidentielle de dimanche, jugent qu'il a été victime d'un meurtre commis par la Dina, la police secrète de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

L'hypothèse d'un assassinat a refait surface après que des traces de gaz moutarde eurent été décelées pendant l'examen de tissus prélevés sur le cadavre de Frei il y a trois ans. Le gaz moutarde a notamment pour effet d'accélérer les processus infectieux.

Trois des six prévenus sont poursuivis en tant qu'auteurs de l'assassinat: le médecin militaire qui dirigea l'opération, Patricio Silva, un ancien employé civil de l'armée, Raul Lillo, et l'ancien chauffeur et homme de confiance de la famille Frei, Luis Berrera. Ces deux derniers sont accusés d'avoir espionné l'ancien président.

Le juge Alejandro Madrid a également inculpé de complicité un autre médecin qui a participé à l'opération, Pedro Valdivia.

Quant à Helmar Rosenberg et Sergio Gonzalez, qui ont fait la première autopsie du cadavre, ils sont accusés d'avoir écrit un faux rapport pour masquer l'origine criminelle de la mort de Frei.

En août 2006, Augusto Larrain, le médecin qui avait opéré Frei, avait rompu 24 années de silence en affirmant publiquement qu'il y avait eu une "main noire" derrière la mort de l'ex-président, évoquant un "agent chimique extérieur" qui avait aggravé son état de santé.

"Cela démontre que la justice prend son temps au Chili mais qu'elle finit par arriver", a déclaré la présidente du Chili Michelle Bachelet, qui a elle-même été torturée et a perdu son père, mort en prison, sous la dictature.

"L'ex-président Frei dénonçait les violations des droits de l'homme. C'est probablement ce qui a motivé cet acte criminel qui lui a coûté la vie", a-t-elle ajouté.

La mort de Eduardo Frei Montalva est survenue au moment où commençaient à se multiplier les accusations de violations de droit de l'homme contre le régime du général Pinochet, considéré comme responsable de 3.100 morts ou disparitions.

(©AFP / 07 décembre 2009 17h54)



La Russie et l'Inde renforcent leur coopération nucléaire et militaire
MOSCOU - La Russie et l'Inde ont parachevé lundi un accord pour élargir leur coopération dans le nucléaire civil et signé un programme de coopération militaro-technique pour dix ans à l'occasion d'une visite à Moscou du Premier ministre indien Manmohan Singh.

L'accord de coopération nucléaire, qui permettra à la Russie de construire davantage de centrales en Inde, a été paraphé en présence de M. Singh et du président russe Dmitri Medvedev au cours d'une cérémonie au Kremlin.

"Nous avons une bonne expérience à Kudankulam", centrale que la Russie construit en Inde (Etat du Tamil Nadu, sud), a souligné M. Medvedev. "Nous pensons à un autre site. Le document qui vient d'être paraphé ouvre la voie à notre coopération dans les années à venir".

Selon le chef de l'agence atomique russe Rosatom, Sergueï Kirienko, la Russie pourrait construire une vingtaine de réacteurs nucléaires sur trois sites en Inde, des contrats qui s'élèvent à "des dizaines de milliards de dollars".

Un programme de coopération militaro-technique pour la période 2011-2020, dont le contenu n'a pas été dévoilé, a également été signé ainsi qu'un accord entre les gouvernements des deux pays sur le service après-vente des armements russes livrés à l'Inde.

Selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe citée par l'agence Interfax, la Russie a signé ces dernières années avec l'Inde des contrats d'armement pour 20 milliards de dollars.

Ce chiffre "pourrait doubler si on remporte les appels d'offres lancés par l'Inde", notamment pour l'achat d'hélicoptères et de 126 chasseurs multifonctionnels pour 10 milliards de dollars.

Une source proche des négociations a par ailleurs indiqué que les deux pays avaient réglé leurs différends concernant la livraison à l'Inde du porte-avions Amiral Gorchkov. "En ce qui concerne le contrat, nous avons fixé les paramètres et pris une décision définitive", a déclaré cette source sans plus de précisions.

La société russe d'exportation d'armes Rosoboronexport avait signé en 2004 un contrat sur la modernisation du porte-avions Admiral Gorchkov et sa cession à l'Inde pour 970 millions de dollars (677 millions d'euros), mais a demandé l'an dernier 1,2 milliard de dollars supplémentaires (838 millions d'euros).

Le Premier ministre indien a une nouvelle fois souligné que les bonnes relations avec Moscou étaient une priorité pour l'Inde, les deux dirigeants ayant signé une déclaration stratégique commune à l'occasion de sa visite. "Nos relations avec les pays tiers ne se développeront jamais au dépens de nos liens avec la Russie qui ont résisté à l'épreuve du temps".

"Le partenariat entre l'Inde et la Russie joue un rôle clé pour faire face aux problèmes mondiaux comme le terrorisme ou le réchauffement climatique", a-t-il conclu.

Manmohan Singh a ensuite rencontré son homologue russe Vladimir Poutine, qui s'est réjoui de la "hausse de 8%" du commerce entre les deux pays en 2009 et ce malgré la crise mondiale, selon des propos publiés sur le site internet du gouvernement russe.

Le chef du gouvernement indien a aussi indiqué que M. Poutine se rendrait en visite en Inde en "mars de l'année prochaine".

(©AFP / 07 décembre 2009 17h45)



More On-Time Credit Card Payments Expected in 2010
Published: Tuesday, 8 Dec 2009 | 4:34 AM ET Text Size By: Associated Press
Consumers are expected to further improve their credit management in 2010, but unemployment will hamper the efforts of many Americans to make their credit card payments on t
Dubai World, Creditors Mull New Debt DateTaxes Likely to Go Up In 2010Stay Long Equities: Strategist
Credit card delinquencies are expected to continue falling through next year, but at a much slower rate than in the past two years, according to a prediction from credit reporting agency TransUnion due out Tuesday.



By the end of next year, TransUnion expects 90-day delinquencies on credit cards issued by banks -- mostly those bearing MasterCard and Visa logos -- to drop to 1.04 percent.
The rate was 1.1 percent in the third quarter of 2009 and is expected to fall to 1.07 percent by the end of this year.
TransUnion uses payments that are three months behind as its predictor of default, because it would be so difficult for struggling consumers to make up those payments.
While the decline predicted for next year is a positive sign, it would be just a fraction of the drop seen over the past two years. Delinquencies peaked in the third quarter of 2006, at 1.42 percent.
TransUnion culls its figures from data found in more than 27 million individual consumer credit reports.

Ezra Becker, director of consulting and strategy in TransUnion's financial services group, noted that delinquencies lag behind other statistics like the jobless rate. Until more people are back at work, he said, there won't be any dramatic improvements in payments being made on time.

Arizona, one of the states hardest hit by the mortgage crisis and the recession, is the only state expected to see delinquencies rise next year, to 1.34 percent from a forecast of 1.33 percent for 2009's fourth quarter. California, Florida, and Nevada -- the other states that felt the subprime meltdown the most -- are expected to remain on top of the delinquency statistics. North Dakota and South Dakota will most likely continue to have the lowest delinquency rates.

Becker said the credit card reforms that take effect in February will have a "material impact on the credit card industry" next year. He expects it to be harder to access consumer credit as banks keep a tight rein on lending, but predicts new types of cards and other new products will become available as the industry adapts to the rules.

The new regulations "will force lenders to be more innovative in the products that they offer and how they manage customers," he said.








ank of America: 2/3 of Borrowers May Lose Government Mods
Published: Monday, 7 Dec 2009 | 4:09 PM ET Text Size By: Diana Olick
CNBC Real Estate Reporter


CNBC.com
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Tomorrow the House Financial Services Committee, under the leadership of Chmn. Barney Frank, will grill mortgage servicers as members examine the "response to the mortgage foreclosure crisis." This is all about how banks are converting all those trial modifications under the government's Home Affordable Modification Program into permanent modifications.

Today, as a little precursor, the servicers were called over to Treasury for some browbeating and sandwiches, sorry, "to discuss the urgent need to convert eligible homeowners in trial modifications to permanent modifications," according to a Treasury spokesperson.

After the meeting, I sat down with Jack Schakett, of Bank of America [BAC 15.89 -0.39 (-2.4%) ]. He used to be chief of operations at Countrywide, which B of A inhaled after the crash of the banking system as we know it. Now Mr. Schakett is "credit loss mitigation strategies executive" at B of A.


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Current DateTime: 01:00:33 08 Dec 2009
LinksList Documentid: 34316713
Selling Paradise at a Loss
Realty Check with Diana Olick

Mr. Schakett told me that of the 65 thousand trial modifications set to expire Dec. 31st with B of A, a full two thirds of the borrowers, while current on their payments, have not submitted the full documentation required to turn a trial mod permanent under the HAMP guidelines.

"We don't really know the major reason why the customers are not returning the documentation," Schakett claims. Well I can tell you why (and I'm sure he knows this too). The trial modification process only requires oral verification of income to begin, but to go permanent, you need to prove your income, submit your tax returns, and basically come clean with all your finances. I'm guessing a lot of folks who took out their initial loans with false or non-existent documentation, aren't eager to let the government know that.



I put that question to Mr. Schakett, who didn't dismiss it, but said it was simply too early to make that conclusion. Last week B of A sent out 50 thousand "notices of incompletes," specifying exactly which documents the borrowers needed to submit to fulfill the modification requirements.

"We did it in express mail envelopes with return express mails with a time frame to stress our sense of urgency of what it requires to get this done because we don't want these customers to loose an MHA modification if we can help it," Schakett told me. He says the response will be very telling.

He also told me that Treasury is now considering upping the ante on the trial modifications, requiring much more documentation up front, so that banks won't have all these trial mods going with borrowers who inevitably won't reach permanent modification status.


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30 yr fixed 5.01% 5.14%
30 yr fixed jumbo 5.88% 5.98%
15 yr fixed 4.51% 4.72%
15 yr fixed jumbo 5.47% 5.64%
5/1 ARM 4.30% 3.80%
5/1 jumbo ARM 4.94% 4.02%

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Let me just say that I get a lot of email from borrowers, telling me that the banks are holding up their paperwork, losing faxes, messing up modifications and leaving those borrowers in the lurch. I don't dispute that, but I can't fully dismiss the banks when they tell me that 2/3 of the borrowers won't submit the paperwork. I also happen to know that a huge percentage of borrowers being offered modifications are rejecting them. They don't want to pay. Many are already gone.




ALERTE - Le Togo expulse un diplomate français, Paris prend une mesure de réciprocité
PARIS - Le Togo a décidé d'expulser le premier secrétaire de l'ambassade de France à Lomé, qui était chargé du suivi de la politique intérieure du pays, a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères, qui a précisé avoir demandé à son tour le départ d'un diplomate togolais.

(©AFP / 08 décembre 2009 13h40)





La réforme territoriale impopulaire
La réforme territoriale lancée par le gouvernement est peu appréciée des Français, selon un sondage TNS-Sofres réalisé par l'Association des régions de France (ARF) et publié aujourd'hui, deux jours avant le congrès annuel de l'ARF.

Si 68% des personnes interrogées ont entendu parler de la réforme, seules 29% d'entre elles disent qu'elles "voient bien ce dont il s'agit". Parmi ces dernières, la moitié (50%) ont un avis négatif sur la réforme, contre 37% qui ont un avis positif.
Sur l'ensemble des personnes interrogées, 23% se prononcent en faveur de la réforme, au lieu de 34% qui sont contre (43% ne répondent pas ou disent ni l'un ni l'autre).

Les personnes en faveur de la réforme le sont pour des questions d'organisation des collectivités territoriales, la réforme leur apparaissant comme un moyen de simplifier le système actuel et d'améliorer la gestion. Les opposants considèrent pour leur part que la réforme est "dictée par des raisons budgétaires", ce qui leur fait craindre une baisse des moyens des collectivités ainsi qu'un hausse des impôts locaux.



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Grève du personnel à l'aéroport de Brest
Une grève du personnel de l'aéroport de Brest-Bretagne paralyse depuis ce matin le trafic aérien et les 18 vols de la journée ont été annulés, ,selon une source syndicale.

Le mouvement, déclenché à l'appel de FO, la CGT et la CFDT, proteste contre une modification de l'organisation du travail et la suppression de plusieurs postes.

Tous les vols ont été déroutés sur l'aéroport de Quimper.





2000-2009, décennie record de chaleur
La décennie 2000-2009 devrait être "la plus chaude jamais enregistrée" depuis les premiers relevés instrumentaux réalisés en 1850, a annoncé mardi à Copenhague l'Organisation météorologique mondiale (OMM)

"La décennie 2000-2009 sera très probablement la plus chaude jamais enregistrée", a déclaré Michel Jarraud, secrétaire général de l'OMM, lors d'un point de presse en marge de la conférence climat (7-18 décembre) visant à trouver un accord mondial pour enrayer le réchauffement.

Pour l'année 2009, les données provisoires indiquent qu'elle devrait se classer au 5e rang des années les plus chaudes en termes de température moyenne à la surface de la Terre, a-t-il ajouté, précisant que les résultats définitifs seraient annoncés en mars 2010.




L'identité nationale par Eric Cantona
L'ancien attaquant international Eric Cantona a estimé aujourd'hui qu'être français ce n'est pas "chanter la Marseillaise" ou "lire la Lettre de Guy Môquet", mais d'abord être "révolutionnaire" face à un "système" qui contraint notamment des gens à vivre "dans la rue".

"Etre français est-ce que c'est devoir parler français, chanter la Marseillaise, lire la lettre de Guy Môquet? Ca c'est être con!", a-t-il lancé, interrogé sur son sentiment face au débat sur l'identité nationale, lors de la présentation à la presse de son livre de photographies de personnes mal logées réalisé pour la Fondation Abbé Pierre. "Je ne dis pas que chanter la Marseillaise c'est être con, mais bâtir tout ça (l'identité) sur ça...", a-t-il précisé.

"Etre français c'est être révolutionnaire, d'abord (...) On ne peut pas accepter tout ce qui se passe", a ajouté ce petit-fils d'immigrés espagnols et italiens, membre du Comité d'Amis et de Parrains de la Fondation. Les responsables politiques "balancent ce débat avant les élections. Tout le monde en a conscience mais (...) on leur sert la soupe car c'est ce qu'ils veulent", a-t-il dit. "Donc arrêtons d'en parler, et parlons de choses beaucoup plus sérieuses et beaucoup plus graves".

Evoquant son travail de photographe sur des Français privés de logement décent, il a jugé "inacceptable de voir ça dans un pays riche". "Ce qui m'inquiète", a-t-il poursuivi, "c'est qu'il y a des gens qui voient ces choses et qui s'habituent". "On s'habitue à ce système, à ce qu'il y ait des gens dans la rue, à tout ce qu'on nous balance à la télé, à la manipulation des politiques, à leur bourrage de crâne, à s'abrutir", a-t-il déclaré.
"Il faut se battre contre nous-même, contre nos idées reçues, contre la facilité", et "arrêter de se dire que tout ça fait partie du décor", dit-il.

L'ouvrage, "Elle, lui et les autres", est paru le 3 décembre aux éditions Desclée de Brouwer. Ce recueil de photographies en noir et blanc dépeint les situations d'exclus vivant dans des bidonvilles et des squats à Lyon, des chambres de 4 mètres carrés à Paris ou encore des baraques sous des ponts parisiens. Il montre aussi les centres d'accueil de jour de la Fondation Abbé Pierre.




Iran: un journal réformateur interdit
Les autorités iraniennes ont interdit le quotidien réformateur Hayat-é No, dirigé par Hadi Khamenei, le frère du guide suprême de la République islamique, a rapporté aujourd'hui l'agence Isna.

"La commission de la surveillance de la presse a interdit le quotidien Hayat-é No pour avoir commis de nombreuses infractions", a précisé Isna. Le journal a publié de nombreux articles politiques, en particulier des informations qui "provoquent des divisions et des tensions politiques, alors qu'il n'a pas l'autorisation pour aborder les questions politiques", a-t-elle ajouté sans autre précision.

Contrairement au guide suprême, Hadi Khamenei fait partie des dirigeants réformateurs iraniens.

Le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad a multiplié les fermetures --définitives ou temporaires-- de journaux, pour la plupart réformateurs, depuis son arrivée au pouvoir en 2005.



Jérusalem "future capitale de deux Etats" pour l'UE
BRUXELLES (Belgique) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont estimé mardi que Jérusalem devait devenir la "future capitale de deux Etats" et que le statut final de la ville devait être réglé par la négociation, a-t-on appris de source diplomatique.

Dans une déclaration commune, l'UE a également réaffirmé son refus d'accepter les changements de frontières survenus après juin 1967, refusant ainsi implicitement de reconnaître l'annexion de Jérusalem par l'Etat d'Israël.

Un texte initial proposé par la présidence suédoise de l'Union européenne proposait de mentionner Jérusalem-Est, annexée par Israël depuis 1967, comme "capitale d'un futur Etat palestinien".

Cette initiative, dévoilée il y a une semaine, divisait les Européens et a été catégoriquement rejetée par le gouvernement israélien.

(©AFP / 08 décembre 2009 13h45)





Emirats: les Bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ferment à nouveau en baisse
DUBAI - Les Bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ont poursuivi leur chute mardi, portant leurs pertes respectivement à plus de 21% et de 12% depuis le début de la crise de la dette de Dubaï fin novembre.

L'indice DFM de la Bourse de Dubaï a terminé mardi en baisse de 6,12% à 1.638,05 points et celui d'Abou Dhabi, l'ADX, a fermé en baisse de 3,36% à 2.538,73 points.

Le géant immobilier de Dubaï, Emmar, a poursuivi son déclin, reculant encore de 9,84% à la fermeture de la Bourse. Ce titre vedette du marché de Dubaï avait perdu la veille 10%, le maximum autorisé pendant une séance de cotation.

La Dubai Islamic Bank avait connu un déclin similaire, son titre ayant reculé de 9,91% à la fermeture de la Bourse de Dubaï, où la valeur des actions échangées n'était que de 510,3 millions de dirhams (139 millions de dollars).

"Les échanges sont faibles", a noté l'analyste financier Houmam al-Shamaan, ajoutant à l'AFP que "les raisons derrière la chute du marché sont psychologiques".

"La vente est la tendance sur le marché actuellement et il est probable que cela continue notamment de la part des petits porteurs locaux", a-t-il encore averti.

Les deux places financières de Dubaï et d'Abou Dhabi ont perdu respectivement au total 21,7% et 12,7% depuis le 25 novembre, date de l'annonce par les autorités de Dubaï de leur intention de demander un moratoire de six mois sur une partie de la dette de leur conglomérat public Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars.

Lundi, Dubaï avait clôturé en baisse de 5,84%, avec l'effondrement du titre d'Emaar, et Abou Dhabi avait limité les pertes avec une baisse de 1,73% à 2.626,95 points.

Ces pertes faisaient suite à des commentaires sur la vente probable d'actifs du conglomérat public Dubai World pour honorer sa dette dont une partie vient à échéance lundi prochain.

En début de semaine dernière, Dubaï avait perdu 12,5% de sa valeur en deux jours de réouverture, après l'annonce des difficultés financières de l'émirat. Abou Dhabi avait, pour sa part, reculé de 11,6%.

En Arabie saoudite, premier marché boursier du monde arabe en termes de capitalisation, l'indice Tasi (Tadawul All Shares Index) a fermé sur une baisse de 2,30% à 6.102,74 points. Lundi, il avait perdu 0,99%, au lendemain d'une légère hausse de 0,33% dimanche.

Pour sa part, la Bourse du Qatar a reculé mardi de 2,08% à 6.983,94 points, après une hausse de 1,06% lundi.

La petite Bourse d'Oman, qui a gagné lundi 0,32%, a perdu mardi 1,39% à 6.214,8 points, et celle de Bahreïn a reculé de 0,30% au lendemain d'une légère baisse lundi de 0,07%.

En revanche, la Bourse de Koweït est la seule place financière arabe du Golfe à avoir terminé la journée dans le vert. Son indice a gagné 1,3% à 6.765,6 points, après avoir cédé 0,79% lundi.

(©AFP / 08 décembre 2009 13h49)




Nigeria: deux semaines sans président, grandes manoeuvres en coulisses
LAGOS - L'état de santé du président nigérian Umaru Yar'adua, qui ne s'est toujours pas exprimé deux semaines après son hospitalisation d'urgence en Arabie saoudite pour une affection cardiaque sérieuse, fait l'objet d'un débat public de plus en plus vif au Nigeria.

Face à la montée des appels à son départ dans les medias et certains cercles politiques, et même de la part du chef du barreau des avocats nigérians, le gouvernement n'a cessé d'allumer des contre-feux, alors que les dernières informations officielles sur la santé d'Umaru Yar'adua remontent... au 26 novembre.

Depuis, une chape de plomb s'est abattue sur le sujet, donnant libre cours aux spéculations et calculs en prévision de l'"après Yar'Adua". Avec en ligne de mire l'élection présidentielle du printemps 2011.

Le parti au pouvoir, le PDP, tient une convention jeudi, avec à l'ordre du jour la santé du président, et le principal parti d'opposition, Action Congress (AC) se réunit deux jours plus tard à Lagos.

Mercredi dernier, le conseil des ministres avait exclu tout départ de la présidence d'Umaru Yar'Adua. "Le Conseil, qui a passé en revue tous les éléments, a estimé à l'unanimité qu'il n'y avait pas de base pour invoquer l'article 144 de la Constitution, le président n'ayant pas été jugé inapte à assurer ses fonctions", indiquait alors le gouvernement.

Troisième personnage de l'Etat, le président du Sénat, le général en retraite David Mark, a de son côté exclu de mettre sur pied une commission pour juger de la capacité du président à assumer ses fonctions.

Officiellement ce dernier, qui souffre entre autres d'une péricardite aiguë (une affection du coeur), "répond favorablement" aux traitements qui lui sont administrés.

Sa famille est elle-même montée au créneau ces derniers jours: "ceux qui réclament (sa) démission devraient craindre Dieu. Le président sera bientôt de retour, plus fort que jamais", a déclaré la soeur cadette de M. Yar'adua, Hajya Binta Kuraye, citée lundi par le quotidien Nigerian Tribune.

Au-delà de l'état de santé du président, c'est le délicat équilibre entre le nord musulman et le sud chrétien qui risque d'être en jeu dans les mois à venir.

Musulman du Nord et gouverneur de l'Etat de Katsina, Umaru Yar'Adua, a succédé au chrétien Olusegun Obasanjo qui est resté au pouvoir de 1999 à 2007.

Obasanjo souhaitait, au prix d'un "toilettage" de la Constitution qui limite la présidence à deux quinquennats successifs, obtenir un troisième mandat, mais il en a été empêché par le Parlement et des pressions internationales. Il a donc rendu le pouvoir au Nord musulman, mais en imposant le gouverneur Yar'Adua, alors peu connu et à la mauvaise santé notoire.

Or, en cas de décès ou d'incapacité, c'est l'actuel vice-président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, qui assurerait la fin du mandat présidentiel jusqu'en avril 2011, aux termes de la Constitution d'inspiration américaine.

Une certitude est qu'au Nord, on accepterait difficilement que le pouvoir repasse au Sud pour trop longtemps.

L'enjeu est de taille dans une encore fragile fédération de 150 millions d'habitants qui, en un demi-siècle d'histoire, a connu 8 coups d'Etats militaires, près de 30 ans de régimes militaires, et une brutale guerre civile de 3 ans, le tout sur fond d'incessantes rivalités ethniques et religieuses.

(©AFP / 08 décembre 2009 12h31)




Le Parlement koweïtien approuve le traité sur la monnaie unique du Golfe
KOWEIT - Le Parlement koweïtien a approuvé mardi à l'unanimité le traité sur l'union monétaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG) prévoyant une monnaie unique dont le lancement prendrait jusqu'à 10 ans selon le chef de la diplomatie.

Le traité, signé en juin par quatre des six monarchies du CCG, stipule la mise en place en 2010 d'un Conseil monétaire du Golfe. Ce Conseil devrait former une Banque centrale du CCG, qui se chargera ensuite du lancement de la monnaie unique.

Au terme d'un bref débat, les 64 membres de la Chambre, dont les 16 ministres qui ont un droit de vote au Parlement, ont approuvé le traité qui devrait être entériné par les chefs d'Etat du CCG lors de leur sommet annuel prévu le 14 décembre à Koweït.

Le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Mohammad al-Sabah, a expliqué au Parlement que le lancement de la monnaie unique était un processus long à réaliser, qui "pourrait prendre jusqu'à 10 ans".

Les monarchies du CCG ont prévu de lancer leur monnaie unique au début de l'année prochaine, mais les indications se sont multipliées que cette échéance était irréaliste.

En novembre, le gouverneur de la Banque centrale saoudienne, Mohammad al-Jasser, a laissé entendre que le lancement de la monnaie unique prendrait du retard.

Outre le Koweït, l'Arabie saoudite, Bahreïn et le Qatar ont signé et ratifié le traité sur l'union monétaire. Les deux autres membres du CCG --Emirats arabes unis et Oman-- ont refusé de le signer et se sont retirés du projet.

Les Emirats voulaient marquer leur désaccord sur le choix de Ryad comme siège de la future Banque centrale du Golfe. Oman a indiqué depuis 2007 qu'il ne voulait pas faire partie de l'accord.

Les monnaies nationales des six membres du CCG sont indexées sur le dollar à l'exception du dinar koweïtien, lié depuis mai 2007 à un panier de devises et non plus au seul dollar, une mesure destinée à lutter contre l'inflation.

Lors d'un récent débat parlementaire, plusieurs députés koweïtiens s'étaient inquiétés de l'impact attendu de la monnaie unique du CCG sur le dinar et l'économie nationale.

(©AFP / 08 décembre 2009 10h03)




Baisse d'activité due à la crise dans 39% des TPE-PME françaises
mardi 8 décembre 2009 15h34 Imprimer cet article[-] Texte [+] PARIS (Reuters) - Trente-neuf pour cent des très petites (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) en France constatent une baisse de leur activité due à la crise, selon une étude publiée par Agefos-PME.

Les TPE, qui comptent de un à neuf salariés, affichent une meilleure résistance avec 37% qui déclarent un bilan en baisse contre 51% pour les PME (10 à 499 salariés), selon le baromètre annuel de l'organisme paritaire effectué par l'institut Ifop.

Pour le premier semestre 2010, 52% des TPE et PME interrogées projettent une activité stable, contre 24% qui anticipent une régression, et 79% anticipent un maintien de leurs effectifs.

"Lentement mais sûrement, la tendance de redémarrage de l'économie se confirme. Toutefois, il est encore trop tôt pour parler de reprise, le terme de rattrapage semble plus approprié", a déclaré Philippe Rosay, président d'Agefos PME, lors d'une présentation à la presse. "Nous ne recréerons pas en quelques mois les 550.000 emplois détruits à fin 2009".

Alors que la liste des demandeurs d'emplois s'allonge, 42% des entreprises interrogées disent toujours rencontrer des difficultés de recrutement qui, fait nouveau, tiennent moins à la pénurie de candidats qu'à leurs compétences ou motivations jugées insuffisantes ou inadéquates.

L'enquête montre encore que les dispositifs d'accompagnement mis en place par l'Etat en réponse à la crise sont méconnus par les deux tiers des TPE-PME qui, en cas de difficultés, recourent surtout à des licenciements économiques ou au chômage partiel.

La formation professionnelle est cependant perçue de plus en plus comme un outil d'accompagnement efficace face à la crise, mais les TPE-PME sont confrontées à un problème de temps pour s'en occuper.

L'enquête a été réalisée du 28 octobre au 5 novembre, par téléphone, auprès de 502 dirigeants et responsables de ressources humaines d'entreprises de un à 499 salariés. Agefos PME est le premier gestionnaire des fonds de la formation professionnelle en France.

Véronique Tison, édité par Gilles Trequesser




USA : la Fed a réalisé un nouvel essai de retrait de liquidités
Washington (awp/afp) - La banque centrale américaine (Fed) a annoncé mardi avoir réalisé un nouvel essai de retrait de liquidités du système bancaire.

La Fed a retiré 180 millions de dollars en vendant des obligations du Trésor américain à des banques, indique un communiqué de la branche new-yorkaise de la banque centrale, qui a piloté cette opération dite de refinancement inversé.

La Réserve fédérale avait mené un test similaire s'étant soldé par un retrait de liquidités du même montant cinq jours plus tôt. Dans les deux cas, tous les titres du Trésor qui étaient proposés ont trouvé preneurs.

Ces opérations à "petite échelle" ont pour but de tester la capacité de la Fed à retirer du système les centaines de milliards de dollars qu'elle a injectés pour permettre à l'économie américaine de passer la crise.

Par comparaison, la dernière opération de refinancement inversée réalisée grandeur nature avait permis à la Fed de récupérer 20 milliards de dollars en numéraire le 30 décembre 2008.

Conséquence comptable de son soutien apporté aux marchés du crédit et de l'immobilier, la Fed a vu l'actif de son bilan doubler sous le poids des titres financiers qu'elle a acquis en masse (obligations d'Etat, titres adossés à des actifs immobiliers...) en échange des liquidités dont elle abreuve l'économie.

Pour les dirigeants de la banque centrale, les opérations de refinancement inversé sont un des instruments qui permettront de piloter, le moment venu, la politique monétaire de sortie de crise, dont le but sera de retirer en douceur les fonds injectés dans le système financier, lesquels pourraient être, à terme, porteurs d'une inflation forte.

Les opérations de refinancement inversé permettent effectivement à la banque centrale de dégonfler son bilan et de drainer des liquidités hors du système.

La Fed a bien précisé que ses test de retraits de liquidités avaient pour seul but de préparer au mieux l'avenir.

M. Bernanke a indiqué très clairement lundi que la sortie de crise n'était pas encore d'actualité.

sm

(AWP/08 décembre 2009 17h57)


: dédommagement de 1,4 milliard de dollars pour les Indiens d'Amérique
WASHINGTON - Le gouvernement américain a accepté mardi de verser 1,4 milliard de dollars aux Indiens d'Amérique pour résoudre un conflit portant sur la gestion des terres de leurs ancêtres et de leur argent par l'Etat, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

L'accord, qui doit encore être entériné devant la justice et approuvé au Congrès, mettra un terme à une plainte en nom collectif déposée pour la première fois en 1996, qui accuse les autorités fédérales d'avoir mal géré "des hectares de terre et des millions de dollars dont il assure la gestion pour les Indiens d'Amérique", a indiqué le ministère dans le communiqué.

"Les plaignants recevront environ 1,4 milliard de dollars", précise le communiqué.

(©AFP / 08 décembre 2009 17h41)






Brazil police killed more than 11,000 people in past 6 years, many execution-style, according to Human Rights Watch http://bit.ly/56xnkg
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#Posté le mardi 08 décembre 2009 09:43

Lundi 7 décembre 2009


Lundi 7 Décembre 2009


Commerce mondial: contraction de plus de 10% en 2009
(AFP) – Il y a 3 heures

SEOUL — Le commerce mondial devrait se contracter cette année de plus de 10% en raison de la crise économique mondiale, un chiffre "sans précédent", a averti lundi à Séoul le directeur-général de l'OMC, Pascal Lamy.

Tout en admettant que les gouvernements avaient réalisé des progrès pour lutter contre la crise, le responsable a estimé que beaucoup restait à faire.

"En février de cette année, la crise avait atteint son faîte", a déclaré M. Lamy lors d'un forum dans la capitale sud-coréenne. "Moins d'un an plus tard, des progrès ont été accomplis, mais nous ne sommes pas encore tirés d'affaire", a-t-il dit.

"Le processus de nettoyage en est à mi-chemin, mais les progrès sont encore trop lents".

Dans ce contexte, "les pressions pour l'adoption de mesures protectionnistes ...avec leurs gains illusoires pour les économies nationales, ne vont pas disparaître de sitôt", ajouté M. Lamy.

Le patron de l'OMC a estimé à ce sujet que boucler les négociations dites du cycle de Doha sur la libéralisation des échanges avant fin 2010 était crucial.

Mais, a-t-il prévenu, "cela ne se produira que si chacun est disposé à faire de sérieux efforts".

Les négociations sont au point mort depuis des mois en raison de l'absence notoire d'implication des Américains.

Une réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce la semaine dernière à Genève n'a pas permis de sortir les négociations de l'impasse.

M. Lamy avait reconnu que des "divergences" existaient toujours entre les 153 membres de l'OMC et qu'il était encore trop tôt pour fixer un calendrier à la négociation en 2010.

Les ministres se sont engagés à évaluer au printemps prochain les progrès accomplis depuis le début de leurs discussions en 2001.




La situation des Français surendettés s'aggrave

Anne-Hélène Pommier (lefigaro.fr)
07/12/2009 | Mise à jour : 12:52 | Ajouter à ma sélection
Le montant moyen des dossiers de surendettement a augmenté de 16% en un an. Il atteint 41.685 euros par foyers.

Les finances des ménages français s'enfoncent dans le rouge. La Banque de France qui constatait le mois dernier une augmentation de 18% du nombre de foyers surendettés depuis le début de l'année 2009 confirme ce matin que la situation se dégrade. L'organisme précise en effet sur son site que le niveau moyen d'endettement des dossiers qu'il traite a lui aussi grimpé. Il atteignait 41.685 euros en moyenne à la fin du mois de septembre dernier, en hausse de 16% par rapport à l'année dernière. En deux ans, le montant moyen des dettes par dossier a même bondi de 31%.

La mauvaise- nouvelle ne manquera pas de raviver les débats à l'Assemblée nationale, où le projet de loi «Lagarde» est actuellement discuté. D'autant plus que selon les chiffres de la Banque de France, l'une des causes premières de surendettement ces trois derniers mois est la contraction de crédit renouvelable : 89% des dossiers déposés par les ménages au dernier trimestre comprennent au moins un crédit de ce type. Une pratique que certains députés souhaiteraient tout simplement interdire. Vendredi, les parlementaires ont d'ores et déjà adopté un amendement controversé créant un répertoire national des crédits par foyer. Les organismes de crédit à la consommation seront tenus de le consulter avant d'accorder tout nouveau prêt sous peine d'effacement des intérêts financiers. Le texte de loi sera transmis mercredi 9 décembre à la commission des Affaires économiques, avant d'être discuté en assemblée plénière.



Taxe professionnelle: Raffarin (UMP) critique vivement la réforme au Sénat
(AFP) – Il y a 1 jour

PARIS — Jean-Pierre Raffarin (UMP) est monté au créneau samedi au Sénat lors de l'examen du volet collectivités de la réforme de la taxe professionnelle en se déclarant "pas du tout" satisfait des "conditions de ce débat".

"Je dois vous dire que les conditions de ce débat ne nous satisfont pas du tout", a lancé en séance l'ancien Premier ministre, qui avait pris la tête d'une fronde de 24 sénateurs critiquant cette réforme.

Le Sénat a entamé samedi l'examen de la deuxième partie du projet de loi de Finances pour 2010 (PLF) avec le volet le plus sensible de la réforme de la TP.

"Il manque un certain nombre de débats, d'abord on aurait voulu un débat économique. Nous allons parler de valeur ajoutée, est-ce que vraiment les investissements et la TP sont les causes des délocalisations, je n'en suis pas sûr du tout", a souligné M. Raffarin. "Il ne faut pas faire des investissements la clef de tous nos malheurs, je ne suis pas en mesure aujourd'hui de savoir si la valeur ajoutée est une meilleure assiette pour l'avenir de notre économie", a-t-il ajouté.

"Je me demande si dans cinq ans on dira pas à nouveau : cette contribution est un impôt idiot", a-t-il martelé. La TP, principale ressource des collectivités, doit être remplacée par une contribution économique territoriale (CET) constituée par une cotisation sur la valeur ajoutée et une cotisation foncière, versées par les entreprises.

"On a manqué d'un débat sur la décentralisation" afin de "voir les effets positifs, négatifs et la stratégie du gouvernement", a-t-il aussi déploré .

"Il eut mieux valu prendre le débat des compétences avant celui des finances" et "nous devons prendre plus de temps pour les évaluations et les simulations", a-t-il encore critiqué.

Il s'est cependant félicité des clauses de revoyures proposées par la commission des Finances pour ajuster la réforme, au 31 juillet 2010 et en 2011 après le vote de la réforme des collectivités. La commission a totalement réécrit le dispositif de répartition des nouveaux impôts pour les collectivités par plusieurs amendements.

"Ce texte sera définitif qu'à l'issue de cette période probatoire", a-t-il dit proposant "une mission parlementaire" qui tiendrait l'ensemble des élus informés de l'évolution des simulations.

Christine Lagarde (Economie) n'a pas répondu sur le fond mais s'est déclarée favorable à une telle mission.

Jean-Pierre Fourcade (UMP) a également fait part des inquiétudes face à cette réforme et a appelé "à la prudence". "Nous devons faire face à une très grande inquiétude de tous les acteurs locaux, nous devons leur présenter un texte le plus simple possible, il ne faut pas les affoler", a-t-il dit.

Nicole Bricq (PS) évoquant "les tensions internes à la majorité" a qualifié la "colère" de M. Raffarin de "colère bien organisée" et de "révolte conventionnelle".

"Les clauses de revoyure révèlent l'impuissance de la majorité. Il s'agit d'honorer une promesse présidentielle qui conduit le Parlement à travailler à l'aveugle et à adopter des mesures sans pouvoir ni connaître, ni évaluer ses conséquences", a-t-elle lancé.



Nouvelles manifestations en Grèce
AFP
07/12/2009 | Mise à jour : 09:40 | Commentaires 4 | Ajouter à ma sélection
De nouvelles manifestations d'étudiants et lycéens étaient prévues aujourd'hui dans les grandes villes de Grèce en mémoire d'un adolescent tué par un policer il y a un an, au lendemain d'affrontements avec la police qui ont fait dimanche 30 blessés.

Selon la police, 26 policiers et 3 manifestants ont été blessés lors des heurts de dimanche à Athènes et dans de grandes villes de province.

Le recteur de l'université d'Athènes, Christos Kittas, figure aussi parmi les blessés après avoir été agressé par de jeunes anarchistes qui ont brièvement occupé le rectorat, y faisant flotter un drapeau noir et rouge.

Plusieurs centaines de personnes ont été interpellées dimanche à Athènes, Salonique, la grande ville du nord de la Grèce, ainsi que sur l'île de Rhodes (est) et Héraklion, en Crète (sud).

Vingt-six d'entre elles seront présentées à un procureur dans la capitale et 14 en province, a précisé la police. Parmi ces personnes figurent 4 Italiens, trois hommes et une femme arrêtés à Athènes, et une Espagnole arrêtée à Salonique, a-t-on ajouté de même source. Les vitres d'une vingtaine de boutiques et de banques ont été brisées à Athènes et Salonique et plusieurs voitures endommagées.

Les manifestants avaient répondu à l'appel d'organisations d'étudiants et de lycéens et de partis de gauche pour commémorer la mort du jeune Alexis Grigoropoulos, tué par balles le 6 décembre 2008 par un policier lors d'un contrôle dans le quartier contestataire d'Exarchia, au coeur de la capitale grecque. Sa mort avait déclenché des violences urbaines qui avaient duré près d'un mois, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.



Roumanie: courte victoire du président sortant Traian Basescu
AP | 07.12.2009 | 13:12
Après une nuit d'incertitudes, le président sortant Traian Basescu se dirigeait lundi vers une très courte victoire à l'élection présidentielle en Roumanie, où les électeurs espèrent sortir enfin de la pire crise politique et économique qu'ait connu le pays en vingt ans.

Après dépouillement de 99,13% des bulletins de vote, la commission électorale a crédité M. Basescu, candidat du Parti démocrate-libéral (PD-L, centriste), de 50,37% des voix, contre 49,62% pour son adversaire, l'ancien ministre des Affaires étrangères Mircea Geoana, chef du Parti social-démocrate (PSD, centre-gauche).

Les partisans de M. Geoana ont dénoncé ces résultats, évoquant un scrutin truqué. "Je sui enclin à croire que ces accusations de fraudes sont fondées", a notamment déclaré l'ancien Premier ministre Adrian Nastase, candidat malheureux contre M. Basescu en 2004. Le PSD a quant à lui fait savoir qu'il procédait à un nouveau décompte parallèle.

Selon le ministère de l'Intérieur, 200 irrégularités ont été signalées et deux personnes ont été interpellées pour avoir tenté d'acheter des votes.

Ces résultats quasi définitifs ont été annoncés après une nuit marquée par la confusion. Les deux candidats avaient en effet tous deux revendiqué la victoire dimanche soir à la fermeture des bureaux de vote. Trois sondages réalisés à la sortie des urnes donnaient alors Mircea Geoana gagnant.

Les résultats définitifs étaient attendus lundi dans la journée.

Le candidat social-démocrate, âgé de 51 ans et actuel président du Sénat, s'est le premier félicité de sa "victoire pour la normalité, une victoire pour la décence, pour tous les citoyens qui veulent une vie meilleure".

Mais Traian Basescu, 58 ans, a immédiatement contesté les résultats de ces sondages, se proclamant lui-même vainqueur du scrutin. "Vous verrez les manipulations sur les chaînes de télévision (...) Aujourd'hui, vous pouvez me faire pleinement confiance quand je vous dis que j'ai gagné", a-t-il répondu à son rival.

Le maire de Sibiu, Klaus Johannis, qui était pressenti au poste de Premier ministre en cas de succès du candidat social-démocrate, a reconnu à demi-mot la défaite de son camp lundi. "Il semble que ce chapitre soit clos. Je n'irai plus à Bucarest", a-t-il dit.

S'il a vu sa popularité s'effondrer cette année en raison de la récession et des querelles politiques, Traian Basescu reste très populaire, principalement dans les campagnes et auprès de la classe ouvrière. Il tire profit de l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne et de la tenue d'un important sommet de l'OTAN en 2008, temps fort de sa présidence.

En l'absence de gouvernement et de budget 2010, le Fonds monétaire international (FMI) a récemment bloqué un prêt de 1,5 milliard d'euros crucial pour la Roumanie, l'un des pays les plus pauvres de l'Union européenne. L'économie nationale devrait se contracter d'environ 8,5% en 2009, et le chômage a augmenté de 3% en un an, à 7,1% de la population active. AP




En Bolivie, Evo Morales réélu président
LE MONDE | 07.12.09 | 08h43 Réagissez (7) Classez Imprimez Envoyez Partagez
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La Paz, envoyé spécial

Le président bolivien de gauche, Evo Morales, a été largement réélu, dimanche 6 décembre. Des résultats non officiels diffusés par les médias lui attribuent 62 % des voix. Le candidat de la droite, Manfred Reyes Villa, a recueilli 27 % des suffrages, suivi par le centriste Samuel Doria Medina, avec 6 % des votes. Cinq autres candidatures, encore plus minoritaires, confirmaient la fragmentation de l'opposition.


Le chef de l'Etat espérait davantage et s'était déclaré "sûr" de l'emporter dans les neuf départements de la Bolivie. Ce n'est pas le cas : Santa Cruz, Beni et Pando restent acquis à l'opposition.

En revanche, M. Morales a gagné son pari d'obtenir une majorité des deux tiers au Sénat, pour éviter les manœuvres de blocage des opposants. Le parti présidentiel, le Mouvement vers le socialisme (MAS) était déjà majoritaire à la Chambre des députés.

Le contrôle du Parlement garantit au gouvernement une mise en oeuvre sans entrave de sa "refondation" socialiste et pro-indigène du pays, sur la base de la nouvelle Constitution adoptée en janvier 2009.

Dimanche soir, M. Morales a promis à la foule en liesse, rassemblée devant le palais présidentiel, "d'approfondir et d'accélérer le processus de changement".

L'identification de l'électorat populaire avec le premier président d'origine indigène a été décisive. Avec M. Reyes Villa, capitaine du cadre de réserve et ancien préfet de Cochabamba, la droite a présenté son visage le plus conservateur. Le profil de ce militaire controversé a d'ailleurs divisé l'élite de Santa Cruz, bastion de l'opposition, dont une partie a rallié l'industriel Doria Medina, qui peine à percer dans un climat de polarisation gauche-droite.

"Aux tensions entre le gouvernement et l'opposition qui ont caractérisé le premier mandat d'Evo Morales, pourraient succéder les tiraillements au sein de sa propre majorité", estime Raul Prada. Ancien élu à l'Assemblée constituante (2006-2007), cet intellectuel fait partie de Comuna, un groupe de réflexion proche du pouvoir. Selon lui, le second mandat de M. Morales sera "plus pragmatique, moins marqué par les illusions lyriques". "Tout va se jouer sur l'application de la nouvelle Constitution, qui est plus radicale que le plan du gouvernement", prévoit-il.

Victor Hugo Cardenas, ancien vice-président de la Bolivie (1993-1997), estime que la Constitution est inapplicable. A l'entendre, la mise en œuvre des différents niveaux d'autonomie – départementale, régionale, municipale et indigène – va susciter des conflits de délimitation territoriale, de répartition des ressources fiscales et de compétences. "Deux cents mines ont déjà été occupées par des populations locales qui contestent la prééminence de l'Etat sur les ressources naturelles", note-t-il. Originaire d'une communauté aymara, M. Cardenas s'est rendu célèbre en prononçant son discours d'investiture devant le Congrès dans les trois principales langues indigènes du pays, le quechua, l'aymara et le guarani.

Il n'hésite pourtant pas à qualifier le discours indigéniste du gouvernement "d'imposture et manipulation". "Comment peut-on mettre au même niveau la justice ordinaire et les diverses formes de justice communautaire, comme le prétend la Constitution, sans que soient garantis le droit à un procès équitable, les droits à la défense et à un recours à une instance supérieure, principes aujourd'hui universels ?", demande-t-il.

SCANDALE DE CORRUPTION

Selon Raul Prada, le parti présidentiel, le Mouvement pour le socialisme (MAS, gauche) aborde la nouvelle étape, ébranlé par le scandale de corruption qui a jeté en prison Santos Ramirez, considéré jusqu'alors comme le dauphin de M. Morales. En janvier 2009, un cambriolage entraînant un homicide a dévoilé l'existence d'un pot de vin de 450 000 dollars au profit de M. Ramirez, président de Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos, l'entreprise d'Etat chargée des hydrocarbures, nationalisée en 2006. Enrichissement personnel ou financement illicite du MAS ? La justice n'a pas encore tranché. "Nous ne savons pas quelle est l'étendue des réseaux de corruption au sein de l'Etat", dit M. Prada.

Le calendrier politique ne favorise pas un second mandat présidentiel davantage tourné vers la gestion publique. En avril 2010, les Boliviens éliront leurs autorités municipales et départementales. L'opposition tentera sans doute de rebondir sur le seul terrain, local et régional, où elle a réussi à marquer des points. Plus tard, les électeurs devront désigner les magistrats de la Cour suprême, désormais soumis au suffrage universel.

La Bolivie continuera donc en campagne électorale, comme tout au long du premier mandat d'Evo Morales, tandis que l'Etat enregistre des taux médiocres d'exécution des dépenses budgétaires. De quoi décourager la coopération internationale, sollicitée par le pays le plus pauvre d'Amérique du Sud.

Paulo A. Paranagua



Iran: la police utilise du gaz lacrymogène contre les manifestants de l'opposition à Téhéran
(AFP) – Il y a 3 heures

TEHERAN — La police iranienne, déployée en nombre à Téhéran, a utilisé du gaz lacrymogène contre des manifestants qui ont profité lundi de la "Journée des étudiants" pour lancer des slogans hostiles au président Mahmoud Ahmadinejad, ont rapporté des témoins à l'AFP.

"La police a tiré du gaz lacrymogène contre des groupes de manifestants qui lançaient des slogans contre le président Mahmoud Ahmadinejad", a déclaré un témoin, sans préciser le nombre de personnes présentes.

Ces incidents ont eu lieu sur l'avenue Enghelab, qui longe l'université de Téhéran, selon ce témoin.

L'AFP n'a pas pu confirmer ces incidents car la presse étrangère est interdite de couvrir les manifestations de l'opposition. Les cartes de presse des journalistes travaillant pour les médias étrangers ont été déclarées "non valables" pendant 48 heures.

Selon l'agence Fars, "quelque 2.000 étudiants participent à un rassemblement officiel à l'intérieur de l'université, lançant des slogans pour soutenir le guide suprême", l'ayatollah Ali Khamenei. Des funérailles symboliques étaient organisées pour commémorer la mort de trois étudiants, tués par la police du Shah le 7 décembre 1953 lors de manifestations anti-américaines.

"Quelque 50 partisans de Mir Hossein Moussavi ont tenté de perturber ce rassemblement en scandant +Ya Hossein, Mir Hossein+ (Allez Hossein)", a ajouté Fars.

M. Moussavi, candidat malheureux à la présidentielle du 12 juin, a pris la tête de l'opposition depuis l'annonce des résultats.

"Des centaines de policiers sont déployés autour de l'université de Téhéran et certaines rues y menant sont bloquées", a déclaré un témoin à l'AFP. "La police a également mis des barrières sur les trottoirs pour contrôler l'accès" à l'université, a-t-il ajouté.

A la faveur des traditionnelles manifestations anti-américaines de la "Journée nationale des étudiants", plusieurs groupes d'opposants ont appelé à des rassemblements contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Un groupe étudiant a renouvelé cet appel lundi sur l'internet. "Les étudiants verts (couleur de ralliement de l'opposition, ndlr) des universités d'Iran appellent les étudiants à se rassembler dans les universités de Téhéran (...) à 12H00 (08H30 GMT) et la population à les rejoindre devant ces universités à 15H00 (11H30 GMT)", lit-on sur le site des étudiants d'une des principales universités de la capitale.

"Les étudiants des universités et la population vont protester contre le coup d'Etat", affirme le texte, en référence au terme utilisé par une partie de l'opposition pour qualifier la réélection contestée du président.

Les autorités, qui ont sévèrement réprimé plusieurs manifestations d'opposants depuis juin, ont interdit tout rassemblement "illégal" autour des campus et ont bloqué la plupart des sites internet de l'opposition.

Le ministre des Sciences et Technologies, Kamran Daneshjoo, a appelé lundi les étudiants à être "sensibles aux intérêts nationaux", dans un message cité par l'agence Irna.

Le groupe conservateur au Parlement a également appelé les dirigeants de l'opposition à "cesser leur entêtement politique", selon l'agence Isna.

Sur son site internet (www.kaleme.com), Mir Hossein Moussavi a de nouveau critiqué le pouvoir. "Si vous imposez le silence dans les universités, que pouvez-vous pour la société?", a-t-il lancé à l'adresse du gouvernement.



L'interdiction de minarets prouve l'arriération de l'Occident": Kadhafi
Actualités - Société
Société - Le guide libyen, Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union africaine (UA), a affirmé au cours d'un discours à Zlitin (150 km à l'Est de Tripoli) que "le monde occidental est certes avancé au niveau scientifique, mais arriéré dans sa civilisation et au plan social", en réaction à la récente décision de la Suisse d'interdire la construction de minarets dans le pays.

Le guide Kadhafi a signalé dans un discours vendredi soir à l'université Al- Asmariya dans la ville de Zlitin, devant un grand nombre du corps enseignant et des étudiants, que l'Occident a perdu son humanité malgré son progrès et indiqué que la preuve en est que se sont les Occidentaux qui, avec leur technologie, ont créé les moyens d'éradiquer l'humanité et ce sont eux qui ont fabriqué la bombe atomique, chimique et bactériologique et ont cultivé les virus du SIDA, de la grippe porcine dans leurs laboratoires, faisant planer une menace sur la sécurité et la paix dans le monde.

Le guide Kadhafi s'est demandé "si l'humanité a été créée pour vivre sous la menace des missiles transcontinentaux et la terreur des bombes atomiques, bactériologiques, chimiques et les virus?", et a affirmé que "le monde occidental a transformé la vie des gens en un enfer, alors que le monde islamique qui n'a pas encore atteint ce degré de progrès, représente l'humanité et incarne l'esprit de l'humanité".

Le leader Kadhafi a évoqué les attaques de l'Occident contre le Prophète Mohamed, indiquant que ces attaques sont la preuve de l'arriération sur le plan humain des Occidentaux et précisé que les musulmans n'osent pas s'attaquer à Jésus et à Moïse étant donné qu'ils sont des prophètes de Dieu.

Le guide Kadhafi a également évoqué la décision des autorités suisses d'interdire aux musulmans la construction de minarets pour les mosquées dans ce pays et signalé que cette mesure représente une animosité à l'égard de l'Islam vu que l'explication que les Helvétiques ont donné est que les minarets ne sont pas des mosquées, "ce qui est un prétexte pour fuir la responsabilité car le minaret est la base de la mosquée et ne peut être séparé de la mosquée étant donné que si on supprime le minaret c'est comme si l'on avait supprimé la mosquée, car ce qui distingue la mosquée d'un parking de voitures, d'une boutique ou d'un logement, c'est l'existence du minaret".

Il a affirmé que cette décision des autorités suisses est, en réalité, l'équivalent du "jeu avec le feu" qui se retournera contre ses auteurs "car cette mesure d'interdiction s'est répandue en Europe et tous disent nous présenterons au Parlement la question des mosquées et de l'Islam".

Le leader Kadhafi a indiqué que cette décision donne aux musulmans un prétexte d'être intolérant envers l'Occident après avoir permis la construction d'églises et du port de la croix dans le monde musulman qui est un monde humain civilisé et dépourvu de haine et qui donne la liberté de croyance.

Il a ajouté que les Occidentaux veulent la construction davantage d'églises et se disent "pourquoi ne construirons-nous pas des églises à la Mecque", affirmant que cela constitue une haine et une entrave à la liberté de croyance et les droits de l'homme" et précisé que la Suisse a donné une opportunité à la droite extrémiste islamique d'être davantage extrémiste et de prôner l'annulation de tout ce qui a été permis à la religion chrétienne dans le monde musulman, et affirmé que l'Occident à travers sa lutte contre les mosquées a donné des arguments à ceux qui veulent combattre les églises.

Le leader Kadhafi a précisé que la situation du christianisme et des églises dans le monde islamique sera révisée en vertu de cette résolution et de l'action menée actuellement en Suisse et qui se répand en Europe, signalant que les Occidentaux ont donné un prétexte au monde musulman à ce sujet et qu'il ne croit pas qu'il reste encore quelqu'un dans le monde musulman qui donnera des autorisations de construction d'églises.

Il a affirmé que de telles décisions influeront sur les relations économique, commerciale et politique avec le monde islamique et que des appels seront lancés à partir de maintenant pour le boycott économique, commercial, financier et touristique de tout ce qui touche à la Suisse et qu'après cela les pays qui imiteront la Suisse seront mis sur la liste noire.

Le guide Kadhafi a appelé l'Occident en général et l'Europe en particulier à "arrêter de tels jeux" s'ils veulent un monde où règnent la coopération et les investissements réciproques, la paix et la stabilité, et affirmé que le monde islamique est conscient aujourd'hui des prétextes avancés par l'Occident pour s'approprier ses richesses et les piller.

Le guide Kadhafi a mis en exergue les contradictions en Occident, "vu qu'au moment où tout le monde combat le phénomène du terrorisme et Al-Qaida, l'Occident et notamment la Suisse apporte avec cette mesure le plus grand service à Al-Qaida ou à ceux qui se prétendent terroristes pour mobiliser les jeunes en vue de combattre tous ceux qui s'opposent à la religion musulmane".

Le leader Mouammar Kadhafi a affirmé que l'hostilité du monde occidental à l'égard de l'islam et des musulmans s'étendra pour englober les juifs qui sont devenus terrorisés et préoccupés "car ils savent que la campagne de haine contre les religions ne s'arrêtera pas à la seule religion islamique mais que la haine atteindra le judaïsme. Les juifs savent bien comment le christianisme haie le judaïsme et comment les Européens détestent les juifs et leur ont créé les fours crématoires et à gaz".

"Où se trouve la tolérance dont ils parlent, l'humanité, les droits de l'homme et le rejet de la haine?", s'est interrogé le guide libyen avant de signaler que "tous les maux dont ils nous qualifient, ils les appliquent actuellement et toutes les accusations qu'ils nous ont adressées, les condamnent aujourd'hui".

Le leader libyen a appelé les occidentaux à bien tenir compte de leurs intérêts étant donné qu'ils ont besoin du pétrole, du gaz, des ports, de la mer, de l'énergie solaire, des investissements du monde musulman et les a incités à faire attention avant de perdre ces acquis.




Monnaies: Hausse du dollar américain face au franc CFA
Actualités - Economie
Cours Monnaies - Le taux de change du dollar américain est en hausse par rapport au franc CFA de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), indique le bulletin des cours de change du jour des principales devises publié lundi matin par l'institution financière à Libreville.

Voici les cours :

Monnaie Achat Vente Euro 629,71 655,95 Dollar américain 431,92 449,39 Livre sterling 711,19 740,41 Dollar canadien 409,51 426,48 Yen 4,78 4,98 Franc suisse 425,32 442,96 Rand sud-africain 57,98 60,94.



Contraction record du PIB en Islande au 3e trimestre
lundi 7 décembre 2009 11h50 Imprimer cet article[-] Texte [+]
1 / 1Plein écranSTOCKHOLM (Reuters) - L'Islande affiche la contraction la plus forte jamais enregistrée de son PIB au troisième trimestre, l'effondrement de ses banques et de sa monnaie continuant de ravager l'économie de l'île, montrent les chiffres officiels.

Le produit intérieur brut (PIB) de l'Islande a ainsi reculé de 5,7% au troisième trimestre par rapport à la période de trois mois précédente, et de 7,2% en rythme annuel, selon des chiffres préliminaires du bureau des statistiques qui a précisé que cette contraction était la plus lourde enregistrée.

L'évolution du PIB du deuxième trimestre a été révisée à -6,2% en rythme annuel contre -6,5% lors d'une précédente estimation. Sur une base trimestrielle, le chiffre du deuxième trimestre a été révisé de -2% à -0,4%.

"Bien sûr, l'Islande va être confrontée à une contraction importante, mais nous espérions voir une amélioration en base trimestrielle", commente Petter Sandgren, à la tête des marchés monétaires chez SEB.

"La demande intérieure en Islande est très déprimée parce qu'il n'y a toujours pas de fonctionnement complet du système financier."

Le mois dernier l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) a prévenu que l'économie islandaise devrait continuer de se contracter l'an prochain.

Le gouvernement a de son côté déclaré en octobre qu'en raison des effets de la crise, l'économie reculerait de 8,4% cette année et ne devrait pas recommencer à croître avant 2011.

L'effondrement de Kaupthing, Landsbanki et Glitnir, les trois plus grosses banques du pays, à l'automne 2008 et la chute de la couronne islandaise ont contraint le gouvernement à demander l'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de ses voisins européens à hauteur de plusieurs milliards de dollars.

Mia Shanley et Niklas Pollard, version française Alexandre Boksenbaum-Granier



La Chine a un niveau de consommation le plus bas parmi les quatre pays du « BRIC »
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Chen Jiagui, Directeur du Département des Sciences économiques de l'Académie des Sciences sociales de Chine et membre du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, a déclaré le 4 courant, au Colloque international sur la comparaison du développement économique des pays du « BRIC », que parmi les quatre pays concernés, le Brésil, la Russie et l'Inde comptent tous les trois sur l'augmentation de leur demande intérieure pour assurer leur développement économique et la croissance de leur PIB, tandis que pour la Chine, sa croissance économique dépend depuis de longues années de l'investissement et de l'exportation, c'est pourquoi il lui faut accroître d'urgence son taux de consommation.

Il a indiqué que pour le Brésil, sa croissance économique dépend principalement de sa demande intérieure, alors que la demande consommatrice apporte une contribution de près de 80% à la croissance du PIB, tandis que le taux d'investissement est inférieur à 20% ; Pour la Russie, la force motrice de sa croissance économique provient principalement de la demande intérieure, dont la consommation occupe une part de 60% à 70% dans la croissance de son PIB contre plus de 20% pour l'investissement et seulement 10% pour le commerce import-export ; Pour l'Inde, sa croissance économique est fondée également principalement sur la demande intérieure, dont une grosse partie provenant de la consommation, la consommation privée et la consommation gouvernementale apporte à la croissance du PIB un taux de contribution souvent supérieur à 50%.

Parmi les quatre pays du BRIC, pour les chiffres moyens de 1996 à 2006, la Chine a un taux d'investissement le plus élevé qui a tendance à s'accroître dans les années à venir. Après la crise financière, la Chine a commencé à appliquer une politique financière expansionniste et le gouvernement central a investi une somme de 1.180 milliards pour stimuler la demande intérieure et cette politique, ce qui fait que le taux de contribution de l'investissement dans la croissance économique a atteint environ 70%. Comparaison faite avec les trois autres pays du « BRIC », la demande de consommation définitive de la Chine est la plus basse, tandis que sa demande d'investissement est la plus énorme.

Chen Jiagui a indiqué qu'il existe en Chine un déséquilibre et une incoordination entre l'investissement et la consommation, la distribution des revenus est inégale et le développement du service est en retard. Tout cela constitue les principaux problèmes auxquels la Chine doit faire face actuellement quant à son développement économique. Le taux d'investissement excessif crée et amène des difficultés quant à la durabilité de la croissance économique. Le taux d'investissement trop élevé fait pression et écarte l'investissement et fait en sorte que le taux de consommation est en baisse continuellement et cela devient pour le moment un des principaux problèmes structurels de l'économie chinoise.

Il a fait remarquer que le problème de la distribution de revenu est l'une des importantes causes du niveau relativement bas de la consommation en Chine.

D'autre part, le point du retard du développement du secteur tertiaire en Chine apparaît de façon nette et évidente. C'est pourquoi, d'après Chen Jiagui, il est nécessaire d'augmenter la demande de consommation de la population ainsi que le changement de la structure industrielle. Par exemple, le développement du service peut stimuler la création d'emplois, alors que la hausse du revenu des habitants contribuera à l'élargissement de la consommation. Dans la croissance ultérieure des projets de consommation, la consommation du service doit être un de ses aspects les plus importants.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



Chine: les ventes et la production automobiles dépassent les 12 millions d'unités de janvier à novembre
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Les ventes et la production d'automobiles de la Chine ont toutes deux dépassé les 12 millions d'unités entre janvier et novembre, a annoncé lundi l'Association des constructeurs automobiles de Chine.

Selon les prévisions de l'association, les ventes et la production pour toute l'année 2009 devraient toutes deux dépasser les 13 millions d'unités.

Source: xinhua



Le risque sur le marché immobilier chinois augmente
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Le marché immobilier chinois est actuellement porté par la spéculation. C'est en tout cas l'avis et la mise en garde de certains observateurs du secteur qui jugent que le choix de la propriété à des fins d'investissement au lieu d'une demande véritable de logement pourrait créer des phénomènes récemment observés aux Etats-Unis.

Les indicateurs sont préoccupants. Selon Nie Meisheng, directrice de la Chambre de commerce de l'immobilier de Chine, le volume des prêts bancaires devient très important, et le risque également. Au début de la crise financière mondiale, le gouvernement chinois a lancé une série de politiques préférentielles afin de stimuler la demande au marché immobilier, et ces politiques se sont avérées influentes. Le prix de l'immobilier à Beijing et à Shanghai a atteint un record en juillet et n'en finit pas de monter. Les promoteurs se frottent les mains. Mais Mme Nie rappelle que la crise financière avait été déclenchée par la crise américaine de l'emprunt pour les logements secondaire. Selon elle, le marché immobilier chinois pourrait prendre la même direction.

Source: CCTV



87 millions de Chinois font des achats sur internet
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Plus de 87 millions de Chinois ont acheté des articles sur internet cette année, près de 24 millions de plus par rapport à l'an dernier et une augmentation annuelle de 38,9 %, a annoncé le journal Beijing Times, en citant un rapport publié récemment par China Internet Network Information Center (CNNIC).

La plupart des acheteurs sur les sites web sont des étudiants ou des employés de bureau âgés de 18 à 30 ans, avec un revenu mensuel de 1 000 (146 $) à 3 000 yuans (439 $). Les femmes sont plus nombreuses à acheter sur internet par rapport aux hommes, et les vêtements, ainsi que les appareils de l'électroménager sont les produits les plus achetés.

Selon le «Rapport de l'année 2009 sur le web-shopping en Chine», la somme totale de la consommation nationale sur internet pour le premier semestre de l'année était de 119,5 milliards de yuans (17,5 milliards de dollars), avec 89 % des consommateurs qui ont acheté des articles sur des sites ressemblant à taobao.com.

CNNIC estime que le montant total des achats annuels en ligne devrait atteindre 250 milliards de yuans (36,6 milliards de dollars) cette année.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


Nouveau plan chinois de subvention
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10 secteurs étaient concernés par le plan de subvention qui a été mis en oeuvre par le gouvernement chinois au début de l'année. Certaines industries bénéficiaires, sélectionnés pour leur caractère stratégique, ont enregistré d'excellents résultats en 2009, qui devraient profiter à l'ensemble de l'économie.

Augmenter la plus-value apportée par les entreprises visées, voila l'objectif de ce plan de soutien à l'investissement. 96 milliards de yuans d'aide directe et 7,5 milliards d'exonération d'intérêts pour le secteur munfacturier auront permis de porter la valeur ajoutée générée par ce secteur de 3,8% en janvier à doubler en avril et presque quadrupler en octobre. Pour sa part, l'industrie textile a particulièrement tiré profit de cette année en terme de chiffre d'affaire, grâce à une croissance des ventes domestiques qui permet au secteur d'être progressivement moins dépendant des exportations.

Shi Dan

Ass. du Directeur de l'Inst. d'Economie Industrielle

Académie Chinoise des Sciences Sociales

"Les 10 secteurs jouent un rôle de guide et de soutien au capital. Le développement de ces 10 industries conditionnera le développement économique du pays dans son ensemble."

Développer les activités à plus forte valeur ajoutée et s'affranchir progressivement de la demande mondiale, les objectif de ce plan de financement se veulent l'illustration du grand virage que doit prendre le mode de croissance de la Chine.

Source: CCTV





Roumanie : Basescu réélu à la présidence

Les sondages le donnaient perdant, et pourtant : Traian Basescu rempile pour second mandat de 5 ans à la tête de la Roumanie.

Le président sortant de centre-droit a recueilli 50,37 % des suffrages avec une très courte avance donc sur son adversaire social démocrate, Mircea Geoanna. Traian Basescu n'a cependant pas attendu ces résultats pour revendiquer la victoire : “J'ai gagné, comme en 2004 ! s'exclamait-il dans la nuit. Cette victoire, je la dois aux cinq millions de Roumains qui ont clairement voté pour la modernisation de la Roumanie.” Traian Basescu a promis des réformes douloureuses, et notamment la suppression de 150.000 postes de fonctionnaires. La déception est grande pour le social démocrate Mircea Geoana. Trois sondages sortie des urnes le donnaient vainqueur dans la nuit. Déjà, un membre de son parti dénonce des irrégularités. Les experts politiques redoutent que l'ex-parti communiste ne conteste la légitimité de Basescu. Une menace sur la stabilité politique du pays. Stabilité à laquelle le FMI conditionne l'octroi d'un prêt de 20 milliards d'euros, au deuxième pays le plus pauvre de l'Union européenne.
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La dette publique menace la reprise

Par Mathilde GOLLA le 07/12/2009


Les pays dont la dette publique ne cesse d'augmenter mettent en danger la durabilité de leur reprise, estime le nouveau chef économiste de l'OCDE. "La reprise pourrait être plus forte que prévu", dit Pier Carlo Padoan, qui est également directeur général adjoint de l'Organisation pour la coopération et le développement économique, dans un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera. « Mais cela ne veut pas dire qu'elle sera également plus durable... Cette croissance résulte de politiques de soutien public de différents types; elle n'est pas soutenue par l'activité privée ».



La France envisage d'émettre à 40 ans

Par Benoît Menou le 07/12/2009


En 2010, l'Agence France Trésor pourrait créer une référence à 40 ans, a indiqué vendredi son porte-parole. L'AFT envisage également de lancer un nouvel emprunt de référence à 50 ans. Le tout pour profiter de l'appétit des investisseurs sur les maturités longues, et de la faiblesse des taux.



China Pacific va lever jusqu'à 2,3 milliards d'euros
[ 07/12/09 - 11H06 - Reuters ]

HONG KONG, 7 décembre (Reuters) - China Pacific Insurance, troisième plus gros assureur-vie en Chine, envisage de lever jusqu'à 25,9 milliards de dollars hongkongais (2,3 milliards d'euros) en s'introduisant sur la Bourse de Hong Kong, a-t-on appris dimanche auprès d'une source proche de la transaction.
China Pacific <601601.SS>, partiellement détenue par le fonds de capital investissement Carlyle Group [CYL.UL] et dont les titres sont déjà traités à Shanghaï, va émettre 939,6 millions d'actions, dont 861,3 millions de nouveaux titres, à un prix unitaire compris entre 26,8 et 30,1 dollars hongkongais, a précisé la source.
Cette opération, qui valorise China Pacific Insurance entre 1,7 et 1,9 fois sa valeur intrinsèque hors survaleurs (embedded value) 2010 estimée par les teneurs du carnet d'ordre, constituerait la sixième plus grosse introduction de l'année.
A titre de comparaison, China Life <2628.HK>, numéro un du secteur dans l'Empire du Milieu, s'échange contre 2,87 fois les prévisions d'embedded value 2010, tandis que le numéro deux de l'assurance vie chinoise, Ping An <2318.HK> se négocie à un prix représentant 3,71 fois son embedded value 2010, selon une étude d'UBS.
La cotation de l'assureur à Hong Kong devrait débuter le 23 décembre.
China International Capital Corp (CICC), Credit Suisse <CSGN.VX>, Goldman Sachs <GS.N> et UBS <UBSN.VX> sont chargés de gérer cette opération.
(Kennix Chim, version française Alexandre Boksenbaum-Granier)



Somalie: manifestation contre les shebab
Des centaines de personnes ont manifesté aujourd'hui à Mogadiscio pour dénoncer la violence des insurgés islamistes shebab, un rassemblement sans précédent dans la capitale somalienne en guerre.

Les manifestants se sont regroupés dans la matinée devant l'hôtel Shamo, où 24 personnes ont été tuées le 3 décembre dans un attentat suicide perpétré lors d'une remise de diplômes à des étudiants en médecine. Ils ont notamment brûlé le drapeau noir et blanc frappé du sceau du prophète, bannière adoptée par les shebab et plus généralement par les partisans d'Al-Qaïda dans le monde.

"A bas les shebab", "assez de violence" scandaient les manifestants, qui ont accusé la milice islamiste d'être responsable de ce "massacre d'innocents".
Le cortège s'est arrêté quelques instants devant l'université de Banadir, faculté de médecine où étudiaient la plupart des victimes. "Ces centaines d'habitants de Mogadiscio se sont rassemblées spontanément. Les gens sont écoeurés des tueries aveugles des terroristes", a affirmé un officier de police, Farah Osman Kalafoge.

"Je participe à cette manifestation pour montrer mon ressentiment après cet acte cruel qui a tué nos futurs docteurs et journalistes", a expliqué un manifestant, Mohamed Yare.
La manifestation s'est déroulée dans la petite partie de la capitale somalienne encore sous contrôle du gouvernement de transition (TFG), assiégé par les shebab et leurs alliés locaux du Hezb al-Islam. Un tel rassemblement contre les islamistes est sans précédent dans Mogadiscio.



Romero quitte l'UMP pour le PS
L'ancien secrétaire national de l'UMP, Jean-Luc Romero, a accepté de figurer comme "personnalité d'ouverture" sur la liste du Parti socialiste aux élections régionales en Ile-de-France, s'estimant plus "en phase" avec la gauche, a-t-il annoncé aujourd'hui.

Elu depuis 1998 comme conseiller régional UMP en Ile-de-France, Romero, 50 ans, président-fondateur d'Elus locaux contre le Sida, a quitté l'an dernier ce parti en raison de "pronfondes divergences sur les questions de société". Apparenté au Parti radical de gauche, ce dernier a estimé "logique" son "ralliement à la majorité du conseil régional" dirigée par le socialiste Jean-Paul Huchon, qu'il soutient depuis son départ de l'UMP.

"L'UMP ne s'intéresse absolument pas aux questions de société comme le sida qui est pourtant une question majeure de santé publique", a expliqué Romero, reprochant à la chef de file de l'UMP pour les régionales en IdF Valérie Pécresse de "ne rien proposer". "Huchon a un bilan intéressant, il a prouvé beaucoup de choses. C'est la région de France qui a le plus investi dans la lutte contre le sida", a-t-il poursuivi, en saluant également le travail du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.

Romero, qui fut durant deux ans le secrétaire national de l'UMP en charge de la lutte contre le sida, rappelle que l'Ile-de-France concentre plus de la moitié des cas dans tout le pays. "Depuis le combat pour le PACS, je m'aperçois que je suis plus en phase avec la gauche. A droite, j'étais un alibi", a poursuivi cet ex-adhérent de droite durant 25 ans (RPR puis UMP), qui a fait son "coming out" sur sa séropositivité et juge "réactionnaires" certains responsables de la majorité présidentielle.

Romero devrait être investi par le PS en quatrième position sur la liste de Paris aux régionales, même si la question de sa place n'a "pas encore été totalement bouclée".


Un violeur récidiviste se rend à la police
Un violeur multirécidiviste, soupçonné d'avoir violé une femme le 8 septembre à Orly (Val-de-Marne) lors d'une permission de sortie exceptionnelle, s'est rendu à la police vendredi soir après une fuite de près de trois mois.

Le violeur présumé, qui était activement recherché par la police, a alors été placé en garde à vue au commissariat de police de Villejuif (Val-de-Marne), précise une source policière, confirmant une information du Parisien.

Cet homme de 34 ans, déjà condamné à deux reprises pour viol, est soupçonné d'avoir violé une mère de famille de 33 ans en septembre dernier, à son domicile, sous la menace d'un couteau. Il doit être déféré aujourd'hui devant le parquet de Créteil.

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Iran: l'université de Téhéran encerclée
L'Université de Téhéran a été encerclée ce matin par plusieurs milliers de policiers anti-émeute et de gardes révolutionnaires pour empêcher des manifestations d'étudiants soutenues par l'opposition iranienne.

On ignorait dans l'immédiat si des rassemblements avaient débuté à l'intérieur du campus. Des témoins ont rapporté que la police vérifiait l'identité de toutes les personnes entrant sur le site. Les forces de l'ordre ont également pris des mesures pour éviter que la population n'aperçoive l'intérieur du campus, recouvrant l'entrée principale et la clôture de banderoles portant notamment des messages de l'Ayatollah Ali Khameini.

La date d'aujourd'hui est l'anniversaire de la mort de trois étudiants, tués en 1953 lors d'une manifestation anti-américaine. Depuis les années 90, elle est l'occasion de manifestations en faveur des réformes. Les étudiants sont le fer de lance du mouvement actuel ayant suivi la réélection considérée comme frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence en juin dernier.

Hiersoir, des opposants ont bravé la pluie pour grimper sur les toits de Téhéran et crier "Allahou Akbar" et "A bas le dictateur". Les autorités ont par ailleurs fortement ralenti les connexions à Internet pour priver l'opposition d'un moyen de communication vital.





320 morts dans la rue en 2009
Depuis le début de l'année, 320 personnes sans domicile fixe sont mortes en France, dont 14 au cours des deux dernières semaines, annonce le collectif des Morts de la Rue. En 2008, le collectif avait dénombré 399 décès de personnes effectivement mortes dans la rue.




Arabie saoudite/inondations: 116 morts
Le bilan des inondations qui ont frappé Jeddah, la capitale économique du royaume saoudien, le 25 novembre en plein pèlerinage musulman, s'est alourdi à 116 morts et 47 disparus, indique ce matin l'agence officielle Spa.

Les autorités ont en outre fourni un hébergement à plus de 22.000 personnes, dont les maisons ont été détruites ou endommagées. Au total, 8.092 maisons ont été très endommagées.

La semaine dernière, le roi Abdallah d'Arabie saoudite avait ordonné l'ouverture d'une enquête sur ces inondations qui ont provoqué la colère des citoyens contre les autorités.
Avec l'interdiction de toute manifestation de rue, de nombreux résidents de Jeddah ont exprimé leur colère sur internet. Ainsi, plus de 11.000 personnes se sont inscrites sur une page du site de socialisation Facebook, créée pour se plaindre des infrastructures défectueuses à Jeddah. La page de Facebook contient plusieurs appels à la démission de responsables de la cité.



Soudan: dizaines d'opposants arrêtés
Plusieurs dirigeants des ex-rebelles sudistes soudanais du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) ont été arrêtés ce matin à Khartoum et Omdurman, sa ville jumelle, alors qu'ils s'apprêtaient à manifester contre le gouvernement central, rapportent des témoins. La police a également arrêté plus de 70 manifestants.

Le SPLM n'arrive pas à s'entendre avec le Parti du Congrès national du président Omar el-Béchir sur des réformes démocratiques en vue des élections d'avril 2010 et sur la loi qui doit encadrer le référendum de janvier 2011 sur la sécession du Sud-Soudan. Ces réformes et cette loi sont des aspects phares de l'accord de paix ayant mis fin en 2005 à la guerre civile entre le Nord et le Sud du Soudan.

En milieu de matinée, plusieurs centaines de manifestants, suivis par des policiers armés, défilaient dans les rues de Khartoum et d'Omdurman en brandissant des banderoles proclamant: "Nous voulons notre liberté". La police, qui avait déclaré la manifestation "illégale", a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule et a frappé certains manifestants à coups de bâton, selon des témoins.




Inde: le gouvernement critiqué au parlement après l'annonce sur le climat
NEW DELHI - Le ministre indien de l'Environnement Jairam Ramesh a été vivement critiqué lundi au parlement pour avoir annoncé quelques jours avant l'ouverture du sommet de Copenhague sur le climat qu'il visait une baisse de l'"intensité carbonique" de 20 à 25% d'ici 2020 par rapport à 2005.

"C'est une mauvaise stratégie de la part du gouvernement. Nous avons effacé notre position de base", a estimé Arun Jaitely, un membre du principal parti d'opposition, le Bharatiya Janata Party (BJP). "Nous sommes dans un état de désarroi. Nos négociateurs semblent bouder", a-t-il ajouté.

Un parlementaire du parti communiste, Brinda Karat, a lui aussi pris à partie le gouvernement, jugeant qu'"à la veille du sommet, le ministre a causé un fort préjudice en divisant l'équipe devant se rendre à Copenhague".

New Delhi avait auparavant refusé toute réduction chiffrée de ses émissions de gaz à effet de serre tout en demandant aux pays développés une aide financière pour l'aider à lutter contre les effets du changement climatique.

Devant le parlement, le ministre de l'Environnement a défendu la nouvelle position du gouvernement, affirmant qu'il n'avait pas compromis l'intérêt national en annonçant un objectif de réduction non contraignant.

"Il n'y a pas de dilution de notre position. Je veux vous rassurer sur le fait que même si notre position évolue (...) il y a un certain cadre de base que nous ne violons pas", a-t-il déclaré.

Jairam Ramesh, a annoncé jeudi que l'Inde, l'un des plus gros pollueurs de la planète, visait une réduction de sa quantité de gaz à effet de serre émise par point de Produit intérieur brut (l'intensité carbonique) de 20 à 25% d'ici 2020 par rapport à 2005.

Il a aussi réitéré le refus de l'Inde de se voir imposer des objectifs obligatoires de réduction d'émissions ou une année de référence à partir de laquelle celles-ci devraient diminuer.

L'Inde était sur la sellette depuis les annonces récentes de la Chine et des Etats-Unis s'engageant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

(©AFP / 07 décembre 2009 13h35)




Allemagne: commandes industrielles -2,1% en octobre (provisoire) (dév.)
Berlin (awp/afp) - Les commandes industrielles ont affiché une baisse surprise en Allemagne en octobre, leur première baisse en six mois et un signe que la dynamique de la reprise ralentit, selon des chiffres provisoires publiés lundi.

Les commandes industrielles ont perdu 2,1% sur un mois, selon ces données corrigées de variations saisonnières diffusées par le ministère de l'Economie, alors que les analystes interrogés par Dow Jones Newswires attendaient un mieux de 0,5%.

Le chiffre de septembre a pour sa part été revu légèrement en hausse, les commandes ayant finalement grimpé de 1,3%, et non de 0,9% comme annoncé précédemment.

La chute inattendue des commandes en octobre s'explique largement par la forte chute des commandes en provenance de l'étranger, qui a handicapé en particulier le secteur de la fabrication de machines (-4,5%) et la branche automobile. Un mauvais signe pour l'économie allemande, fortement exportatrice.

Les commandes intérieures n'ont elles reculé que de 0,5%.

Sur deux mois, septembre-octobre par rapport à juillet-août, les commandes ont continué à augmenter (+1,2%), un chiffre à mettre "entièrement" sur le compte des commandes venues de l'étranger (+5,2%), explique le ministère dans son communiqué. Car les commandes intérieures ont elles chuté de 3,1% sur ces deux mois, en particulier la demande de machines.

Sur un an, les commandes de septembre-octobre ont été de près de 11% inférieures à celles de 2008.

L'évolution du début du quatrième trimestre apparaît ainsi mitigée, avec un ralentissement de la dynamique de reprise amorcée ces derniers mois, en raison surtout du recul dans le secteur automobile, souligne le ministère. Ceci coïncide avec, dans un certain nombre de pays, des dispositifs de prime à la casse en fin de course.

Mais "les commandes restent toutefois orientées à la hausse et la remontée de la production industrielle devrait donc se poursuivre", même si c'est "avec une dynamique plus lente", selon le ministère.

Les chiffres de la production industrielle pour octobre sont attendus mardi. Les analystes attendent en moyenne une hausse de 0,5% de cet indicateur.

jq

(AWP/07 décembre 2009 13h30)




Poul Nyrup Rasmussen réélu président du Parti socialiste européen
PRAGUE - L'ex-Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen a été réélu lundi président du Parti socialiste européen (PSE) pour un nouveau mandat de cinq ans, lors du 8e congrès du PSE à Prague, consacré notamment à la crise économique mondiale et aux changements climatiques.

Seul candidat à sa propre succession, M. Rasmussen a obtenu 327 voix sur 333 votants à bulletins secrets, selon la commission électorale.

Président du PSE depuis 2004, M. Rasmussen, 66 ans, a été Premier ministre du Danemark (1993-2001) et leader du parti social-démocrate danois (1992-2002).

"L'essentiel pour nous à l'heure actuelle, c'est la façon d'aborder la récession qui est la plus grave depuis la grande crise des années 1930", a-t-il déclaré dans un discours précédant le vote.

"L'écart entre les riches et les pauvres n'a jamais été aussi grand. C'est ce qu'il faut changer", a-t-il insisté.

Selon M. Rasmussen, le PSE, deuxième force politique au Parlement européen derrière le Parti populaire européen (PPE, conservateur), doit "tirer la leçon" d'une perte de soutien dans certains Etats membres de l'UE.

"Nous n'avons pas été à la hauteur des attentes", a reconnu dans son allocution la première secrétaire du Parti socialiste français (PS), Martine Aubry.

Mme Aubry a saisi l'occasion pour épingler à son tour une "montée incroyable des inégalités dans le monde", avant d'appeler à un "Etat fort, un Etat qui prépare l'avenir".

"Il faut répondre au défi de la mondialisation, au défi démographique, au défi écologique", a insisté Mme Aubry, qui dirige à Prague une délégation du PS forte de 23 membres, l'une des plus importantes du congrès.

Ce premier congrès du PSE organisé dans un pays nouveau membre de l'UE réunit lundi et mardi plus de 1.500 délégués de partis sociaux-démocrates, socialistes et travaillistes d'Europe, selon les organisateurs.

Ils doivent se pencher notamment sur "l'impact de la crise économique, la protection du climat, la protection des marchés financiers et la réforme de ces marchés", a indiqué à l'AFP le chef du Parti social-démocrate tchèque (CSSD), l'ex-Premier ministre Jiri Paroubek.

"La seconde partie du congrès, demain, aura pour thème l'efficacité du travail des socialistes européens", a-t-il ajouté.

Les participants à ce congrès, strictement "sans carbone", prennent à Prague les transports en commun, portent des T-shirt en coton bio et utilisent du papier recyclé, ont annoncé les organisateurs.

Pour se rendre aux débats lundi, M. Rasmussen a pris le tramway en compagnie de M. Paroubek.

Le congrès du PSE coïncide avec le début du sommet sur le climat de Copenhague.

(©AFP / 07 décembre 2009 13h32)



ALERTE - Le maire de Kaboul condamné à quatre ans de prison pour corruption
KABOUL - Le maire de Kaboul a été condamné lundi à quatre ans de prison pour corruption et un mandat d'arrêt a été lancé à son encontre, a annoncé à l'AFP le procureur général adjoint de la capitale afghane.

(©AFP / 07 décembre 2009 13h33)



Moldavie: président pas élu, vers une dissolution du Parlement en juin
CHISINAU - Le Parlement de Moldavie a échoué lundi à élire le nouveau président de cette ex-république soviétique plongée dans une crise politique depuis le printemps, ouvrant la voie à une dissolution de l'assemblée et à une éventuelle réforme constitutionnelle.

Le chef du parti démocrate, Marian Lupu, seul candidat, a recueilli les 53 voix des parlementaires de la coalition pro-européenne, majoritaire, mais le soutien de 61 députés (sur 101 au total) est nécessaire pour être élu président.

Le Parti communiste, qui compte 48 députés, a quitté l'hémicycle avant le vote.

Cet échec, le second après un vote début novembre, ouvre la voie à une dissolution du Parlement qui n'interviendra pas avant le 16 juin 2010. L'assemblée avait déjà été dissoute le 16 juin 2009, lorsque le Parti communiste, vainqueur d'élections en avril, n'avait pu rassembler de majorité présidentielle, sur fond de manifestations et d'émeutes contre sa victoire.

Une coalition de quatre partis pro-européens avait ensuite remporté d'une courte tête des législatives en juillet.

Mais Marian Lupu, qui a quitté le PC en juin, adoptant un discours pro-européen, a jugé qu'une réforme de la Constitution s'imposait pour sortir de cette situation de blocage, aucun mécanisme légal n'existant en cas d'impossibilité d'élire le chef de l'Etat.

"Il faut changer la Constitution pour que le président soit élu soit par une simple majorité de députés soit par la voie d'une élection au suffrage universel", a estimé cet économiste de formation de 43 ans.

"Une commission constitutionnelle a été formée et doit préparer et présenter des propositions à ce sujet", a ajouté cet ancien ministre de l'économie.

Le président par intérim de la Moldavie, le président du Parlement Mihaï Ghimpu, a lui assuré qu'il n'y "aura pas d'élections législatives anticipées", sans pour autant expliquer comment échapper à cette obligation constitutionnelle. "Nous devons tout faire pour que Marian Lupu devienne président. Ce n'est pas qu'une obligation pour notre alliance, mais le désir du peuple, et nous allons nous y tenir. Tout va bien se passer".

La Moldavie, une république ex-soviétique à majorité roumanophone, considérée comme le pays le plus pauvre d'Europe.

(©AFP / 07 décembre 2009 13h19)




Les villes accueillent désormais 15 millions de réfugiés et déplacés
GENÈVE - Environ 15 millions de réfugiés et de personnes déplacées ou de retour d'exil vivent désormais dans des villes, grandes ou moyennes, surtout dans les pays en voie de développement, a indiqué lundi le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres.

Presque la moitié des 10,5 millions de réfugiés enregistrés par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) réside aujourd'hui dans des villes grandes et moyennes, selon M. Guterres.

"Au moins le double de personnes déplacées et de réfugiés de retour d'exil se trouverait également en milieu urbain", a-t-il ajouté.

"Nous devons abandonner l'image désuète selon laquelle la plupart des réfugiés vivent dans d'immenses camps de tentes gérés par le HCR", a relevé le Haut commissaire.

Pour le HCR, les réfugiés sont de plus en plus "forcés de vivre dans des quartiers précaires et des bidonvilles surpeuplés, avec peu ou pas d'accès aux services de santé et d'aide sociale. La plupart d'entre eux n'ont pas d'autre choix, afin de gagner tout juste leur vie, que de travailler dans l'économie parallèle où ils risquent l'exploitation".

Les réfugiés et déplacés ne font que suivre la tendance mondiale des déplacements de populations vers les centres urbains, surtout dans les pays en voie de développement, relève le HCR.

Le nombre de citadins a quadruplé durant ces 60 dernières années, passant de 730 millions en 1950 à plus de 3,3 milliards aujourd'hui, rappelle le HCR en soulignant que "quelque 80 % des populations urbaines seront bientôt concentrées dans les villes grandes et moyennes des pays en voie de développement".

Selon de récentes estimations, la capitale afghane, Kaboul, est sept fois plus peuplée qu'en 2001. "Parmi les nouveaux arrivants, un grand nombre sont d'anciens réfugiés revenus d'exil depuis la République islamique d'Iran ou le Pakistan, ou encore des personnes déplacées fuyant des violences survenant en zone rurale au sein même de leur pays", a indiqué le HCR.

"Bogota en Colombie et Abidjan en Côte d'Ivoire ont toutes deux absorbé des centaines de milliers de victimes de conflits armés qui s'entassent dans des quartiers insalubres", a poursuivi l'agence onusienne.

"Au Moyen-Orient, les villes de Damas en Syrie et d'Amman en Jordanie accueillent des centaines de milliers d'Irakiens contraints de fuir leur pays", a encore rappelé le HCR.

"L'arrivée massive dans les villes d'un grand nombre de personnes déplacées de force exerce une pression supplémentaire sur les maigres ressources publiques", explique le HCR. Cette situation "peut créer des tensions entre les populations locales et réfugiées et, dans le pire des cas, ces tensions peuvent attiser la xénophobie avec des résultats catastrophiques", avertit l'agence.

Dans ce contexte, le HCR en appelle plus particulièrement aux autorités municipales et aux maires "pour contribuer à renforcer la compréhension et la coopération entre les réfugiés et les populations locales sur le terrain".

(©AFP / 07 décembre 2009 11h52)





Russia, India sign agreement to cooperate in non-military use of nuclear technology




L'Afrique du Sud refuse de soigner ses immigrés, dénonce HRW
JOHANNESBURG - Les immigrés qui vivent en Afrique du Sud se voient régulièrement refuser l'accès aux cliniques et hôpitaux du pays, en toute illégalité, a dénoncé lundi l'organisation américaine Human Rights Watch (HRW) en appelant le gouvernement à corriger cette "discrimination".

"Les immigrés sont victimes d'abus pendant leur voyage, attaqués à l'arrivée et se voient refuser l'accès aux soins quand ils sont blessés ou malades", écrit Rebecca Shaeffer, chargée des questions de santé à HRW, dans un communiqué.

"Le gouvernement sud-africain devrait s'assurer que ces personnes aient accès aux soins dont elles ont besoin et auxquels elles ont droit selon la Constitution du pays", ajoute-t-elle.

Des millions de personnes ont fui les conflits en cours en Somalie, au Zimbabwe ou au Soudan pour s'établir en Afrique du Sud.

La première puissance économique du continent attire également des immigrés économiques, notamment du Mozambique ou de la République démocratique du Congo (RDC).

La plupart ne savent pas qu'ils ont droit aux soins et craignent d'être rapatriés s'ils se présentent dans les centres de santé publics. De plus, de nombreux personnels médicaux refusent de les soigner, assure l'organisation de défense des droits de l'Homme.

"La discrimination envers les étrangers est institutionnalisée dans le système de santé sud-africain", estime Mme Schaeffer.

En avril 2008, une vague de violences xénophobes s'était répandue dans les townships. Plus de 60 personnes avaient été tuées et des dizaines de milliers d'étrangers avaient dû fuir leur maison, principalement à Johannesburg, à Pretoria et au Cap.

(©AFP / 07 décembre 2009 10h20)



Un Israélien qui tentait de s'infiltrer dans la bande de Gaza tué
JERUSALEM - Un Israélien, qui tentait de s'infiltrer dans la bande de Gaza, a été tué par des agents de sécurité israéliens durant la nuit de dimanche à lundi, a annoncé le porte-parole de l'armée.

"Un individu suspect a été repéré alors qu'il tentait de s'infiltrer dans le nord de la bande de Gaza au point de passage d'Erez. Les gardes de sécurité ont indentifié un homme qui courrait vers le point de passage et qui a commencé à grimper sur la clôture de sécurité", a précisé le porte-parole.

"Les agents lui ont crié de s'arrêter et ont tiré en l'air. Mais l'homme a refusé d'obtempérer, les gardes civils et les soldats en poste à Erez ont alors tiré vers le bas de son corps et l'ont atteint", a indiqué un communiqué de l'armée.

"Pour s'assurer que l'homme n'était pas armé, des artificiers ont été dépêchés sur les lieux. Une fois achevées les vérifications sur la présence éventuelle d'explosifs, le suspect a été transféré vers un service médical d'urgence, où il est décédé peu après", selon le texte.

"L'homme est un Israélien qui souffrait apparemment de problèmes mentaux", a indiqué le porte-parole sans donner d'autres détails.

Selon la radio publique, les agents de sécurité ont agi conformément aux consignes de tirs en vigueur dans ce secteur "sensible" pour éviter notamment que l'homme pénètre dans la bande de Gaza et soit enlevé par des Palestiniens comme le soldat Gilad Shalit, détenu depuis juin 2006 dans la bande de Gaza.

(©AFP / 07 décembre 2009 08h04)



UE: la contrefaçon de médicaments dépasse les pires craintes
Berlin (awp/afp) - La circulation de médicaments contrefaits dans l'Union européenne dépasse les pires craintes de la Commission, "extrêmement inquiète", a dit le commissaire européen à l'Industrie Günter Verheugen au quotidien allemand Die Welt de lundi.

"Le nombre de médicaments contrefaits qui atterrissent en Europe auprès des patients ne cesse d'augmenter. La Commission européenne est extrêmement inquiète", a dit M. Verheugen.

"En seulement deux mois, l'UE a saisi 34 millions de faux comprimés, lors de contrôles douaniers ciblés dans tous les pays membres. Cela a dépassé les pires craintes", a-t-il ajouté.

Il s'agit avant tout d'antibiotiques, de traitements anticancéreux, de médicaments anti-malaria et anticholestérol, d'antalgiques et de faux Viagra, a précisé le vice-président de la Commission.

Nombre des saisies de 2008 venaient d'Inde, selon un rapport UE publié en juillet.

M. Verheugen a dit s'attendre à ce que l'UE s'entende en 2010 sur des mesures de lutte contre ce fléau, la contrefaçon de médicaments devant selon lui être considérée comme un crime à sanctionner "de la façon la plus sévère".

"Chaque contrefaçon de médicaments est une tentative d'hécatombe. Même quand un médicament ne contient qu'une substance inefficace, cela peut conduire à ce que des gens meurent parce qu'ils croient combattre leur maladie avec un médicament efficace", a argué M. Verheugen.

"Je m'attends à ce que l'UE s'entende en 2010 pour que la voie empruntée par un médicament puisse être minutieusement suivie depuis sa fabrication jusqu'à sa vente. Il y aura ainsi des marques anti-contrefaçon sur les emballages et notamment un code-barre. Et aussi un scellé, pour qu'on voie clairement si quelqu'un a ouvert l'emballage et qui", a-t-il dit.

Les ministres de la Santé de l'Union européenne avaient plutôt bien accueilli en juin une proposition législative visant à éviter que des contrefaçons ne s'infiltrent dans la chaîne de distribution légale. Elle incluait une sécurisation des emballages de médicaments via des codes-barres, hologrammes et scellés, et un contrôle renforcé des acteurs de la chaîne, des grossistes aux pharmacies.

mm

(AWP/07 décembre 2009 08h00)



Les médias chinois appellent les pays développés à des efforts à Copenhague
PEKIN - La presse officielle chinoise a marqué l'ouverture lundi de la conférence de Copenhague sur la climat en appelant les pays développés à mettre la main à la poche pour aider les nations en développement à combattre le réchauffement climatique et ses effets.

"Il est évident que la planète appartient à tous et bien que les pauvres doivent assumer les responsabilités, ils ne doivent pas payer pour ça au delà de leur capacité", écrit les Nouvelles de Pékin dans un éditorial.

"Si nous voulons parvenir à un consensus mondial sur la réduction des émissions, il faut assurer justice et équité entre riches et pauvres, pays développés et en développement, sur le sujet de la réduction des émissions", ajouté le journal.

"La clef pour arriver à cette justice et cette équité est (de savoir) si les nations développées, comme promis, peuvent fournir une aide financière à court terme aux pays pauvres et établir graduellement un mécanisme de soutien à long terme", estime-t-il également.

Copenhague réunit à partir de lundi et pour deux semaines les représentants de 192 pays pour trouver un accord de lutte contre le réchauffement de la planète.

Pays industrialisés et grands pays émergents devront se mettre d'accord sur leurs engagements respectifs afin de limiter le réchauffement à venir à +2°C, et sur les mécanismes pour faire respecter ces engagements.

La Chine, en tant que pays en développement, n'est pas tenue à des engagements contraignants et presse inlassablement les pays développés d'assumer leurs responsabilités de pays industrialisés depuis le XIXe siècle, en aidant les pays plus pauvres, financièrement et avec des transferts de technologie.

Le Quotidien du Peuple, organe du parti communiste, rappelle que les pays industrialisés de longue date ont nettement plus pollué la planète avec leurs émissions que les pays en développement.

"Et bien sûr ce processus d'industrialisation a permis aux nations développées de prendre la tête sur le plan technologique", souligne le journal.

Le choix d'un mode de vie qui génère peu d'émissions est une question "sans précédent", qui ne pourra être résolue que par l'innovation, estime-t-il également. "Notre seul choix c'est l'innovation, innover dans nos modes de vie pour protéger la planète, dans le but que cela aide l'avenir de l'humain".

La Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, a annoncé vouloir réduire son intensité carbonique, soit ses émissions par unité de PIB, de 40-45% d'ici à 2020, par rapport à 2005.

(©AFP / 07 décembre 2009 06h56)



Les promesses internationales aux femmes afghanes sont restées vaines
KABOUL - Huit ans après la chute des talibans, les promesses de la communauté internationale aux femmes pour justifier en partie l'intervention armée en Afghanistan sont restées vaines et les Afghanes sont "de plus en plus menacées", a estimé lundi l'ONG Human Rights Watch (HRW).

Dans un rapport de 96 pages intitulé: "Nous avons les promesses du Monde entier: les droits des Femmes en Afghanistan", l'organisation de défense des droits humains basée à New York accuse le gouvernement afghan, mis en place et soutenu par la communauté internationale, d'avoir notamment "favorisé une culture de l'impunité pour ceux qui s'en prennent aux femmes".

"La situation des femmes et jeunes filles afghanes est alarmante et risque de se détériorer", estime ainsi Rachel Reid, une chercheuse de HRW pour l'Afghanistan à l'appui de ce rapport rendu public lundi.

Le président Hamid Karzaï, installé au pouvoir dès la fin 2001 par les forces internationales emmenées par les Etats-Unis, a été réélu à l'issu d'une présidentielle entachée de fraudes massives le 20 août dernier. Et l'insurrection des talibans s'intensifie malgré la présence de plus de 110.000 soldats des forces internationales, dont près de 70% d'Américains.

"Alors que le monde a les yeux rivés sur la nouvelle stratégie de l'administration (du président américain Barack) Obama en matière de sécurité dans ce pays, il est absolument essentiel de s'assurer que les droits des femmes et des jeunes filles ne restent pas simplement un voeu pieux et soient placés au premier rang des priorités tant des gouvernements que des bailleurs de fonds", lit-on dans le rapport de HRW.

"Les femmes et les jeunes filles sont souvent victimes de violences et de discrimination et ont un accès limité à la justice et à l'éducation", dit encore l'ONG, ajoutant: "Le gouvernement n'a toujours pas traduit en justice les assassins de plusieurs femmes qui jouaient un rôle important dans la vie publique et a ainsi favorisé une culture d'impunité pour ceux qui s'en prennent aux femmes".

Les recherches de HRW livrent des témoignages sur des "violations récurrentes" dans cinq domaines: les attaques visant les femmes impliquées dans la vie publique, la violence contre les autres, le mariage des enfants et le mariage forcé, l'accès à la justice ainsi que l'accès des filles à l'enseignement secondaire.

"Alors que le sort des femmes et des jeunes filles sous le régime des Talibans a servi à justifier en partie l'invasion de l'Afghanistan en 2001, les droits des femmes n'ont pas été, par la suite, une priorité constante du gouvernement ni de ses alliés internationaux", insiste l'ONG, concluant: "Compte tenu du renforcement des factions fondamentalistes au sein du gouvernement, de l'ampleur croissante de l'insurrection et de la forte probabilité d'une forme de réconciliation avec les factions talibanes, tout ce que les femmes et les jeunes filles afghanes ont gagné depuis 2001 en matière d'éducation, de travail et de liberté de mouvement est gravement menacé".

Le rapport est consultable sur www.hrw.org/fr

(©AFP / 07 décembre 2009 06h48)



Ciudad Juarez: au moins 15 personnes tuées
Au moins 15 personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche, dans la localité mexicaine de Ciudad Juarez, frontalière des Etats-Unis, ont annoncé des responsables de l'Etat de Chihuahua. Dimanche, plus d'un millier de personnes ont défilé à travers la ville.

Ils appelaient les autorités à faire cesser le bain de sang dans cette localité minée par la violence liée au trafic de drogue. Plus de 2.000 personnes ont été tuées depuis le début de l'année dans cette localité, la plus violente du Mexique.

Le président mexicain Felipe Calderon a indiqué en novembre que 50'000 soldats continueraient d'être déployés dans l'Etat de Chihuahua et dans d'autres Etats du nord du Mexique frontaliers des Etats-Unis pour lutter contre les cartels.

Environ 8500 soldats ont été envoyés à Ciudad Juarez pour renforcer les forces de l'ordre locales. La violence liée au trafic de drogue a fait plus de 14'000 morts depuis son entrée en fonctions en 2006.

(ats / 07 décembre 2009 06:29)



PRESSE/Banques: l'UBS lève l'interdiction de voyager pour ses gérants de fortune
reprise de dimanche

Zurich (awp/ats) - L'UBS a levé l'interdiction totale de voyager pour ses gérants de fortune. Les quelque 5000 conseillers à la clientèle de la banque, qui opèrent hors de la Suisse, peuvent à nouveau rencontrer leurs clients à l'étranger.

La banque a mis fin à l'examen entamé en début d'année des règles de conduite dans les activités de gestion de fortune transfrontalières, a confirmé à l'ATS une porte-parole, qui revenait sur une information parue dans la "SonntagsZeitung". Les directives ont été adaptées en fonction de chaque pays, précise-t-elle.

L'UBS a déjà abandonné ses activités de gestion de fortune offshore aux Etats-Unis. Pour les autres pays, les conseillers à la clientèle doivent obtenir une licence pour voyager.

Les collaborateurs seront formés dans ce but. A la fin de la formation, ils devront passer un examen détaillé. Les employés qui passent le test doivent prouver qu'ils connaissent toutes les règles internes ainsi que les lois du pays dans lequel ils opèrent.

Après avoir passé avec succès le test, les conseillers à la clientèle doivent encore s'engager à respecter les règles en vigueur et assumer l'entière responsabilité de leurs actes. L'UBS emploie ainsi les grands moyens après la débâcle de ses activités offshore aux Etats-Unis, où la banque avait reconnu des fraudes systématiques.

"A la fin du test, les collaborateurs doivent confirmer par un simple clic qu'ils respecteront toutes les consignes", ajoute la porte-parole.

ats/rp

(AWP/07 décembre 2009 06h23)



Philippines: affrontements dans une province sous loi martiale
MANILLE - Des affrontements ont éclaté lundi dans une province du sud des Philippines entre l'armée et un puissant clan local soupçonné du massacre, fin novembre, de 57 civils dans le cadre d'un règlement de compte politique, ont annoncé les autorités.

"Il y a eu des échanges de coups de feu entre ces groupes et des forces de la police nationale philippine", a affirmé à la presse le secrétaire d'Etat à l'intérieur, Ronaldo Puno.

"Ils sont actuellement engagés dans des affrontements armés avec des membres des forces de sécurité", a-t-il ajouté.

Il n'a pas été immédiatement fait état de victimes.

La province de Maguindanao a été placée samedi sous le régime de la loi martiale, justifié par le risque d'une rébellion dans cette province après l'arrestation de son gouverneur, Andal Ampatuan Sr.

Andal Ampatuan Jr, l'un des fils du gouverneur, a déjà été arrêté et inculpé de 25 meurtres.

Le clan à la solde du gouverneur Ampatuan, qui dirige la province de Maguindanao depuis 2001, est fortement soupçonné du massacre, le 23 novembre, de 57 civils. Ces derniers faisaient partie d'un convoi constitué de parents d'un rival politique du clan Ampatuabn et d'un groupe de journalistes.

La tuerie serait liée, selon les enquêteurs, à des rivalités entre clans pour le contrôle de la province, où des élections sont prévues en 2010.

L'armée philippine a estimé lundi à plus de 3.000 les partisans armés du clan du gouverneur.

Les autorités avaient annoncé dimanche la découverte d'une nouvelle cache d'armes et l'interpellation de 62 personnes dans la province de Maguindanao (sud).

C'est la première fois que la loi martiale est instaurée aux Philippines depuis la dictature de Ferdinand Marcos. Le pays entier avait alors été placé sous loi martiale entre 1972 et 1981.

Le Parlement philippin doit décider mardi du maintien ou de la levée de la loi martiale, selon le président du Sénat, Juan Ponce Enrile.

La loi martiale, qui peut être imposée au maximum durant deux mois, sera levée dès que possible, avait assuré samedi le porte-parole de la présidence.

L'opposition a jugé quant à elle son instauration injustifiée, craignant qu'elle puisse être décrétée dans d'autres régions, à l'approche de l'élection présidentielle de mai 2010.

(©AFP / 07 décembre 2009 06h05)




More than 1,000 people are marching through Ciudad Juarez in Mexico to protest drug violence - http://bit.ly/6o4VYC



RDC: des commandos congolais envoyés près de Dongo pour contrer les violences
MBANDAKA (RDCongo) - Des commandos de l'armée de la République démocratique du Congo (RDC) ont été envoyés dans la région de Dongo, dans le nord-ouest, pour tenter de mettre fin aux violences qui ont éclaté fin octobre, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Un bataillon commando d'environ 600 hommes, formés par des instructeurs belges et normalement stationné à Kindu, dans la province du Maniema (est), est arrivé dans l'Equateur (nord-ouest) à Gemena, une localité située à 150 km au nord-est de Dongo, selon une source diplomatique.

Cette unité doit renforcer les quelque 1.000 hommes de la police nationale congolaise (PNC) et 500 soldats des Forces armées de la RDC (FARDC) déjà envoyés dans la région de Gemena, située à 350 km au nord de Mbandaka, chef-lieu de l'Equateur.

Ces forces ont pour mission de mettre fin aux violences qui ont débuté les 29 et 30 octobre à Dongo, où des membres de la tribu Lobala (aussi appelés Enyele), auxquels se sont joints depuis d'anciens militaires, ont attaqué la tribu des Bomboma avant de s'en prendre à d'autres villages de la région, très isolée et difficile d'accès, couverte par la forêt équatoriale et des marécages.

Ces violences ont fait au moins une centaine de tués, essentiellement à Dongo, à coups de machettes ou par armes à feu, ou bien sont morts noyés en traversant le fleuve Oubangi, qui marque la frontière avec le Congo-Brazzaville.

Elles ont aussi provoqué la fuite de plus de 112.000 personnes, dont 74.000, selon les derniers chiffres du HCR, se sont réfugiées au Congo voisin.

Les commandos congolais envoyés dans l'Equateur ont été formés jusqu'à mi-octobre par une soixantaine d'instructeurs belges dans le cadre d'un accord signé entre la Belgique et l'ex-Zaïre, son ancienne colonie.

Selon une source militaire occidentale, l'envoi de cette unité a été décidée récemment et son transfert jusqu'en Equateur s'est fait par voie aérienne. Aucun instructeur belge n'a été envoyé avec le bataillon, a-t-on précisé de même source.

La Mission de l'ONU en RDC (Monuc) doit envoyer de son côté environ 120 policiers pour soutenir la PNC dans ses opérations de sécurisation.

Une centaine de Casques bleux ghanéens ont également été dépêchés à Gemena, où a été mise en place une cellule d'opération conjointe PNC/FARDC/Monuc.

Enfin, deux hélicoptères de combat de la Monuc vont être redéployés de l'Ituri (nord-est) à Gemena.

Evalué à une centaine de membres fin octobre, avant qu'il ne soit rejoint par d'anciens militaires, le groupe d'insurgés Lobala, en conflit depuis de nombreuses années avec les Bomboma au sujet de la gestion d'étangs piscicoles, serait sous l'influence d'un féticheur nommé Udjani Mangbama.

Dans la nuit de vendredi à samedi, ces hommes ont attaqué des éléments gouvernementaux près de Dongo, selon la Monuc, qui n'avait pas d'informations sur le bilan des ces accrochages.

(©AFP / 06 décembre 2009 20h07)



Shell peaufine la vente de trois raffineries à l'indien Essar
BERLIN - Le géant pétrolier Shell peaufine la vente au conglomérat indien Essar de trois de ses raffineries en Europe, dont deux en Allemagne, selon un manager d'Essar cité par le journal allemand Die Welt à paraître lundi.

Shell avait dit fin octobre avoir entamé des négociations exclusives avec Essar pour lui céder sa raffinerie de Stanlow en Angleterre, l'une des plus importantes du Royaume-Uni avec une capacité de 272.000 barils par jour, et deux autres plus petites à Hambourg et Heide, en Allemagne.

"Le fait que les négociations exclusives aient été prolongées au-delà de novembre montre que les discussions avancent bien", a déclaré un manager d'Essar au quotidien allemand.

Un responsable syndical a lui aussi indiqué que les négociations étaient en bonne voie, ajoute Die Welt.

Selon le journal, la vente des trois raffineries à Essar se négocie à un prix supérieur à un milliard d'euros et Shell souhaite en outre prendre une participation de 10% dans Essar.

La cession de ces trois raffineries s'inscrit dans le cadre d'une opération de restructuration des activités de Shell, qui veut se concentrer sur ses énormes complexes de raffinage, comme ceux de Port Arthur au Texas et d'Amsterdam, au détriment des unités petites ou isolées comme Stanlow.

ROYAL DUTCH SHELL

(©AFP / 06 décembre 2009 19h28)



Des requérants d'asile attaquent des policiers suisses
Vingt-sept requérants d'asile ramenés de force en avion au Nigeria ont refusé de descendre de l'appareil à Lagos. Il s'en sont pris si violemment aux policiers suisses - pourtant deux fois plus nombreux - qui les accompagnaient, que ceux-ci ont quitté l'avion.

Les faits se sont produits mi-novembre. Attachés par des menottes en tissus, les requérants étaient accompagnés de 61 policiers.

Après un vol sans histoire, l'appareil s'est posé à Lagos. Ses occupants voulant à tout prix éviter d'être remis aux autorités nigérianes, ils s'en sont pris aux agents suisses dès que leurs menottes leur ont été ôtées.

Les policiers ont fini par s'enfuir avec l'équipage. Des forces de sécurité nigérianes ont ensuite pris l'avion d'assaut et maîtrisé leurs compatriotes.

(ats / 06 décembre 2009 16:15)




Iran opposition leader Mousavi says reform movement alive despite pressures




Yémen: les rebelles ont tenté d'ouvrir un nouveau front avec l'Arabie
SANAA - Les rebelles chiites du nord du Yémen ont tenté d'ouvrir un nouveau front avec l'Arabie saoudite, a affirmé dimanche un chef tribal, selon lequel les tribus combattant aux côtés de l'armée les en ont empêchés.

"Des dizaines de houthis (rebelles) ont tenté il y a deux jours d'ouvrir un nouveau front avec l'Arabie saoudite, en direction de Najrane", a affirmé à l'AFP cheikh Arfaj ben Hadbane, un chef de la confédération tribale des Bakil.

Il a assuré que ses hommes les avaient "encerclés, les forçant, après des affrontements, à quitter la région" d'Al-Jawf, proche de la frontière avec l'Arabie saoudite.

Les combats entre les rebelles et les forces saoudiennes se déroulent jusque-là dans la zone frontalière avec la province de Jizane, plus à l'est.

"Nous ne voulons pas que notre territoire serve de base pour attaquer nos voisins", a encore dit le chef tribal.

L'armée saoudienne est intervenue le 3 novembre dans les combats en cours entre les forces régulières yéménites et les rebelles, après la mort d'un garde-frontière saoudien, consécutive à des tirs de rebelles infiltrés dans le royaume.

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a inspecté mercredi dernier les troupes saoudiennes à la frontière avec le Yémen.

Selon des témoins, l'armée saoudienne a effectué samedi de violents bombardements terrestres et aériens de positions rebelles sur la montagne d'al-Roumeih, dans la zone frontalière.

Par ailleurs, de violents affrontements se sont déroulés entre l'armée yéménite et les tribus qui la soutiennent d'une part, et les rebelles de l'autre, sur plusieurs fronts des provinces de Saada, d'Amrane et d'Al-Jawf.

Dans un communiqué publié sur leur site internet, les rebelles ont accusé l'armée d'avoir "tiré des roquettes katioucha sur des civils rassemblés samedi dans le village d'Al-Chalil", au nord-ouest de Saada, pour "célébrer Yaoum al-Ghadir". Cette fête marque l'avènement d'Ali, cousin et gendre du prophète Mohammad, comme calife.

"L'attaque a fait plusieurs morts et blessés", selon le communiqué.

Des sources militaires locales ont pour leur part affirmé que l'armée avait visé un rassemblement de combattants houthis, sans faire état de victime.

Les combats entre l'armée et les rebelles zaïdites ont éclaté le 11 août dans le cadre d'un conflit récurrent depuis 2004, et ont fait jusqu'à présent des centaines de morts et de blessés et quelque 55.000 déplacés.

(©AFP / 06 décembre 2009 12h41)



Bug à la sécu: 400 M d'euros non perçus
De 15.000 à 20.000 travailleurs indépendants ne versent pas de cotisations sociales depuis deux ans en raison d'un bug informatique, mais sans aucune perte de droits à la Sécurité sociale, a assuré la direction du Régime social des indépendants (RSI).

"Il y 15-20.000 artisans et commerçants pour lesquels on n'a pas perçu de cotisations depuis la mise en place de l'interlocuteur social unique, le RSI, qui concerne 1,6 million de cotisants", a indiqué le directeur général du RSI Dominique Liger, confirmant une information du Parisien/Aujourd'hui en France.

"Mais en aucun cas, ni en matière d'assurance maladie ni en matière de retraite, les artisans et commerçants n'ont été pénalisés", a-t-il ajouté. En cas de maladie, ces personnes "ont été prises en charge par l'assurance maladie". Et en cas de départ à la retraite, "on reconstitue les trimestres qu'ils n'avaient pas payé", a-t-il poursuivi.

Selon le RSI, le bug en question est "un problème de compatibilité entre l'informatique du RSI et celle du réseau Urssaf", qui centralise le paiement des cotisations. Les indépendants n'ayant pas reçu d'appel de cotisations sont "désormais identifiés" et le problème devrait être réglé d'ici le "milieu du premier trimestre 2010".

Ils recevront un appel à régularisation "avec bien entendu aucune pénalité de retard et la possibilité d'étaler le paiement", a insisté Liger, déplorant le "désagrément" pour les indépendants contraints d'expliquer au fisc que leur revenu est surmajoré quand il n'ont pas reçu d'appel de cotisations. Le manque à gagner pour le RSI des cotisations non perçues serait d'environ 400 millions d'euros.



Hervé de Charette quitte l'UMP
Hervé de Charette quitte l'UMP, selon une information révélée par lexpress.fr. Il devrait annoncer sa décision demain.

L'ancien ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac qui est actuellement député du Maine-et Loire juge le parti trop à droite. Il sera l'invité de RTL demain à 7h50.




L'environnement est très porteur pour les hedge funds :

(Newsmanagers.com) - La recomposition de l'industrie des hedge funds n'est peut-être par terminée mais pour ceux qui ont réussi à survivre, l'environnement est très porteur. "Je vois d'énormes opportunités pour les hedge funds survivants", a indiqué le 1er décembre Jérôme Raffaldini, managing director chez Alternative and Quantitative Investments , la plate-forme de hedge funds de UBS Global Asset Management qui pèse pas loin de 40 milliards de dollars, dont 32 milliards de "single" et 7 milliards de fonds de hedge funds.



Les opportunités résultent bien entendu de la moindre concurrence sur un marché où de nombreux acteurs ont disparu corps et biens. En outre, la désaffection relative des investisseurs vis-à-vis des actions est une bonne nouvelle pour les hedge funds qui voient affluer de nombreux clients institutionnels comme les fonds de pension qui ne veulent plus être aussi exposés aux actions. Résultat, les institutionnels, avant la crise moins de 50% de la clientèle des hedge funds, représentent désormais les deux tiers, voire les trois quarts de la clientèle. Les clients privés, qui étaient partis en masse, ne sont pas encore revenus.



Par ailleurs, la situation financière des hedge funds s'est améliorée. "Environ 50% des hedge funds ont effacé leurs pertes", estime Jérôme Raffaldini qui indique par ailleurs que depuis le rally boursier initié en mars dernier, de nombreux hedge funds ont cédé des "parts significatives" de leurs side-pockets. Et d'ici au premier trimestre 2010, la situation devrait être revenue à la normale pour la plupart des hedge funds.



Du côté des frais, la pression à la baisse sur les commissions est très forte pour les fonds de hedge funds alors que par ailleurs, les exigences supplémentaires en matière de règlementation et de transparence –les institutionnels sont très demandeurs-, constituent un nouveau centre de coûts. Les marges bénéficiaires sont donc orientées à la baisse mais "il reste de la marge", remarque Jérôme Raffaldini



Face à la la discrimination à l'embauche les migrants créent des entreprises :

Quelque 24.000 entreprises sont créées chaque année en France par des migrants qui font ainsi de cette activité un "antidote" aux problèmes de discrimination à l'embauche, selon une étude présentée lundi à Paris.


PRESSE/USA/Banques sauvées par l'Etat: le Trésor s'attend à être bien remboursé
Washington (awp/afp) - Le département américain du Trésor s'attend à ce que les sociétés renflouées grâce au plan de stabilisation du système financier lui remboursent l'essentiel des 370 milliards qu'il leur a prêtées depuis le début de la crise financière, rapporte lundi le "New York Times".

Le quotidien cite un rapport du Trésor qui doit être remis au Congrès lundi, et qui prévoit que 328 de ces 370 milliards vont être remboursés.

Le plan de stabilisation du système financier, lancé en octobre 2008 après la faillite de la banque Lehman Brothers, comprend une enveloppe de 700 milliards de dollars. L'été dernier, le Trésor américain avait estimé que sur ces 700 milliards de dollars, au moins 341 milliards ne lui seraient jamais remboursés.

Cette nouvelle estimation du Trésor devrait permettre d'apaiser quelque peu la colère d'une bonne partie des Américains, furieux de voir l'Etat renflouer les banques à coups de milliards de dollars.

Le New York Times révèle également que certains élus du Congrès comptent investir l'argent ainsi remboursé dans des programmes d'aide à l'emploi et de soutien à l'économie.

jq

(AWP/07 décembre 2009 14h50)


Soudan:3 leader de l'opposition relâchés
Trois hauts responsables du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, anciens rebelles sudistes), arrêtés aujourd'hui alors qu'ils s'apprêtaient à participer à une manifestation, ont été relâchés quelques heures plus tard, a constaté un journaliste de l'AFP.


Appel à une réforme de la garde à vue
Le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris a lancé aujourd'hui un appel pour une réforme de la garde à vue sans attendre celle de la procédure pénale, demandant à l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter de relayer son combat au Parlement.

"Avant même la réforme" de la procédure pénale, qui doit faire l'objet d'un projet de loi d'ici l'été, il faut qu'"aucun interrogatoire en garde à vue ne puisse se faire en l'absence d'un avocat, si le gardé à vue le demande", a déclaré Me Christian Charrière-Bournazel, lors d'un colloque intitulé "Police-Justice: contrôle ou connivence".

"C'est par vous que nous allons passer pour essayer de motiver les sénateurs", pour que cela soit inscrit dans les textes, a-t-il lancé à Robert Badinter.

Tout en apportant son plein soutien à une réforme de la garde à vue, le sénateur socialiste s'est montré pessimiste sur l'issue d'une proposition de loi en ce sens.
"Je ne pense pas sérieusement que (le gouvernement) ouvre aujourd'hui un débat sur la garde à vue, alors qu'on est dans l'attente d'un projet de réforme général de la procédure pénale", a déclaré Badinter, soulignant "l'état d'hyperpression que fait régner sur le Parlement l'activisme de l'exécutif".

Selon les organisateurs du colloque, 579.000 gardes à vue ont été effectuées en 2008, une hausse de 54% par rapport à 2000



Réfugiés palestiniens: Abbas au Liban
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'est rendu aujourd'hui au Liban afin de s'entretenir avec le président Michel Sleimane et d'autres responsables de la question des réfugiés palestiniens.

"Le statut des réfugiés palestiniens demeurera inchangé tant que nous n'arriverons pas à une solution globale et finale" avec Israël, a déclaré M. Abbas après son entretien avec son homologue libanais. "Nous pensons qu'il n'y a pas d'autre solution à la paix que la paix elle-même, et nous poursuivrons notre combat politique pour la paix", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

Lors de sa visite d'une journée, le président palestinien doit également rencontrer le président du Parlement, Nabih Berri, et le Premier ministre Saad Hariri, qui a inclu la question des droits civiques pour les réfugiés dans son discours de politique générale qu'il prononcera prochainement devant les députés.

La Constitution stipule que les réfugiés palestiniens ne peuvent bénéficier de la nationalité libanaise. Ils n'ont également pas le droit d'être propriétaires et ne peuvent accéder à certaines professions. Dans un entretien publié aujourd'hui dans un quotidien libanais, Abbas a catégoriquement rejeté une installation permanente au Liban des centaines de réfugiés qui vivent dans des camps depuis plusieurs dizaines d'années.



La prison pour des photos du dalaï-lama
Deux jeunes internautes tibétains ont été condamnés à trois ans de prison, notamment pour avoir téléchargé des photos du dalaï lama, a affirmé aujourd'hui l'organisation Reporters sans Frontières dans un communiqué.

Gyaltsing et Nyima Wangchuk, détenus depuis le 1er octobre à Lhassa, la capitale de la région autonome tibétaine, ont été condamnés pour "communication d'informations à des contacts à l'extérieur de la Chine". Cette condamnation remonterait à début décembre, selon RSF qui précise que la date de leur procès "n'est pas connue de manière exacte".

"Leurs familles n'ont jamais pu leur rendre visite en prison, n'ont reçu aucune information les concernant et s'inquiètent de leur état de santé", dénonce également l'organisation. RSF note que trois autres internautes "ont été arrêtés le 1er décembre pour les mêmes motifs" et restent détenus dans un lieu qui n'a pas été révélé. Ils n'ont pas encore été jugés.

L'organisation appelle à "la libération immédiate" de ces internautes et à "l'abandon de toutes les poursuites à leur encontre". "Ils n'ont rien fait de mal en s'échangeant tout simplement des photos du leader spirituel tibétain. (...) Ces condamnations sont aberrantes: ces jeunes internautes ne doivent pas faire les frais des tensions entre les autorités chinoises et le dalai lama", a déclaré l'organisation.


Zimbabwe: l'ONU lance un appel au dons
L'Organisation des Nations unies a lancé aujourd'hui un appel aux dons d'un montant de 378 millions de dollars (255 millions d'euros) pour financer ses projets au Zimbabwe en 2010, estimant que la situation humanitaire s'améliorait mais qu'elle restait "fragile".

"C'est un moment décisif (...) la situation humanitaire du pays s'est améliorée mais elle demeure fragile", a déclaré la sous-secrétaire générale aux Affaires humanitaires des Nations unies, Catherine Bragg, au cours d'une conférence de presse à Harare.
Les 378 millions de dollars, soit près de la moitié de la somme réclamée l'année dernière par l'ONU, serviraient à nourrir 1,9 million de personnes avant la prochaine récolte en avril.

Six millions d'habitants ont besoin d'eau potable et d'installations sanitaires, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
Environ 1,2 million de personnes infectées par le virus du sida et 1,6 millions d'orphelins ont également besoin d'aide, a-t-il précisé.

L'année dernière, l'ONU avait lancé un appel aux dons de 718 millions de dollars (509 millions d'euros) pour lutter contre une épidémie de choléra qui a fait plus de 4.000 morts et tenter de fournir une aide alimentaire à quelque six millions d'habitants, soit la moitié de la population.




La crise économique a détruit 20 millions d'emplois depuis octobre 2008 (BIT)
Genève (awp/ats) - Quelque cinq millions de travailleurs supplémentaires risquent de perdre leur emploi, alors que 20 millions d'emplois ont été perdus depuis octobre 2008, a averti lundi le BIT. L'organisation demande de ne pas abandonner trop vite les mesures de soutien.

Si des mesures appropriées ne sont pas adoptées ou poursuivies, plus de 40 millions de personnes dans 51 pays pourraient être exclues du marché du travail. Ce chiffre comprend les chômeurs de longue durée qui renoncent à chercher un emploi et les nouveaux arrivants qui ne trouvent pas de travail.

"Malgré les premiers signes de reprise économique, la crise mondiale de l'emploi n'est pas terminée. On n'aboutira à une véritable reprise que lorsque l'emploi aura redémarré", a affirmé Raymond Torres, directeur de l'Institut international d'études sociales du Bureau international du travail (BIT).

Dans les pays industrialisés, l'emploi ne devrait pas retrouver son niveau de 2007 avant 2013, selon le BIT. "Nous saluons le fait que le taux de chômage ait diminué aux Etats-Unis, mais en même temps des millions de personnes sont sorties du marché du travail américain", a expliqué Raymond Torres.

ats/rq

(AWP/07 décembre 2009 16h40)
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#Posté le lundi 07 décembre 2009 08:15

Dimanche 6 Décembre 2009



dimanche 6 Décembre 2009



Etats-Unis: l'économie se rapproche à grands pas de la création d'emplois
De Marc JOURDIER (AFP) – Il y a 1 jour

WASHINGTON — Les Etats-Unis se rapprochent à grand pas du moment où leur économie créera de nouveau plus d'emplois qu'elle n'en détruit, selon le rapport officiel sur l'emploi publié vendredi à Washington.

Le chômage a baissé de manière inattendue en novembre, à 10,0%, et les destructions d'emplois ont été presque au point mort, avec 11.000 licenciements nets, soit dix fois moins qu'en octobre, selon les chiffres du département du Travail.

Ces chiffres sont nettement meilleurs que ce que prévoyaient les analystes, qui tablaient sur 125.000 suppressions d'emplois en novembre et un taux de chômage de 10,2%, comme le mois précédent.

"Nous allons dans la bonne direction", a estimé le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, en commentant ces chiffres.

"Je crois que nous verrons des embauches nettes au premier trimestre" pour l'ensemble du pays, a déclaré à l'AFP Avery Shenfeld, analyste de CIBC World Markets.

"Eh bien !" s'est exclamé de son côté l'économiste indépendant Joel Naroff. "Si l'on est peut être pas encore sorti d'affaire, il devient évident que le marché de l'emploi commence à s'améliorer".

Les destructions d'emplois du mois ont été les plus faibles mesurées depuis décembre 2007, le mois d'entrée des Etats-Unis dans la récession où l'on avait relevé pour la dernière fois des créations nettes de postes.

Le département du Travail a en outre revu en forte baisse son estimation des suppressions de postes d'octobre, qui avaient surpris par leur hausse. Le ministère estime désormais que l'économie n'a détruit que 111.000 emplois en octobre, et non 190.000.

Ces chiffres montrent que le moment approche où l'économie redeviendra créatrice nette d'emplois, conformément au pronostic récent de la banque centrale (Fed), pour laquelle cela pourrait arriver dès le mois de janvier.

Le recul de 0,2 point du taux de chômage en novembre est le plus fort constaté depuis 2006.

Les chiffres du ministère montrent que le secteur des services, qui domine largement l'économie américaine, est revenu à la création nette d'emplois en novembre (avec 58.000 postes créés).

L'essentiel de ces créations de postes (52.000) est néanmoins dû à des emplois temporaires, mais c'est une première étape indispensable avant la création d'emplois définitifs.

Le secteur industriel a perdu 69.000 emplois, contre 113.000 le mois précédent.

Dans le détail, les créations de postes de novembre ont eu lieu dans les mêmes sous-secteurs que le mois précédent : les services aux entreprises, l'éducation et la santé, ainsi que le service public.

Dans l'industrie, les segments de l'informatique et de l'électronique, où les commandes affluent de nouveau, semblent sur le point de revenir à l'embauche.

Publié au lendemain d'un forum sur la création d'emplois à la Maison Blanche au cours duquel le président Barack Obama a réclamé "des idées nouvelles" aux milieux économiques pour créer des emplois, le rapport mensuel du département du Travail est incontestablement le meilleur publié depuis presque deux ans.

La bonne nouvelle de la baisse du chômage ne doit cependant pas faire oublier que la guérison du marché de l'emploi risque d'être très longue.

Certains responsables de la Fed ont averti des dangers d'une "reprise sans emplois", où le pays créerait certes des postes, mais où la croissance économique serait tout juste suffisante pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail.

La Fed prévoit ainsi que le chômage sera très long à résorber, puisqu'elle estime qu'il atteindra encore 8,0% en 2012, niveau qui aurait été perçu naguère comme "catastrophique", selon l'expression du prix Nobel d'économie Paul Krugman.




Bank of America - Le conseil d'administration se réunira mardi
vendredi 4 décembre 2009 16h42 Imprimer cet article[-] Texte [+] NEW YORK, 4 décembre (Reuters) - Le conseil d'administration de Bank of America (BoA) (BAC.N: Cotation) a prévu de se réunir mardi et il pourrait alors discuter de la nomination d'un nouveau directeur général, a annoncé vendredi un porte-parole de la banque.

Ce dernier a précisé qu'il s'agissait d'une réunion régulière, en ajoutant qu'il pensait que la question du successeur de Kenneth Lewis serait discutée.

En septembre, le directeur général de BofA a annoncé qu'il prendrait sa retraite en fin d'année. [ID:nWEA3144]

Depuis la banque a auditionné des candidats en interne et en externe pour lui succéder.

La tutelle du gouvernement sur Bank of America a pu avoir un rôle dissuasif pour les candidats potentiels. Certains se méfient du droit de regard du gouvernement sur l'ensemble des activités de la banque et notamment sur la rémunération des dirigeants.

Mercredi, la banque a annoncé qu'elle comptait rembourser rapidement les 45 milliards de dollars prêtés par l'Etat américain dans le cadre du plan TARP [ID:nGEE5B12IJ]. Et jeudi soir, elle a vendu pour plus de 19 milliards de dollars de titres pour atteindre cet objectif. [ID:nGEE5B3001]

(Joe Rauch à New York et Deepti Govind à Bangalore, version française Alexandre Boksenbaum-Granier)

((Service Economique. Tél 01 49 49 53 87. paris.equities@thomsonreuters.com. Reuters Messaging: alexandre.boksenbaum-granier.thomsonreuters.com@reuters.net))



Les autorités américaines ferment six nouvelles banques
samedi 5 décembre 2009 09h45 Imprimer cet article[-] Texte [+]
1 / 1Plein écranWASHINGTON (Reuters) - Les autorités américaines ont annoncé vendredi la fermeture de six nouvelles banques, portant à 130 le nombre de faillites d'établissements bancaires cette année aux Etats-Unis.

Le fonds de garantie des dépôts bancaires (FDIC) a annoncé la fermeture de trois banques en Géorgie, portant à 24 le nombre de faillites dans ce seul Etat. Trois autres banques ont mis la clé sous la porte en Virginie, dans l'Illinois et dans l'Ohio.

La principale faillite concerne l'AmTrust Bank de Cleveland, dans l'Ohio, qui avait 12 milliards de dollars d'actifs et 8 milliards de dollars en dépôt.

Les cinq autres banques avaient des actifs inférieurs à un milliard de dollars. Il s'agit de la Tattnall Bank, de la Buckhead Community Bank, de la First Security National Bank (Géorgie), de la Benchmark Bank (Illinois) et de la Greater Atlantic Bank (Viriginie).

Ces six faillites devraient coûter plus de 2,3 milliards de dollars au fonds d'assurance du FDIC.

Les faillites de banques aux Etats-Unis ont atteint cette année leur plus haut niveau depuis 1992. Cette année-là, 181 établissements avaient été fermés. En 2008, on avait dénombré 25 défaillances bancaires et seulement trois en 2007.

Le FDIC estime que les faillites bancaires vont lui coûter au total une centaine de milliards de dollars sur la période 2009-2013.

John Whitesides, version française Clément Dossin



Le Venezuela nationalise trois petites banques privées
samedi 5 décembre 2009 09h37 Imprimer cet article[-] Texte [+]
1 / 1Plein écranCARACAS (Reuters) - Le gouvernement vénézuélien a nationalisé vendredi trois petites banques privées, poursuivant son entreprise de "nettoyage" du secteur financier.

Lundi, le gouvernement avait annoncé la fermeture de quatre banques privées qu'il avait saisies il y a quelques semaines en arguant de violations des règles de solvabilité et d'augmentations de capital injustifiée.

Le ministre des Finances, Ali Rodriguez, a dit espérer vendredi que les trois nouvelles banques nationalisées - Baninvest, Central Banco Universal et Banco Real - soient "réhabilitées" par l'Etat, sans expliquer les raisons de leur prise de contrôle.

Les trois établissements ne représentent que 2% des dépôts du pays.

"Nous ne faisons pas face à une situation de crise dans le système bancaire national malgré l'énorme et profonde crise qui a secoué le monde financier et sévèrement affecté des économies développées, en particulier les Etats-Unis", a déclaré Rodriguez dans une allocution télévisée.

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, avait averti la semaine dernière les banques privées qu'il n'hésiterait pas à les nationaliser si elles violaient la loi ou si elles ne soutenaient pas le développement du pays.

Il a expliqué vendredi que son objectif était de "transformer" le secteur bancaire.

"Nous sauvons les banques (...) Il ne s'agit pas de Chavez qui liquide les banques (...) Je ne menace personne", a-t-il dit, assurant aux épargnants des banques visées qu'ils ne perdraient pas leur argent.

Andrew Cawthorne et Walker Simon, version française Clément Dossin








Les sociétés de négoce japonaises convoitent le marché de l'eau
vendredi 4 décembre 2009 12h36 Imprimer cet article | Page simple[-] Texte [+]
1 / 1Plein écranpar Yuko Inoue

TOKYO (Reuters) - Les sociétés de négoce japonaises, qui ont fait fortune avec le charbon et le minerai de fer, convoitent désormais le marché de l'eau, attirées par la promesse d'une forte demande avec l'industrialisation et l'urbanisation des pays émergents.

Les six principales sociétés de négoce japonaises, dont Mitsubishi Corp et Mitsui & Co, se montrent offensives pour décrocher des contrats de distribution et de traitement de l'eau avec pour objectif de concurrencer les géants du secteur, les français Veolia et Suez.

"Nous sommes prêts à investir. C'est le moment d'emmagasiner des actifs dans l'eau", explique Takahiro Moriyama, membre du conseil d'administration de Sumitomo, qui a pour objectif de multiplier par dix son portefeuille d'actifs d'ici 2020 pour proposer de l'eau potable et des services de traitement de l'eau à dix millions de clients, contre 1,3 million aujourd'hui.

Les pénuries d'eau constituent un problème mondial dans le contexte de l'augmentation des populations et de l'agrandissement des villes. Environ 900 millions de personnes à travers le monde n'ont pas accès aujourd'hui à une eau potable saine, selon l'Organisation mondiale de la santé et la menace de "guerres de l'eau" est fréquemment évoquée.

La dégradation de la qualité de l'eau menace par ailleurs de bloquer l'activité des sociétés de haute technologie chinoises tandis que de cas de sécheresse marquée en Australie ont entraîné des restrictions sur la consommation d'eau.

CHINE, AMÉRIQUE LATINE EN LIGNE DE MIRE

Toray Industries, l'un des principaux fabricants mondiaux de membranes utilisées pour filtrer l'eau, estime qu'un nouveau marché de 500 milliards de dollars devrait apparaître au cours des 15 prochaines années, soit plus du double du marché mondial des puces.

Des groupes comme IBM, General Electric et Siemens mais aussi l'espagnol Acciona, le sud-coréen Doosan et le singapourien Hyflux cherchent également à prendre position sur le marché de l'eau.

Pour les sociétés de négoce japonaises, la clef est de pouvoir investir dans des infrastructures.

Après avoir massivement investi sur le marché volatile des ressources naturelles, elles souhaitent aujourd'hui prendre position sur des activités stables et de long-terme afin de compenser la forte baisse de leurs bénéfices pendant la crise.

"Quand l'économie change rapidement, les investissements dans des infrastructures de base sont pertinents", souligne Minoru Kihara, responsable à Itochu Corp. "C'est du cash flow stable qui permet de protéger le résultat net."

Investir dans des infrastructures signifie toutefois miser des fonds à long terme sur des marchés comportant un risque pays élevé et rogner sur le retour sur actifs.

Les sociétés japonaises convoitent particulièrement des marchés comme la Chine, l'Amérique latine et le Moyen-Orient.

Certains dirigeants soulignent cependant qu'il leur faudra du temps avant de devenir des acteurs mondiaux de premier plan sur un marché depuis longtemps dominé par Veolia et Suez.

A ce jour, seulement 5% du marché mondial de l'eau a été privatisé.

Pour les sociétés japonaises, la solution consistera sans doute à nouer des alliances avec les leaders du secteur ou à acquérir des compagnies locales.

Version française Gwénaelle Barzic



Chine : commerce extérieur en baisse de 19,5 % pour les produits électroniques et informatiques
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Les importations et exportations chinoises de produits électroniques et informatiques ont baissé de 19,5 % de janvier à octobre par rapport à la même période de l'année dernière, a indiqué le ministère chinois de l'Industrie et de l'Information.

Le volume des échanges commerciaux s'est élevé à 607,63 milliards de dollars de janvier à octobre, représentant environ 34,6 % du commerce extérieur du pays.

Les exportations de ces produits ont baissé de 18,35 % en base annuelle pour s'élever à 359,38 milliards de dollars, tandis que les importations ont atteint 248,25 milliards de dollars (-21,11 %).

Les exportations d'équipements de communication ont chuté de 10,07 % pour s'élever à 65,03 milliards de dollars ; celles des équipements de radio et de télévision se sont élevées à 5,41 milliards de dollars (-29,08 %), et celles des produits informatiques se sont montées à 132,06 milliards de dollars (-17,35 %).

Les importations et exportations chinoises ont totalisé 1 760 milliards de dollars de janvier à octobre (-19,9 %).

Source: xinhua



68 entreprises publiques ont fait état de pertes de 1,67 milliards de dollars à cause des produits financiers dérivés
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Soixante-huit entreprises d'Etat ont connu des pertes nettes qui s'élèvent à 11,4 milliards de yuans (1,67 milliards de dollars) sur le commerce des produits financiers dérivés à la fin d'octobre, a annoncé jeudi la Commission de l'Administration et de contrôle des fonds d'Etat (State-owned Assets Supervision and Administration Commission (SASAC) ), selon le site xinhuanet.com.

Les 68 entreprises se sont engagées dans des activités des produits financiers dérivés avec la valeur de marché de 125 milliards de yuans (18,3 milliards de dollars), selon la SASAC.

Le marché des produits dérivés comprend les matières premières, les échanges de devises, de taux d'intérêt, des options et des dépôts structurés. Le marché intérieur a une valeur de 35,7 milliards de yuans (5,23 milliards de dollars) avec une perte flottante nette de 130 millions de yuans (19 millions de dollars), tandis que le marché étranger est estimé à 89,4 milliards de yuans (13 milliards de dollars) avec une perte flottante nette de 11,2 milliards de yuans ( 1,64 milliard de dollars).

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



Vente de produits contrefaits en ligne
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Faire ses achats en ligne devient de plus en plus populaire en Chine. Mais tous les acheteurs qui cliquent sur leurs souris savent que le produit réél est parfois loin du produit présenté en ligne. Les contrefaçons sont la plaie du commerce en ligne en Chine. Voici le portrait d'une société qui doit lutter tous les jours contre ce fléau.

Xstep est une marque majeure dans le domaine du sportswear en Chine. Et voici une boutique en ligne qui dit vendre des chaussures de la marque en direct de l'usine. Cependant, outre un logo semblable, le produit vendu n'a rien à voir avec les véritables chaussures Xstep.

Wang Qiuyue, administratrice

Groupe de lutte contre la contrefaçon en ligne

"L'emballage n'est pas de Xstep mais de Blue Eagle. La chaussure porte le logo de Xstep et ne coûte que 38 yuans la paire."

Directeur contrôle qualité

Xstep

"Il est impossible que ce produit ne coûte que 38 yuans, à moins d'être un faux. La matière n'est pas celle que l'on utilise, la qualité est médiocre. Il devrait y avoir une étiquette ici et le nom de l'usine. Seul le logo est le bon. C'est absolument une contrefaçon. On ne sait pas qui a commencé cette boutique en ligne."

Il y a des dizaines de milliers de produits de la marque Xstep qui sont vendus en ligne. Mais la société n'a jamais autorisé la vente en ligne de ses produits et n'a aucune idée si les produits vendus sont faux ou non.


Source: CCTV


Accumulation de dette pour les cartes de crédit chinoises: la banque centrale
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Le retard dans le paiement des dettes des cartes de crédit au cours des 6 derniers mois en Chine a augmenté de 126,5% annuels au cours des trois premiers trimestres de 2009 à 7,43 milliards de yuans (1,09 milliards de dollars), c'est ce qu'a déclaré lundi 30 novembre la Banque Populaire de Chine, qui est la banque centrale du pays.

Le retard dans le paiement des dettes de 6 mois ou plus représentait 3,4% du total des dettes des cartes de crédit à la fin du troisième trimestre, en hausse de 0,3 points de pourcentage par rapport à la fin du deuxième trimestre.

La banque a mis en garde contre les risques potentiels d'un retard croissant dans le paiement des dettes sur les cartes de crédit, les banques ayant élargi les marges des crédits qu'ils accordent.

Au 30 septembre de cette année, les banques chinoises avaient émis 175 millions de cartes de crédit, 33,3% de plus par rapport à la même période de l'an dernier.

Au deuxième trimestre de 2009, le retard dans le règlement des dettes des cartes de crédit d'au moins 6 mois a augmenté de 131,3% par rapport à l'année précédente à 5,77 milliards de yuans.

Au premier trimestre de 2009, le retard dans le paiement des dettes des cartes de crédit d'au moins 6 mois a augmenté de 133,1% par rapport à l'année précédente à 4,97 milliards de yuans.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


Grigoropoulos : manifestation en Grèce
Plusieurs milliers de manifestants ont commencé à défiler cet après-midi dans le centre d'Athènes pour commémorer la mort il y a un an d'un adolescent de 15 ans, Alexis Grigoropoulos, tué par un policier à Athènes. Les manifestants, dont de nombreux jeunes, s'étaient rassemblés devant l'université de la capitale à l'appel d'organisations d'étudiants et de lycéens et aussi de partis de gauche.

La mort du jeune Alexis, tué par balles dans la soirée du 6 décembre 2008 par un policier lors d'un contrôle dans le quartier constetataire d'Exarchia, au centre de la capitale grecque, avait déclenché l'hiver dernier des violences urbaines inédites dans le pays qui avaient duré près d'un mois, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.

Lors d'une cérémonie de recueillement tenue en privé ce matin sur la tombe de l'adolescent dans un cimetière du Vieux Phalère, dans la banlieue sud de la capitale, la mère de l'adolescent avait appelé les manifestants à défiler dans le calme pour honorer la mémoire de son fils, ont rapporté les médias.

Un défilé rassemblant également quelques milliers de personnes a également eu lieu dimanche à Salonique, la grande ville du nord de la Grèce. Afin de tenter de prévenir toute explosion de violence, la police grecque avait arrêté hier dans toute la Grèce plus de 150 personnes, dont de nombreux militants de la mouvance anarchiste.


Guinée : "tentative de coup d'État"
Le porte-parole du chef de la junte en Guinée a affirmé aujourd'hui que la tentative d'assassinat du capitaine Moussa Dadis Camara, jeudi, était une "tentative de coup d'Etat" perpétrée par son aide de camp, qui voulait "prendre le pouvoir".

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Cisjordanie: vandalisme anti-palestinien
Des colons israéliens se sont livrés dans la nuit à des actes anti-palestiniens de vandalisme dans le nord de la Cisjordanie, a-t-on appris aujourd'hui auprès des services de sécurité palestiniens.

Des colons de l'implantation de Yitzhar, proche de Naplouse, ont incendié une maison inhabitée de deux étages et endommagé deux véhicules ainsi qu'un tracteur appartenant à des Palestiniens, a-t-on précisé de mêmes sources.

Ces provocations sont survenues alors que les colons se mobilisent pour protester contre un moratoire gouvernemental de dix mois sur les nouvelles constructions dans les implantations de Cisjordanie.

Des incidents ont à nouveau éclaté aujourd'hui quand des colons ont tenté d'empêcher des inspecteurs de la construction, dépêchés pour appliquer cette mesure, de pénétrer dans l'implantation de Qdoumim, a-t-on appris de source militaire.




Pas de blindés russes pour Abbas
Israël s'est de nouveau opposé au transfert à l'Autorité palestinienne de 25 véhicules blindés russes, une affaire en litige depuis 2005, a indiqué aujourd'hui le quotidien israélien Haaretz. Selon le journal, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a repoussé une nouvelle demande en ce sens présentée jeudi par Nicolas Patrushev, le secrétaire du Conseil national de la sécurité russe, lors d'une visite à Tel-Aviv.

De même source, Ehud Barak a indiqué à son interlocuteur qu'il ne s'opposait pas en principe à cette livraison et cherchait à renforcer les services de sécurité du président palestinien Mahmoud Abbas. Mais il a jugé pour l'heure inopportun de les doter de ces véhicules.

Haaretz a par ailleurs indiqué que, selon un compromis envisagé, les véhicules blindés pourraient être acheminés vers un camp militaire en Jordanie d'où ils pourraient en cas d'urgence rapidement gagner la Cisjordanie. Dans l'intervalle, les forces de Mahmoud Abbas pourraient s'entraîner à leur maniement sous la supervision d'experts américains, a ajouté le journal.


Des prostituées gratuites à Copenhague
Des prostituées d'une association danoise vont proposer gratuitement leurs services aux milliers de délégués du sommet de Copenhague sur le climat pour protester contre une opération anti-prostitution de la mairie de la capitale danoise.

La municipalité de Copenhague a placé dans les hôtels de la ville des cartes postales appelant à ne pas avoir recours aux prostituées, une décision qui suscite la colère des travailleuses du sexe, dont l'activité n'est pas illégale au Danemark.

"Soyez responsables, n'achetez pas de sexe", est-il écrit sur ces cartes de la mairie, qui a également envoyé une lettre aux directeurs d'hôtel pour les inciter à éviter que les prostituées rencontrent des clients dans leur établissement.

Le sommet de l'ONU de Copenhague sur le climat, qui s'ouvre demain jusqu'au 18 décembre pour trouver un accord qui permette d'enrayer le réchauffement climatique, rassemble plus de 15.000 délégués officiels de 192 pays.




La Banque d'Angleterre veut améliorer la liquidité sur la dette corporate

Par Violaine Le Gall le 04/12/2009



Elle envisage de vendre des titres, en plus de ses achats d'actifs. Elle consulte les professionnels avant de rendre sa décision

La Banque d'Angleterre pourrait en début d'année prochaine élargir sa palette d'interventions sur les marchés. Elle envisage de vendre des obligations d'entreprises afin d'améliorer la liquidité sur le marché secondaire. Dans le cadre de son plan de rachat d'actifs (Asset Purchase Facility, APF) lancé début 2009, la Bank of England achète déjà des dettes d'entreprise. Au 26 novembre, la BoE a acquis pour 1,53 milliard de livres (1,68 milliards d'euros), un montant bien inférieur aux 181,3 milliards de livres d'emprunts d'Etat (Gilts) acquis sur la même période.


«Depuis le lancement de l'APF, les conditions se sont améliorées sur le marché primaire. Cependant, celles sur le marché secondaire continuent d'être quelque peu restrictives», justifie la BoE. En vendant des titres, son but est d'améliorer la liquidité de ce marché, et non de se délester progressivement des dettes qu'elle a accumulées. De fait, elle entend poursuivre son programme «tant que les conditions anormales sur les marchés du crédit corporate persistent». Par ailleurs, les fonds consacrés aux rachats d'actifs ne seront pas diminués après les ventes de titres. Dans l'hypothèse où le portefeuille de titres corporate baisserait alors que l'APF continue, ce repli serait compensé par une hausse des achats d'obligations d'Etat, a précisé la BoE.


Avant de se lancer dans la vente de titres, la Banque d'Angleterre va consulter les professionnels sur l'efficacité du dispositif et sur le mode opératoire. Les ventes pourraient ensuite avoir lieu en début d'année prochaine. Elles devraient prendre la forme d'enchères hebdomadaires. Les enchères pour les rachats de titres ont quant à elles lieu deux fois par semaine. La BoE choisira les lignes qu'elle souhaite céder. Et elle fixera un rendement maximum, c'est-à-dire un prix minium auquel elle sera prête à vendre les obligations.


Alors que l'activité économique s'est encore détériorée au troisième trimestre en Grande-Bretagne, la BoE poursuit donc sa politique de soutien au crédit. Lors de sa dernière réunion en novembre, elle a relevé de 25 milliards de livres l'enveloppe dédiée au plan APF qui est à présent doté de 200 milliards de livres. Le prochain comité de politique monétaire de la BoE aura lieu le 10 décembre.



LBBW en lourde perte

le 04/12/2009

La banque régionale allemande a publié une perte nette de 620 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année, dont 974 millions au titre du troisième trimestre. L'établissement a confirmé qu'il ne paiera pas cette année de coupon sur ses titres de dette subordonnée.






Paris truqués : le grand déballage continue
[ 05/12/09 - 12H56 - actualisé à 13:04:00 ]

Après l'Allemagne, le scandale des matches arrangés touche l'Espagne et sa prestigieuse Liga. Au total, 17 pays seraient concernés.
Une liste de matches qui ne cesse de s'allonger et un scandale qui n'est pas prêt de s'arrêter. Pas un jour ne se passe sans qu'il y ait de nouvelles révélations sur le scandale international lié aux matches manipulés et truqués. La dernière en date concerne l'Espagne et la Liga, considérée comme l'un des meilleurs championnats du monde. La fédération espagnole (RFEF) vient d'ouvrir une procédure disciplinaire contre deux clubs de deuxième division, Las Palmas et le club madrilène du Rayo Vallecano, et sept joueurs professionnels, suspectés d'avoir truqué des matches. Mais, selon "Marca", le scandale des paris truqués - ou Apuestagate comme l'appelle les Espagnols - impliqueraient plus de 300 joueurs évoluant dans le championnat espagnol. D'après le quotidien, la police ibérique suivrait plusieurs pistes, notamment en première division.

L'Allemagne, épicentre du scandale
Le scandale des paris truqués avait été révélé quelques jours plus tôt, avec le démantèlement par la police allemande d'un vaste réseau, soupçonné d'avoir "arrosé" des joueurs, des entraîneurs, et même des arbitres. Le parquet de Bochum, qui a sorti l'affaire, avait alors annoncé le chiffre de 200 rencontres manipulées. Ce qui en faisait déjà "le plus gros scandale qu'il y ait jamais eu dans le football européen", avait reconnu Peter Limacher, spécialiste de la lutte contre les matches truqués à la Fédération européenne de football (UEFA).

Mais lundi, la chaîne de télévision allemande a cité un témoin d'origine serbe, assurant que plus de 60 rencontres étaient concernées outre-Rhin, soit le double des cas évoqués jusqu'à présent. Le témoin a même précise qu'un club de deuxième division avait été relégué en 2007 à cause des trucages.

17 pays concernés par des paris truqués
Au total, pas moins de 17 pays seraient concernés par ce vaste scandale, estime l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel", précisant que le tennis et le basket auraient également été pris pour cible. La justice allemande s'intéresse en effet à une rencontre de double féminin lors du tournoi de tennis de Fes (Maros) et à un match de play-off du championnat allemand de basket.

Dans le foot, trois matches de Ligue des Champions et 12 d'Europa League (ex-Coupe d'UEFA) sont concernés. Surtout, la mafia des paris sportifs truqués aurait tenté de manipuler le match des qualifications pour la Coupe du Monde 2010 de football entre la Bosnie et la Turquie, le 9 septembre dernier, toujours selon "Der Spiegel". Cette rencontre, extrêmement importante pour la place de barragiste, s'est terminée sur le score de 1-1. Selon l'hebdomadaire allemand, l'entraîneur de la Bosnie, Miroslav Blazevic, se serait vu proposer 500.000 euros... mais il aurait refusé.

De la Ligue des Champions aux amateurs
Aucun niveau ne semble épargné par ce scandale. Les pots-de-vin concernent en effet des rencontres de tous les échelons, de la première division suisse ou croate à des matches de ligue régionale, de la deuxième division allemande à des rencontres entre équipes juniors. De la Slovénie à la Grèce, en passant par la Belgique, l'Autriche ou la Hongrie - où le président de la fédération était au courant des tricheries organisées par la mafia -, des investigations sont en cours.

L'enquête, qui a commencé au début de l'année, a conduit à une cinquantaine de perquisitions en Allemagne, en Suisse, en Autriche et au Royaume-Uni. Selon les enquêteurs, ces opérations de corruption auraient engendré des gains qui s'élèvent à plusieurs dizaines de millions d'euros. Les mises ont été essentiellement placées chez les bookmakers et des sociétés en ligne asiatiques. Mais les dirigeants présumées du réseau se trouvent en Allemagne.

Les paris, sport national en Chine
L'enquête est toutefois rendue extrêmement difficile par les liens présumés vers la mafia des paris en Chine, où est établie une multitude d'officines clandestines qui brassent d'importantes sommes d'argent. Les paris sportifs sont extrêmement populaires en Chine, où le chiffre d'affaires de ce marché est estimé à une fourchette comprise entre 25 et 100 milliards d'euros !

Plus de 90% de ces paris sportifs portent sur le football, en particulier les matches des ligues européennes, sur lesquelles toutes sortes de paris sont possibles. La plupart de ces paris sont illégaux, les mises se faisant dans la rue, par Internet voire par SMS, dans un interminable jeu du chat et de la souris entre parieurs et autorités.

Quelle qu'en soit l'issue, à quelques mois de l'ouverture à la concurrence du marché français des paris sportifs en ligne, prévue avant le coup d'envoi de la Coupe du monde de football (11 juin - 11 juillet 2010), cette affaire vient rappeler les risques de dérives liés à ce secteur très lucratif.

JULIEN POMPEY, Les Echos



Gaz/Chevron Australie: contrat de 80 mds USD avec le Japon
SYDNEY - La filiale australienne du groupe américain Chevron a signé un contrat d'un montant de 90 milliards de dollars australiens (82 milliards USD) pour la livraison de gaz naturel liquéfié à une société d'électricité japonaise, a annoncé dimanche un responsable.

Aux termes du contrat, Chevron va livrer 4,1 millions de tonnes de gaz par an à Tokyo Electric Power, pour un contrat total de 90 milliards de dollars, a indiqué le Premier ministre de l'Etat d'Australie occidentale, Colin Barnett.

"Selon moi il s'agit du plus gros contrat d'exportation jamais conclu par l'industrie australienne, c'est un accord historique", a-t-il déclaré.

Le gaz proviendra d'un champ gazier en développement, connu sous le nom de projet Wheatstone, situé sur la côte nord-ouest.

Un autre riche champ gazier, celui de Gorgon, au large du même Etat d'Australie occidentale, est encore en phase de développement.

Le champ de Gorgon sera exploité conjointement par Chevron, Shell et ExxonMobil.

CHEVRON

TOKYO ELECTRIC POWER

EXXONMOBIL

(©AFP / 06 décembre 2009 12h00)



Turkey PM Recep Tayyip Erdogan has ruled out sending additional troops to Afghanistan ahead of his talks with President Obama



Turquie Recep Tayyip Erdogan a exclu l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan avant de ses entretiens avec le président Obama




Minarets: plaintes déposées au TF contre le résultat de la votation
Deux plaintes ont été déposées au Tribunal fédéral contre le "oui" à l'initiative anti- minarets en Suisse. Lorenz Meyer, président du TF et membre de l'UDC, a confirmé cette information parue dans le journal "Sonntag". Par ailleurs, les Femmes socialistes lancent une charte pour défendre les droits des femmes.

Lorenz Meyer part du principe que la question des minarets sera également soumise tôt ou tard au TF dans le cas concret d'une demande de permis de construire. Il est possible qu'une partie s'adresse au TF comme dernière instance sur le plan national, a précisé M. Meyer dans le journal dominical alémanique.

Pour les Femmes socialistes, les femmes ont le droit de ne pas être contraintes de se voiler d'une quelconque manière. C'est l'une des revendications de la charte qu'elles ont lancée en faveur des droits des femmes après l'acceptation de l'initiative anti-minarets.

Les Femmes socialistes souhaitent ainsi répondre au malaise de celles qui craignent que la progression d'un certain islam en Suisse leur fasse perdre leurs droits. Elles s'opposent toutefois à la proposition d'interdire la burqa, car "cette stigmatisation ne sert à rien", a déclaré à l'ATS Maria Roth-Bernasconi, co-présidente des Femmes socialistes, confirmant une information du "Matin Dimanche".

La burqa est un vêtement qui enlève la dignité aux femmes, car il leur cache le visage et ne leur permet pas de se mouvoir librement, relève la conseillère nationale genevoise. "Mais ça ne sert à rien d'en parler maintenant, car il n'y en a presque pas en Suisse, à part quelques touristes à Genève. On pourra en parler si ça devient vraiment un problème."

La charte des Femmes socialistes, que l'on peut co-signer sur leur site Internet, souligne que "les droits des femmes ne sont négociables dans aucune société et dans aucune religion. Ce texte revendique ou réaffirme toute une série de droits des femmes.

(ats / 06 décembre 2009 11:46)



Russie: au moins 112 morts dans l'incendie d'une boîte de nuit
Le bilan de l'incendie qui a ravagé une boîte de nuit à Perm, dans l'Oural, s'est alourdi dimanche. Au moins 112 personnes ont perdu la vie tandis que plusieurs dizaines de blessés sont toujours dans un état critique, selon un bilan des services d'urgence.

Les premières cérémonies funèbres devaient avoir lieu dimanche dans cette ville de l'Oural, à 1200 kilomètres à l'est de Moscou.

L'incendie s'est déclaré dans la nuit de vendredi à samedi lorsque des feux d'artifice tirés à l'intérieur de l'établissement ont embrasé le décor en bois et le plafond, semant la panique parmi les 230 convives. De nombreux jeunes gens en tenue de soirée ont été pris au piège des flammes et des fumées toxiques, selon des témoins.

Le président Dmitri Medvedev a qualifié le drame de "crime" et décrété le deuil national lundi. "Ceux qui ont organisé ces feux d'artifice n'ont ni cerveaux, ni scrupules", s'est-il indigné.

Cinq personnes, dont l'un des propriétaires et la directrice du restaurant, transformé en boîte de nuit le week-end, ont été interpellés pour non respect des règles de sécurité en matière de feux d'artifice, selon le parquet. Ils risquent 7 ans de prison.

L'établissement s'était déjà vu infliger deux fois des amendes pour non respect des normes anti-incendie.

L'incendie de Perm est le plus grave de ces dernières années en Russie, où les catastrophes dans des maisons de retraite, établissements médicaux et écoles sont fréquentes en raison de la vétusté des installations et d'une sécurité défaillante.

(ats / 06 décembre 2009 11:30)




Les Comoriens élisent députés et conseillers
MORONI - Les Comoriens se rendaient aux urnes dimanche, 360.000 électeurs étant appelés à élire leurs députés ainsi que les conseillers des trois îles de cet archipel de l'océan Indien (Anjouan, Grande Comore et Mohéli), a constaté un journaliste de l'AFP.

Quelque 700 bureaux de vote devaient être ouverts sur les trois îles pour départager 144 candidats à la députation. Certains bureaux de la capitale Moroni n'ont toutefois pas pu ouvrir à l'heure prévue (08H00 locales) en raison d'un retard dans l'acheminement du matériel de vote.

L'assemblée nationale comorienne compte 33 députés. Les Comoriens votent au suffrage universel direct à deux tours pour élire 24 de ces parlementaires pour un mandat de 5 ans, un second tour étant prévu le 20 décembre.

Neuf autres députés seront désignés par le Conseil de chaque île de l'archipel, à raison de trois députés par île.

Une victoire du parti du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi permettrait sans doute à ce dernier d'obtenir une extension d'un an de la durée de son mandat, qui doit théoriquement expirer l'an prochain.

La nouvelle Constitution de l'Union des Comores, adoptée par référendum le 17 mai, a modifié le mandat du président de l'Union, passé de quatre à cinq ans et réduit les pouvoirs des présidents des trois îles pour en faire des gouverneurs. Mais les acteurs politiques comoriens divergent pour savoir si cette réforme s'applique au chef de l'Etat actuel.

Le bilan du président Sambi a ainsi été le principal thème de la campagne électorale.

"Il ne faut pas se tromper d'enjeu. En vérité c'est une élection présidentielle", a dit à plusieurs reprises lors de meetings l'un des principaux opposants au président Sambi, l'avocat franco-comorien Said Larifou.

Les électeurs votent également pour choisir 53 conseillers (sur 184 candidats enregistrés), représentants de la population au niveau du Conseil de chaque île.

Les opérations se déroulent en présence d'une vingtaine d'observateurs de l'Union africaine (UA) conduite par l'ancien ministre mauricien des Affaires étrangères, Anil Gayan.

Ahmed Abdallah Sambi, un islamiste modéré, avait été élu en mai 2006 lors d'un scrutin jugé crucial dans le processus de sortie de crise institutionnelle engagé depuis plusieurs années pour assurer la stabilité de l'archipel.

En 2008, le président de l'île d'Anjouan Mohamed Bacar a été renversé lors d'une opération lancée par l'armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l'UA.

Depuis leur indépendance de la France en 1975, les Comores ont connu une vingtaine de coups d'Etat ou tentatives, dont quatre réussis.

La 4e île de l'archipel, Mayotte, qui a décidé en mars 2009 d'acquérir le statut de département français et de s'arrimer ainsi un peu plus à Paris, est toujours revendiquée par l'Union des Comores.

(©AFP / 06 décembre 2009 09h26) Ngazidja forever [@]:-D



Des Ouïgours demandent l'asile politique au Cambodge
Un groupe d'une vingtaine d'Ouïghours ont fui la Chine après les violences ethniques qui ont secoué la province du Xinjiang en juillet. Ils ont demandé l'asile politique au Cambodge, rapporte dimanche une organisation de défense ouïghoure en exil.

Vingt-deux Ouïghours ont demandé l'asile via le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés à Phnom Penh, a fait savoir l'Association américaine ouïghoure.

Deux de ces personnes disent avoir été témoins de violences policières à l'égard de leur communauté lors des émeutes du 5 juillet dernier. Les affrontements ont opposé Hans et Ouïghours musulmans dans le Xinjiang, province occidentale de la Chine.

L'association rapporte en outre que 31 personnes ont été arrêtées dans le centre ou le sud de la Chine pour avoir tenté de fuir le pays ou aider d'autres personnes à le faire. Cinq autres personnes qui ont tenté d'entrer au Vietnam en octobre sont aussi portées disparues.

Pékin attribue à des éléments séparatistes ouïghours les attaques et émeutes qui se sont produites ces dernières années au Xinjiang.

(ats / 06 décembre 2009 05:46)



Manifestation à New York contre les procès du 11-Septembre
Des centaines de manifestants ont bravé samedi une pluie glaciale devant le tribunal de New York où devrait se tenir le procès des cinq hommes accusés d'avoir organisé les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Ils protestaient contre la tenue d'un procès civil.

"Ce sont des criminels de guerre", a lancé l'un des orateurs, Peter Regan, pompier et ancien des Marines, acclamé par la foule. "Ils devraient être jugés devant un tribunal militaire", a-t-il ajouté.

La foule s'abritait sous des parapluies à Foley Square, face au tribunal où le cerveau autoproclamé des attentats doit être jugé, avec quatre co-accusés. Les cinq hommes, qui sont actuellement détenus au centre de détention américain de Guantanamo, à Cuba, risquent la peine de mort.

Pour le président Barack Obama et son ministre de la Justice, Eric Holder, ce choix final de renvoyer les cinq hommes devant un tribunal de droit commun est chargé de symbole. Il doit restaurer l'image internationale des Etats-Unis, écornée sous l'administration de George W. Bush.

(ats / 06 décembre 2009 04:46)



Plus de 150 arrestations "préventives"
La police grecque a arrêté samedi plus de 150 personnes à la veille du premier anniversaire de la mort d'un adolescent tué par un policier à Athènes, a-t-on indiqué vendredi de source policière. Des milliers de personnes sont attendues dans les rues d'Athènes dimanche.

Une grande manifestation est prévue à l'issue d'une cérémonie religieuse organisée sur la tombe d'Alexis Grigoropoulos à Palio Faliro, une banlieue de la capitale. La mort du jeune de 15 ans avait déclenché l'hiver dernier des violences urbaines inédites dans le pays, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.

A Athènes, quelque 6000 policiers doivent encadrer des manifestations prévues dimanche et lundi, organisées par des coordinations étudiantes et lycéennes, des organisations de gauche et des syndicats.

Placé en détention provisoire, le policier auteur des tirs fatals à Alexis Grigoropoulos doit être jugé à partir du 20 janvier 2010 pour homicide volontaire.

(ats / 06 décembre 2009 03:28)



Sommet de Copenhague : Attac demande un traité international contraignant
GRENOBLE - Attac demande la signature d'un traité écologique international contraignant à l'égard des "pays du Nord" au sommet de Copenhague sur le climat, a indiqué samedi l'organisation altermondialiste.

"On redoute un accord politique sur des engagements nationaux. S'il n'y a pas de traité international, chaque Etat est rendu à sa logique nationale sans garantie", a déclaré à l'AFP Geneviève Azam, membre du conseil scientifique d'Attac France, qui fera partie de la délégation d'Attac invitée à Copenhague.

"Un traité international permet de mettre en place un système de sanctions où la pression morale et politique est extrêmement importante. Aujourd'hui, on peut dire qui n'a pas respecté le traité de Kyoto", a-t-elle poursuivi, en marge des assises nationales d'Attac à Grenoble.

Le futur accord de Copenhague, qu'il reprenne ou non le cadre du protocole de Kyoto amendé, devra enrôler dans l'effort l'ensemble des grands pollueurs, la contrainte de réduction de Kyoto ne pesant pour l'heure que sur les 38 pays industrialisés qui l'ont ratifié, à l'exception notable des Etats-Unis.

L'objectif du sommet de Copenhague, qui s'ouvre lundi sous l'égide de l'ONU, est de donner une suite au protocole de Kyoto, premier traité contraignant sur le climat, dont les engagements expirent fin 2012.

Il devrait comporter une date-limite pour transformer cet accord en un traité international d'ici la fin de 2010, à temps pour prendre le relais des engagements pris à Kyoto pour 2008-2012.

Par ailleurs, l'association redoute que les engagements pris sur la baisse des émissions des gaz à effet de serre ne conduisent "à de fausses solutions, comme les agrocarburants", qui riment aujourd'hui avec déforestation et agriculture intensive, a ajouté Geneviève Azam.

"Il ne faut pas fractionner les problèmes, sinon en soignant un élément, on risque de déséquilibrer tout le reste", a conclu la militante d'Attac France, dont les assises se terminent dimanche.

(©AFP / 05 décembre 2009 19h13)



Plus de 350'000 manifestants pour le "No Berlusconi Day"
Des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans le centre de Rome. Elles ont réclamé la démission du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, en réponse à un appel lancé il y a deux mois par un groupe de blogueurs.

Les organisateurs du "No Berlusconi Day" ont estimé avoir gagné leur pari en réunissant dans la capitale "plus de 350'000 personnes". Ils étaient même entre 400'000 et 500'000, selon un photographe.

Les blogueurs ont souligné l'indépendance de leur mouvement né sur internet, en rappelant avoir choisi le violet car c'était la "seule couleur laissée libre" par les partis traditionnels. Des manifestations étaient aussi organisées à Paris, Londres ou Sydney.

La plupart des manifestants, dont beaucoup de jeunes et de femmes, arboraient des écharpes, des t-shirts ou des pullovers allant du lilas au mauve. Beaucoup portaient un masque à l'effigie de Berlusconi avec le mot "non" imprimé sur le front.

Les formations d'extrême gauche comme les communistes italiens et un bon nombre de militants du Parti démocrate, principale formation de l'opposition, étaient venus grossir les rangs du défilé.

La plupart des banderoles faisaient référence aux ennuis judiciaires de Silvio Berlusconi. Le chef de l'Etat est sous le coup de deux procès, l'un pour corruption de témoins et l'autre pour fraude fiscale.

Des manifestants criaient "mafioso" quand il croisait une de ses effigies, allusion à des accusations à son encontre de liens avec Cosa Nostra lancées vendredi à Turin par le mafieux repenti Gaspare Spatuzza.

Des mouvements très divers défilaient: des personnalités comme le réalisateur Nanni Moretti pour dénoncer une hégémonie de Berlusconi sur la télévision italienne ainsi que des écologistes opposés au pont sur le détroit de Messine.

Dans la foule, on voyait aussi des défenseurs des immigrés ou des membres du mouvement "peuple des agendas rouges" réclamant la vérité sur la mort du juge Paolo Borsellino en 1992 dans un attentat à la bombe à Palerme, dont les agendas secrets ne furent jamais retrouvés.

(ats / 05 décembre 2009 19:04)



Ankara invite un comité européen à visiter la nouvelle cellule d'Öcalan
ANKARA - La Turquie a invité le comité pour la prévention de la torture (CPT) du conseil de l'Europe à visiter la cellule dans laquelle a été transféré le chef des rebelles kurdes Abdullah Öcalan, qui dénonce ses conditions d'emprisonnement, selon le ministère turc des Affaires étrangères.

Les protestations d'Öcalan sont à l'origine d'une série de heurts dans le sud-est anatolien, à la population en majorité kurde, qui ont fait deux blessés samedi.

Le chef et fondateur du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, illégal), 61 ans, qui purgeait en solitaire depuis 1999 une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali (nord-ouest), a été transféré à la mi-novembre dans une autre cellule du même pénitencier et il peut côtoyer maintenant d'autres détenus, comme le recommandait le CPT.

"Après le transfert de nouveaux détenus à l'île prison d'Imrali, une délégation du CPT a été invitée à venir évaluer sur place les nouvelles conditions" d'incarcération, déclare le ministère dans un communiqué vendredi soir, assurant que celles-ci étaient "conformes aux normes internationales".

"La date de la visite sera précisée dans la période à venir", ajoute le document.

Öcalan s'est récemment plaint de ses nouvelles conditions d'incarcération, affirmant qu'elles étaient "pires qu'avant" et évoquant une "cellule de 6-7 m2". "Je ne sais pas combien de temps je pourrai résister à ces conditions qui ont fait de moi un homme mi-mort, mi-vivant", a-t-il dit à ses avocats.

Ces déclarations ont entraîné la multiplication depuis une semaine de manifestations kurdes de protestation contre les conditions de détention d'Öcalan.

Samedi, un adolescent de 19 ans a été gravement blessé à la tête par une grenade lacrymogène lors de heurts avec la police qui tentait de disperser une manifestation à Yüksekova, une bourgade de la province de Hakkari, aux confins de l'Iran et de l'Irak, selon des sources locales de sécurité.

Un policier a également été blessé dans l'incident, ont indiqué ces sources.

Des heurts se sont produits dans plusieurs villes de la région, avec notamment des jets de coktails molotov et de pierre à Yüksekova et Van et plusieurs dizaines de personnes ont été placées en gardes à vue, selon l'agence de presse Anatolie.

Vendredi, le président de la commission parlementaire des droits de l'Homme Zafer Üskül a estimé au terme d'une enquête "qu'il n'était pas vrai qu'Öcalan était traité différemment des autres détenus".

"Ses conditions sont conformes aux normes internationales et même meilleures", a poursuivi M. Üskül, indiquant que la nouvelle cellule faisait 11,8 m2 contre 11,9 m2 auparavant.

Le ministère de la Justice a publié vendredi des photos de la prison d'Öcalan pour montrer que ses conditions étaient identiques aux autres prisonniers incarcérés dans des établissements de haute sécurité.

(©AFP / 05 décembre 2009 17h17)



Crise à Dubaï: la Bourse de Ryad légèrement touchée
RYAD - La Bourse de Ryad, principal marché du monde arabe en terme de capitalisation, a clôturé samedi en légère baisse de 1,06%, pour sa première séance depuis l'annonce il y a 10 jours des difficultés financières de l'émirat de Dubaï.

L'index Tasi a baissé à 6.288,27 points, alors qu'il avait clôturé à 6.355,82 points le 25 novembre, avant sa fermeture pour la fête musulmane d'Al-Adha. La Bourse de Ryad a ouvert samedi la séance en baisse de 2,3% avant de se reprendre clôturant sur une baisse de 1,06%.

Malgré les assurances la veille de la Banque centrale que les banques saoudiennes étaient peu exposées aux problèmes du conglomérat public de Dubaï, Dubai World, les secteurs bancaires et financiers perdaient 2,35% à la Bourse de Ryad, qui ouvre de samedi à mercredi.

La SABB bank, filiale saoudienne du géant britannique HSBC, l'une des banques européennes les plus exposées aux difficultés financières de Dubaï, a enregistré la baisse la plus importante du secteur avec une chute de 4,47%.

L'annonce par Dubai World --tard en soirée le 25 novembre-- qu'il demandait un moratoire de six mois sur une partie des dettes arrivant à maturité mi-décembre a secoué pendant quelques jours les marchés financiers régionaux et internationaux.

Les Bourses d'Abou Dhabi, de Dubaï, du Koweït et du Qatar ont chuté à leur réouverture avant de s'apaiser en fin de semaine.

Mais selon un courtier à Ryad s'exprimant samedi sous le couvert de l'anonymat, "ce qui se passe dans le Golfe, en Europe ou en Amérique, ne perturbe pas notre marché".

"La dette du groupe Dubai World ne constitue pas une menace pour le système bancaire du royaume", avait assuré vendredi Mohammad al-Jasser, directeur de l'Agence monétaire saoudienne.

Mohammad al-Jasser et les analystes ont estimé que l'Arabie saoudite était à l'abri des répercussions de l'affaire Dubai World.

Selon l'analyste Paul Gamble, de Jada Investment, "les banques saoudiennes ont une exposition minimale" à Dubaï en général et à Dubaï World, en particulier. Les banques saoudiennes peuvent à peine répondre aux demandes du marché local, a-t-il souligné.

M. Jasser a indiqué que l'exposition des banques saoudiennes à la dette de Dubai World était inférieure à 0,2% de leurs bilans.

Les banques saoudiennes n'ont pas révélé leur exposition aux compagnies de Dubaï. Mais la Deutsche Bank estime que les pays du Golfe représentent 3,3% de leurs avoirs à risques, dont seulement 1% pour Dubaï.

En outre, bien que les banques constituent une part essentielle du marché boursier saoudien, environ 20% de la capitalisation provient du seul géant Sabic, dont le niveau des actions dépend des prix de la pétrochimie, qui sont en hausse.

Enfin, si, comme Dubaï, l'économie saoudienne connaît un important boom de la construction, Ryad investit sur de grands projets d'infrastructure ainsi que sur des équipements sanitaires et sportifs, que le riche pays pétrolier paie en liquide.

Et si ces investissements impliquent les compagnies d'Etat, qui empruntent de l'argent, la dette de Ryad constitue seulement 14% du PIB.

(©AFP / 05 décembre 2009 16h00)




Pédophilie: le directeur du Conservatoire de Paris sous contrôle judiciaire
VERSAILLES (France) - Le directeur du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, le pianiste Pascal Dumay, a été placé sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir téléchargé des images pédopornographiques, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

M. Dumay, 53 ans, doit comparaître le 22 janvier devant le tribunal correctionnel de Versailles (ouest de Paris).

Il a été suspendu samedi de ses fonctions par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, "dans l'attente du jugement pénal ou du prononcé d'une sanction disciplinaire", a indiqué le ministère.

Le pianiste est soupçonné d'avoir téléchargé volontairement sur son ordinateur des images à caractère pornographique mettant en scène des enfants et des adolescents, selon la source judiciaire.

Pascal Dumay, interpellé chez lui à Paris en début de semaine, a été présenté au parquet de Versailles mercredi d'où il est ressorti avec un placement sous contrôle judiciaire, interdiction lui étant faite d'entrer en contact avec des mineurs, selon cette source.

M. Dumay n'a pas pu être joint par l'AFP.

"C'est dans le cadre des opérations classiques de contrôle opérées sur le net par la gendarmerie que les services enquêteurs ont interpellé ce fonctionnaire", a indiqué la source judiciaire.

L'enquête a démarré en février dernier lorsque les gendarmes chargés de contrôler la toile découvrent qu'un internaute français téléchargeait des images illégales sur son ordinateur depuis un site belge.

Pascal Dumay, pianiste concertiste, a été nommé à la fin du mois d'août directeur du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMD). Il a été formé au CNSMD où il a obtenu les premiers prix de piano et de musique de chambre.

Après une carrière de soliste et de chambriste, il a dirigé diverses institutions: il a notamment été directeur de la musique à Radio France (1996-2000) et président de l'Orchestre français des jeunes de 1995 à 2001.

(©AFP / 05 décembre 2009 15h56)




Le Maroc interdit de nouveau à Aminatou Haidar de rentrer au Sahara
MADRID - Les autorités marocaines ont refusé samedi une nouvelle demande visant à permettre à la militante saharaouie Aminatou Haidar de rentrer au Sahara Occidental, a déclaré une député socialiste espagnole proche de Mme Haidar, Delia Blanco.

"Nous avons demandé une nouvelle autorisation, en bonne et due forme, et elle a été refusée", a déclaré Mme Blanco à la chaîne d'informations en continue espagnole CNN+.

Mme Haidar a entamé une grève de la faim le 16 novembre à l'aéroport de Lanzarote, deux jours après avoir été expulsée du Sahara occidental par les autorités marocaines qu'elle accuse de lui avoir retiré son passeport marocain.

Elle avait pris place vendredi dans un avion pour Laâyoune, la principale ville du Sahara Occidental. Mais au dernier moment le voyage a été annulé en raison d'un revirement des autorités marocaines, qui l'avaient dans un premier temps autorisé, a affirmé le gouvernement espagnol.

(©AFP / 05 décembre 2009 15h26)



La Croatie ne peut pas envoyer des renforts en Afghanistan
ZAGREB - La Croatie ne peut pas "pour l'instant" envoyer des renforts en Afghanistan où ce pays, membre de l'Otan depuis avril 2009, compte déjà près de 300 militaires, a déclaré samedi son président Stipe Mesic.

"Pour l'instant, nous avons dit que nous ne pourrions pas aller au-delà des trois cents soldats, et qu'on peut discuter de tout d'ici un an. En ce moment, nous ne pouvons sûrement pas", a affirmé M. Mesic, cité par l'agence Hina.

"En tant que pays membre de l'Otan, nous sommes obligés de participer à ses missions, mais c'est toujours dans les limites du possible pour un pays", a ajouté M. Mesic, lors d'une rencontre avec des citoyens à son cabinet.

L'Otan, dont le secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, a annoncé vendredi l'envoi d'au moins 7.000 soldats supplémentaires des alliés en Afghanistan, répondant ainsi au voeu de Washington, a pourtant prévu aussi des renforts croates, à savoir deux équipes d'instructeurs policiers, chacune composée d'entre 20 et 30 personnes.

La Croatie est engagée depuis février 2003 en Afghanistan, au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), et y participe actuellement avec un contingent de 291 militaires, selon le ministère de la Défense.

Chaque renfort au-delà de 300 militaires devrait être approuvé par un vote à majorité qualifiée au parlement national.

"On demandera toujours notre avis (pour envoyer des troupes, ndlr), et nous pouvons le donner si on dispose des moyens financiers", a souligné le chef de l'Etat croate, qui est également le commandant suprême des armées.

Durement frappée par la crise économie mondiale, la Croatie se trouve dans une situation budgétaire délicate.

Un porte-parole du ministère croate des Affaires étrangères, Mario Dragun, a toutefois déclaré au quotidien Jutarnji List que deux équipes d'instructeurs policiers croates pourraient être mises en place dans la seconde moitié de 2010, mais par un redéploiement des troupes qui sont déjà en Afghanistan.

Le président américain Barack Obama a décidé mardi le déploiement accéléré de 30.000 soldats supplémentaires américains en Afghanistan, assorti d'un début de retrait des troupes dès la mi-2011, portant le contingent américain à environ 100.000 militaires.

(©AFP / 05 décembre 2009 17h13)



Shalit: un échange de prisonniers dans les 2 semaines
JERUSALEM - La libération de prisonniers palestiniens contre celle d'un soldat israélien, Gilad Shalit, détenu par le Hamas dans la bande de Gaza pourrait intervenir au cours des deux prochaines semaines, a estimé samedi un député travailliste israélien.

Le député Daniel Ben Simon a assuré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu était décidé à parvenir rapidement à un accord. "L'accord sera présenté au public d'ici une semaine ou deux", a-t-il déclaré lors d'un événement culturel à Beersheva (sud).

Mais alors que les médias israéliens ont estimé qu'il tenait cette information de M. Netanyahu, le bureau du chef du gouvernement a opposé un démenti catégorique. "Le Premier ministre n'a jamais dit cela, ni à une personnalité politique ni à personne d'autre", a fait savoir son secrétariat.

Israël et le Hamas maintiennent un black-out sur les tractations en vue de la libération du soldat Gilad Shalit, un tankiste de 23 ans également détenteur de la nationalité française, capturé le 25 juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza par un commando palestinien dont faisait partie, le Hamas.

M. Ben Simon s'est félicité de cet "acte de leadership" de M. Netanyahu, qu'il a opposé à Ehud Olmert, son prédécesseur à la tête du gouvernement israélien. "Olmert n'était pas prêt à payer tout le prix pour Shalit et je suis heureux que Netanyahu fasse ce qu'Olmert n'était pas prêt à faire", a déclaré le député travailliste.

Le parti travailliste, dirigé par Ehud Barak, l'actuel ministre de la Défense, est membre de la coalition gouvernementale au pouvoir en Israël.

Le Hamas, mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza, réclame en échange de la libération du soldat israélien l'élargissement de plusieurs centaines de détenus palestiniens, dont des chefs politiques et militaires de la seconde Intifada (soulèvement) des années 2000.

A ce propos, M. Ben Simon a assuré que le dirigeant palestinien Marwan Barghouthi, symbole de l'Intifada actuellement détenu en Israël, ferait partie des détenus libérés dans le cadre de cet échange.

"Il est sur la liste", a-t-il déclaré, mais la question est désormais de savoir s'il serait expulsé à l'étranger ou laissé libre de ses mouvements en Cisjordanie. "Il y a une discussion sur le fait de le relâcher à Ramallah ou de l'envoyer à l'étranger pour un certain temps", a expliqué M. Ben Simon.

Ses commentaires contredisent ceux du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui avait catégoriquement exclu mercredi que Marwan Barghouthi fasse partie des détenus palestiniens libérés en échange du soldat Shalit.

M. Barghouthi a été arrêté par l'armée israélienne en 2002 et condamné en juin 2004 à cinq peines de prison à vie après avoir été reconnu coupable d'implication directe dans quatre attentats anti-israéliens ayant coûté la vie à cinq personnes durant l'Intifada.

(©AFP / 05 décembre 2009 15h04)



Minarets: l'Iran convoque l'ambassadeur de Suisse à Téhéran
L'Iran a convoqué l'ambassadeur de Suisse à Téhéran après le vote sur l'interdiction de construire des minarets. De telles décisions attisent une crainte maladive de l'islam et les préjugés contre les étrangers en Europe, ont affirmé les autorités iraniennes.

Elles accentuent la tension entre l'islam et le christianisme, a dit le ministère iranien des affaires étrangères à la diplomate suisse Silvia Leu Agosti, selon des propos cités par l'agence officielle iranienne IRNA.

Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a aussi téléphoné à la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey. Selon IRNA, il lui a dit qu'un tel référendum ne devrait jamais être autorisé dans un pays qui revendique le respect de la démocratie et des droits de l'homme.

"Les valeurs religieuses ne devraient jamais faire l'objet d'un référendum", a souligné le ministre iranien.

En Suisse, le professeur de droit international public zurichois Daniel Thürer propose un "article sur la tolérance". Il le voit comme un contre-projet susceptible de corriger le tir.

Le professeur se dit "irrité" que le peuple, en tant que garant suprême de la constitution, n'ait pas pris au sérieux le texte de l'initiative en tant que tel. "Nous avons voté sur un texte concret, mais beaucoup de citoyens ont plutôt exprimé un sentiment général", analyse-t-il.

Enfin, Le comité d'action "Stop minarets" exige des musulmans de Langenthal qu'ils retirent leur demande de permis de construire un minaret. Ce serait un "signe d'intégration vécue", estime le comité samedi.

(ats / 05 décembre 2009 14:58)



La fonte des glaciers de l'Himalaya menace 1,3 milliard d'habitants en Asie
KATMANDOU - Plus d'un milliard de personnes en Asie dépendent des glaciers de l'Himalaya pour l'approvisionnement en eau mais les experts estiment que la vitesse alarmante à laquelle ils fondent risque de provoquer de graves phénomènes de sécheresse dans toute la région.

Les glaciers de l'Himalaya, une chaîne de 2.400 km de circonférence qui englobe le Pakistan, l'Inde, la Chine, le Népal et le Bhoutan, alimente les neuf plus grandes rivières d'Asie, sources de vie pour 1,3 milliard d'habitants qui vivent en aval.

Mais les températures dans la région se sont réchauffées de 0,15 à 0,6 degré tous les dix ans ces 30 dernières années, accélérant à un rythme alarmant la fonte des glaciers.

Au moment où les dirigeants de la planète se réunissent à Copenhague pour une conférence mondiale sur le climat, les associations environnementales tirent la sonnette d'alarme: selon elles, certains glaciers himalayens pourraient disparaître d'ici quelques décennies.

"Les scientifiques prédisent la disparition de la plupart des glaciers d'ici quarante ans à cause du changement climatique", s'inquiète Prashant Singh, le responsable de la campagne "Le climat pour la vie" de l'organisation environnementale WWF.

"Les négociations de Copenhague auront d'énormes répercussions sur la vie de centaines de millions de personnes habitant à l'embouchure des rivières issues de l'Himalaya et qui sont déjà dans une grande pauvreté", estime-t-il.

Le comité intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique (IPPC) a prévenu que les glaciers pourraient "tous disparaître d'ici 2035" et les experts soulignent que les effets du réchauffement de la planète sont déjà visibles à l'oeil nu dans la région.

Au Népal et au Bhoutan, la fonte des glaciers a provoqué la formation de lacs immenses qui menacent aujourd'hui de céder et de détruire les villages en aval.

L'alpiniste népalais Dawa Steven Sherpa a commencé à s'intéresser de près au changement climatique après l'effondrement d'une partie du glacier Khumbu, au-dessus d'un camp de base sur l'Everest, lors d'une expédition en 2007.

Sherpa, qui a escaladé trois trois l'Everest et prendra part à un sommet spécial pour "les habitués des sommets" à Copenhague, marchait sur ce glacier encore quelques minutes avant sa chute. C'est là qu'il a compris, dit-il, que le réchauffement climatique dans l'Himalaya était déjà en route.

En Chine, des études ont montré que la fonte rapide des glaciers risque à court terme d'augmenter les phénomènes d'inondations. A long terme, elle pourrait entraîner une baisse progressive des courants des rivières, affectant en particulier l'ouest de la Chine.

Les experts estiment que le manque d'eau pourrait avoir un impact sur le développement économique de l'Inde et de la Chine, avec des conséquences tragiques pour les deux pays les plus peuplés de la planète.

Mais les recherches sur les conséquences du réchauffement climatique dans les montagnes, parfois inaccessibles, de l'Himalaya sont encore balbutiantes. L'IPPC décrit d'ailleurs la région comme "une zone vierge" en raison d'un manque de données scientifiques.

Des experts sont aussi en désaccord, certains affirmant même que les glaciers sont en train d'avancer.

Il y un "besoin urgent" d'approfondir les recherches, s'alarme le Centre international pour le développement des montagnes (ICIMOD), basé au Népal.

(©AFP / 05 décembre 2009 12h38)



Etats-Unis: quatrième plus grosse faillite bancaire de l'année
Les autorités de régulation américaines ont annoncé vendredi soir la fermeture de six nouvelles banques locales ou régionales. Dans le lot figure l'Amtrust Bank, dans le Nord des Etats-Unis, quatrième plus grosse banque du pays à mettre la clef sous la porte cette année.

Basée à Cleveland, dans l'Ohio, Amtrust, dont les actifs s'élevaient à environ 12 milliards de dollars, a été reprise par la New York Community Bank, basée dans l'Etat de New York. Cent trente banques ont fait faillite aux Etats-Unis depuis le début de l'année, du jamais vu depuis 1992.

(ats / 05 décembre 2009 12:28)




President Arroyo has imposed martial law in a Philippines' province where 57 died in an election-related massacre



Au moins 101 morts dans l'incendie d'un café
Un incendie provoqué par des feux d'artifice a dévasté un café dans la nuit de vendredi à samedi dans la ville russe de Perm, près des montagnes de l'Oural. Au moins 101 personnes ont trouvé la mort, a annoncé le ministre local de la Santé. Les autorités excluent un acte terroriste.

"Selon les données actuelles, 101 personnes sont décédées, dont sept à l'hôpital, et 140 ont été hospitalisées, dont 85 dans un état très grave", a déclaré le ministre de la Santé du district de Perm, Dmitri Trichkine, cité par l'agence Interfax.

Environ 200 personnes, pour la plupart des employés de l'établissement et leurs familles, célébraient le huitième anniversaire du café, "Le Cheval boiteux", a expliqué la police locale, citée par Itar-Tass.

"Des feux d'artifice ont été tirés et l'un d'entre eux a touché un plafond en plastique, enflammant tout. Les gens ont paniqué et sont morts brûlés ou intoxiqués", a déclaré le ministre des Situations d'urgence du district de Perm, Igor Orlov. Les enquêteurs ont rapidement écarté la piste terroriste.

Selon des sources au sein du ministère des Situations d'urgence, les feux d'artifice à l'origine du drame étaient destinés à être lancés en plein air et interdits d'utilisation dans des espaces clos.

(ats / 05 décembre 2009 06:05)


Les USA condamnent l'attaque contre une mosquée
Les Etats-Unis ont condamné vendredi l'attaque qui a tué 40 personnes dans une mosquée bondée au Pakistan. Pour Washington, cet événement souligne la nécessité de soutenir Islamabad dans sa lutte contre l'ennemi "commun".

"Ces attaques mettent en lumière la nature malfaisante et inhumaine de ces ennemis dont la vraie cible est le gouvernement démocratiquement élu du Pakistan et la sécurité de tous les Pakistanais", a dit le porte-parole du département d'Etat Ian Kelly.

Ces "attaques horribles" soulignent "le besoin pour nous de soutenir le gouvernement du Pakistan qui lutte contre cet ennemi commun et ce défi que nous avons en commun", a-t-il ajouté. "Nous allons continuer à le soutenir dans le combat contre ce terrible fléau."

Au moins 40 personnes, dont quatre assaillants, ont été tuées vendredi par un commando d'islamistes. Ils ont ouvert le feu et fait exploser leurs bombes dans une mosquée bondée fréquentée par les militaires à Rawalpindi, une ville-garnison de la banlieue d'Islamabad.

(ats / 05 décembre 2009 04:12)



Deux fusillades font 14 morts à Monterrey
Quatorze personnes ont été tuées vendredi à Monterrey au nord du Mexique lors de deux incidents armés liés au trafic de drogue, a annoncé le ministère de la Défense mexicain. Une première fusillade a éclaté à un barrage militaire que des hommes tentaient de forcer.

Onze suspects ont été tués, ainsi qu'une passante, victime d'une balle perdue. Les échanges de coups de feu ont duré "plus de 45 minutes", ont expliqué les militaires.

Dans une deuxième fusillade, deux policiers sont morts lors d'un assaut lancé par un commando de "narcos" contre une prison de la ville au cours duquel 23 détenus ont été "libérés".

Au Mexique, les cartels de la drogue s'affrontent dans une guerre meurtrière pour le contrôle du trafic, et infiltrent la police et l'administration pour protéger leurs activités.

Cette "guerre des cartels" a fait 14'000 morts ces trois dernières années dans le pays, chiffre record, malgré le déploiement de 50'000 militaires pour appuyer la police dans la lutte contre les trafiquants.

(ats / 05 décembre 2009 04:04)



Le Koweït cède ses parts dans Citigroup
Le fonds d'investissement koweïtien, Kuwait Investment Authority (KIA), a annoncé aujourd'hui avoir vendu, avec une importante plus-value, ses parts dans le géant bancaire américain Citigroup.

La KIA avait acquis pour trois milliards de dollars des parts dans Citigroup en janvier 2008, outre une prise de participation de deux milliards de dollars dans Merrill Lynch.
Elle a annoncé dimanche dans un communiqué avoir réalisé un profit de 1,1 milliard de dollars en revendant ses parts dans Citigroup pour 4,1 milliards de dollars au total.
Elle n'a fait aucune mention de ses parts dans Merrill Lynch.

La prise de participation de KIA en 2008 était intervenue au moment où les banques américaines étaient frappées de plein fouet par les retombées de la crise des "subprimes", les prêts hypothécaires à risque américains.
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#Posté le dimanche 06 décembre 2009 08:05

Mardi 1 Décembre 2009


Mardi 1 Décembre 2009


Italie: plus de deux millions de chômeurs
Le taux de chômage a grimpé à 8% de la population active au mois d'octobre en Italie et le nombre de chômeurs à dépassé les deux millions pour la première fois depuis mars 2004, selon une estimation publiée aujourd'hui par l'institut national de statistique Istat.



Centrafrique: Bozizé appelle à l'unité
Le président centrafricain François Bozizé a appelé hier à l'unité pour les élections présidentielle et législatives prévues en 2010 à une date non fixée, dans un message à la nation adressé à la veille de la fête nationale.

"Pour l'année 2010, je souhaite, pour tous, que nous allions aux élections pour choisir nos futurs dirigeants dans l'unité, la dignité et la sincérité", a déclaré hier soir François Bozizé dans ce message diffusé par les médias publics. Il a appelé le gouvernement, l'administration, les forces de défense et de sécurité et la société civile à tous se "préparer à ces enjeux électoraux".

Aucune date n'a encore été fixée pour ces élections et des opposants ont exprimé leur scepticisme sur le calendrier électoral. Une Commission électorale indépendante (CEI), créée fin août, est chargée d'organiser et superviser ces scrutins. "Je formule le voeu que la CEI puisse redoubler d'efforts dans la préparation de ces élections", a dit François Bozizé.

Les Centrafricains célèbrent aujourd'hui le 51e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine par Barthélémy Boganda, considéré comme le père-fondateur du pays dont l'indépendance a été proclamée le 13 août 1960.


Chine: fin de l'embargo sur le porc US
La Chine a annoncé aujourd'hui avoir levé l'embargo sur les importations de porc en provenance du continent américain, imposé il y a quelques mois par crainte de la grippe H1N1.

"Après évaluation des risques, les mesures de restrictions sur les produits porcins (...) sont désormais levées", a annoncé l'Administration en charge des contrôles de qualité sur son site internet.

En octobre, Pékin s'était engagé à mettre rapidement un terme aux restrictions frappant le porc américain, lors de la réunion à Hangzhou (est de la Chine) de la Commission conjointe sur le Commerce sino-américaine (JCCT).

Outre les importations de porc américain, celles du Mexique et du Canada faisaient l'objet de mesures similaires, adoptées de peur que ces produits ne puissent contaminer le cheptel et la population chinoises par le virus H1N1 de la grippe communément appelée grippe porcine. Ces craintes sont infondées, selon des experts.


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La Bourse du Qatar ferme en baisse
La Bourse du Qatar ferme en baisse de 8,3% et celle de Koweït en baisse de 2,7%.



Britanniques arrêtés: l'Iran confirme
Le chef du cabinet du président iranien Mahmoud Ahmadinejad a confirmé l'arrestation de cinq Britanniques par les forces iraniennes dans le Golfe, a rapporté aujourd'hui l'agence de presse Fars.

Esfandiar Rahim Mashaie a affirmé que la façon de traiter avec les cinq Britanniques "arrêtés dans le Golfe persique par les forces iraniennes sera décidée par le pouvoir judiciaire". "Si la mauvaise intention de ces personnes est prouvée, une action ferme sera prise à leur encontre", a-t-il ajouté.

Le responsable n'a pas donné de précisions sur les circonstances des arrestations survenues le 25 novembre selon Londres.



Un attentat fait 11 blessés au Pakistan
Un député local et son frère ont été tués aujourd'hui dans un attentat suicide dans la maison de l'élu dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, que l'armée a repris ces derniers mois aux talibans après une offensive, a annoncé la police. Onze autres personnes ont été blessées, selon des sources médicales.

"Le Dr Shamser Ali Khan, membre de l'Assemblée provinciale, et son frère ont été tués dans l'attentat suicide", a indiqué par téléphone Qazi Ghulam Farooq, chef de la police de Swat, dans un bilan encore provisoire. L'attentat a été perpétré à Kanju, un village situé à 30 km au nord-ouest de Mingora, le chef-lieu du district de Swat.

Les corps de deux hommes ont été amenés à l'hôpital de Kanju, ainsi que onze blessés, a confirmé le Dr Spin Zada, un des responsables de l'établissement. "L'un des hommes décédés est le Dr Shamser", a-t-il ajouté.

L'élu était un membre de l'Assemblée de la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP), élu du parti laïc Awami National Party (ANP) qui la dirige et est opposé aux radicaux islamistes.

La campagne d'attentats qui a fait près de 2 600 morts dans tout le pays en un peu moins de deux ans et demi, perpétrée essentiellement par des kamikazes des talibans alliés à Al-Qaïda, avait connu une pause ces derniers jours pour la fête musulmane de l'Aïd al-Adha.



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Gironde: incendie dans une usine
Un incendie, qui n'a pas fait de victime, s'est déclaré dans la nuit de lundi à mardi au niveau de seize cuves d'une société stockant des produits chimiques à Blanquefort, dans la banlieue de Bordeaux, a-t-on appris auprès des pompiers.

"Les 150 m3 de produits chlorés servant au traitement des eaux et contenus dans les seize cuves en polyéthylène n'ont pas brûlé, ils se sont répandus dans des cuvettes de rétention" où ils seront récupérés, a expliqué le capitaine Stéphanie Martin, officier de communication du Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours (CODIS) de la Gironde.

Cet incendie sur le site de la société de distribution de produits chimiques Univar, dont l'origine était encore indéterminée ce matin, s'est déclenché vers 22H30 et a été maîtrisé à 1H00 du matin, selon la même source. "Des travaux avaient cependant été réalisés récemment au niveau des canalisations à proximité des cuves", a affirmé le capitaine.

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Le taux de chômage baisse en Allemagne
Le taux de chômage brut en Allemagne est légèrement descendu à 7,6% de la population active en novembre, contre 7,7% un mois plus tôt, selon des chiffres annoncés aujourd'hui par l'agence fédérale pour l'emploi.


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Obiang réélu en Guinée équatoriale
Le président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir en Guinée équatoriale depuis 1979, a obtenu 95,1% des voix à la présidentielle de dimanche, selon des résultats donnés par le ministre de l'Intérieur et comptabilisant la quasi-intégralité des votants.

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Le secteur manufacturier de la zone euro a affiché en novembre une croissance pour le deuxième mois d'affilée, avec un indice de confiance des directeurs d'achat à 51,2 points, contre 50,7 en octobre. C'est son plus haut niveau depuis 20 mois. La tendance haussière se confirme dans l'ensemble des pays de la zone, à l'exception notable de l'Espagne.
L'indice de confiance des directeurs d'achat (indice PMI) a affiché en novembre une croissance pour le deuxième mois d'affilée dans le secteur manufacturier, et à un rythme plus rapide que prévu, selon les chiffres définitifs de l'enquête de la société Markit publiés ce mardi.

L'indice s'est établi à 51,2 points contre 51 en première estimation et 50,7 en octobre. C'est ainsi le deuxième mois de suite que l'indice se situe au-dessus de la barre des 50 points qui sépare la croissance de la contraction. Il est à son plus haut depuis mars 2008. Les données de novembre "signalent une accélération de la reprise dans le secteur manufacturier de la zone euro", se félicite Rob Dobson, un des économistes de Markit, rappelant toutefois que le mouvement de hausse part "d'un bas niveau".

Le sous-indices reflétant les prises de commande est monté à 53,8 points, contre 53,7 en octobre : c'est son plus haut depuis août 2007.

Mauvaise performance de l'Espagne, recul inattendu en Grande-Bretagne

"L'Allemagne et la France continuent de mener cette tendance [haussière, Ndlr], mais le rebond s'étend désormais aux autres économies de la zone euro", a souligné Markit.

Ainsi, en Allemagne, la croissance de l'activité du secteur s'est accélérée pour atteindre son rythme le plus élevé depuis juin 2008, avec un indice PMI à 52,4 points, contre 51 en octobre, mois durant lequel il avait renoué avec la croissance.

En France, l'indice PMI dans l'industrie manufacturière est ressorti à 54,4 points, soit un peu plus bas qu'en octobre (55,6), mais toujours au-delà de la barre des 50 qui sépare contraction et progression de l'activité.

Et en Italie, troisième économie de la zone euro, l'activité industriellle franchit pour la première fois depuis février 2008 le seuil de 50 points, avec un indice à 50,1 contre 49,2 en octobre.

Une exception notable, toutefois, à cette tendance, note Markit : l'Espagne, qui enregistre une accélération de la récession. La société d'études s'inquiète ainsi de ces mauvaises performances par rapport au reste de la zone, qui "risquent de compliquer" la politique de la BCE dans les prochains mois.

A noter qu'en Grande-Bretagne, qui est hors zone euro, la croissance du secteur industriel a subi en novembre un ralentissement inattendu, toujours selon l'enquête de Markit (chiffres définitifs). L'indice d'activité PMI a reculé à 51,8 points alors que celui d'octobre était à 53,4. Les économistes et analystes anticipaient un chiffre en hausse, à 54.

latribune.fr




La société d'investissements du gouvernement émirati a détaillé un plan de restructuration qui pourrait concerner ses principales filiales immobilières et affecter 26 milliards de dollars de dette.
Face aux menaces d'éclatement de sa bulle immobilière et après avoir reçu l'appui financier de son voisin Abou Dhabi, Dubaï lance un vaste plan de restructuration au sein de sa société d'investissements, Dubaï World. Celui-ci pourrait affecter les principaux groupes immobiliers du pays.

"Le montant total des dettes des sociétés qui seront potentiellement concernées par le processus de restructuration représente environ 26 milliards de dollars (17,3 milliards d'euros), dont environ six milliards liés aux sukuks (obligations islamiques) de Nakheel", précise le conglomérat dans un communiqué.

Nakheel est connu pour avoir piloté les projets immobiliers les plus connus de l'émirat, notamment la construction d'un "archipel" artificiel en forme de palmier. Et Dubaï World est le conglomérat qui a piloté l'expansion du pays ces dernières années. La semaine dernière, le gouvernement a demandé un moratoire de six mois sur les dettes de ces deux groupes, provoquant une onde de choc sur les marchés financiers.

Reuters



La Banque du Japon lance une offensive contre la déflation et le yen fort
De Karyn POUPEE (AFP) – il y a 1 heure

TOKYO — La Banque centrale du Japon a annoncé mardi de nouvelles mesures monétaires exceptionnelles pour accompagner les dispositions budgétaires de relance du gouvernement, afin d'éviter une rechute de l'économie japonaise, menacée par la déflation et la hausse du yen.

La banque centrale (BoJ) a décidé au cours d'une réunion extraordinaire de son comité de politique monétaire de prêter "à un taux extrêmement bas de 0,1%" environ 10.000 milliards de yens (77 milliards d'euros) aux institutions financières via le rachat d'actifs divers (obligations d'Etat ou d'entreprises, traites, etc.), afin d'apaiser les marchés et de permettre aux banques de se montrer moins avares de crédits.

Cette mesure non-conventionnelle, adoptée à l'unanimité des sept membres présents, est valable pour une durée de trois mois, a précisé la BoJ dans un communiqué.

Mardi en matinée, le yen reculait un peu face au dollar qui remontait à 86,82 yens contre 86,28 yens.

"Cette décision prise aujourd'hui, en accompagnement des efforts du gouvernement, va fortement soutenir le redressement de l'économie japonaise", a justifié le gouverneur de la BoJ, Masaaki Shirakawa, lors d'une conférence de presse.

"Nous avons estimé qu'il s'agissait du moyen le plus efficace à cette fin", a ajouté le comité dans un communiqué.

Ces mesures d'assouplissement "au sens large" selon le gouverneur, visent in fine à enrayer la baisse continue des prix qui pourrait dégénérer en spirale incontrôlable.

"L'institution continuera de faire de son mieux pour combattre la déflation, et remettre l'économie japonaise sur la trajectoire d'une croissance durable sur fond de stabilité des prix", a répété mardi M. Shirakawa.

La déflation, que le Japon avait déjà connue entre juin 1998 et janvier 2006, est un phénomène pernicieux qui ruine les perspectives de bénéfices des entreprises, décourage l'investissement, bloque la progression des salaires et réduit les capacités des ménages à rembourser leurs dettes, la valeur de leurs actifs s'amenuisant.

Bien que se défendant de réagir sous les pressions récurrentes du gouvernement, la BoJ juge qu'elle se doit d'intervenir lorsque les circuits financiers se grippent.

"Il est de notre responsabilité, en tant que banque centrale, de garantir la stabilité des marchés financiers et j'insiste sur le fait que nous sommes toujours prêts à agir rapidement et de façon décisive si cela est nécessaire pour garantir ce bon fonctionnement", avait souligné lundi M. Shirakawa.

Le comité de politique monétaire a également maintenu mardi inchangé à 0,1% son taux directeur au jour le jour.

La crainte d'une rechute de l'économie japonaise est avivée par le fait que la devise nippone évolue actuellement à son plus haut niveau en 14 ans face au dollar, ce qui pénalise les exportations, principal moteur de l'amorce de reprise actuelle.

Le gouverneur de la BoJ a affirmé que "la banque centrale prête une grande attention à l'impact sur la situation des entreprises de la récente et forte appréciation du yen".

Face au risque de "deuxième plongeon", le gouvernement a déjà promis lundi une rallonge budgétaire pour l'exercice en cours, d'au moins 2.700 milliards de yens (20 milliards d'euros).

Il prévoit de proroger des mesures fiscales et autres favorisant la consommation intérieure pour réduire l'écart entre l'offre et la demande et améliorer la situation de l'emploi.

Le Premier ministre japonais, Yukio Hatoyama, et M. Shirakawa se rencontreront mercredi, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Hirofumi Hirano.

Sans attendre cette entrevue, le chef du gouvernement s'est dit mardi "soulagé par le partage de vue entre l'exécutif et la Banque du Japon".




La police se dote d'une Force d'intervention pour gérer des crises majeures
De Charles SICURANI (AFP) – Il y a 21 heures

PARIS — Prises d'otages ou attentats multiples et simultanés: la police française rassemble ses trois services spécialistes des coups durs en une Force d'intervention de la police nationale (FIPN), installée mardi par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à Bièvres (Essonne).

Au soir du 26 novembre 2008 et pendant 60 heures, à Bombay, dix hommes lourdement armés avaient attaqué deux hôtels, un restaurant touristique, un centre culturel juif et la principale gare ferroviaire, faisant 166 morts et plus de 300 blessés.

Face à un tel risque, la police nationale "a besoin de mieux organiser, de rendre plus collectifs ses trois services d'intervention que sont le Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion, son unité d'élite), ses Groupes d'intervention (GIPN) et la Brigade anticommando (ou BRI) de Paris", explique à l'AFP son directeur général (DGPN) Frédéric Péchenard.

Cela passe aussi par "un chef et un état-major commun pour coordonner l'ensemble", ajoute-t-il, alors que, hors alerte, le RAID relève de son cabinet, les GIPN de la direction centrale de la sécurité publique et la BRI du préfet de police.

Le "chef" sera celui du RAID, Amaury de Hauteclocque, dont l'adjoint, le commissaire Jean-Pierre Despres, commandera "l'état-major", seule structure permanente de la FIPN. Ce dernier sera "la cheville ouvrière du dispositif, pour en assurer la montée en puissance" et pouvoir, dès l'alerte, savoir "de quoi (il) dispose en terme de personnels, de matériels", précise à l'AFP M. de Hauteclocque.

Ce sera, au total, 500 femmes et hommes, bénéficiant "d'armement, d'équipement, et d'entraînement communs", souligne M. Péchenard. Ils pourront disposer "des appareils du groupe interarmées d'hélicoptères, d'autres appareils militaires ou des avions de la Police aux frontières", détaille-t-il.

Le FIPN devra être capable de rassembler une heure après l'alerte "une équipe prête à partir en unité constituée", même si plusieurs heures seront nécessaires "pour rassembler la totalité de l'effectif", affirme M. de Hauteclocque.

C'est lui qui, au final, devra décider des interventions in situ, en fonction d'"options tactiques" qu'il déterminera grâce à "un logiciel de gestion de crise majeure regroupant toutes les informations (son, vidéo, données, etc...) nécessaires", relève-t-il. Ce logiciel vient d'être testé "lors d'un exercice à Disneyland Paris rassemblant 150 personnels de la FIPN", confie le chef du RAID.

Le GIGN, unité d'élite de la gendarmerie qui compte près de 400 hommes, également formés pour les prises d'otages, n'a pas vocation à être intégré dans la nouvelle force, et continuera d'intervenir sur ses terrains de compétence, notamment en zone gendarmerie, comme les aéroports. Cependant FIPN et GIGN pourront avoir à travailler ensemble, comme en cas d'attaque de centrales nucléaires (la gendarmerie étant compétente pour les centrales du CEA, la police pour celles d'EDF).

"Pour la gestion de l'événement, on doit être capable d'avoir un organe opérationnel commun", souhaite le général Roland Gilles, directeur général de la gendarmerie nationale, rappelant que Raid et GIGN se sont déjà entraînés ensemble "et le feront encore", ajoute-t-il.

Même si "on espère qu'on aura à l'utiliser le moins possible", souhaite M. Péchenard, la FIPN déjà a programmé un cycle d'exercices: avec la BRI à Paris (intervention en milieu souterrain), avec un ou plusieurs GIPN (sur un ouvrage d'art particulier ou immeuble de grande hauteur, en province).



A la Une : le feuilleton de la présidentielle en Côte d'Ivoire
Par Frédéric Couteau
Le débat se poursuit sur l'organisation et la date du scrutin. Ca y est... La date fatidique du 29 novembre est passée. Le scrutin aurait dû -ou aurait pu- avoir lieu avant-hier dimanche, selon les différentes appréciations des uns et des autres... Et le passage de cette date, qui a été un véritable point de mire pour tous les Ivoiriens, ravive donc le débat dans le monde politique et dans la presse sur le «chronogramme» des élections, comme on dit sur le continent. Avec toujours cette lancinante question de la date du scrutin et des différentes conditions pour y parvenir.

Rien de plus...

Hier, le président Gbagbo a convoqué les principaux acteurs du processus électoral, ainsi que les responsables militaires. Il s'agissait de faire le point sur le calendrier. Et comme le constate le quotidien gouvernemental Notre Voie, le président de la Commission électorale indépendante, Robert Beugré Mambé s'est borné à rappeler les quatre étapes obligatoires avant la tenue du scrutin : « la gestion du contentieux, la production des listes et des cartes électorales, la distribution des cartes, et le temps de la campagne électorale. Tout cela mis bout à bout et, vous avez la date des élections », a-t-il déclaré.

« Quand prendra fin cette comédie populaire ? »

Pour sa part, la presse d'opposition commence à s'impatienter... Le Nouveau Réveil rapporte les propos tenus hier lors d'un meeting par Alassane Ouattara : « nous allons exiger, a-t-il affirmé, que les élections se tiennent au début de l'année prochaine courant janvier-février. »
Et dans les colonnes du quotidien d'opposition, le ton se durcit : « avant-hier dimanche, c'était le 29 novembre, jour où devait se tenir le premier tour de l'élection présidentielle. (...) Et personne n'a bronché. Sixième report de la présidentielle, s'exclame le journal. Quand prendra fin cette comédie populaire ? » s'interroge Le Nouveau Réveil. Le quotidien d'opposition se pose également des questions sur le comportement de la Commission électorale indépendante et rappelle que celle-ci «ne fait que proposer une date. Et c'est en dernier ressort, écrit-il, le président de la République qui, au gré de ses intérêts l'accepte ou la rejette. » Bref, pour Le Nouveau Réveil, c'est bien Laurent Gbagbo qui tire les ficelles et qui entend encore gagner du temps.

Un désarmement par la force ?

Le Patriote, le journal du RDR, le parti d'Alassane Ouattara va encore plus loin. Le Patriote qui affirme que « Gbagbo prépare un mauvais coup. (...) Qu'il entend lancer des offensives contre des positions des Forces armées des Forces Nouvelles dans le grand ouest et dans le nord du pays. Une sorte de désarmement par les armes », qui d'après Le Patriote, lui permettrait de laisser encore passer quelques mois et de n'organiser la présidentielle qu'en octobre 2010, « c'est-à-dire, s'exclame le journal, boucler deux mandats en un, mais surtout se donner de réelles chances, en gagnant ainsi un temps considérable, synonyme à ses yeux de l'essoufflement financier de ses adversaires (...). »

« La CEI doit prendre ses responsabilités »

De son côté, L'Observateur au Burkina, sans aller jusqu'à avancer des scénarios compliqués, affiche également son impatience : « il faut bien qu'une date soit enfin fixée et que l'on s'y tienne pour régulariser la succession au fauteuil présidentiel en Côte d'Ivoire. Car cela fait trop de reports maintenant. » Et le quotidien burkinabé de rappeler que cela fait presque dix ans que Laurent Gbagbo est au pouvoir, et qu'il devait mettre son fauteuil en jeu en 2005. « Il est vrai que certains n'ont pas intérêt à ce que la situation se normalise, relève L'Observateur, mais il faut bien mettre fin à ce désordre. Alors, conclut-il, la CEI doit prendre ses responsabilités et fixer une date définitive et fixe. »

Intolérance...

Etonnement et inquiétude dans la presse ouest-africaine après le référendum en Suisse sur l'interdiction des minarets. « On peut comprendre que l'amalgame entre l'Islam et le terrorisme ait fait ses preuves, affirme le journal en ligne burkinabé Fasozine. (...) On peut aussi se dire que les problèmes entre la Libye et la Suisse ont joué sur cette vox populi. (...) Mais cela ne saurait conduire à cette intolérance coupable, s'exclame le journal. (...) Mais de là à rejeter toute une communauté religieuse, il y a une frontière que les Suisses n'auraient jamais dû franchir. »
Le Pays, toujours au Burkina, s'interroge sur les répercussions de cette votation : « à vouloir acculer et accabler une communauté, qui a jusque-là fait preuve de pacifisme, ne risque-t-on pas de la braquer, de la pousser à la révolte ? C'est peut-être l'objectif recherché par les nationalistes suisses. (...) Et cette affaire, conclut le journal, est révélatrice du sentiment anti-immigré qui s'empare de plus en plus de la Suisse, voire de l'Europe toute entière. »



Madagascar : toujours pas de gouvernement d'union

Lovasoa Rabary-Rakotondravony
Antananarive, BBC Afrique





Andry Rajoelina, Joachim Chissano et Marc Ravalomanana aux négociations au Mozambique
Le gouvernement d'Union nationale n'est toujours pas mis en place 3 semaines après la signature de l'acte additionnel à la charte de la Transition à Addis Abeba. La formation des autres institutions, telles que les deux chambres du parlement de la transition ainsi que le conseil national de réconciliation s'en retrouve ainsi bloquée.
Joachim Chissano, chef de file de l'équipe conjointe de médiation de la crise est attendue la semaine prochaine dans la Grande île pour lever les blocages.

La formation du gouvernement d'Union nationale est un test grandeur nature pour les mouvances politiques malgaches avait déclaré Ablassé Ouédraogo, émissaire de l'Union africaine au sein de l'équipe conjointe de médiation à Addis Abeba.

C'était le samedi 7 novembre, lorsqu'après quatre jours de réunion marathon, les chefs de file des quatre mouvances politiques n'étaient pas arrivés à se mettre d'accord sur la répartition des responsabilités au sein du gouvernement d'Union nationale.

des blocages continuent de subsister

Le Premier ministre Eugène Mangalaza, chef de gouvernement d'Union national, désigné dans la capitale éthiopienne continue de travailler sans ministres, tandis que les ministres désignés par Andry Rajoelina, lorsqu'il dirigeait encore unilatéralement la Transition continuent d'exercer leurs fonctions au sein de leurs départements ministériels, sous la seule direction du président de la Transition.

Et comme pour illustrer le blocage, le premier conseil de ministres d'après Addis-Abeba qui a eu lieu jeudi s'est déroulé en l'absence du Premier ministre.

Une nouvelle rencontre à l'étranger devrait ainsi avoir lieu pour dénouer le problème avaient encore estimé les cinq chefs d'institution validés à Addis Abeba, hormis le président de la Transition, vendredi.

En attendant, un communiqué conjoint d'une mission d'évaluation de l'Union africaine, de l'organisation internationale de la Francophonie et des Nations unies ont officialisé samedi la venue du chef de file des médiations, Joaquim Chissano, à Antananarivo la semaine prochaine.

Les parties malgaches devraient saisir cette opportunité pour régler consensuellement la question de la formation du gouvernement conformément à l'acte additionnel d'Addis Abeba, poursuit le communiqué.

Selon le co-président Emmanuel Rakotovahiny, le processus bloque actuellement sur onze ministères sur les 31 prévus dans la Charte de la Transition.

Le blocage concerne notamment les ministères de souveraineté, notamment ceux de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères, ainsi que quelques départements cruciaux comme ceux des Mines, de l'Education nationale et de la Communication:

trois départements convoités, soit pour les ressources financières qu'ils génèrent, soit pour le contrôle des fonctionnaires en vue des prochaines échéances électorales.



L'UE supprime les visas pour la Serbie, la Macédoine et le Monténégro
(AFP) – Il y a 23 heures

BRUXELLES — Les pays de l'UE ont décidé lundi d'exempter de visas les ressortissants de Serbie, Macédoine et Monténégro, un geste très attendu par Belgrade au moment où son rapprochement avec les 27 est bloqué, alors que l'Albanie et la Bosnie devront encore attendre.

La décision, qui entrera en vigueur à compter du 19 décembre, a été prise lors d'une réunion des ministres européens de l'Intérieur à Bruxelles.

"Elle va permettre aux ressortissants de ces trois pays de rejoindre leurs parents vivant dans l'UE pour les fêtes de Noël", a déclaré le ministre suédois chargé des questions d'immigration, Tobias Billstrom, dont le pays préside l'UE.

"C'est une grande journée pour les citoyens" des pays concernés et "un pas important vers leur intégration européenne", lui a fait écho le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn.

La suppression des visas pour la Serbie, le Monténégro et l'ancienne République Yougoslave de Macédoine entrera en application le 19 décembre 2009.

Les Etats européens ont ainsi entériné une proposition faite par la Commission européenne en juillet.

Ce geste était très attendu par Belgrade notamment, dix ans après les bombardements de l'Otan sur la Serbie et au moment où le pays est confronté à un blocage de son processus d'intégration à l'Union européenne à l'initiative des Pays-Bas.

La Haye demande des progrès en vue de l'arrestation de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic et de l'ancien président de la république serbe auto-proclamée de Krajina (Croatie) Goran Hadzic, toujours en fuite.

La Serbie, la Macédoine et le Monténégro ont rempli les conditions fixées par Bruxelles: l'établissement de passeports biométriques, le renforcement des contrôles aux frontières ou lutte contre la corruption et le crime organisé.

En revanche, deux autres pays des Balkans n'ont pas été retenus à ce stade, l'Albanie et la Bosnie-Herzégovine, faute de progrès suffisants notamment pour la mise en place de passeports biométriques.

Bruxelles leur fait miroiter une suppression de visas à l'été 2010 si les réformes nécessaires sont mises en place d'ici là.

Cette différence de traitement, par rapport à Belgrade, a suscité des critiques 10 ans après les bombardements de l'Otan contre la Serbie pour mettre fin à l'offensive de Belgrade contre les Albanais du Kosovo, et alors que les musulmans bosniaques commémorent le massacre en 1995 d'environ 8.000 musulmans par les forces serbes à Srebrenica.

L'exemption de visa ne concerne pas les Serbes du Kosovo, même si Belgrade continue à considérer son ancienne province qui a déclaré son indépendance comme faisant partie de son territoire.

"Un accord a été conclu avec la Serbie qui permet d'attribuer des visas pour les Serbes du Kosovo par un bureau central installé à Belgrade", a souligné M. Barrot.

Concernant l'Albanie et la Bosnie-Herzégovine, la Commission européenne va envoyer des missions d'experts fin 2009 et début 2010. "Tout laisse penser que ce dialogue va aboutir et nous sommes prêts a aider ces deux pays à satisfaire aux critères", a souligné M. Barrot.

Le ministre français de l'Immigration Eric Besson a souhaité de son côté que le dialogue soit lancé avec le Kosovo pour "faciliter dans un premier temps la délivrance de visas, puis pour établir une feuille de route afin de parvenir à leur suppression".



Chine: 13 millions de vehicules vendus en 2009
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Lundi, le 7e salon de l'automobile de Guangzhou s'est clôturé. Ce salon programmé en fin d'année constitue de la vente d'automobiles de l'année prochaine. Grâce à une série de politiques préférentielles, le marché automobile chinois est extrêmement prospère et a connu une croissance de 30% cette année.

Monsieur Yang Tao travaille dans une entreprise dans la ville de Guangzhou. Un matin, il s'est rendu au salon de l'automobile pour sélectionner une voiture d'entrée de gamme.
Yang Tao, consommateur
" Mes amis, mes collègues et beaucoup de mes voisins ont acheté des voitures d'entrée de gamme. C'est moins cher de les entretenir. Et les réductions d'impôts à l'achat de petites voitures me permettent d'économiser plus de 3000 yuans. "
En mars 2009, la politique de réductions d'impôts a été publiée. Selon ces dispositions, les voitures avec une cylindrée inférieure à 1 litre 6 bénéficient d'une réduction de taxe de moitié. Ce qui a fait augmenter d'environ 10% la vente des de petites voitures du pays.
Wang Jianjun
Vice-directeur, BYDauto
" Cette année, la vente des voitures de 1,6 litres et moins s'est multipliée. Je crois que nous pouvons dépasser les quotas de ventes en 2009. "
Outre les réductions d'impôts, le gouvernement a déployé 5 milliards de yuans pour subventionner les ménages des zones rurales qui font l'acquisition de véhicules avec une cylindrée inférieure à 1 litre 3. De janvier à octobre, 3,47 millions de véhicules ont été acquis par les agriculteurs, soit une augmentation de 44,8% par rapport à la même période de l'année dernière. Jusqu'à octobre, les ventes mensuelles d'automobiles ont atteint un million d'unités pendant 8 mois consécutifs.
Dong Yang, vice-directeur
Association chinoise des Frabricants Automobiles
" Grâce aux politiques préférentielles, c'est sûr que les ventes d'automobiles atteindront 13 millions d'unités. "


Source: CCTV


Chine : ouverture de 52 institutions financières rurales de nouveau type dans l'ouest
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La Chine a ouvert 52 institutions financières rurales de nouveau type dans les régions de l'ouest, selon un bilan établi fin juin, représentant 44% des institutions nouvellement ouvertes dans le pays pendant le premier semestre de l'année.

La Commission de Régulation bancaire de Chine, régulateur des banques du pays, a fait cette annonce lundi lors d'une conférence de presse.

Ces 52 institutions comprennent 41 banques rurales, 3 sociétés de prêt et 8 coopératives de fonds ruraux.

Le solde des prêts dans les régions de l'ouest était de 6 580 milliards de yuans (964 milliards de dollars) fin juin, alors que le solde des dépôts était de 9 450 milliards de yuans.

La commission a indiqué qu'elle ferait plus d'efforts pour encourager les prêteurs à ouvrir des institutions financières rurales dans l'ouest afin de renforcer les aides financières dans ces régions.

Source: xinhua


Comment Beijing vend la Chine au monde
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Le gouvernement chinois vient d'engager une offensive de charme au niveau mondial visant à inciter plus de consommateurs à acheter des produits « Made in China ».

Cette campagne de publicité innovante cherche à donner une meilleure image des produits chinois dans le monde.

Cette initiative est perçue comme la première tentative de branding du gouvernement, une chose que les experts saluent comme « un progrès dans ses relations publiques ».

Pour le Ministère du Commerce, cette initiative a été prise afin de promouvoir les produits fabriqués en Chine « d'une manière loyale et objective ».

La campagne a débuté le 23 novembre avec un spot publicitaire de 30 secondes sur CNN International, CNN US et CNN Headline News annonce le Ministère dans un communiqué.

Cette publicité, dont l'accroche dit « Fabriqué en Chine. Fabriqué avec le monde » partage un message de « coopération et participation » et insiste sur le fait que les sociétés chinoises travaillent avec des sociétés étrangères pour produire des biens de qualité.

La publicité montre la fabrication d'une série de produits portant le label « Made in China » avec l'aide de sociétés étrangères.

Ainsi un lecteur MP3 est-il décrit comme « Fabriqué en Chine avec une technologie provenant de la Silicon Valley ». Une séance photo de mode montre des vêtements portant une étiquette « Fabriqué en Chine avec l'aide de designers français ». Et un réfrigérateur portant le texte « Fabriqué en Chine avec une conception européenne ».

La campagne, d'après le communiqué, reflète « L'attitude et les aspirations des sociétés chinoises pour une coopération renforcée avec les autres pays pour produire des biens de qualité à l'intention des consommateurs étrangers ».

Chen Na, secrétaire de presse à l'Association publicitaire de commerce chinoise, précise que la campagne a été accréditée par le Ministère avec la participation de quatre groupes industriels.

Ces quatre groupes sont l'Association publicitaire de commerce chinoise, la Chambre de commerce chinoise pour l'import-export de machines et de produits électroniques, la Chambre de commerce chinoise pour l'import-export de produits industriels légers et d'artisanat, et la Chambre de commerce chinoise pour l'import-export de produits textiles.

La publicité, créée par DDB Guoan à Beijing a fait l'objet d'un développement qui a duré plusieurs mois. L'agence avait remporté le contrat pour cette publicité l'année dernière.

La Chine est connue pour être « L'usine du monde ». Elle est le plus gros fabricant de la planète pour plus de 210 produits industriels.

« On peut trouver maintenant des produits chinois partout dans le monde. Pour autant, certains n'ont pas bonne réputation. Promouvoir la marque doit donc être fait sans délai », dit Huang Shengmin, doyen du département publicité de l'Université de la Communication de Chine.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne


Chine : les profits industriels en baisse de 3,4 % de janvier à octobre
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Les profits industriels de 22 provinces et régions chinoises ont enregistré une baisse de 3,4 % pendant les dix premiers mois de l'année, a révélé lundi un communiqué publié par le Bureau d'Etat des statistiques (BES).

Selon ce communiqué, les profits industriels se sont élevés à 1 790 milliards de yuans (261,6 milliards de dollars) et le taux de baisse a été de 5,7 points de pourcentage inférieur à celui des neuf premiers mois.

Le chiffre d'affaires cumulé des activités principales des compagnies industrielles de ces 22 provinces et régions a atteint 32 480 milliards de yuans de janvier à octobre, soit une augmentation de 5 % sur une base annuelle et de 1,6 % supérieure à celui des neuf premiers mois.

De janvier à octobre, la hausse des bénéfices d'exploitation des industries du caoutchouc a été de 61 %, celle des industries de textile synthétique de 143,8 % et celle des industries de l'équipement de transport de 33,7 %.

Les bénéfices d'exploitation ont également progressé de 28,4% dans le secteur alimentaire, de 19,1% dans le secteur pharmaceutique et de 24,2% dans les plastiques.

Dans le même temps, ces bénéfices ont reculé de 65,5% dans le secteur pétrolier, de 53,7 % dans la sidérurgie et de 23,9 % dans l'électronique.

Les 22 provinces et régions concernées par ces statistiques incluent toutes les provinces chinoises à l'exception de Beijing, la région autonome de Mongolie intérieure, Chongqing, la région autonome du Tibet, le Yunnan et les provinces méridionales du Hunan, du Guangdong, de l'Anhui et de Hainan.

Source: xinhua


Paradis fiscaux : la France a encore une vingtaine de pays dans le collimateur
[ 01/12/09 ] 3 commentaire(s)

Les services de Bercy viennent d'établir une liste encore provisoire des pays qui, s'ils n'évoluent pas avant le 1 er janvier, seront considérés comme des paradis fiscaux par la France. Les entreprises qui y sont implantées risquent d'être fortement pénalisées.
Les paradis fiscaux qui souhaitent rentrer dans le rang devront mettre le mois de décembre à profit pour normaliser leurs relations fiscales avec la France : le 1er janvier, le gouvernement publiera une première liste, différente de celle de l'OCDE, des pays qui refusent tout échange d'information avec l'administration française. En l'état actuel des accords signés, ce sont pas moins de 24 pays qui sont menacés, selon une liste éta blie par les services de Bercy et qui reste, à ce stade, encore provisoire. Outre de nombreuses îles des Antilles (Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Barbade, Grenade, Montserat, Anguilla, Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Saint Kitts) et du Pacifique (Samoa, Vanuatu, Nauru, Niue, Marshall, Cook), la liste dont les « Echos » ont obtenu copie comprend plusieurs pays d'Amérique centrale et du Sud, et d'Asie, dont la puissance économique n'est pas négligeable : le Chili, l'Uruguay, le Guatemala, les Philippines, le Costa Rica et Panama. S'y ajoutent encore le Liberia, Brunei et Bélize.

Pas d'échange d'information
Cette liste n'a encore jamais été publiée. Et pour cause : le projet de loi de Finances rectificative 2009, qui en prévoit la création, ne sera examiné que la semaine prochaine à l'Assemblée nationale, pour une adoption avant la fin du mois. Selon la nouvelle législation, les pays « non coopératifs » sont ceux qui ont signé moins de 12 accords d'assistance administrative, qui ne pratiquent pas d'échange d'information avec la France et qui n'appartiennent pas à l'Union européenne (lire ci-contre). Cette liste n'est pas encore totalement arrêtée, plusieurs pays espérant signer un accord avec la France dans les prochaines semaines. Les discussions sont notamment bien avancées avec les Philippines et le Chili. Ce dernier dispose déjà d'un accord avec la France mais il n'est pas conforme aux normes exigées, le droit chilien interdisant, pour l'instant, la levée du secret bancaire. « In fine, il y aura au maximum une vingtaine de pays sur la liste », explique une source gouvernementale.

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Les listes en vigueur
Avec cette première liste, révisable le 1er janvier de chaque année, la France a choisi l'approche la plus restrictive et la moins contestable possible : les pays qui y figurent sont aussi sur la liste grise de l'OCDE. Les paradis fiscaux auraient été plus nombreux si les nouveaux critères avaient été appliqués à l'ensemble des Etats. A terme, c'est bien ce que compte faire Bercy. « La France a choisi un point de départ qui reste cohérent avec l'action de l'OCDE. Elle privilégie une montée en charge progressive » , explique un conseiller. A défaut d'être exhaustive, la liste aura le mérite d'être publiée dans des temps record, ce qui accroîtra la pression sur les pays « non coopératifs ». En 2011, le gouvernement se placera exclusivement du point de vue de l'Etat français. Les pays potentiellement visés seront encore plus nombreux : Colombie, Tchad, Arabie saoudite, Oman, etc. Pour éviter un tel cas de figure, l'Arabie saoudite s'apprête à mettre sa convention en conformité au standard requis.

Les entreprises qui sont implantées dans les pays de la liste noire française s'exposent à de lourdes sanctions financières. Les taux de retenue à la source sur les revenus passifs (dividendes, intérêts, redevances) seront notamment relevés de 15 % à 50 % dès lors que les flux transitent vers ces paradis fiscaux.

LUCIE ROBEQUAIN, Les Echos





Le traité de Lisbonne ou le cadeau de Noël avant l'heure de l'Union européenne.

Il entre en vigueur ce mardi après plusieurs années d'âpres négociations et ratifications. Ce traité est considéré comme une étape importante pour l'UE notamment dans sa quête d'une influence accrue sur la scène internationale aux côtés des Etats-Unis ou de la Chine. Signé dans la capitale portugaise le 13 décembre 2007, ce texte crée tout d'abord un poste de président du Conseil européen pour deux ans et demi et non plus six mois. C'est l'ex-Premier ministre belge Herman Van Rompuy qui en est le premier titulaire. A ses côtés, il aura Catherine Ashton. Cette baronne britannique devient la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères. Ces deux personnalités méconnues vont devoir convaincre. Le traité de Lisbonne renforce par ailleurs les pouvoirs et les droits du parlement européen et des parlements nationaux. Il doit également faciliter les prises de décisions communautaires dans une Europe aujourd'hui à vingt-sept mais peut être bientôt à plus de trente. Le traité scelle aussi dans le marbre la Charte des droits fondamentaux européens.
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Trente groupes financiers feraient l'objet d'une supervision transfrontalière en raison du risque systémique qu'ils représentent

Pour éviter la propagation des risques systémiques, en cas de déclenchement d'une nouvelle crise financière, trente grandes institutions financières ont été désignées comme pouvant faire l'objet d'une supervision transfrontalière par les régulateurs, en raison du risque systémique qu'elles représentent : on citera pèle-mêle parmi les banques : HSBC, UBS, Société Générale et BNP Paribas, Banco Santander et Deutsche Bank. C'est ce qu'affirme le Finacial Times lundi.








Lloyds Banking Group brade le prix de vente de ses nouvelles actions

Comparé au prix de clôture du titre Lloyds Banking group lundi, le prix de vente des actions proposé par le groupe bancaire britannique dans le cadre de son augmentation de capital, est inférieur de 60%. Le management de Lloyds Banking Group a voulu le succès de son opération de recapitalisation, le montant portant sur 15 milliards d'euros. Mais au prix unitaire de 37 pence contre 91 pence à la clôture lundi, on voit mal l'opération capoter. Lloyds Banking Group qui reste la propriété de l'Etat britannique à 43%, n'a pas voulu participer au plan gouvernemental de protection des actifs, préférant l'augmentation de capital, contrairement à Royal Bank of Scotland dans le capital de laquelle l'Etat britannique est alors passé de 70 à 84%. Pour se conformer aux exigences de Bruxelles, les deux groupes bancaires devront effectuer des cessions représentant 10% du marché britannique de la banque de détail, compte tenu des aides publiques reçues antérieurement.





China Hires Foreigners to Manage Forex Reserves
Published: Tuesday, 1 Dec 2009 | 4:06 AM ET Text Size By: Reuters
China has kicked off its first global hiring campaign for money managers to help invest its $2.3 trillion of foreign exchange reserves, the world's largest stockpile, an official said.

The State Administration of Foreign Exchange is seeking to improve returns on its bulging reserves and it recognizes that the tumult in global financial markets has left many bankers looking for new jobs, a SAFE official told Reuters.


"It is time for us to hunt talent from overseas financial markets, as the post-crisis economic outlook becomes clear to financial professionals and their institutions," the official said.

He declined to be named because he was not authorized to speak to media.

SAFE posted job advertisements on its web site in October for positions ranging from portfolio managers to research staff, though the hiring campaign has remained low-key so far.

Candidates are expected to have working knowledge of both Chinese and English, plus at least two years of work experience with well-known financial institutions.

The official declined to say how many foreigners SAFE was hoping to bring aboard. Analysts said that the forex agency's global hiring campaign was part of its drive to diversify China's currency reserves, a long-standing official goal.



"With our foreign exchange reserves growing, the team of staff that manages the reserve assets should also be strengthened," said Ding Zhijie, a professor with the University of International Business and Economics.

The composition of the reserves is a state secret, but analysts estimate that at least two-thirds are invested in dollar-denominated securities, which means China stands to lose a lot from any decline in the dollar's value.

But any diversification away from the dollar has been proceeding very gradually, not least because Beijing has continued to buy dollars to prevent the yuan from rising since it was effectively repegged to the dollar in the middle of 2008.

"Actually, SAFE is moving at slower pace than expected in the direction of employing overseas talents," an economist at an international bank in Hong Kong said, requesting anonymity because of the sensitivity of the issue.

China Investment Corp, the country's $300 billion sovereign wealth fund, has staged two rounds of global hiring since its inception in 2007.

SAFE employs about 200 reserve managers, 80 percent of whom hold master's degrees or higher and 40 percent of whom hold internationally recognized professional certificates, local media have reported.



Arrest Imminent in Florida Ponzi Case: Report
Published: Tuesday, 1 Dec 2009 | 3:43 AM ET Text Size By: Reuters
A disbarred Florida lawyer accused by the FBI of running a $1 billion investment scam is expected to be arrested on Tuesday on racketeering conspiracy charges, The Miami Herald reported.

Scott Rothstein, who fled to Morocco in late October but returned to Florida in early November, is expected to appear before a federal magistrate in Fort Lauderdale to face the charges, the newspaper said in its online edition. It cited unidentified sources familiar with the case.

Rothstein has not directly addressed the accusations, though he has said previously that he would do all in his power "to make sure that every single penny is recovered" for those who invested with him. He has not said how that would happen.

Prosecutors are using the Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act to charge Rothstein and possibly others, the newspaper said.

The conspiracy law is often used to prosecute members of organized crime, drug lords and others accused of running criminal enterprises.

Rothstein, who was disbarred last week by the Florida Supreme Court, is accused of mail, wire and bank fraud, along with money laundering, the Herald said.

He faces at least 20 years in prison and forfeiture of tens of millions of dollars in illegal profits if convicted.



The FBI said in November that Rothstein, 47, was suspected of running an elaborate Ponzi scheme that bilked investors out of more than $1 billion.

Court documents said he had been selling nonexistent legal settlements to unsuspecting investors since at least 2005, using new investor money to pay previous investors in the classic Ponzi scheme model.

FBI and Internal Revenue Service agents raided his Fort Lauderdale law office and seized his waterfront home, yacht and other assets in Florida and elsewhere.

The Herald said federal prosecutors would ask a grand jury to consider criminal charges against Rothstein's alleged co-conspirators, possibly including former employees of his now-defunct firm.

Rothstein, a frequent contributor to political campaigns who was often photographed with politicians, had a lavish lifestyle with opulent homes and a fleet of foreign sports cars. He used his connections and charm to lure wealthy friends and patrons to invest with him.



1,2 million de ménages clients d'un concurrent d'EDF fin septembre
PARIS - Quelque 1,2 million de ménages étaient clients d'un concurrent d'Electricité de France (EDF) à la fin du mois de septembre, a annoncé la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans un communiqué publié mardi.

Au 30 septembre, 1.202.000 foyers avaient souscrit un abonnement chez un fournisseur alternatif (Direct Energie, GDF Suez, Poweo, etc.), un chiffre en hausse de 16,1% par rapport au trimestre précédent.

Environ 96% des 29,8 millions de ménages connectés au réseau électrique restent toutefois clients d'EDF. En trois mois, la part de marché des fournisseurs alternatifs est passée de 3,5% à près de 4%.

Chez les entreprises et les petits professionnels, la part de marché des fournisseurs alternatifs en électricité est en légère augmentation, à 7,6%, contre 7,4% à la fin juin.

Sur le marché du gaz, 615.000 ménages se sont tournés vers un concurrent de GDF SUez (Altergaz, EDF, Poweo), soit 5,7% des 10,7 millions de clients résidentiels, contre 5,4% fin juin.

Toujours sur le marché du gaz, la part de marché des fournisseurs alternatifs de gaz atteint 15,9%, contre 15,4% trois mois plus tôt.

"Lors de mises en service effectuées pour les emménagements au cours du troisième trimestre 2009, 16% des consommateurs résidentiels et non résidentiels ont fait le choix d'un fournisseur alternatif de gaz et 8% ont fait celui d'un fournisseur alternatif d'électricité", note également la CRE.

EDF

GDF Suez

POWEO

(©AFP / 01 décembre 2009 12h38)



Entre 2 et 3 millions de personnes atteintes du virus H1N1
PARIS - Entre deux et trois millions de personnes pourraient avoir contracté le virus de la grippe H1N1 en France, a estimé mardi le professeur Didier Houssin, directeur général de la Santé.

"On peut penser en France qu'on est certainement au-delà de deux millions de personnes, peut-être entre deux et trois millions", a-t-il indiqué sur France Info.

Il a cependant souligné qu'une telle évaluation n'est "pas facile, parce qu'il y a aussi des formes vraiment très peu symptomatiques, où les gens ont très peu de signes et où il n'est pas facile de savoir s'ils ont attrapé la grippe malgré tout".

"On assiste à une accentuation de la circulation du virus en France. Le seuil épidémique est dépassé depuis longtemps", a-t-il fait remarquer.

"On observe aussi des formes graves (...) et malheureusement aussi des décès parfois brutaux chez des gens jeunes", a-t-il ajouté, soulignant que "la grande différence avec l'épidémie de grippe saisonnière, c'est que la grippe H1N1 menace particulièrement non pas des personnes âgées déjà atteintes de maladies importantes, mais plutôt des gens jeunes en bonne santé".

(©AFP / 01 décembre 2009 09h16)



ALERTE - Iran/nucléaire: la Chine appelle à des efforts diplomatiques accrus
PEKIN - La Chine, qui a voté une résolution de l'AIEA condamnant Téhéran la semaine dernière, a appelé mardi à des efforts diplomatiques accrus pour résoudre la question du nucléaire iranien.

(©AFP / 01 décembre 2009 09h19)



Japon/BoJ: 10'000 mrd de yens (77 mrd EUR) de liquidités injectés (dév.)
Tokyo (awp/afp) - La Banque du Japon (BoJ) a décidé mardi de prêter environ 10'000 milliards de yens (77 milliards d'euros) aux institutions financières via le rachat d'actifs divers, afin d'apaiser les marchés et de soutenir l'économie menacée par la déflation et la hausse du yen.

Cette mesure non conventionnelle, adoptée à l'unanimité des sept membres, est valable pour une durée de trois mois, a précisé la BoJ dans un communiqué.

"Nous avons estimé qu'il s'agit du moyen le plus efficace de soutenir la reprise économique", a-t-elle justifié.

Le comité de politique monétaire a également maintenu inchangé à 0,1% son taux directeur au jour le jour, au terme d'une réunion exceptionnelle.

Le gouverneur de la Banque du Japon, Masaaki Shirakawa, avait indiqué lundi dans un discours que l'institution continuerait de faire de son mieux pour combattre la déflation, phénomène vicieux et nocif de baisse continue des prix, qui fait craindre une rechute de l'économie nippone.

Cette crainte partagée par le gouvernement et les entreprises est en outre avivée par le fait que la devise japonaise évolue actuellement à son plus haut niveau en quatorze ans face au dollar, ce qui pénalise les exportations, principal moteur de l'amorce de reprise actuelle.

jq

(AWP/01 décembre 2009 08h41)


Irak: 122 morts en novembre, bilan le plus bas depuis 2003
BAGDAD - Cent vingt-deux Irakiens sont morts dans les violences en novembre en Irak, le bilan le plus bas depuis l'invasion américaine en mars 2003, selon des chiffres fournis par les ministères de la Santé, de l'Intérieur et de la Défense.

88 civils, 12 soldats et 22 policiers ont trouvé la mort en novembre, selon ces chiffres. Trente-huit insurgés ont par ailleurs été tués et 510 arrêtés pendant le même mois, selon ces chiffres.

Au total, 432 personnes ont été blessées.

(©AFP / 01 décembre 2009 08h28)



La déforestation illégale coûte 2 mds USD par an à l'Indonésie
JAKARTA - La déforestation illégale en Indonésie, l'un des poumons verts de la planète, coûte au moins deux milliards de dollars par an au pays, soit plus que le total de ses dépenses de santé, a indiqué l'ONG Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié mardi.

La corruption est tellement répandue dans le secteur forestier qu'elle menace le lancement d'ambitieux programmes de crédits forestiers, comme le REDD, pour lutter contre le réchauffement climatique, a mis en garde HRW.

L'Indonésie est considérée comme un acteur majeur dans la lutte contre le changement climatique après être devenue, à cause essentiellement de la déforestation, le troisième principal pays émetteur de gaz à effet de serre.

Mais "tant que l'absence de transparence et de contrôle ne sera pas prise au sérieux, verser plus d'argent au nom des crédits carbone risque d'aggraver le problème au lieu de le résoudre", a averti Joseph Saunders, directeur adjoint des programmes de HRW, en présentant l'étude publiée à une semaine du sommet sur le climat de Copenhague.

Le rapport évalue que "plus de la moitié du bois indonésien a été coupé illégalement entre 2003 et 2006" et, que de ce fait, "l'Etat a perdu au moins deux milliards de dollars par an" en recettes fiscales.

Selon les données officielles, les exportations indonésiennes de bois se sont élevées à 6,6 milliards de dollars en 2007, "derrière le Brésil mais plus que les pays d'Afrique et d'Amérique centrale réunis", selon le rapport.

HRW souligne que les 2 milliards de dollars de manque à gagner suffiraient à garantir les soins de base pour les 100 millions d'Indonésiens les plus pauvres pendant deux ans.

L'ONG appelle "les partenaires commerciaux de l'Indonésie à s'assurer qu'ils ne sont pas complices de cette corruption". Elle demande notamment aux pays européens à "entériner" un texte voté par le Parlement européen garantissant une meilleure traçabilité des importations de bois et des sanctions sévères contre les contrevenants.

(©AFP / 01 décembre 2009 06h59)


Accident de Bhopal: 25 ans après, les survivants réclament toujours justice
BHOPAL - Vingt-cinq ans après la tragédie de l'usine de Bhopal, d'où du gaz toxique s'était échappé en décembre 1984, faisant des milliers de morts, les survivants aujourd'hui atteints de cancer ou de maladies chroniques continuent de réclamer justice auprès des autorités indiennes.

Recroquevillée sur le sol de sa cabane, Laccho Bai, les yeux couverts d'un fin mucus blanc, raconte comment sa santé s'est dégradée au fil des ans après avoir été exposée à plus de 40 tonnes d'isocyanate de méthyle échappé de l'usine de pesticides d'Union Carbide, dans la nuit du 3 décembre 1984.

Comme des milliers d'autres survivants, Laccho Bai, âgée de 51 ans mais qui en paraît 90, attend toujours l'argent promis. "Des gens sont venus nous dire que nous aurions droit à des indemnisations. Ils ont pris nos noms mais on n'a jamais rien reçu", témoigne son mari, Laxmi.

L'accident, le pire dans l'histoire industrielle mondiale, fit les trois premiers jours entre 8.000 et 10.000 morts parmi la population de cette ville du centre de l'Inde, selon le Centre public de recherche médicale (ICMR). Les chiffres officiels évoquent 3.500 morts.

Selon Amnesty International, 22.000 à 25.000 personnes auraient succombé après des années d'exposition aux déchets toxiques laissés aux abords de l'usine, rachetée en 1999 par l'américain Dow Chemical.

Il y aurait en outre quelque 100.000 personnes atteintes de maladies chroniques dues à la contamination des nappes phréatiques.

Pour prétendre à des compensations, les survivants devaient prouver que leurs maladies --cancers, maladies respiratoires, problèmes de reins-- étaient dues au nuage toxique échappé de l'usine.

"Cela a été très dur pour les gens, pauvres et analphabètes, de recourir à des avocats, médecins et intermédiaires" pour se justifier, explique Rachna Dhingra, coordinateur de plusieurs associations regroupées sous le nom "Campagne internationale pour la justice à Bhopal" (ICJB).

Après avoir initialement exigé 3,3 milliards de dollars de l'américain Union Carbide, le gouvernement donna finalement son accord en 1989 pour que le groupe verse 470 millions de dollars, avec abandon des poursuites pénales.

Cet argent fut en partie distribué aux victimes mais en 2004, la cour suprême ordonna de verser la totalité au titre des indemnisations.

Selon l'ICJB, environ 100.000 personnes ont reçu juste après l'accident 200 roupies par mois, soit 4 dollars, puis les versements se sont arrêtés.

D'autres n'ont rien perçu du tout, à cause de la corruption ou parce que leur demande avait été refusée par des fonctionnaires, au prétexte que leurs noms avaient été mal orthographiés.

Certains Indiens se sont aussi fait passer pour des rescapés "alors qu'ils ne se trouvaient même pas à Bhopal", affirme Sankay Verma, dont toute la famille fut décimée.

"Si nous avions reçu tout l'argent d'un coup j'aurais pu aider ma famille à payer les frais médicaux. On ne peut rien faire avec 200 roupies par mois", se désole Aziza Sultan, ménopausée depuis l'âge de 32 ans.

Encore aujourd'hui, des enfants naissent affreusement défigurés, certains avec des mains et des pieds palmés, leur système immunitaire réduit à néant.

Une poignée d'habitants ont porté leur colère devant la cour de l'Etat du Madhiya Pradesh mais les procédures traînent depuis des années.

"Même s'ils sont analphabètes, les gens de Bhopal savent quels sont leurs droits et ils continuent de lutter", affirme Sankay Verma.

(©AFP / 01 décembre 2009 06h50)


Un détenu de Guantanamo algérien transféré vers la France
WASHINGTON - Un détenu de Guantanamo algérien âgé de 39 ans, Saber Lahmar, blanchi de tout soupçon de terrorisme depuis plus d'un an, a été transféré sur le sol français lundi soir, a-t-on appris auprès de son avocat à Washington.

Saber Lahmar est le dernier de cinq Algériens arrêtés en Bosnie fin 2001 dont un juge fédéral américain a ordonné la libération le 20 novembre 2008, à être effectivement libéré.

Parmi les premiers à être incarcérés dans le centre de détention américain de Guantanamo, à Cuba, il y a passé huit ans.

Un autre, Lakhdar Boumediene avait été libéré en France également le 15 mai 2009.

"M. Lahmar a subi des années d'emprisonnement inhumain, à l'isolement, il était encore séparé de tout contact humain un mois après que le juge Richard Leon ait estimé que sa détention était illégale", a regretté son avocat Robert Kirsh.

Il a affirmé à l'AFP que son client "sait où il va vivre et s'est déjà renseigné sur le type de travail qu'il pourrait faire".

(©AFP / 01 décembre 2009 03h13)



Iran: les Gardiens de la révolution à même de bloquer le détroit d'Ormuz
WASHINGTON - Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, contrôlent désormais les opérations navales dans le Golfe et le détroit d'Ormuz et pourraient bloquer en cas de guerre l'accès à ces régions riches en pétrole, selon les renseignements américains.

Suite à une réorganisation de l'appareil militaire iranien lancée en 2007, les Gardiens ont hérité de la surveillance de ces eaux stratégiques, jusque là assurée par la marine militaire, indique un rapport des services de renseignement de la marine des Etats-Unis.

Les forces navales de ces troupes d'élite disposent d'un arsenal de petites embarcations à grande vitesse, ainsi que de missiles de croisière, affirme l'étude datée de cet automne.

"Tout au long de la restructuration, les hauts gradés de la Marine de la République islamique d'Iran et du Corps naval des Gardiens de la révolution islamique ont souligné que la réorganisation des bases actuelles et la création de nouvelles bases allait créer une ligne de défense qui empêchera un ennemi d'accéder au détroit d'Ormuz et, donc, au Golfe", indique le document, rendu public la semaine dernière par le site internet Secrecy News.

Avec d'un côté la marine traditionnelle patrouillant dans le golfe d'Oman à l'aide de davantage de navires de guerre et, de l'autre, l'utilisation par les Gardiens d'une nouvelle base à Assalouyeh permettant de se déployer dans le Golfe et le détroit d'Ormuz, cette réforme va "étendre la stratégie de défense de l'Iran", poursuit le document.

Près de 30% de la production mondiale de pétrole provient de la région du Golfe et une grande proportion de cet or noir transite par le détroit d'Ormuz, selon des données du département américain de l'Energie, citées par le rapport.

Une grande partie du transport maritime iranien transitant par ce détroit, un blocus pourrait toutefois handicaper Téhéran, remarque l'étude américaine.

"Fermer le détroit d'Ormuz pourrait nuire énormément à l'économie iranienne et donc l'Iran ne déciderait sûrement pas cela à la légère", est-il écrit.

"Ceci dit, vu l'importance du détroit, interrompre le trafic ou menacer de le faire constitue un outil efficace pour l'Iran", poursuivent les auteurs.

Corps particulièrement choyé par le régime islamique, les Gardiens ont renforcé leur marine en achetant des navires chinois équipés de missiles anti-navires et en assemblant des vaisseaux de patrouille et des bâtiments lanceurs de missiles basés sur des modèles nord-coréens, note l'étude.

Ces troupes d'élites ont également acquis des navires rapides construits par le fabricant italien Fabio Buzzi Design qu'ils ont ensuite équipés selon leurs besoins. Cela leur confère "les bateaux parmi les plus rapides du Golfe", est-il indiqué.

Les Gardiens de la révolution iranienne ont gagné en importance ces dernières années au sein du régime de Téhéran, notamment via leur redoutée milice islamiste Bassidj, qui a durement réprimé les manifestations post-électorales en juin dernier.

Ils contrôlent même désormais d'importants secteurs de l'économie, dont le plus grand champ gazier du pays.

Initialement créés pour lutter contre les éléments restés fidèles au Shah d'Iran, après son renversement lors de la révolution islamique de 1979, ils seraient plus de 100.000, selon les dernières estimations.

(©AFP / 30 novembre 2009 22h04)


Afghanistan : Washington demande 1.500 soldats français de plus à Paris
WASHINGTON - Les Etats-Unis ont demandé à la France d'accroître son contingent militaire en Afghanistan de 1.500 soldats, selon le journal Le Monde, une information que le ministère français des Affaires étrangères a refusé lundi de commenter.

Selon le quotidien, citant des sources diplomatiques non identifiées, cette demande a été formulée jeudi lors d'un entretien téléphonique entre la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

Interrogé sur les informations du Monde, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, a répondu qu'il "ne souhaitait pas répondre".

A Washington, le département d'Etat a confirmé la conversation. "Mais je ne vais pas entrer dans les détails des demandes" que la chef de la diplomatie américaine a pu faire, a déclaré le porte-parole Ian Kelly.

Hillary Clinton a appelé une dizaine de ses homologues représentant des pays membres de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan les 26 et 27 novembre, a précisé M. Kelly.

Ses efforts ont suscité "une réaction positive", a affirmé un responsable du département d'Etat sous couvert de l'anonymat: "Ils ont indiqué qu'ils feraient tout leur possible dans le cadre de leur possibilité et capacités".

Selon M. Kelly, l'objectif de ces appels était "d'exposer les grandes lignes de la stratégie" du président américain Barack Obama pour l'avenir de l'engagement américain en Afghanistan.

M. Obama doit dévoiler publiquement mardi une nouvelle stratégie pour l'Afghanistan, qui devrait inclure un renforcement de troupes américaines et un calendrier de retrait d'Afghanistan, selon de nombreux médias.

Selon la Maison Blanche, Barack Obama a appelé à ce sujet lundi ses principaux alliés en Afghanistan, dont son homologue Nicolas Sarkozy.

Bernard Kouchner et Hillary Clinton doivent se retrouver vendredi à Bruxelles pour une réunion ministérielle de l'Otan. Les Etats-Unis devraient à nouveau monter au créneau à cette occasion pour réclamer des renforts militaires à leurs alliés européens.

Lors de ses entretiens téléphoniques, Mme Clinton "a surtout parlé du besoin de coordonner nos efforts", selon Ian Kelly.

Outre M. Kouchner, la secrétaire d'Etat a appelé la semaine dernière ses homologues en Pologne, au Canada, en Italie, en Norvège, aux Pays-Bas, en Espagne, en Turquie, en Grèce, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Danemark et en Corée du Sud.

Jusqu'à présent, la France a toujours refusé d'augmenter son contingent en Afghanistan, fort actuellement de quelque 3.300 militaires. "Il n'est pas question un seul instant d'augmenter (nos) effectifs", avait souligné jeudi le ministre de la Défense, Hervé Morin.

(©AFP / 30 novembre 2009 21h46)



Tchad/Centrafrique: menaces de mort sur les trois otages français
KHARTOUM - Les ravisseurs présumés de trois travailleurs humanitaires français enlevés récemment au Tchad et en Centrafrique ont menacé lundi de les tuer si la France ne négociait pas directement avec eux.

"Nous voulons négocier directement avec la France, mais la France veut négocier via une tierce partie comme le Tchad. Or nous rejetons cela", a dit à l'AFP Abou Mohamed Rizeigi, un porte-parole des ravisseurs. "Nous allons donc les tuer parce que la France ne veut pas négocier directement avec nous", a-t-il dit joint sur son téléphone satellitaire.

Ce groupe peu connu du Darfour, "les Aigles de libération de l'Afrique", a revendiqué le rapt d'un employé français de la Croix-Rouge internationale (CICR) enlevé il y a trois semaines dans l'est du Tchad, à une dizaine de kilomètres du Darfour, une région de l'ouest du Soudan en guerre civile.

Il a aussi revendiqué le rapt de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH kidnappés il y a une semaine à Birao, ville de la Centrafrique jouxtant le Darfour.

Un journaliste de l'AFP a pu entrer en contact jeudi dernier avec l'employé de la Croix-Rouge internationale kidnappé, mais pas avec les deux otages de l'organisation française Triangle GH.

Ce même groupe avait revendiqué l'enlèvement en avril de deux humanitaires -une Canadienne et une Française- de l'ONG Aide médicale internationale, libérées après 26 jours de détention. Les deux femmes avaient été enlevées dans une localité du Darfour-Sud, près de la Centrafrique et du Tchad.

(©AFP / 30 novembre 2009 19h37)


Israël/colonies: les inspecteurs se déploient, les colons veulent résister
JERUSALEM - La principale organisation de colons israéliens, le Conseil de Yesha, a décidé lundi de résister à la récente décision du Premier ministre Benjamin Netanyahu de suspendre temporairement les nouvelles constructions dans les implantations de Cisjordanie.

"Les dirigeants du Conseil ont décidé que les inspecteurs de Bibi (le surnom du Premier ministre) ne seront pas autorisés dans nos communautés", selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion d'urgence des représentants des colons.

Des inspecteurs israéliens ont commencé à se déployer lundi en Cisjordanie pour imposer les premiers ordres de suspension des travaux dans les colonies de Cisjordanie, où vivent 330.000 Israéliens.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a ordonné de mobiliser "au plus vite" de nouveaux inspecteurs pour veiller à l'application de la suspension partielle et temporaire de la colonisation décidée par M. Netanyahu et approuvée par son cabinet de sécurité (qui réunit les principaux ministres).

"Aujourd'hui, il y a 14 inspecteurs chargés de surveiller la construction en Judée-Samarie (Cisjordanie), et d'ici deux semaines 40 autres inspecteurs seront formés, puis rejoints ultérieurement par des dizaines d'autres pour veiller à l'application du gel des nouvelles constructions", a précisé un communiqué du ministère de la Défense.

L'application du moratoire sur les nouvelles constructions dépendra simultanément de la police, des gardes-frontières et de l'administration (militaire) et relèvera de la compétence globale de l'armée, selon les autorités.

M. Netanyahu a annoncé mercredi un moratoire partiel de dix mois de la colonisation juive en Cisjordanie occupée dans le but de relancer le processus de paix avec les Palestiniens, suspendu depuis l'offensive israélienne contre la bande de Gaza l'hiver dernier.

Cette initiative, qui ne concerne pas Jérusalem-est (annexée), a été rejetée par l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas qui la juge insuffisante.

(©AFP / 30 novembre 2009 19h31)


Londres confirme l'envoi de 500 soldats supplémentaires en Afghanistan
LONDRES - Le Premier ministre britannique Gordon Brown a confirmé lundi devant le Parlement l'envoi début décembre de 500 soldats supplémentaires en Afghanistan, ce qui portera le contingent britannique à plus de 10.000 hommes, forces spéciales incluses.

L'annonce est survenue à la veille d'un discours très attendu du président américain Barack Obama, qui doit dévoiler sa nouvelle stratégie pour --selon son expression-- "finir le boulot en Afghanistan", notamment en dépêchant quelque 30.000 combattants Américains en plus sur le théâtre d'opérations, selon les estimations les plus communément citées.

M. Brown avait annoncé le 14 octobre sa décision de principe d'accroître l'effort de guerre britannique, à trois conditions qui ont été depuis lors remplies, selon lui: que le gouvernement afghan fournisse en nombre suffisant des recrues pour l'armée nationale et la police; que les unités britanniques disposent d'un équipement à la hauteur de la mission, notamment des hélicoptères et des transports de troupes blindés; que les alliés augmentent également leur contribution en hommes.

"Je confirme que nous allons porter à 9.500 le niveau de nos troupes, les troupes supplémentaires se déploieront début décembre pour renforcer la présence britannique dans la province (méridionale) du Helmand", a-t-il déclaré aux députés.

Si l'on ajoute les forces spéciales et autres éléments de soutien, le contingent britannique --deuxième en nombre derrière les Américains-- dépassera les 10.000 hommes.

Leur mission est double: ils combattent les talibans et participent à la formation des forces de sécurité afghanes qui prendront la relève une fois parti le contingent international, a rappelé M. Brown.

"Les renforts permettront d'améliorer et d'approfondir la sécurité des populations afghanes dans les secteurs abritant des opérations britanniques, et également d'accélérer le développement des forces de sécurité nationale afghanes, qui demeurent la solution à long terme pour assurer la sécurité de l'Afghanistan".

M. Brown a clairement indiqué que sa décision d'accroître l'effort de guerre britannique --prise en dépit d'une hostilité croissante de l'opinion publique britannique à mesure que s'alourdit le bilan des pertes-- avait été prise en concertation étroite avec les Etats-Unis.

Le porte-parole de la Maison Blanche a confirmé à cet égard lundi que Barack Obama avait par avance informé de ses intentions en Afghanistan les présidents français et russe Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev ainsi que M. Brown.

Le Premier ministre britannique avait offert ses bons offices pour contribuer à convaincre les autres alliés de renforcer eux aussi leur contribution. Citant le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, il a relevé que huit pays membres de la coalition internationale présente en Afghanistan depuis 2001 avaient l'intention d'augmenter leur contingent, outre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

M. Brown se trouvera au premier plan à la manoeuvre, le 28 janvier, lorsqu'il accueillera une conférence sur l'Afghanistan en présence du président Hamid Karzaï, qu'il a invité lundi à accélérer la lutte contre la corruption et la mise en place de gouverneurs à même d'ancrer la démocratie.

Peu après l'intervention de M. Brown, le ministère de la Défense annonçait la mort d'un 236e soldat britannique, tué dans la province du Helmand.

(©AFP / 30 novembre 2009 19h08)



Ukraine : l'épidémie de sida risque de devenir généralisée
KIEV - L'épidémie de sida en Ukraine, la plus sévère en Europe, risque de se généraliser, les rapports hétérosexuels devenant la principale voie de transmission du virus VIH, ont déploré lundi à Kiev des responsables ukrainiens et de l'ONU.

"La voie hétérosexuelle est devenue la principale et la part de nouveaux cas du virus transmis lors de la consommation de drogues baisse", a déclaré la coordinatrice de l'Onusida en Ukraine, Anna Chakarichvili, lors d'une conférence de presse.

Cette tendance "menace de rendre l'épidémie généralisée" alors qu'elle est actuellement "concentrée" essentiellement sur les groupes à risque (prostituées, homosexuels, toxicomanes), a ajouté une responsable du ministère de la Santé, Svitlana Tcherenko.

Jusqu'à présent, la consommation de drogues par intraveineuse était considérée comme le principal moteur de l'épidémie du sida en Ukraine.

Sans une réponse rapide et efficace, "l'épidémie peut réduire l'espérance de vie masculine en Ukraine de jusqu'à quatre ans et réduire son PIB de 6% d'ici 2014", a souligné l'Onusida dans un communiqué en déplorant l'insuffisance de fonds budgétaires destinés à la lutte contre ce fléau.

Sur 46 millions d'habitants, environ 340.000 Ukrainiens âgés de plus de 15 ans sont considérés comme séropositifs, soit 0,86% de la population adulte, selon les estimations gouvernementales.

Officiellement, 151.000 cas de contamination par le VIH ont été enregistrés de 1987 à juillet dernier.

Le nombre le plus important de nouveaux cas a été recensé en 2008, presque 19.000, soit une hausse de 7,3% par rapport à l'année précédent. Au seul premier semestre de cette année, plus de 10.000 nouveaux cas ont été enregistrés contre 9.400 pendant la même période de 2008.

Des progrès significatifs n'ont été observés que dans un domaine, celui de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, qui a chuté de 27% en 2000 à 7% en 2008, selon l'Onusida.

(©AFP / 30 novembre 2009 18h46)


Fin d'une saison des ouragans particulièrement calme dans l'Atlantique nord
MIAMI (Etats-Unis) - La saison des ouragans dans l'Atlantique nord s'est formellement achevée lundi et a été marquée par une activité exceptionnellement calme, épargnant les côtes des Caraïbes et des Etats-Unis, que les météorologues attribuent au phénomène climatique El Niño.

Au total, neuf tempêtes tropicales dont trois ouragans se sont formés au cours de la saison, qui dure du 1er juin au 30 novembre.

Parmi ces ouragans, deux ont été majeurs (catégorie 4) avec des vents dépassant les 178 kmh, mais aucun ouragan de catégorie 5, la plus élevée sur l'échelle de Saffir-Simpson, ne s'est formé, pour la deuxième année consécutive.

Il s'agit de l'une des années les plus calmes sur le front des ouragans dans l'Atlantique nord en plus d'une décennie. La dernière année où seulement trois ouragans ont été recensés était 1997, qui n'avait enregistré que huit tempêtes au total.

"L'activité (cyclonique) a été considérablement réduite en 2009 en grande partie à cause du développement modéré du phénomène El Niño", a expliqué William Gray, expert en prévisions sur les ouragans à la CSU, l'université d'Etat du Colorado (ouest).

Selon ce météorologue, qui réalise des prévisions sur les ouragans depuis 26 ans, El Niño "a généré des vents ascendants beaucoup plus forts que la moyenne, en particulier dans les Caraïbes et le golfe du Mexique", ce qui a provoqué moins de cyclones que d'habitude.

Ainsi, cinq tempêtes tropicales (Ana, Danny, Erika, Fred et Henri) se sont dissipées au-dessus de l'océan sans avoir touché terre, "ce qui arrive rarement", selon un bilan communiqué par la CSU.

Autre particularité de cette saison, aucune tempête tropicale ne s'est formée en juin et juillet, et il a fallu attendre le 15 août pour voir arriver la première, Ana.

Le dernier ouragan de la saison, Ida, s'est formé début novembre avec des vents de 160 kmh mais était redevenu une tempête tropicale lorsqu'il a atteint l'Alabama (sud des Etats-Unis). Ida a cependant apporté dans son sillage des pluies diluviennes qui ont dévasté le Salvador, faisant 199 morts et 76 disparus et provoquant d'importants dégâts.

En revanche, Cuba et Haïti, sévèrement frappés en 2008, ont pu souffler en 2009. L'an dernier, Cuba a été balayé par une tempête et trois ouragans, faisant un grand nombre de victimes. Haïti, le pays le plus pauvre du continent américain, a vécu en 2008 une catastrophe humanitaire après le passage de deux tempêtes et deux ouragans qui ont causé un millier de morts et des inondations dévastatrices.

(©AFP / 30 novembre 2009 18h51)



Le Hezbollah ne renoncera pas à ses armes, accuse Washington de terrorisme
BEYROUTH - Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a affirmé lundi que son parti continuerait à développer son arsenal pour protéger le Liban face à Israël et accusé les Etats-Unis d'exporter le terrorisme, lors d'une rare conférence de presse organisée pour présenter son nouveau manifeste.

"La menace israélienne permanente oblige la résistance à augmenter sa capacité (...) afin de remplir son rôle dans la libération du territoire occupé" au Liban, a dit le chef du parti chiite qui s'exprimait par vidéoconférence.

"La menace israélienne (...) appelle le Liban à se munir d'une stratégie de défense basée sur une résistance populaire qui aide à défendre le pays contre l'agression israélienne et une armée nationale qui protège le pays et sa stabilité", a-t-il ajouté.

Soutenu par Téhéran et Damas, le Hezbollah, qui a combattu Israël à l'été 2006 lors d'une guerre qui a détruit une grande partie du sud du Liban, refuse de désarmer, affirmant vouloir imposer "un équilibre de la terreur" avec Israël. Il avait combattu les troupes israéliennes jusqu'à leur retrait du sud du Liban en 2000 après 22 ans d'occupation.

Son arsenal, évalué à des dizaines de milliers de roquettes par Israël, est la pomme de discorde entre la majorité parlementaire au Liban soutenue par l'Occident et la minorité dont il est le chef de file.

Représenté au Parlement depuis 1992, il a deux ministres au sein du gouvernement actuel d'union nationale.

Hassan Nasrallah a également accusé Washington d'être le principal exportateur de terrorisme, exhortant les autres pays du monde à résister à cette menace.

"Il n'y a pas de doute que le terrorisme américain est à l'origine du terrorisme dans le monde", a dit le chef du Hezbollah, dont le parti est considéré comme une organisation terroriste par Washington.

Accusant l'ancien président américain George W. Bush d'avoir fait des Etats-Unis une menace pour le reste du monde, il a estimé que l'Europe avait commis une erreur stratégique en suivant la politique américaine au Moyen-Orient. Il a aussi exhorté ses dirigeants à faire la distinction entre la résistance et le terrorisme.

En présentant le manifeste du Hezbollah, Hassan Nasrallah a exclu toute reconnaissance d'Israël et insisté sur le droit des Palestiniens au retour.

"Nous refusons catégoriquement tout compromis avec Israël ou de lui reconnaître une légitimité, a-t-il dit. Cette position est définitive même si tout le monde reconnaît Israël".

Hassan Nasrallah, à la tête du Hezbollah depuis 1992 et qui apparaît très rarement en public, a par ailleurs souligné que son parti, accusé d'agir comme un Etat dans un Etat, était attaché à "un Liban uni, par sa terre, son peuple, son Etat et ses institutions".

Refusant toute notion d'un pays divisé sur des critères confessionnels, il a affirmé que même si son parti restait attaché idéologiquement au régime islamique iranien, cela ne contredisait pas son rôle sur la scène politique libanaise.

Fondé officiellement en 1985, le Hezbollah prônait dans un premier manifeste la création d'un État islamique au Liban, mais au fil des ans, et à mesure que le parti s'imposait comme une force politique incontournable, ses dirigeants ont modéré leur rhétorique. Il participe au gouvernement depuis 2005.

(©AFP / 30 novembre 2009 17h48)


Climat: 9 militants de Greenpeace, dont 7 étrangers, arrêtés à Lisbonne
LISBONNE - Neuf militants de Greenpeace, dont sept étrangers, ont été arrêtés lundi après avoir escaladé la Tour de Belem, monument emblématique de Lisbonne, pour y déployer deux banderoles appelant à combattre les changements climatiques, a-t-on appris de source policière.

"Ils sont accusés d'atteinte au patrimoine et seront présentés dans les prochaines heures à un juge", a précisé à l'AFP un porte-parole de la police de sécurité publique.

Ces écologistes, parmi lesquels six Espagnols, un Italien et deux Portugais, ont escaladé la Tour de Belem à 7H00 (même heure GMT) avant d'en être délogés plusieurs heures plus tard par les forces de l'ordre.

"Notre climat, votre décision", proclamaient les deux banderoles, en portugais et en espagnol, déployées sur le monument qui avait servi de cadre dimanche soir à une cérémonie officielle réunissant les chefs d'Etat et de gouvernement participant au sommet ibéro-américain d'Estoril.

A une semaine de la Conférence internationale de Copenhague, Greenpeace voulait, par cette action, interpeller les dirigeants ibéro-américains pour qu'ils "adoptent des mesures contre les changements climatiques, décisives pour l'avenir des pays latino-américains", a indiqué Juan de Uralde, directeur de Greenpeace Espagne, dans un communiqué.

(©AFP / 30 novembre 2009 17h18)


France/Fraude fiscale: 1000 dossiers régularisés ou en cours (cabinet)
Paris (awp/afp) - A un mois de la fermeture de la cellule créée pour permettre aux évadés fiscaux de négocier le rapatriement en France de leurs avoirs, un millier de dossiers ont été régularisés ou sont en cours de régularisation, a déclaré mardi à l'AFP le cabinet du ministre du Budget.

"La cellule de régularisation fermera comme prévu le 31 décembre et ensuite on passera au contrôle fiscal comme on a toujours dit, à l'application de la loi", grâce notamment à "un fichier des évadés fiscaux que nous sommes en train de créer", a-t-on affirmé dans l'entourage d'Eric Woerth.

"Aujourd'hui, on a 1000 dossiers régularisés ou en cours de régularisation", a ajouté son cabinet, refusant d'entrer dans le détail sur les profils et les montants concernés. "On fera le bilan à la mi-janvier".

En tout, 2500 à 3000 contribuables ont pris contact avec la cellule, directement ou par l'intermédiaire de leur conseil, selon Bercy, qui a porté de 5 à 17 le nombre d'agents chargés de traiter ces dossiers.

Le gouvernement a mis en place en avril cette cellule pour inciter les évades fiscaux à rapatrier leurs avoirs.

Les contribuables intéressés peuvent prendre contact de manière anonyme avec la cellule pour négocier des pénalités et des intérêts de retards plus faibles que prévu par la loi. S'ils acceptent les propositions de Bercy, l'anonymat est levé sur leur dossier et ils doivent s'acquitter de l'impôt, mais ils ont la garantie de ne pas être poursuivis pénalement.

jq

(AWP/01 décembre 2009 12h52)


Le Sri Lanka ouvre ses camps de réfugiés
Le Sri Lanka a libéré aujourd'hui les milliers de civils déplacés au cours du conflit contre la rébellion séparatiste tamoule qui étaient parqués dans des camps depuis des mois, mettant fin à une détention fustigée par les Nations unies et des associations de défense des droits de l'homme.

La plupart des réfugiés devraient cependant rester basés un moment dans les camps, nombre de leurs villages ayant été détruits au cours du conflit opposant les forces armées au mouvement des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), qui s'est achevé en mai dernier.

"Aujourd'hui, plus de 1.000 familles, représentant 6.000 personnes, sont déjà parties", a déclaré à Thirugnanasampanther, un fonctionnaire du district de Vavuniya. Selon les autorités, les sans-abris pourront rester dans les camps jusqu'à ce qu'ils trouvent un logement.

Environ 128.000 civils déplacés au cours de la dernière phase du conflit ont reçu l'autorisation de sortir. Les installations placées sous étroite surveillance militaire ont regroupé jusqu'à 280.000 personnes, en majorité issues de la minorité tamoule.
Quelque 41.000 personnes avaient pu sortir en octobre, soit le plus grand nombre de départs autorisés en une seule fois, selon les chiffres officiels.


Nouvelle plainte contre François Pérol
La CGT-Caisses d'Epargne a déposé une plainte avec constitution de partie civile contre François Pérol pour protester contre sa nomination à la tête du groupe Banque Populaire-Caisse d'épargne (BPCE), selon l'avocat du syndicat.

Le parquet de Paris avait déjà ouvert une enquête préliminaire, finalement classée sans suite début septembre, après le dépôt de quatre plaintes pour "prise illégale d'intérêt" des syndicats Sud et CGT des Caisses d'Epargne et des associations Anticor et Contribuables associés.

A l'issue de ses investigations, au cours de laquelle Pérol a été entendu par les policiers de la Brigade financière, le parquet avait considéré qu'aucune charge ne pouvait être retenue à l'encontre de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée.

La CGT-Caisses d'Epargne a déposé le 25 novembre une nouvelle plainte avec constitution de partie civile auprès du tribunal de grande instance de Paris, selon Me Jérôme Karsenti. Il revient désormais à la doyenne des juges d'instruction du pôle financier, Françoise Desset, d'ouvrir ou pas une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction.



Banlieues: échec du gouvernement (PS)
Le rapport de l'observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) montre "les piètres résultats du plan espoir banlieue de Fadela Amara", a estimé aujourd'hui le PS jugeant "urgent que le gouvernement revoie l'ensemble de sa politique" dans ces territoires.

"Cinq millions d'habitants sont laissés à l'abandon par le gouvernement", a dénoncé dans un communiqué Marianne Louis, secrétaire nationale à la politique de la ville du PS, commentant le rapport de l'ONZUS selon lequel près d'un tiers des habitants de quartiers sensibles vit encore en dessous du seuil de pauvreté.

Ce rapport montre, selon le PS, "les piètres résultats du plan espoir banlieue de Fadela Amara et l'absence de réelle mobilisation gouvernementale en faveur de la solidarité urbaine" avec un président de la République qui "se contente de résumer la banlieue à l'insécurité et à la lutte contre l'immigration".

"Nul besoin de chercher dans un débat sur l'identité nationale l'origine du malaise des quartiers sensibles alors qu'ils sont confrontés à une telle relégation sociale", affirme le parti de Martine Aubry estimant que "la politique du gouvernement accentue la discrimination territoriale".



+141% de vidéos vues sur le net en un an
Le nombre de vidéos vues sur internet en France (YouTube, Dailymotion...) a atteint 5,4 milliards en septembre 2009 contre 2,2 en septembre 2008, ce qui représente un bond de 141% sur un an, selon une étude du cabinet Comscore publiée aujourd'hui.

Le nombre d'utilisateurs a, lui, progressé de 36%, atteignant 34,6 millions, avec un temps moyen de visionnage de près de 12 heures par mois, contre un peu plus de 6 heures il y a un an.

Alors que les internautes regardaient en moyenne 88 vidéos par mois en septembre 2008, ils en visionnent 156 aujourd'hui. Les sites de Google --essentiellement YouTube-- arrivent en tête, avec 33,5% des vidéos vues. Le français Dailymotion se place en deuxième position (7,5%), suivi du groupe TF1 (3%) et de Megavideo.



4 policiers US tués: le suspect abattu
La police américaine a abattu ce matin l'auteur présumé de la fusillade qui a coûté la vie à quatre policiers dimanche près de Seattle (Etat de Washington, nord-ouest) au terme d'une vaste chasse à l'homme, a annoncé un porte-parole du shérif local.

Le meurtrier présumé, Maurice Clemmons, 37 ans, a été tué par les policiers dans la nuit dans une banlieue de Seattle où il venait d'être repéré, a déclaré à CNN ce porte-parole, Ed Troyer. "Des coups de feu ont été tirés et le suspect a été touché et est mort", a-t-il raconté.

Clemmons avait été blessé lorsqu'il avait ouvert le feu sur les quatre policiers, tués sur le coup dans un café près de la base de l'armée de l'Air de McChord, à Tacoma, à une cinquantaine de kilomètres de Seattle. Ils préparaient leur prise de service lorsque le suspect est entré dans le café dimanche vers 08H15 locales (16H15 GMT). Aucun autre client n'a été touché.

Les quatre officiers tués, une femme et trois hommes âgés de 37 à 42 ans, étaient tous mariés et avaient des enfants.


Maroc: interdit, un journal change de nom
Le quotidien marocain Akhbar Al Youm, fermé par les autorités pour avoir publié une caricature jugée irrespectueuse de la famille royale, doit ressortir le 7 décembre sous le nom d'Akhbar Al Youm Al Maghrabia, a annoncé aujourd'hui son directeur, Taoufik Bouachrine.

Fin octobre, Taoufik Bouachrine et le caricaturiste du journal Khalid Gueddar avaient été notamment condamnés à un total de 4 ans de prison avec sursis chacun à l'issue de deux procès distincts.

Dans son édition des 26-27 septembre, Akhbar Al Youm avait publié une caricature sur la "célébration par la famille royale d'un événement à caractère strictement privé", le mariage (le 26 septembre) du prince Moulay Ismaïl, cousin du roi Mohammed VI, avec Anissa Lehmkuhl, une ressortissante allemande de confession musulmane.

Pour cette caricature, jugée offensante, Bouachrine et Gueddar avaient été condamnés en outre à verser plus de trois millions de dirhams (environ 280.000 euros) dans le cadre d'un procès intenté par le ministère de l'Intérieur, et d'un autre par le prince Moulay Ismaïl.

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RSA: +4,4% de bénéficiaires en 3 mois
Le nombre de bénéficiaires du RSA de base, qui remplace le RMI et l'API (Allocation parent isolé), a augmenté de 4,4% de juin à septembre, à 1,26 million de foyers, selon des chiffres du Haut Commissariat aux Solidarités actives.

"Cette hausse est un effet de la crise et une conséquence de la dégradation de l'emploi", a indiqué le Haut Commissariat, qui a souligné que "durant tout le mois d'octobre, comme pour le mois de septembre, 30.000 demandes nouvelles ont été formulées chaque semaine".

Le RSA se décline en un RSA de base, dit "RSA socle", qui remplace le RMI et l'API, et un "RSA activité", versé en complément d'un faible revenu de travail, principale nouveauté du dispositif. Ce dernier a concerné en septembre 370.000 foyers, soit environ un quart de la population ciblée à terme par cette mesure, selon le Haut Commissariat. Le montant moyen versé en complément d'un revenu a été de 157 euros par mois, tandis que le montant moyen du "RSA socle" a été de 422 euros par mois.

Parallèlement à la hausse observée des bénéficiaires, le nombre de personnes perdant le bénéfice du RSA a lui aussi sensiblement progressé: il a été de 76.000 en septembre contre 23.000 en août.


Tentative de meurtre en Corse
Un restaurateur est sorti indemne d'une tentative de meurtre hier soir à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), selon une source proche de l'enquête.

Le commerçant âgé de 35 ans s'est présenté hier soir à la brigade de gendarmerie de Porto-Vecchio en indiquant avoir essuyé vers 18H45 des tirs alors qu'il se trouvait sur une aire de stationnement de la cité balnéaire du sud-est de l'île à bord d'un véhicule 4x4.

Le pare-brise de celui-ci porte des impacts de munitions de chasse, a-t-on confirmé à la gendarmerie qui a procédé à des constatations. Il n'y aurait pas de témoin de l'agression.

L'enquête a été confiée à la section de recherche et au groupement de gendarmerie de Corse-du-Sud.



D'abord, des chiffres, des zéros jusqu'au vertige. Le déficit du budget atteindra 115 milliards d'euros en 2009. La dette de l'Etat accumulée au fil des ans totalise 1 140 milliards et, en y agglomérant les collectivités territoriales et la Sécurité sociale, la dette publique dépasse 1 400 milliards. Aux étroits d'esprit et de bourse, à ceux pour qui l'infini commence au million, c'est là 22 000 euros par Français. A cette aune, les 35 milliards du grand emprunt, dont Nicolas Sarkozy doit confirmer les modalités, début décembre, semblerait presque une peccadille.

Le spectre de la "dette perpétuelle" hante le Sénat
Ainsi file la dette française. Alors, le pays emprunte, toujours plus. Il lance, semaines après semaine, de nouvelles adjudications de titres, sous forme de bons du Trésor, à court et moyen terme, ou d'obligations, à plus long terme. Pierre Trébault, un banquier de Barclays, résume l'explosion : "Les adjudications françaises sont du même montant qu'avant 2000. Simplement, l'euro a remplacé le franc." Cet ancien de la Caisse des dépôts se souvient que, en 1989, une émission d'obligations à hauteur de 4 milliards de francs (soit 610 millions d'euros) paraissait conséquente. Aujourd'hui, la taille moyenne est plutôt de 8 à 10 milliards d'euros.

Le particulier est dépassé par de tels montants. Enterrée aux côtés de son mari, la veuve de Carpentras dormant sur un matelas de "rente Pinay". Exit le souscripteur des emprunts Giscard ou Barre, par parenthèse le dernier premier ministre à avoir soumis un budget en équilibre. Suranné même l'emprunt Balladur, lancé en 1993, quand Nicolas Sarkozy était ministre du budget. Les petits épargnants jouent désormais un rôle marginal dans le système, au travers des sicav obligataires que les conseillers bancaires recommandent parfois aux bons pères de famille.

Pour suivre la boulimie de la France et des autres pays, il n'est désormais que le "marché", cet insondable puits d'argent. Le marché, sacro-saint ou immoral, c'est selon. "Nicolas Sarkozy et les politiques fustigent les traders auprès de l'opinion publique, mais ils oublient de dire que c'est nous qui écoulons la dette française et permettons de boucler les fins de mois du pays", note un banquier "diabolisé".

A mesure qu'il en augmentait l'usage, jusqu'à la dépendance, l'Etat a professionnalisé sa pratique des emprunts. "La dématérialisation de la dette date de 1984", explique Alexandre Gautier, directeur des opérations postmarché de la Banque de France. Aux oubliettes, donc, les parchemins enluminés, dont le rentier détachait régulièrement un coupon pour s'en aller l'encaisser. Même si on évoque toujours dans le jargon des papiers, les titres sont aujourd'hui abstraits : chaque bon ou obligation a une valeur nominale de 1 euro, avec paiement des intérêts en général sur une base mensuelle.

Au milieu des années 1980, ont été créés trois types de titres surtout connus par leurs sigles : les bons du Trésor à taux fixe (BTF), émis à court terme (moins d'un an) ; les bons du Trésor à intérêt annuel (BTAN) et les obligations assimilables du Trésor (OAT), lancés à moyen et long terme. Ces produits sont également devenus "liquides", c'est-à-dire qu'ils peuvent se vendre et s'acheter facilement en deuxième main.

Ce marché des obligations est dix à quinze fois plus gros que celui des actions. Les cotes montent et descendent, jusqu'à l'échéance, dans un yo-yo classique. Il est donc possible de spéculer. "Mais le bénéfice ou la perte sont de l'ordre de moins du centime par obligation", temporise Raoul Salomon, managing director (titre hélas ! intraduisible) de Barclays. On est loin des paris fous, des fortunes faites et défaites sur un coup de dés, vécus avec d'autres outils financiers.

En même temps que ses besoins devenaient exponentiels, la France a développé la structure chargée de lancer les emprunts. En 2001, a été créée l'Agence France Trésor (AFT), forte de 36 personnes. Elle est installée dans une aile de Bercy, au bout d'un interminable couloir, derrière une porte sécurisée. C'est une sorte d'Etat dans l'Etat, avec son propre système informatique, découplé par prudence de celui du ministère des finances. Dans un open space assez spartiate, opérateurs de marché, modélisateurs, responsables des comptes du Trésor veillent.

"L'Etat est le plus gros gestionnaire de flux monétaires du pays, explique Philippe Mills, le directeur général de l'AFT. Nous pilotons un énorme paquebot." Le calendrier des adjudications est ponctué d'immuables rendez-vous : BTF, tous les lundis à 14 h 50 ; OAT, les premiers jeudis du mois à 10 h 50 ; BTAN, les troisièmes jeudis du mois à 10 h 50.

"Notre procédure est rigoureuse, organisée, transparente", assure Philippe Mills. Les adjudications se font sous forme d'enchères. Dix-huit banques, baptisées SVT (spécialistes en valeurs du Trésor), ont seules accès à cet encan. Un gage de respectabilité. "Etre SVT est une clé de notre politique vis-à-vis de notre clientèle française comme internationale", explique Loïc Guilloux, managing director de Bank of America-Merrill Lynch.

En échange de ce ticket d'entrée prioritaire, les impétrants s'engagent à participer à toutes les enchères. Un classement des SVT est établi par le ministère des finances, afin d'encourager la compétition. Certaines banques sont sorties du jeu, quand elles manquent d'implication ou... pour cause de faillite, comme ce fut le cas pour Lehman Brothers en 2008.

Huit jours avant les enchères, les représentants des banques se rendent à l'AFT et font une évaluation des appétits du marché. L'Agence arbitre ensuite entre ses besoins et ces demandes. Sont alors proposés trois ou quatre types d'emprunts, avec des taux d'intérêt et des échéances différentes. "Nous ne sommes pas là pour battre le marché, explique Philippe Mills. Nous avons une relation de long terme avec eux, pour inspirer confiance, ce qui contribue à minimiser la charge de la dette."


Tensions entre la Russie et l'Otan avant une réunion ministérielle
BRUXELLES - La Russie a fait monter la pression mardi sur l'Otan, trois jours avant une réunion bilatérale hautement symbolique à Bruxelles, en demandant à pouvoir parler avec l'Alliance de "sécurité européenne" et de la proposition de son président sur la question.

L'ambassadeur russe auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, est sorti mécontent d'une rencontre avec ses collègues des pays de l'Otan, préparatoire à la première réunion entre l'Alliance et Moscou au niveau des chefs de la diplomatie depuis la crise géorgienne de 2008, prévue en principe vendredi.

Tout en affirmant devant la presse qu'il n'y avait pas "une raison de mettre en doute la nécessité de la rencontre à haut niveau politique" de vendredi, il a sciemment laissé planer un doute sur sa tenue effective, en souhaitant qu'un compromis puisse être trouvé d'ici là concernant les requêtes russes.

Le différend porte sur le contenu des discussions du Conseil Otan-Russie, l'organe de dialogue entre les pays de l'Alliance atlantique et Moscou à Bruxelles.

"Nous voulons avoir la possibilité d'utiliser le forum qu'est le Conseil Otan-Russie comme forum spécialisé pour discuter de sécurité européenne, y compris du projet de Traité sur la sécurité européenne que vient de présenter notre président (Dmitri) Medvedev", a-t-il déclaré à l'AFP.

La présidence russe a publié dimanche son projet de Traité pour la sécurité européenne, qu'elle aimerait voir adopté par les pays et les organisations internationales de la zone euro-atlantique afin de se "défaire de l'héritage de la Guerre Froide".

Le président russe Dmitri Medvedev avait évoqué l'idée d'un tel traité pour la première fois en juin 2008, mais cette initiative a reçu jusqu'à présent un accueil plutôt tiède dans le monde occidental.

"On peut en parler de manière parallèle à l'OSCE", l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, réunie ce mardi à Athènes, a estimé M. Rogozine. "La vraie bataille politique est là", à savoir que la question ne reste pas cantonnée à l'OSCE mais puisse aussi être abordée au Conseil Otan-Russie, a-t-il ajouté.

Les Russes veulent absolument qu'il soit indiqué dans un des documents en discussion en vue de la réunion de vendredi à Bruxelles, que le Conseil Otan-Russie a vocation à être un forum "où on discute, où on améliore la sécurité européenne", a souligné l'ambassadeur russe.

Il a également dit vouloir la création d'un groupe spécialisé sur l'Afghanistan dépendant du Conseil Otan-Russie. "C'est un sujet important et sérieux, qui concerne la Russie", a-t-il argumenté.

Toutefois, des diplomates européens ont cherché à minimiser le différend. "On examine des compromis", a indiqué une des sources.

(©AFP / 01 décembre 2009 14h53)



http://www.bnonews.com/press-releases/1353


Coup de feu mortel à Saint-Jean-d'Angély
Un homme a tiré au fusil sur plusieurs autres personnes, faisant un mort, cet après-midi au boulodrome de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime), avant de se suicider à quelques kilomètres de là, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture.

Plusieurs parties de pétanque étaient en cours dans le boulodrome lorsque l'un des joueurs a sorti un fusil et s'est mis à tirer sur d'autres joueurs, a expliqué à Frédéric Brassac, sous-préfet de Saint-Jean-d'Angély. Cinq personnes ont été blessées dont l'une, un homme âgé "de plus de 70 ans", a succombé rapidement à ses blessures, a-t-il ajouté. Aucun pronostic vital n'est selon lui engagé pour les blessés.

Le tireur, dont l'âge n'a pas été précisé, est ensuite parti en voiture pour se donner la mort près d'une maison à La Vergne, une commune située à quelques kilomètres à l'ouest de Saint-Jean-d'Angély, a expliqué M. Brassac.


Tunisie: un journaliste emprisonné
Un journaliste, membre d'un parti de l'opposition tunisienne, Zouhair Makhlouf, a été condamné aujourd'hui à trois mois de prison ferme pour "atteinte au droit de l'image" par le tribunal de première instance de Grombalia (40 km au sud de Tunis), a-t-on appris de source judiciaire.

Rédacteur d'El-Mawkif, hebdomadaire du parti d'opposition Parti démocratique progressiste (PDP, légal) et du site international d'information en ligne "Essabil On Line", basé en Allemagne, cet opposant a été jugé le 24 novembre pour avoir réalisé un reportage vidéo sur l'état de l'environnement dans une zone industrielle à Nabeul (nord-est).

Membre fondateur de l'association de défense des droits de l'Homme "Liberté et Equité" (non autorisée), M. Makhlouf avait été arrêté le 21 octobre et inculpé sur la base d'une plainte déposée à son encontre par un artisan interrogé dans le reportage, qui l'a accusé par la suite d'avoir "porté atteinte à son droit à l'image par la diffusion de photos sans son consentement et dans des conditions attentatoires à sa dignité", a-t-on indiqué de source judiciaire.
Jugé coupable de "faits de nuisance à autrui par voie des réseaux de télécommunication", Zouhair Makhlouf a été aussi condamné au versement d'une amende de six mille dinars (3.000 euros environ) "à titre de dommage moral".

Ses avocats ont dénoncé un procès "inique" et affirmé que le juge avait interrompu leurs plaidoiries lors d'une très courte audience le 24 novembre.
Selon eux, le plaignant Mourad Ladib, un potier de Nabeul, avait consenti à être interviewé par le journaliste, avant d'être "incité" à porter plainte.
Des organisations de défense de l'homme et de la presse ont demandé l'abandon des poursuites contre Zouhaier Makhlouf, Reporters sans frontières (RSF) estimant qu'il était victime d'une "affaire montée de toutes pièces".





Adoption du projet de loi Grand Paris
L'Assemblée nationale a adopté aujourd'hui le projet de loi sur le Grand Paris, qui prévoit un nouveau réseau de transport automatique en Ile-de-France, par 299 voix contre 216.

La gauche a voté contre ce texte, la droite pour, malgré de fortes critiques. Défendu par le secrétaire d'Etat au Développement de la région-capitale, Christian Blanc, il crée un métro automatique de 130 km de long autour de Paris avec "une quarantaine de gares".
Le réseau est destiné essentiellement à relier de futurs pôles d'activité économique, devant contribuer à la création d'un million d'emplois en 15 ans dans la région Ile-de-France.

Il s'agit, pour l'UMP, de l'"acte I" du projet de Grand Paris décrit le 29 avril par Nicolas Sarkozy, qui avait fait plancher une dizaine d'équipes d'architectes pour dessiner ce que devrait être la "ville-monde".




France Télécom: 32 suicides en 2 ans
La direction de France Télécom a annoncé aujourd'hui avoir dénombré "32 suicides" de salariés "en 2 ans, dont 17 en 2009".

"Sur demande de l'inspection du travail, nous avons récemment interrogé l'ensemble des directions territoriales/régionales. Il en est ressorti un total de 32 suicides en 2 ans, dont 17 en 2009. Ce chiffre a été communiqué, en toute transparence, à l'inspection du travail", a annoncé la direction dans un communiqué.

"France Télécom déplore la polémique initiée par certains sur le nombre de suicides", ajoute le communiqué, en soulignant que "le chiffre de 25 suicides en 18 mois résulte de la communication initiée par les syndicats depuis les drames de cet été".
"La direction de France Télécom considère qu'une polémique n'a pas lieu d'être sur un sujet aussi grave. Un seul suicide est un suicide de trop", ajoute-t-elle.




Les sages-femmes en grève demain
Deux syndicats de sages-femmes libérales ont appelé à la grève les 2 et 3 décembre pour protester contre l'absence de revalorisation de leurs honoraires depuis 2002.

"Les sages-femmes n'assureront aucun suivi à domicile", ont indiqué dans un communiqué commun l'Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF) et l'Union nationale et syndicale des sages-femmes (UNSSF).

Elles "attendent de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie de vraies propositions, concernant notamment la revalorisation de leur lettre-clé (tarif de référence), bloquée depuis 2002", ont précisé les syndicats.




Le Japon lève l'embargo sur le foie gras
Le Japon a levé la semaine dernière son embargo sur ses importations de produits de volailles français et notamment de foie gras, a-t-on appris aujourd'hui auprès du ministère français de l'Agriculture.

Le Japon avait décidé à la mi-novembre de suspendre pour au moins trois mois ses importations en raison d'un cas de grippe aviaire déclaré dans un élevage de canards français.


Une mission sur les salaires des patrons
Les sénateurs socialistes ont demandé aujourd'hui la mise en place d'une mission d'information sur les rémunérations des dirigeants de grandes entreprises, évoquant notamment le cas du nouveau président d'EDF Henri Proglio.

François Patriat, au nom du groupe, appelle dans un communiqué "le Sénat à mettre en place une mission d'information le plus rapidement possible". Le sénateur souligne que "de nombreuses voix se sont élevées, transcendant les appartenances politiques, pour s'étonner des conditions posées par Henri Proglio pour assurer la présidence d'EDF".

Dans un entretien aux Echos hier, M. Proglio a fait part de son souhait de conserver "le niveau de revenu" qu'il avait chez Veolia, dont il restera président non exécutif.
Si l'on se base sur les rémunérations de 2008, cela conduirait à augmenter de 45% environ le salaire du PDG d'EDF. La rémunération de M. Proglio s'est élevée à 1,6 million d'euros au titre de 2008 (2,5 millions en 2007), contre 1,1 million pour le PDG d'EDF Pierre Gadonneix.


Le Parisien en grève demain
Les personnels du Parisien-Aujourd'hui en France ont voté pour demain une grève de 24 heures, refusant une nouvelle fois le plan de la direction du groupe qui prévoit notamment 35 suppressions d'emplois, a-t-on annoncé aujourd'hui de source syndicale.

Réunis en assemblée générale aujourd'hui, l'ensemble des personnels de la SNC-Le Parisien réaffirment leur "opposition à toute suppression nette d'emploi".

Cette motion a été adoptée à l'unanimité, moins 10 voix contre et 2 abstentions, selon le texte de la motion. Une nouvelle assemblée générale est convoquée demain à 12 heures.


Le lanceur de chaussures irakien visé
Un individu se présentant comme un journaliste a lancé aujourd'hui à Paris une chaussure sur le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi, célèbre pour avoir lui-même lancé ses chaussures à la face de l'ex-président américain George W. Bush.

Lors d'une conférence de presse à Paris, un homme qui s'est présenté en arabe comme un journaliste irakien en exil, a accusé dans une courte déclaration al-Zaïdi d'être un partisan d'une dictature, avant de crier "voilà une autre chaussure pour toi".
Mountazer al-Zaïdi a esquivé la chaussure et une brève bagarre a ensuite opposé le frère de ce dernier à l'agresseur.

Le journaliste irakien avait lancé ses chaussures sur le président américain le 14 décembre 2008, au cours d'une conférence de presse d'adieu à Bagdad de M. Bush en criant: "c'est le baiser d'adieu, espèce de chien!". Condamné à un an de prison pour "agression contre un chef d'Etat en visite officielle", Mountazer al-Zaïdi, considéré comme un héros par beaucoup dans le monde arabe, a été libéré au bout de neuf mois pour bonne conduite. Mais craignant pour sa sécurité, il s'était réfugié au Liban.


Le statut de Jérusalem-Est suscite la polémique entre l'UE et Israël
BRUXELLES - Une polémique a éclaté mardi entre Israël et l'UE au sujet de l'insistance croissante des Européens à évoquer Jérusalem-Est comme capitale d'un futur Etat palestinien, dans le cadre d'un règlement négocié de paix avec l'Etat hébreu.

A l'origine de la discorde, une proposition de la présidence suédoise de l'Union européenne d'évoquer Jérusalem-Est "comme capitale d'un futur Etat palestinien" dans un texte soumis la semaine prochaine à l'approbation des ministres européens des Affaires étrangères, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques.

Les Européens sont eux mêmes divisés sur cette proposition, a précisé un diplomate européen.

En Israël, le ministère des Affaires étrangères a estimé que la démarche "portait atteinte à la capacité de l'UE à prendre part en tant qu'un important médiateur dans le processus politique entre Israël et les Palestiniens", dans un communiqué.

La version originale du texte a fait l'objet de fuites dans le quotidien israélien Haaretz. Selon le projet de document, dont l'AFP a également obtenu copie, l'UE se prononce en faveur "d'un Etat palestinien viable, comprenant la Cisjordanie et Gaza, avec Jérusalem-Est comme capitale".

Or, une moitié d'Etats européens ne sont pas d'accord avec cette formulation, a précisé une source diplomatique.

"Trois options sont sur la table: soit le texte reste en l'état, soit il est entièrement supprimé, ou alors il est modifié", ajoute cette source, selon laquelle la première option est la moins vraisemblable.

L'UE affiche régulièrement son attachement à la mise en place d'un Etat palestinien coexistant pacifiquement avec l'Etat d'Israël dans ses prises de positions.

En 2003, déjà le Quartette (rassemblant les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations Unies) s'était prononcé dans sa feuille de route pour "une solution sur le statut de Jérusalem" qui puisse satisfaire "la vision de deux Etats" vivant côte à côte dans la paix. Sans néanmoins explicitement considérer que Jérusalem en soit la "capitale" partagée.

Le 18 novembre dernier, la présidence suédoise de l'UE avait innové. Elle avait publié une déclaration sur les colonies israéliennes à Jérusalem-Est, dans laquelle elle estimait "qu'une solution devait être trouvée pour résoudre le statut de Jérusalem en tant que capitale de deux Etats", palestinien et israélien.

Selon un diplomate, les Israéliens avaient alors été assez surpris et irrités par cette déclaration, estimant qu'elle marquait une évolution dans les positions de l'UE, déjà sensible à l'Assemblée générale des Nations unies en septembre.

"C'était la première fois que ce langage était utilisé, et les Israéliens redoutaient que cela crée un précédent", a précisé ce diplomate. Ce qui explique leur protestation publique de mardi.

La formule de Jérusalem "capitale de deux Etats" figure en effet également telle quelle dans le texte en discussion pour la réunion des ministres des Affaires étrangères de mardi prochain.

(©AFP / 01 décembre 2009 17h20)



USA: baisse plus forte que prévue de l'ISM manufacturier à 53,6% en novembre
Washington (awp/afp) - L'activité manufacturière aux Etats-Unis a ralenti plus que prévu en novembre comme en témoigne l'indice des directeurs d'achats du secteur publié mardi par l'association professionnelle ISM.

L'ISM manufacturier a reculé de 2,1 points par rapport à octobre pour s'établir à 53,6%, alors que les analystes prévoyaient qu'il ne baisserait que de 0,7 point.

Ce recul de l'indice traduit le fait que l'activité des industries manufacturières a continué de croître pour le quatrième mois de suite (c'est le cas lorsque l'ISM est supérieur à 50%), mais à un rythme moins rapide que le mois précédent.

"Les signes sont toujours encourageants pour la poursuite de la croissance dans la mesure où les composantes mesurant les nouvelles commandes et la production sont restés à des niveaux élevés" (respectivement 60,3% et 59,9%)", écrit l'ISM dans le communiqué rendant compte de son enquête mensuelle.

rq

(AWP/01 décembre 2009 16h40)



L'interdiction des minarets clairement discriminatoire, selon l'ONU
L'interdiction des minarets acceptée dimanche par le peuple suisse n'en finit pas de susciter des commentaires à l'étranger. La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Navi Pillay a notamment dénoncé un texte "clairement discriminatoire".

"J'hésite à condamner un vote démocratique", a indiqué Mme Pillay, "mais je n'ai aucune hésitation à condamner des campagnes politiques alarmistes anti-étrangers qui ont lieu dans certains pays, y compris la Suisse, et qui contribuent à produire de tels résultats".

La Haut Commissaire note que le gouvernement suisse n'a pas soutenu l'initiative, mais souligne que l'interdiction d'une construction associée à une religion est clairement discriminatoire. Elle se dit "triste" que les arguments des initiants aient eu un écho suffisant auprès d'une large proportion de citoyens suisses de manière à leur faire oublier leur soutien de longue date aux droits de l'homme.

"Des politiques basées sur la xénophobie et l'intolérance sont extrêmement troublantes, où qu'elles se produisent", souligne l'ex-juge sud-africaine et juge au tribunal international sur le génocide au Rwanda.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan va dans le même sens, estimant que ce vote est "le reflet de la montée d'une vague de racisme et de l'extrême droite en Europe". Soulignant que "l'islamophobie est un crime contre l'humanité", il a appelé le Conseil fédéral à réparer cette "erreur".

La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), une instance du Conseil de l'Europe, a également estimé que le vote de dimanche aboutira à une discrimination des musulmans et portera atteinte à leur liberté de religion.

A Athènes, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a exhorté tous les Etats, européens et non européens, à "résoudre la question" de la coexistence de différentes cultures et religions. Chaque atteinte à ce principe "met en danger notre sécurité", a-t-elle dit lors d'une réunion de l'OSCE.

(ats / 01 décembre 2009 16:56)



USA: dépenses de construction stables en octobre après cinq mois de baisse
Washington (awp/afp) - Les dépenses de construction aux Etats-Unis se sont stabilisées en octobre, après cinq mois consécutifs de baisse, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés mardi par le département du Commerce à Washington.

Les analystes tablaient sur un recul de ces dépenses de 0,5% par rapport au mois de septembre.

Le chiffre publié par le ministère n'est meilleur que les prévisions des analystes qu'en apparence puisque celui-ci a revu dans un sens très négatif son estimation du mois précédent.

Selon lui, les dépenses de construction ont reculé en fait de 1,6% en septembre par rapport à août (et non augmenté de 0,8% comme annoncé un mois plus tôt), soit leur baisse mensuelle la plus forte depuis janvier.

En glissement annuel, les dépenses de consommation étaient en baisse de 14,4% fin octobre.

En glissement mensuel, la stabilisation du mois d'octobre a résulté d'un rebond de 0,3% des dépenses de construction privées (après cinq mois de baisse), qui représentent près des deux tiers du total.

Cette hausse a été contrebalancée par une baisse des dépenses publiques de 0,4%, après une hausse de 0,9% en septembre.

Composante très suivie, les dépenses privées de construction de logements, ont rebondi de 4,4% en octobre, ce qui marque leur hausse la plus forte depuis mars 1998, indique le ministère. Elles ont progressé sur trois des quatre derniers mois.

Les dépenses de construction privées hors logement (commerces, industrie, infrastructures, etc.), qui avaient mieux résisté fin 2008 et début 2009, sont désormais en fort recul : elles ont baissé en octobre pour le sixième mois de suite, de 2,5%.

rq

(AWP/01 décembre 2009 16h30)
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#Posté le mardi 01 décembre 2009 08:47

Lundi 30 Novembre 2009


Lundi 30 novembre 2009


Eurostat : inflation estimée à +0,6% en novembre.

(CercleFinance.com) - Le taux d'inflation annuel de la zone euro s'établirait à 0,6% en novembre 2009, selon une estimation rapide publiée par Eurostat.

L'office statistique des Communautés européennes rappelle qu'en octobre, le taux était de -0,1% par rapport à octobre 2008.

Pour élaborer son estimation rapide, Eurostat utilise les informations préliminaires sur les prix du mois de référence des États membres pour lesquels les données sont disponibles, ainsi que des informations préliminaires sur les prix de l'énergie.

L'expérience a montré que la procédure d'estimation était fiable avec une anticipation exacte du taux d'inflation dans 18 cas et une différence de 0,1 dans 6 cas au cours des deux dernières années.



La Bourse de Dubaï ferme en baisse de 7,3%, celle d'Abou Dhabi chute de 8,3%
(AFP) – Il y a 2 heures

DUBAI (Emirats arabes unis) — La Bourse de Dubaï a fermé en baisse de 7,3% et celle d'Abou Dhabi a clôturé sur un repli de 8,3% lundi, premier jour ouvrable depuis l'annonce des difficultés financières de Dubaï World, l'un des fleurons économiques de l'émirat.

L'indice DFM de la Bourse de Dubaï a fermé à 1.940,36 points, alors que l'indice d'Abou Dhabi fermait à 2.668,03 points.

Les échanges sur les deux marchés ont été extrêmement limités, avec une forte offre à la vente et pratiquement aucune demande d'achat.

Le volume des échanges à Dubai s'est établi à 37,478 millions de dirhams (10,21 millions USD), soit près de 10% de la moyenne quotidienne habituelle cette année.

Le titre du géant immobilier Emaar a reculé de 9,86% à Dubaï par rapport à mercredi, dernier jour ouvrable avant l'annonce par les autorités de l'émirat de leur intention de demander un moratoire sur la dette du conglémorat Dubai World.

A Abou Dhabi, les valeurs vedettes des secteurs de l'immobilier, des télécommunications et des secteurs de l'énergie étaient les grands perdants, baissant respectivement de 9,9%, 9,73% et 9,67%.

L'effondrement des marchés intervient malgré l'annonce dimanche soir par la Banque centrale des Emirats de la mise à disposition de liquidités supplémentaires pour consolider le système bancaire et rassurer les investisseurs.

Dubaï avait annoncé mercredi son intention de demander aux créanciers de son conglomérat Dubai World, qui contrôle notamment Nakheel, de surseoir de six mois, jusqu'au 30 mai 2010, au paiement de la dette arrivée à maturité.

Le moratoire envisagé concerne le paiement, prévu le 14 décembre, de 3,5 milliards de dollars d'obligations islamiques par Nakheel.



Relations employeurs-salariés : la crise de confiance
[ 30/11/09 ] 2 commentaire(s)

Le sondage réalisé par TNS Sofres pour Altedia montre qu'une cassure s'est produite entre les salariés français et leurs employeurs. Perte de confiance dans les dirigeants, mais aussi perte de confiance dans les syndicats. Le modèle managérial est en crise.
La figure du patron n'a jamais eu une cote d'enfer auprès des salariés français, mais ils n'en étaient pas moins attachés à leur propre entreprise ou administration. S'agit-il seulement d'un passage à vide lié à la brutalité de la crise ou d'une rupture durable ? En tout cas, un sondage réalisé par TNS Sofres auprès d'un échantillon représentatif de 1.005 salariés du privé, d'entreprises publiques et d'administrations, du 14 au 23 octobre, révèle que ce n'est plus le cas. « La rupture entre salarié et employeur est consommée », souligne Xavier Lacoste, directeur général d'Altedia, la société de conseil en ressources humaines pour laquelle a été réalisée cette enquête. La présidente du Medef n'y croit pas. Laurence Parisot ne veut pas entendre parler de divorce entre les salariés et leurs employeurs, en tout cas dans le privé. Ce constat n'étonne en revanche pas le sociologue du travail Michel Lallement (lire les interviews pages 5 et 6).


Un sentiment de reconnaissance corrélé aux opinions politiques
Selon le sondage TNS Sofres Altedia, le phénomène est général : s'ils sont plus positifs sur leurs relations avec leur manager direct, seuls 42,7 % de salariés du privé déclarent avoir « confiance dans les dirigeants » de leur entreprise. Pour l'Etat employeur, ce n'est pas mieux : ils ne sont même que 29,6 % dans l'administration. Pis, seuls 39 % des salariés interrogés jugent que, chez leur employeur, « les intérêts des dirigeants et des salariés vont dans le même sens » (40,8 % dans le privé et 29,5 % dans le public). Et seuls 38,2 % des salariés (40,8 % dans le privé, 29,5 % dans le public) jugent les écarts de salaire entre leurs dirigeants et eux-mêmes justifiés. Quant aux cadres, ils ne raisonnent pas autrement. La seule exception concerne les très petites entreprises, où 61 % des salariés affirment que les intérêts de leurs dirigeants vont dans leur sens.

Alors que la question du stress occupe depuis quelques semaines le devant de la scène médiatique, l'enquête ne montre pas qu'il constitue une préoccupation majeure. Xavier Lacoste y voit le signe qu'« il serait imprudent de résumer le malaise actuel dans les entreprises à une simple question de stress et de risques psychosociaux ». Pour lui, « il tient au moins autant à des incompréhensions sur les orientations stratégiques ou encore les politiques de rémunération ».

Cette importance relative du stress signifie aussi que si les salariés sont mécontents (de leur salaire et du manque de reconnaissance) et inquiets (près d'un sur deux se sent menacé dans son emploi), ils « ne sont pas résignés », selon Xavier Lacoste. Ils apparaissent même dans le sondage plutôt revendicatifs. Dans le privé, ils sont ainsi 46 % à évoquer la grève et 22 % des actions violentes. Mais ce n'est pas pour autant une bonne nouvelle pour les syndicats, qui déçoivent une majorité de salariés (à peine plus de 45 % leur font confiance et seulement 42 % dans le privé). « Il y a une aspiration à tout régler au premier niveau avec son manager », souligne Xavier Lacoste, qui note un « désinvestissement du collectif » vers un « repli individualiste ». Tout cela constitue autant d'ingrédients d'une crise managériale, dont il est sans doute un peu tôt pour savoir si elle est simplement conjoncturelle, mais qui semble en tout cas assez profonde.

LEÏLA DE COMARMOND




France: les prix à la production en hausse
AFP
30/11/2009 | Mise à jour : 09:23 | Commentaires 1 | Ajouter à ma sélection
Les prix à la production dans l'industrie pour le marché français ont augmenté de 0,8% en octobre, après un léger recul le mois précédent (-0,4%), essentiellement en raison d'un renchérissement de l'énergie, a annoncé aujourd'hui l'Insee.

Sur un an, ces prix ont baissé de 6,6%, précise l'Institut national de la statistique.
Le rebond du prix du pétrole brut s'est répercuté sur les prix des produits de la cokéfaction et du raffinage qui se redressent en octobre (+3,1%). Mais ceux de l'électricité et du gaz grimpent également, et au total les prix des produits de l'ensemble "industries extractives, énergie et eau" progressent de 5,3%.

Les prix des denrées alimentaires, eux, poursuivent leur reflux en octobre (-0,9% après -0,5% en septembre), particulièrement marqué pour la viande et, dans une moindre mesure, le lait. Par rapport à octobre 2008, la chute de ces prix est de 10,6%.

A l'exception des produits chimiques (+0,4%), les prix des autres produits (métallurgiques et métalliques, produits en caoutchouc...) sont orientés à la baisse "du fait d'une répercussion retardée des prix des matières premières et de l'atonie de la demande", explique l'Insee.

Les prix des produits industriels à l'exportation augmentent également en octobre, à cause de la hausse des produits de la cokéfaction et du raffinage (+5,0%). Les autres prix industriels sont en légère hausse (+0,3%).

"Fortement tirés par l'augmentation des prix du pétrole", les prix d'importation des produits industriels croissent de leur côté de 0,5% (-5,5% sur un an), selon l'Insee. Dans le détail, cette hausse est toutefois limitée aux seuls produits énergétiques (pétrole, gaz, électricité) et de la chimie.




Interdiction des minarets en Suisse: réactions majoritairement défavorables après le référendum de dimanche
(AFP) – Il y a 3 heures

PARIS — Les réactions étaient majoritairement défavorables après le référendum suisse de dimanche interdisant la construction de minarets à commencer par celle de la presse helvétique, sévère avec le choix de ses concitoyens dont elle estime qu'ils sont "inspirés par la peur".

"Les Suisses ont voté avec leurs tripes (...) inspiré(s) par la peur, les fantasmes et l?ignorance", déplore le quotidien genevois Le Temps qui s'inquiète d'un "dégât d'image spectaculaire pour la Suisse" dans le monde.

Pour La Liberté (Fribourg), les "craintes liées à l'islamisation du pays et à un brassage de populations qui va trop vite", ont pesé lourd dans le scrutin.

De son côté, le secrétaire général de la conférence épiscopale suisse Mgr Félix Gmür a qualifié ce vote de "coup dur pour la liberté religieuse et l'intégration".

"Le concile Vatican II dit clairement qu'il est licite pour toutes les religions de construire des édifices religieux, et les minarets sont des édifices religieux. C'est un coup dur pour l'intégration de tous ceux qui viennent en Suisse", a-t-il déclaré dans un entretien à Radio Vatican.

En Egypte, le grand Mufti, Ali Gomaa, a estimé dimanche que ce résultat était "une insulte" pour les musulmans du monde entier.

Il a toutefois lancé un appel à ses frères religieux, leur demandant de ne pas se sentir provoqués par cette interdition.

"Ce résultat du référendum (...) n'est pas une simple atteinte à la liberté religieuse, c'est aussi une insulte aux sentiments de la communauté musulmane en Suisse comme ailleurs", a-t-il déclaré à l'agence égyptienne MENA.

En Indonésie, la principale organisation musulmane a déclaré lundi voir dans ce référendum un signe de "haine" et d"'intolérance" vis-à-vis de l'islam.

Le chef de la Nahdlatul Ulama (NU), Maskuri Abdillah, a cependant appelé les musulmans d'Indonésie, plus grand pays musulman au monde, à "ne pas réagir avec excès" à la décision des Suisses.

La presse belge a qualifié le résultat de "vote de la peur" et estime que si une telle consultation avait lieu en Belgique le résultat serait probablement identique.

"La Suisse se met l'islam à dos", écrit La Libre Belgique, qui se demande si elle est "devenue la nouvelle patrie du surréalisme".

"La consultation populaire peut être utile et, parfois, oxygénante pour la démocratie. En particulier lorsqu'elle traite des questions de société. Dans le cas (des minarets) c'est tout l'inverse", écrit le quotidien Le Soir.

En France, la grande mosquée de Lyon a déploré dimanche le résultat "désolant" du référendum, appelant musulmans et démocrates à réagir pour éviter que ce vote ne devienne une loi.

"Il s'agit d'un vote d'intolérance, tournant le dos aux bases juridiques les plus constantes qui, à travers le monde, garantissent la liberté de religion", a fait savoir dans un communiqué Kamel Kebtane, recteur de la grande mosquée de Lyon.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'est pour sa part déclaré lundi "un peu scandalisé" par le vote qui est selon lui "une expression d'intolérance".

"Je suis un peu scandalisé par cette décision" qui "est négative pour ce qui concerne les inquiétudes même des Suisses parce que si on ne peut pas construire de minarets cela veut dire qu'on opprime une religion", a déclaré leministre sur RTL.

"J'espère que les Suisses reviendront sur cette décision assez vite", a-t-il ajouté.

Le chef du parti présidentiel UMP, Xavier Bertrand, a estimé que la question de l'interdication des minarets ne se posait pas en France et n'avait "rien à voir" avec celle de la burqa.

"Est-ce que la question nous est posée en France concernant les minarets? Bien sûr que non", a affirmé Xavier Bertrand sur la chaîne de télévision France 2. Il faut "bien évidemment des lieux de culte" pour l'islam mais "est-ce qu'il faut modifier nos règlements d'urbanisme pour permettre qu'il y ait des minarets d'une certaine taille? Je ne le crois pas", a-t-il conclu.

La vice-présidente du Front National, Marine Le Pen, s'est félicitée dimanche de la décision des Suisses, demandant aux "élites de cesser de nier les aspirations et craintes des peuples européens".

"A une très franche majorité, les Suisses viennent de faire mentir les sondages, en refusant massivement l'édification de minarets en Suisse", s'est réjouie Mme le Pen, dans un communiqué.

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a lui estimé qu'il s'agissait d'"une décision inquiétante", accusant Nicolas Sarkozy d'introduire le même type de questions en France avec le débat sur l'identité nationale.

Ce vote est "assez significatif de cette tentation à se recroqueviller, à se replier sur soi et à faire de l'étranger, en l'occurrence le musulman, le bouc-émissaire de tous les maux des sociétés occidentales", a -t-il affirmé sur RFI.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a estimé lundi que le vote suissemarquait la volonté de certains politiques de cultiver "la peur de l'étranger" plutôt que d'aborder les "questions économiques et sociales".



Salariés sans papiers : 64% des Français pour une régularisation "au cas par cas"
(AFP) – Il y a 7 heures

PARIS — Près des deux tiers des Français (64%) se disent favorables à une régularisation "au cas par cas" des salariés sans papiers, dont plusieurs milliers sont actuellement en grève, selon un sondage Ifop paru dans L'Humanité de lundi.

D'après cette enquête d'opinion, 24% des personnes interrogées se prononcent pour une régularisation "de l'ensemble de ces salariés" alors que 12% se disent opposés à toute régularisation.

Une très large majorité (78%) reconnaît que les salariés immigrés en situation irrégulière jouent un "rôle important" dans l'économie, 22% pensant le contraire.

Sondage Ifop réalisé les 26 et 27 novembre auprès d'un échantillon de 955 personnes.



La surenchère iranienne dans le dossier nucléaire aggrave les risques de crise
LE MONDE | 30.11.09 | 11h56 • Mis à jour le 30.11.09 | 12h00 Réagissez Classez Imprimez Envoyez Partagez
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L'Iran a franchi une nouvelle étape dans la provocation envers la communauté internationale en annonçant, dimanche 29 novembre, qu'il se doterait de dix nouveaux sites d'enrichissement d'uranium. Soulevant une large indignation dans les pays occidentaux, cette décision de démultiplier son programme nucléaire prend de front la diplomatie de M. Obama et va à l'encontre des demandes du Conseil de sécurité de l'ONU, qui exige depuis 2006 la suspension de cette activité.



Brésil : M. Lula joue les médiateurs avec M. Ahmadinejad
L'Iran a, en outre, fait dimanche une deuxième annonce, susceptible d'aggraver considérablement la crise diplomatique autour de ses activités sensibles. Il envisage de produire de l'uranium enrichi à 20 %, ce qui constituerait une fuite en avant technologique. Jusqu'ici, officiellement, l'Iran n'a jamais dépassé le niveau de 4,8 %. Le seuil de 20 % représente, selon les normes internationales, la limite entre le nucléaire civil et le nucléaire à caractère militaire.

RÉPLIQUES À L'AIEA

Ces deux annonces ont été faites à l'issue d'une réunion du gouvernement iranien à laquelle participait le président Mahmoud Ahmadinejad. Elles ont été présentées comme des répliques à un vote intervenu deux jours plus tôt, à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), condamnant l'Iran pour ses actes de dissimulation après la révélation en septembre d'un site secret d'enrichissement, près de Qom.

Selon M. Ahmadinejad, l'objectif est de parvenir à une capacité permettant de "produire 20 000 mégawatts". Les Etats-Unis ont réagi en déclarant que l'Iran risquait un plus grand isolement.

Ouvrant la voie à une expansion considérable du programme atomique, le gouvernement iranien a ordonné dimanche la construction de cinq nouvelles usines d'enrichissement d'uranium à des emplacements déjà mis à l'étude. Il a aussi demandé que, dans un délai de deux mois, cinq autres sites soient identifiés.

L'Iran ayant aujourd'hui deux sites d'enrichissement déclarés (Natanz et Qom), cela multiplierait par six le nombre d'installations. Il a été annoncé que les futurs sites devraient tous avoir les mêmes dimensions que l'usine de Natanz, qui est destinée à recevoir 50 000 centrifugeuses.

C'est à Natanz, site longtemps resté clandestin avant d'être révélé en 2002 par un groupe d'opposants iraniens exilés, qu'ont été accumulés depuis 2006 les quelque 1 500 kilos d'uranium faiblement enrichi dont l'administration Obama a essayé en vain d'obtenir l'évacuation (à hauteur de 1 200 kilos) vers la Russie et la France, pour tenter de désamorcer les tensions autour du nucléaire iranien.

Ce schéma de circuit d'uranium, conçu durant l'été par les Etats-Unis puis endossé par l'AIEA, visait au départ à répondre à une demande iranienne transmise en juin à l'Agence de Vienne. L'Iran demandait en effet d'être fourni en uranium enrichi à 20 % pour un réacteur de recherches à Téhéran, utilisé à des fins médicales.

Les diplomates occidentaux anticipaient qu'en cas de refus de l'AIEA, l'Iran prétendrait avoir en conséquence le droit de pousser lui-même son niveau d'enrichissement à 20 %. C'est ce qui s'est produit dimanche. "Nous allons étudier la possibilité de produire de l'uranium enrichi à 20 % lors de la réunion du gouvernement mercredi", a annoncé M. Ahmadinejad.

Aucune précision n'a été fournie quant à l'emplacement des dix nouveaux sites envisagés. Selon le président iranien, l'Iran a "besoin de 500 000 centrifugeuses" (appareils permettant l'enrichissement) semblables à celles de Natanz, mais M. Ahmadinejad a aussi évoqué une possible utilisation d'appareils plus sophistiqués, qui permettrait d'enrichir l'uranium à plus grande vitesse.

L'échec de l'offre d'enrichissement d'uranium iranien à l'étranger, faite par les grandes puissances en octobre, a coïncidé avec la poursuite de tensions politiques internes en Iran, où la surenchère entre les factions semble avoir réduit à néant l'espoir d'un compromis diplomatique, caressé depuis le début de l'année par l'administration Obama.

FRONT DIPLOMATIQUE COMMUN

Celle-ci n'a pas remis en cause, dimanche, son intention de se donner jusqu'à la fin de l'année pour mesurer les résultats de sa politique de la main tendue, mais elle ne cache plus son agacement. Si l'Iran met ses nouveaux plans à exécution, cela constituera "un exemple supplémentaire de la façon dont [ce pays] choisit de s'isoler", ont réagi dimanche les Etats-Unis, ajoutant que "le temps commence à manquer" pour que Téhéran fasse un geste constructif. Washington a intensifié ses efforts auprès de la Russie et de la Chine pour former un front diplomatique commun contre Téhéran.

Le récent vote d'une résolution du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, une première depuis 2006, a été facilité par cet effort américain de multilatéralisme. L'Iran semble avoir été pris de court par ce texte, qui l'appelle notamment à cesser immédiatement les travaux sur le site de Qom. Il envisage désormais, comme il l'avait déjà fait en 2006, de limiter sa coopération avec l'AIEA. Mais celle-ci est déjà réduite à la portion congrue, ainsi que l'a reconnu le directeur de l'Agence, Mohamed ElBaradei.

'Iran ira-t-il jusqu'à la rupture totale avec l'Agence, suivant ainsi l'exemple de la Corée du Nord qui avait expulsé les inspecteurs internationaux et annoncé, en 2003, son retrait du traité de non prolifération (TNP) ? Cette question est désormais posée.

Pour l'heure, le Parlement iranien, ainsi que l'a annoncé dimanche son président Ali Larijani, "est prêt à reconsidérer le niveau de coopération avec l'AIEA, si l'Occident continue d'exercer des pressions sur nous". Samedi, 226 députés iraniens sur 290 ont signé une trêve allant dans ce sens.

Natalie Nougayrède







Mohamed ElBaradei quitte la tête de l'AIEA mais laisse l'organisation plus influente
LE MONDE | 26.11.09 | 14h36 • Mis à jour le 26.11.09 | 18h53 Réagissez (4) Classez Imprimez Envoyez Partagez
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Vienne Correspondante

Il a pesé de tout son poids de Prix Nobel de la paix pour débloquer le dossier nucléaire iranien. Mais les résultats se font attendre : le 30 novembre, l'Egyptien Mohamed ElBaradei quittera son poste de directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'AIEA, en laissant davantage de questions ouvertes qu'il n'aura pu en résoudre. Ses douze ans à la tête de l'agence des Nations unies ont achevé de transformer cet organisme technique en acteur influent d'un monde multipolaire, où le droit universel au nucléaire civil s'avère lourd de menaces militaires. La fracture s'est creusée entre les puissances dotées de l'arme atomique, préoccupées de non-prolifération, et des pays émergents inquiets de voir rogner leurs prétentions à une technologie de pointe, alors que le réchauffement climatique renforce l'attrait de l'énergie nucléaire.


C'est dans ce contexte tendu que s'ouvrait la réunion du conseil des gouverneurs de l'Agence, les 26 et 27 novembre à Vienne, dominée par l'Iran. Le dernier rapport présenté par M. ElBaradei constate des manquements graves de Téhéran et s'avoue incapable de conclure que le régime islamique ne dissimule pas un programme militaire. Les Occidentaux pensent que l'Agence a ainsi corrigé le tir, après ce que certains considèrent comme un "vrai dérapage" du directeur général : début novembre, celui-ci ne trouvait rien d'inquiétant dans le site de Fordo, près de Qom, dont l'Iran avait caché pendant sept ans l'existence.

A la veille de la réunion de Vienne, il prenait encore le risque de déplaire aux grandes puissances, en décourageant de nouvelles sanctions contre Téhéran, selon lui "contre-productives". On est cependant loin de l'été 2007, lorsque l'Agence avait accepté, à l'instigation de l'Iran, un "plan de travail" qui prévoyait de "clore" l'enquête sur son programme nucléaire, commencée en 2002.

Une telle idée allait à l'encontre des principes de la non-prolifération, dont le "département des garanties" de l'AIEA se veut le gardien vigilant. Ses exigences se heurtent parfois aux demandes d'assistance technique adressées par les pays membres, notamment lorsqu'il s'agit de la Syrie, suspectée d'activités illicites après que son site d'Al Kibar a été rasé par l'aviation israélienne, en septembre 2007.

Mais l'urgence d'attendre, afin d'éviter une escalade belliqueuse, semble une constante de la diplomatie de Mohamed ElBaradei depuis l'invasion de l'Irak, au printemps 2003. Trois semaines avant l'offensive américaine, il avait osé dénoncer comme des "faux" les documents sur lesquels l'administration Bush s'appuyait pour accuser Saddam Hussein de vouloir reconstituer son arsenal nucléaire.

Le chef de l'Agence s'est alors exposé, allant d'un direct sur CNN à une interview sur la BBC, et formant une génération de journalistes aux subtilités du vocabulaire maison. Le Prix Nobel de la paix, qui lui a été accordé en 2005, comme à l'ensemble de l'AIEA, a récompensé cette stratégie de communication, autant que son courage devant le Conseil de sécurité. Il l'a aussi, selon ses détracteurs, fait sortir définitivement de son rôle.

"Le monde n'attend pas du directeur de l'AIEA qu'il le sauve", souligne une diplomate occidentale depuis longtemps à Vienne, "mais qu'il fournisse des informations pour que les pays puissent prendre leurs décisions ". On lui reproche d'avoir, par sa prudence envers l'Iran, effrayé les Israéliens sans rassurer les Arabes, et augmenté au bout du compte les risques de déflagration au Moyen-Orient. Il reste marqué par l'échec de l'Agence en Corée du Nord, à laquelle elle n'a plus accès.

Est-ce pour mieux plaider ses vues à Washington qu'il a soutenu, en mars 2006, un accord controversé entre les Etats-Unis et l'Inde ? Celui-ci mettait fin aux sanctions touchant le commerce nucléaire avec New Delhi, instaurées lors du premier essai d'une bombe atomique indienne, en 1974. En échange, la plus grande démocratie du monde plaçait sous contrôle de l'Agence un nombre limité d'installations nucléaires non stratégiques.

Ce revirement de M. ElBaradei, qui avait dénoncé les essais nucléaires indiens, est lourd de conséquences. Comment passer l'éponge sur les "péchés" de l'Inde - qui n'a jamais signé le traité de non-prolifération (TNP) -, et se montrer ensuite inflexible avec l'Iran, qui compte bien obtenir la même indulgence ? "Il aurait mieux valu se taire. Son soutien a affaibli le TNP", juge un ancien responsable de l'Agence interrogé par le Bulletin des scientifiques de l'atome, pour qui cet accord est un "exemple flagrant de double critère " appliqué au gré des intérêts de Washington.

L'arrivée du successeur de M. ElBaradei, le diplomate japonais Yukiya Amano, spécialiste du désarmement, est attendue comme un retour à une normalité un peu grise, après les accès de charisme de l'Egyptien. M. Amano a pourtant admis que "le rôle du chef de l'AIEA sera toujours politique" : c'est sans doute l'héritage le moins contesté du long règne de M. ElBaradei.

Joëlle Stolz



Porfirio Lobo remporte la présidentielle au Honduras
Par Reuters, publié le 30/11/2009 à 07:43 - mis à jour le 30/11/2009 à 09:15

TEGUCIGALPA - Le conservateur Porfirio Lobo a revendiqué la victoire dans le scrutin présidentiel de dimanche au Honduras, dont la reconnaissance internationale reste très incertaine et divise le continent américain.



Partisans de Porfirio Lobo dans les rues de Tegucigalpa. Le candidat conservateur a revendiqué la victoire dans le scrutin présidentiel de dimanche au Honduras, dont la reconnaissance internationale reste très incertaine et divise le continent américain. (Reuters/Tomas Bravo)

Le candidat du parti au pouvoir, Elvin Santos, a reconnu sa défaite, son adversaire ayant recueilli plus de 55% des voix selon les premières projections officielles après dépouillement de la moitié des bulletins.

Cette élection pourrait mettre un terme à la crise politique née du coup d'État du 28 juin, lors duquel le président de gauche Manuel Zelaya a été chassé du pays par l'armée.

Ce dernier a appelé ses partisans du Parti libéral, celui de Santos, à boycotter le scrutin qu'il juge illégitime car organisé par les putschistes qui l'ont renversé. Mais selon les autorités électorales, la participation s'est élevée à 61%, plus que lors de l'élection de Zelaya en 2005.

Le Parti libéral est également la formation de Roberto Micheletti, l'homme qui a été installé au pouvoir à la place de Zelaya après le coup d'Etat. Aucun des deux hommes ne participait au scrutin, qui se jouait en un seul tour.

Les Etats-Unis semblent de leur côté prêts à accepter le résultat, mais plusieurs pays sud-américains, notamment le Brésil, l'Argentine et le Venezuela, se sont ralliés au raisonnement de Zelaya.

Ces divisions mettent en péril le projet du président américain Barack Obama de tourner une page dans les relations entre Washington et l'Amérique latine, où le souvenir des coups d'Etat soutenus par les Etats-Unis durant la Guerre froide reste vif.

LÉGITIMITÉ QUESTIONNÉE

Selon la télévision nationale, plusieurs centaines de militants du Parti national de Lobo ont célébré la victoire en brandissant des drapeaux honduriens dans un hôtel de Tegucigalpa.

La crise politique qui a suivi le coup d'Etat a privé le Honduras, l'un des pays les plus pauvres du continent, d'une précieuse aide internationale.

"Cette élection est une étape importante pour consolider un gouvernement capable de nous rassembler", avait dit Lobo au sortir de l'isoloir.

"Aujourd'hui, le Honduras a décidé de son propre avenir, a décidé d'en finir une fois pour toutes avec la crise qui nous a affectés et a nui aux plus nécessiteux", a-t-il dit dans son discours de victoire.

Mais de nombreux dirigeants latino-américains contestent la légitimité de son élection. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a ainsi condamné dimanche la tenue du scrutin, et estimé que les pays qui ne le rejetaient pas risquaient d'encourager d'autres "aventuriers" à mener des coups d'Etat dans le continent.

"Si les autres pays qui peuvent faire un geste ne le font pas, qui sait où aura lieu le prochain coup d'Etat", a dit Lula à la presse peu avant un sommet ibéro-américain au Portugal.

"Mon avis, c'est que le Brésil ne doit pas reconnaître ces élections. Le Brésil maintiendra sa position car il n'est pas possible d'accepter un coup d'Etat, qu'il soit militaire, symbolique ou civil."

A Caracas, le président vénézuélien Hugo Chavez, proche de Zelaya, a qualifié le vote de "farce électorale".

Avant le scrutin, Porfirio Lobo, riche propriétaire terrien âgé de 61 ans, avait fait savoir que s'il l'emportait, il s'efforcerait de rompre le nouvel isolement du Honduras en plaidant sa cause notamment auprès du Brésil et de l'Organisation des Etats américains (OEA).

"Nous sommes prêts à les approcher et à leur demander de comprendre qu'il y a un gouvernement et qu'il a été élu, et qu'il s'agit là de la volonté des Honduriens exprimée par les urnes", avait-il dit.

Ni l'OEA, ni les Nations unies n'ont accepté d'envoyer des observateurs surveiller le bon déroulement de l'élection.

Pour Manuel Zelaya, Porfirio Lobo "va être un dirigeant très affaibli, sans la reconnaissance du peuple et de la plupart des pays tiers".




L'ex-guérillero José Mujica remporte la présidentielle
Le président élu, José Mujica, célèbre sa victoire à Montevideo, le 29 novembre 2009.
Reuters / Andres StapffPar RFI
L'ex-guérillero José Mujica a remporté le second tour de la présidentielle dimanche en Uruguay avec 51% à 52% des voix, selon les projections des instituts de sondages. Agé de 75 ans, il représente l'aile gauche de la coalition actuellement au pouvoir.

Avec notre envoyé spécial à Montevideo, Jean-Louis Buchet

Dans les années 1970, il voulait prendre le pouvoir par les armes. Aujourd'hui, c'est en grand-père tranquille que José « Pepe » Mujica pourrait devenir le second président de gauche élu en Uruguay. Le candidat du Frente Amplio, la coalition de gauche actuellement au pouvoir, était le grand favori de ce second tour. A la fin de la campagne, toutes les enquêtes lui donnaient entre 8 et 10 points d'avance sur son rival du Parti national ou Blanco et ex-chef de l'Etat Luis Alberto Lacalle.

Une marge suffisante, selon les analystes, pour éviter toute surprise en ce qui concerne le nom du successeur de Tabaré Vazquez, un modéré élu il y a cinq ans au nom du Frente Amplio. Sauf retournement inattendu, Lacalle ne dépasserait pas 45 % des suffrages, ce qui correspond au total des voix obtenues par l'opposition de droite et de centre droit au premier tour, le 25 octobre.

En démocratie, il faut attendre que parlent les urnes. Mais tout indique que la gauche uruguayenne se succèdera à elle-même. Parce que Vazquez, qui a su concilier avancées sociales et croissance économique, laisse un bon bilan. Et parce que Mujica, malgré quelques dérapages, représente un espoir pour les plus défavorisés, face à des partis traditionnels à court d'arguments.



Ouverture à Nanjing du 12ème Sommet Chine-Europe

Source: | 11-30-2009 16:04

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Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et les responsables politiques européens et des milieux d'affaires se sont rencontrés à Nanjing. Au programme des discussions : améliorer la coordination en vue de combattre la crise financière, le changement climatique et renforcer les liens entre la Chine et l'Europe.









Il s'agit du mécanisme consultatif de plus haut niveau mis en place entre la Chine et l'Union européenne .

Pour cette édition annuelle, l'Union européenne est réprésentée par le Président de la commission européenne , Jose Manuel Barroso et le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

Les questions économiques ne manqueront pas d'intégrer le haut de l'agenda de ces discussions.

Les principales inquiétudes des deux parties sont de savoir comment conserver la période actuelle de relance économique après la pire crise financière depuis des décennies. Et c'est donc vers une stratégie cruciale, si tant est qu'elle soit réalisable, qu'il faudra se tourner tout en tenant compte des politiques de soutien qui ont été adoptées.

Le Premier ministre Wen Jiabao a déclaré aux dirigeants européens qu'une suspension précipitée des mesures de relance ne serait pas un choix judicieux pour l'économie chinoise. Il insiste sur le fait que ces mesures de stimulus sont actuellement encore une nécessité afin de consolider l'ampleur des progrès économiques et un retrait prématuré pourrait mettre à mal ce que la Chine a déjà réalisé. Vendredi , la Chine a également annoncé qu'elle poursuivrait sa politique fiscale pragmatique, modérée et souple pour l'année prochaine.

L'Union européenne pense à mettre un terme aux mesures de stimulus dans la zone euro, au cours de l'année 2010. Cependant les représentants européens estiment que la poursuite des mesures macro-économiques de Chine est dans l'intérêt tant de l'Europe que du reste du monde.

Le taux de change du yuan est également au centre de toutes les attentions lors de ces discussions. La communauté européenne des affaires a exhorté la Chine de permettre une appréciation facile du renminbi. A cet égard , Wen Jiabao a fait savoir que la devise chinoise est restée stable. Et la Chine va acroître de façon efficace, ordonnée et graduelle la flexibilité du taux de change du yuan renminbi.

Par ailleurs, la Chine souhaite que le sommet de Copenhague sur le changement climatique apporte des résultats concrets. Le pays a d'ores et déjà annoncé qu'il réduirait la proportion d'émissions de dioxyde de carbone par unité de PIB en 2020 de 40 à 45 % en comparaison avec les niveaux de 2005. Le gouvernement chinois a indiqué qu'une action volontaire serait nécessaire afin d'apporter une contribution majeure à l'effort mondial qui vise à prendre à bras le corps la question du changement climatique.

Wen Jiabao a également précisé que les relations entre la Chine et l'Union européenne doivent prendre une orientation plus stratégique, englobante et stable. Il a appelé les deux parties à atteindre des consensus sur des questions d'importance majeure, en particulier concernant le développement de la communauté mondiale, tout en renforçant la coopération étendue à de nombreux secteurs.

Enfin, ce mécanisme coopératif mis en place dans le cadre du sommet Chine - Union européenne fut pour la première fois lancé en 1998. L'édition de cette année, est la première du genre à être organisée dans une ville chinoise autre que Beijing.

XIao Ke, CCTV


lundi 30 novembre 2009
A la une : le rapprochement franco-rwandais
Par Frédéric Couteau
Paul Kagame et Nicolas Sarkozy en photo à la une du quotidien New Times à Kigali... « Le Rwanda et la France rétablissent leurs relations diplomatiques, titre le journal, trois ans après que les deux pays ont rompu les liens suite à l'incident provoqué par les accusations controversées d'un juge français. »
Le New Times précise que cette décision de renouer des liens « est le résultat d'un long processus qui a démarré dès l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy ». Le quotidien rwandais insiste également sur le fait que les deux présidents se sont entretenus directement par téléphone.

Rupture avec la francophonie ?

Toutefois, l'éditorial du New Times n'est pas consacré à ce rapprochement franco-rwandais. Et c'est là tout un symbole : le quotidien rwandais réserve ses commentaires à l'entrée du Rwanda au sein du Commonwealth. Décision également annoncée hier. « Entrée au Commonwealth, nouveaux amis, nouvelles opportunités », titre le New Times qui se félicite donc de cette adhésion. Une adhésion qui consacre une certaine forme de rupture du Rwanda avec la francophonie. Dans les journaux français, pas de commentaires sur ce rapprochement franco-rwandais. Les journaux français qui se contentent de donner l'information en bref. Exemple : cet entrefilet dans Le Parisien intitulé, « France et Rwanda tournent la page ».
Et puis cette constatation sur le site internet du quotidien Le Monde : « en même temps qu'il normalise ses relations avec Paris, Kigali confirme sa volonté d'un ancrage renforcé au sein du monde anglophone, en obtenant son accession au Commonwealth (...). Le Rwanda est le deuxième pays, après le Mozambique, précise Le Monde, à rejoindre l'organisation placée sous l'autorité de la reine d'Angleterre Elizabeth II sans avoir jamais été colonie britannique ni entretenir de lien constitutionnel avec la couronne. Au Rwanda, poursuit le journal, l'anglais a déjà rejoint en 2003 le kinyarwanda et le français comme langue officielle, et il a même supplanté le français l'an dernier comme langue d'enseignement public. »

Les otages au Sahel : « un fonds de commerce ! »

Beaucoup de réactions dans la presse ouest-africaine après l'enlèvement de ce ressortissant français, Pierre Camatte dans le nord du Mali, en milieu de semaine dernière. Pour Le Pays au Burkina, c'est « le nouveau visage du terrorisme. (...) Le pays d'ATT est devenu une terre propice pour des rapts répétés de diplomates et de touristes occidentaux (...) : un fonds de commerce, un jeu lucratif », s'exclame le quotidien burkinabé. « Il y a ceux qui prennent les otages, et il y a ceux qui les achètent, précise-t-il. Les premiers sont des voyous soucieux d'améliorer leur ordinaire. Les seconds sont des terroristes mus par l'idéologie islamiste et la haine de l'Occident. Cette cynique division du travail, cette nouvelle dualité, constate Le Pays, donne un nouveau visage au terrorisme qui sévit depuis longtemps déjà dans cette zone. » Et le quotidien burkinabé de lancer cet appel : « les organisations sous-régionales comme la CENSAD et la CEDEAO doivent s'organiser pour affronter le terrorisme. (...) Ce n'est pas seulement l'affaire du Mali. Et comme les Occidentaux sont touchés au premier chef, il leur revient d'accompagner de manière efficace les pays de la sous-région en mettant à leur disposition toute la logistique et toute la technologie nécessaires qui permettront de traquer al-Qaïda. »
Pour Fasozine, journal en ligne burkinabé, « la meilleur défense étant l'attaque, l'aile dure des islamistes est passée à l'offensive avant que les hostilités soient déclenchées contre al-Qaïda au Maghreb. » Fasozine, qui affirme en effet que cette prise d'otages intervient au moment où l'armée malienne, équipée par les Etats-Unis en matière de lutte anti-terroriste, s'apprêtait à passer à l'action contre les groupes islamistes armés. Et les otages, toujours selon Fasozine, pourraient servir de « boucliers humains ».

Algérie-Egypte : tension persistante...

Enfin, les tensions se poursuivent entre l'Egypte et l'Algérie. Hier, Le Caire a annoncé qu'il renonçait à organiser le Championnat d'Afrique de handball prévu en février prochain. L'agence officielle de presse égyptienne Mena explique que les autorités sportives du pays ont décidé de se montrer « prudentes » en ce qui concerne l'organisation de compétitions impliquant des sportifs algériens.
« L'Egypte fait encore des siennes », s'exclame El Watan qui estime que « l'Egypte s'est inscrite dans une logique d'adversité avec l'Algérie en refusant toutes les rencontres sportives où figurent les Verts. (...) L'Egypte qui, poursuit le quotidien algérien, veut passer du statut d'agresseur à celui de victime. »
Le Quotidien d'Oran, pour sa part, parle « d'hystérie pharaonique ».
Et puis Liberté ne mâche pas non plus ses mots : « L'Égypte officielle et populaire n'a pas encore digéré l'élimination du Mondial. Pire que cela, elle s'est empêtrée à fond dans un bourbier duquel elle n'arrive pas à s'extirper. En parfaits mauvais perdants, poursuit Liberté, les Égyptiens n'ont pas arrêté de proférer toutes les insultes et autres menaces à l'encontre des Algériens, au point de dépasser toutes les limites. »
On le voit donc, malgré les différents appels à la raison lancés dans les deux pays, le bras de fer se poursuit entre Alger et Le Caire, par journaux interposés.


http://www.newtimes.co.rw/index.php?issue=14095&article=23110



Référendum: La Suisse pourra continuer d'exporter du matériel de guerre
AP | 29.11.2009 | 18:08
Les Suisses ne veulent pas interdire l'exportation d'armements. Près de sept votants sur dix ont refusé dimanche par référendum l'initiative populaire "pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre". Tous les cantons ont rejeté cette initiative de la gauche.

L'initiative populaire a été rejetée par une majorité de 68,2% des votants (1.797.876 personnes), selon les résultats définitifs de la Chancellerie fédérale. Le "oui" a obtenu 836.669 voix, soit 31,8%.

Il s'agit de la troisième fois en 37 ans qu'une initiative populaire demandant d'interdire l'exportation d'armes est écartée. La dernière tentative avait été écartée en 1997 par une majorité de 77,5% des votants et tous les cantons. Le résultat était plus serré en 1972, puisque le texte d'alors, qui avait séduit sept cantons, avait été refusé par 50,3% des votants.

Déposée en septembre 2007 avec 109.000 signatures, la présente initiative voulait interdire l'exportation et le transit de matériel de guerre, y compris des avions d'entraînement ou des simulateurs. Elle a été lancée par le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) et était soutenue par une coalition réunissant le PS, les Verts et des oeuvres d'entraide comme Terre des hommes.

Qu'il s'agisse des chars Mowag en Afghanistan, des grenades à main de la Ruag en Irak ou des avions Pilatus au Darfour, le matériel de guerre suisse tue des innocents de par le monde, selon les partisans de l'initiative. Celle-ci voulait garantir que cela n'arriverait plus. De plus selon les promoteurs du texte, le commerce d'armes est incompatible avec la neutralité et la tradition humanitaire de la Suisse.

De leur côté, l'Union démocratique du centre, le Parti libéral-radical, le Parti démocrate-chrétien et le Parti bourgeois démocratique ont fait front commun pour appeler les citoyens à refuser cette initiative "tueuse d'emplois".

Plus de 10.000 emplois dans plus de 550 entreprises - dont un grand nombre de PME - seraient détruits, la fermeture ou la délocalisation à l'étranger des entreprises d'armement compromettrait aussi la défense nationale. Pour ses achats d'armement, la Suisse serait dépendante d'autres Etats, ont-ils fait valoir.

Autre argument des opposants, l'initiative est inutile car il existe déjà aujourd'hui de contrôles sur les exportations d'armement. Interdire les exportations suisses de matériel de guerre, qui représentent 0,7% des exportations mondiales, n'aurait aucun effet sur la paix dans le monde, ont-ils dit. AP


Guinée-Equatoriale
Les Equato-guinéens votent pour une présidentielle peu disputée


MALABO - Le dépouillement des bulletins de vote de l'élection présidentielle à un tour en Guinée équatoriale a commencé dimanche soir peu avant 18H00 (17H00 GMT) à l'issue d'une journée sans incident mais sans grande affluence.


Les Equato-guinéens ont voté dimanche dans le calme pour une élection présidentielle à un tour peu disputée, le président sortant Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 30 ans, étant assuré d'emporter le scrutin face aux quatre autres candidats en lice.


"Nous allons gagner avec plus de 97% de voix", avait lancé M. Obiang lors d'un meeting de campagne. L'annonce officielle des résultats aura lieu lundi 7 décembre.


Commencées comme prévu à 8H00 (7H00 GMT), les opérations de vote se sont déroulées dans le calme mais sans grande affluence jusqu'au dépouillement des bulletins, qui a commencé dans plusieurs bureaux bien avant 18H00 (17H00 GMT), l'heure officielle initialement fixée pour leur fermeture.


Certains bureaux de vote avaient ainsi fermé leurs portes dès 14H00, selon la radio nationale. A Malabo, la capitale politique, où un important dispositif policier et militaire a été déployé dès samedi soir, le comptage des voix avait commencé aux environs de 17H45 dans le bureau de vote installé à la Primature.


Selon des témoins joints par téléphone par l'AFP, le dépouillement des bulletins était déjà terminé vers 17H30 dans certains bureaux de Bata, la capitale économique.



lundi 30 novembre 2009

Guinée équatoriale : fin du scrutin présidentiel, résultats officiels attendus le 7 décembre


(Xinhua) — Les électeurs de la Guinée é quatoriale ont voté sous haute surveillance ce dimanche pour choisir leur président parmi cinq candidats, dont l'actuel chef de l'Etat Teodoro Obiang Nguema.

Les quelque 290.000 électeurs ont été appelés à voter dans les 1.300 bureaux de vote ouverts entre 07h30 et 18h00.

A Malabo, capitale de ce pays de l'Afrique centrale, où les militaire montaient la garde devant les bureaux de vote, la participation semblait faible, a affirmé un temoin joint au télé phone par Xinhua.

Selon un ordre gouvernemental, il est interdit de circuler en voiture et de consommer l'alcool à Malado de 18h00 samedi à 06h00 lundi.

Les résultats définitifs de la présidentielle seront connus le 7 décembre, selon la Commission nationale électorale.

M. Obiang Nguema, 67 ans, au pouvoir depuis 1979, est candidat du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) qui détient 99 des 100 sièges au Parlement. Il a déclaré envisager un score dé passant celui de sa précédente élection, soit 97,1% des voix en 2002.

Quatre autre candidats en lice sont Placido Minko Abogo (Convergence pour la démocratique sociale), Carmelo Mba Bacale (Action populaire de Guinée équatoriale), Achivaldo Montero (Union populaire) et Bonaventura Monsuy Asumu (Parti de la coalition sociale démocrate).


La Chine souhaite que la principale monnaie de réserve mondiale reste stable
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La Chine souhaite que la principale monnaie de réserve mondiale reste stable, a déclaré dimanche le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Il a fait cette remarque lors de sa rencontre avec le président de l'Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, avant le 12e Sommet entre la Chine et l'Union européenne (UE).

La Chine a maintenu la stabilité du taux de change du Renminbi (monnaie chinoise) et a ainsi largement contribué à la stabilité financière ainsi qu'au développement économique du monde, a indiqué M. Wen.

Agissant sur sa propre initiative et de manière contrôlée et graduelle, la Chine renforcera la flexibilité du taux de change du Renminbi, dans le but de maintenir le yuan à un niveau raisonnable et équilibré, a-t-il fait savoir.

L'UE est prête à renforcer sa communication et coordination avec la Chine en matière de politiques monétaires, a déclaré Jean-Claude Juncker.


Source: xinhua


Impact de Dubaï sur la Chine
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Le coup de tonnerre venu de Dubaï a engendré des fluctuations sur les marchés financiers du monde entier. Les titres en Asie ont été tirés vers le bas par les valeurs bancaires et le yen japonais a enregistré une parité record face à un dollar en chute libre. La Chine semble pour sa part épargnée par les conséquences de cet événement, comme nous l'explique Luo Nan.

Le marché des actions chinois a perdu une centaine de points après l'annonce venue de Dubaï. Cependant les experts estiment que l'impact est surtout psychologique et que les conséquences directes et réelles sont incertaines.

Huang Xiangbin

Analyste Stratégique en Chef, Cinda Securities

"Les investisseurs domestiques s'inquiètent de l'influence de facteurs extérieur sur les marchés financiers chinois, donc l'ajustement observé est essentiellement psychologique. Je pense que l'impact sera surtout à court-terme."

Néanmoins, certains s'attendent à ce qu'une partie des capitaux spéculatifs internationaux soient retirés des marchés émergents jugés risqués. Si cette tendance se vérifiait, une nouvelle crise serait à craindre.

Fang Ming

Analyste, Département des Marchés Financiers

Bank of China

"Certains capitaux spéculatifs abandonneront les marchés émergents après cet épisode de Dubaï. Il y a des capitaux spéculatifs en Chine, qui peuvent à tout moment quitter le marché. Le marché des actions sera surement affecté."

Dubaï est réputé pour ses hôtels luxueux. Au cours des 4 dernières années, la ville s'est lancée dans le construction de projets pour plus de 300 milliards de dollars. Dans ces cironstances, c'est bien la crise financière de l'an dernier qui connaît un nouveau sursaut actuellement à Dubaï. Les prix de l'immobilier se sont effondrés et beaucoup de chantiers ont été abandonnés. La Chine entend bien retenir les leçon de cette amère expérience.

Li Gang

Département des Marchés Financiers

Banque de l'Agriculture de Chine

"La bulle économique a explosé à Dubaï et le marché immobilier s'est effondré. La Chine doit en tirer des enseignements. Il faut privilégier une reprise économique équilibrée et contrôler les capitaux spéculatifs."

Les 4 principaux prêteurs de Chine, Bank of China, ICBC, la Banque de Construction et la Banque de Communication, ont assuré dès vendredi que la mésaventure de Dubaï World n'affecterait pas leurs activités.


Source: CCTV


Chine : les profits industriels en baisse de 3,4 % de janvier à octobre
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Les profits industriels de 22 provinces et régions chinoises ont enregistré une baisse de 3,4 % pendant les dix premiers mois de l'année, a révélé lundi un communiqué publié par le Bureau d'Etat des statistiques (BES).

Selon ce communiqué, les profits industriels se sont élevés à 1 790 milliards de yuans (261,6 milliards de dollars) et le taux de baisse a été de 5,7 points de pourcentage inférieur à celui des neuf premiers mois.

Le chiffre d'affaires cumulé des activités principales des compagnies industrielles de ces 22 provinces et régions a atteint 32 480 milliards de yuans de janvier à octobre, soit une augmentation de 5 % sur une base annuelle et de 1,6 % supérieure à celui des neuf premiers mois.

De janvier à octobre, la hausse des bénéfices d'exploitation des industries du caoutchouc a été de 61 %, celle des industries de textile synthétique de 143,8 % et celle des industries de l'équipement de transport de 33,7 %.

Les bénéfices d'exploitation ont également progressé de 28,4% dans le secteur alimentaire, de 19,1% dans le secteur pharmaceutique et de 24,2% dans les plastiques.

Dans le même temps, ces bénéfices ont reculé de 65,5% dans le secteur pétrolier, de 53,7 % dans la sidérurgie et de 23,9 % dans l'électronique.

Les 22 provinces et régions concernées par ces statistiques incluent toutes les provinces chinoises à l'exception de Beijing, la région autonome de Mongolie intérieure, Chongqing, la région autonome du Tibet, le Yunnan et les provinces méridionales du Hunan, du Guangdong, de l'Anhui et de Hainan.

Source: xinhua


La banque centrale chinoise a récupéré 665 milliards de yuans de liquidités au cours des deux derniers mois
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Entre les mois de mai et septembre, la banque centrale chinoise a plutôt poursuivi une délivrance nette de liquidités. Cependant, au 26 novembre, elle avait récupéré 665 milliards de yuans au cours des deux derniers mois, par l'émission des créances et d'autres moyens. Il y a eu apparemment un certain changement dans l'orientation de la banque centrale.

Depuis le quatrième trimestre de l'année dernière, la Chine a fait preuve d'une grande souplesse dans sa politique monétaire et les banques chinoises ont délivré près de 9 000 milliards de yuans de nouveaux crédits, soit une croissance de 5 000 milliards de yuans en comparaison avec la même période de l'année précédente. Les opérations bancaires dans les marchés publics consistent également à multiplier la délivrance de liquidités en vue de rendre abondante la fluidité.

La fluidité abondante a fortement soutenu la relance de l'économie durant la crise financière globale et la réalisation de l'objet de 8% de la croissance annuelle. En revanche, une partie non négligeable des crédits a été placée par des spéculateurs dans les marchés financiers et immobiliers. Ceci a donné naissance aux bulles des actifs et à la prévision de plus en plus forte de l'inflation.

Il a été par ailleurs indiqué lors des dernières réunions de travail du Conseil des affaires d'État qu'il faudrait bien assurer, à travers le contrôle macroéconomique, l'équilibre entre la croissance stable et relativement rapide, la restructuration économique et la gestion de l'inflation. Des officiels et experts de la banque centrale ont, à diverses occasions, évoqué leurs points de vue sur la politique monétaire. Le marché suit également de près l'orientation de la politique monétaire.

En considération de la circonstance économique mondiale et de la situation chinoise actuelle, les experts trouvent en général que la base de la relance économique reste faible en Chine, que le moteur économique n'est pas encore assez puissant et qu'il est encore trop tôt pour suspendre les stimulations en faveur de la relance économique. Ils trouvent aussi qu'il convient de maintenir la continuité et la stabilité de la politique économique, et de trouver les solutions spéciales pour régler la pression de plus en plus évidente de l'inflation et la menace de plus en plus pressante de la bulle des actifs.

Source: China.org.cn



Signature de plus de 40 accords entre des entreprises chinois et français
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Plus de 40 accords et lettres d'intention ont été signés vendredi à Paris entre des entreprises chinoises et françaises, à l'occasion d'un forum auquel ont pariticipé une importante délégation composée de plus de 300 représentants de 140 entreprises chinoises et une centaine d'hommes d'affaires français.

Les accords et les lettres d'intention concernent notamment le secteur nucléaire, l'énergie, le transport et l'aéronautique.



Affrontements dans le Caucase russe

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Un haut responsable local et un rebelle présumé ont été tués au Daguestan, république du Caucase minée par une rébellion armée, ont indiqué aujourd'hui des sources des forces de l'ordre locales à l'agence Interfax.

Le chef du district de Magaramkent, Abrek Gadjiev, a été tué ce matin lorsque des inconnus ont ouvert le feu vers 03H10 GMT sur sa voiture dans la capitale Makhatchkala, a indiqué le service de presse du ministère daguestanais de l'Intérieur. "Abrek Gadjiev est décédé sur place. Son chauffeur a été blessé et hospitalisé. Une équipe d'enquêteurs opère sur place", a-t-il précisé.

Un rebelle présumé a par ailleurs été abattu hier soir par les forces de l'ordre en banlieue de la ville de Khassaviourt, a indiqué la police locale. L'homme, identifié comme un membre actif d'un "groupe de saboteurs et de terroristes", a été tué lors d'un échange de tirs avec les policiers.

Plusieurs républiques du Caucase russe sont en proie à une rébellion qui trouve ses origines dans les deux guerres qui ont déchiré la Tchétchénie dans les années 1990 et au début des années 2000. L'Ingouchie et le Daguestan sont particulièrement touchées par ces violences.



Affrontements à Asnières et Gennevilliers

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Deux groupes de jeunes se sont affrontés hier soir entre Asnières et Gennevilliers (Hauts-de-Seine), avant l'intervention des forces de l'ordre qui ont ensuite été prises à partie dans une cité, selon des sources policières et municipales.

Les incidents, qui ont démarré un peu avant 19 heures, ont d'abord opposé une soixantaine de jeunes s'affrontant à distance à coups de jets de projectiles, "bâtons, barres de fer et mobilier urbain", selon la source policière.

Contacté, le maire socialiste d'Asnières, Sébastien Pietrasanta, a évoqué des "affrontements relativement violents" situés sur le boulevard séparant les deux villes.
Des effectifs de police, arrivés sur place avec des renforts de la police d'agglomération parisienne (DSPAP), ont rapidement dispersé la rixe, mais sont devenus la cible des projectiles dans la cité voisine du Luth, à Gennevilliers.

Deux fonctionnaires de police ont été légèrement blessés au cours des violences et un véhicule des forces de l'ordre a été endommagé, selon cette source policière, qui précise qu'un mineur de 17 ans a été interpellé.
Le calme est revenu vers 20 heures.



Turquie: manifestations et incidents hier

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Des manifestations et des incidents qui ont fait un blessé grave ont eu lieu hier en Turquie à l'occasion de l'anniversaire de la fondation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, illégal), il y a 31 ans, ont rapporté aujourd'hui les chaînes de télévision.

Les incidents les plus graves se sont produits hier soir à Mersin, ville du littoral méditerranéen (sud) qui abrite une importante communauté kurde, selon la chaîne d'information NTV. Quelque 300 manifestants ont attaqué à coups de pierre et au cocktail molotov un commissariat de police de la ville et incendié des magasins. Un adolescent de 16 ans a été blessé à la poitrine par une arme à feu, selon les chaînes de télévision.

Dans la nuit, des manifestants ont mis le feu à un bus municipal dans le quartier populaire de Sultanbeyli, sur la rive européenne d'Istanbul, sans faire de blessés, a rapporté l'agence de presse Anatolie. Une autre manifestation de jeunes Kurdes a été dispersée par la police dans le quartier d'Okmeydani, dans le centre-ville d'Istanbul, selon l'agence. Des incidents similaires se sont aussi produits à Sanliurfa et Hakkari, deux villes du sud-est, peuplées majoritairement de Kurdes, ajoute Anatolie


Reprise: l'Asie doit rester prudente

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L'Asie-Pacifique est en tête de la reprise économique dans le monde mais la région doit se garder de tout optimisme béat compte-tenu de sa dépendance vis-vis du reste du monde, ont estimé aujourd'hui les Nations unies à Bangkok.

La région, qui représente la moitié de la population mondiale, peut espérer une croissance de 6,3% en 2010 mais elle dépend de ses principaux marchés à l'exportation, les Etats-Unis et l'Union européenne, a indiqué la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie et le Pacifique (Escap).

"Ca va mieux qu'au début de l'année", a résumé Nagesh Kumar, économiste de l'organisation, mais les "conséquences de la crise (économique mondiale) ont révélé que l'axe de la croissance s'était déplacée dans la région et qu'il était nécessaire de mettre en place des mécanismes de soutien régionaux".

L'expert a notamment souligné l'importance de promouvoir des moteurs de croissance interne, notamment la consommation, pour se protéger des chocs venus de l'extérieur.

La crise de la dette à Dubaï, survenue après la rédaction du rapport, a par ailleurs rappelé à l'ordre les acteurs économiques. "Les marchés sont nerveux et après l'exubérance de ces derniers mois, c'est un rappel opportun du besoin de tempérer tout optimisme excessif", a estimé Tiziana Bonapace, chef de la section politique et analyse de l'Escap.

Dubaï a pris le monde par surprise en demandant mercredi un moratoire de six mois sur la dette du fleuron de son économie, Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars.

La Chine est créditée par l'Escap d'une croissance probable de 9% en 2010, contre 7,5% pour l'Inde et 5% pour l'Indonésie. Singapour, les Philippines et Taiwan peuvent tabler sur 3,5%, en deçà des niveaux d'avant la crise, alors que la Thaïlande devra se contenter de 3% et la Malaisie 2,5%.



Deux morts dans le sud du Yémen

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Deux hommes originaires du nord du Yémen ont été tués ce matin à l'aube dans une embuscade tendue par des hommes armés sudistes sur la route menant d'Aden à Sanaa, dans le sud du pays, a indiqué un responsable local.

Des hommes armés ont coupé la route à la hauteur de la localité de Radfan (360 km au sud de Sanaa) et arrêté un automobiliste nordiste, le tuant et s'emparant de sa voiture, a indiqué Jasser al-Yamani, adjoint du gouverneur de la province sudiste de Lahej.

Ils ont ensuite arrêté un autre nordiste qui revenait à Sanaa après avoir passé le congé de la fête d'al Adha à Aden, le tuant de sang-froid devant les membres de sa famille.
L'incident est intervenu alors que les forces de sécurité ont lancé une campagne d'arrestations à Aden, principale ville du sud, où une importante manifestation est prévue pour marquer l'anniversaire de l'indépendance de l'ex-Yémen du Sud en 1967.

Selon des sources de sécurité, les forces de l'ordre ont arrêté lundi matin plus de 170 personnes qui voulaient se joindre à la manifestation. Des barrages ont été érigés aux entrées d'Aden pour empêcher les habitants des autres provinces de gagner la ville pour manifester.

Le sud du Yémen est en ébullition sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant faire l'objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.

Le Yémen du Sud était un pays indépendant avant l'unification avec le nord en 1990. Une tentative de sécession du Sud avait été noyée dans le sang en 1994 par l'armée du nord.


Un commissaire français pour conduire la régulation financière
[ 30/11/09 ]

José Manuel Barroso a confié à Michel Barnier la responsabilité du marché intérieur, services financiers inclus. Un choix considéré comme une victoire par l'Elysée pour qui les Anglais « sont les grands perdants de l'affaire ».
JACQUES DOCQUIERT, Les Echos
DE NOTRE BUREAU DE BRUXELLES.
Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, le nouveau commissaire européen français, ont finalement obtenu satisfaction. Contre l'avis de Londres et de la City, l'ancien ministre des Affaires étrangères et de l'Agriculture s'est vu confier le poste, convoité de longue date par Paris, de responsable du marché intérieur, services financiers inclus. La veille encore, le président de la Commission hésitait à donner, pour la première fois, ce poste stratégique à un Français. Le président de la République s'en est longuement entretenu avec lui, jeudi soir par téléphone, pour vaincre ses réticences. Il s'est visiblement montré convaincant : le lendemain, José Manuel Barroso annonçait qu'il avait décidé « en toute indépendance » de confier à Michel Barnier les mêmes responsabilités que celles de son prédécesseur, l'Irlandais Charlie McCreevy, brocardé pour son immobilisme. Ce choix a été considéré comme une victoire par le président Sarkozy qui voit dans cette décision le « triomphe » des idées françaises en marière de régulation. « Les Anglais sont les grands perdants de l'affaire » , a confié le président français au « Monde ».

« J'écouterai et je travaillerai avec tout le monde », a immédiatement réagi le nouveau commissaire français. Il s'est, en outre, engagé à nommer un directeur général britannique à la tête de ses services, en l'occurrence Jonathan Faul, l'actuel directeur des dossiers « Justice et Affaires intérieures ».

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Michel Barnier, l'européen à un poste clef pour la France



Connie Hedegaard, une femme de caractère à l'Action climatique
Le Royaume-Uni, qui bloque actuellement les projets législatifs visant à renforcer la supervision du secteur financier au niveau européen, redoutait, en effet, que la tâche soit confiée à un Français, réputé régulateur par nature. D'autant que Nicolas Sarkozy a fait de la réorganisation de ce secteur l'une de ses priorités. Le président de la Commission a tenu à préciser, de son côté, que le commissaire français « devra approfondir le marché intérieur dans toutes ses dimensions ». Une manière de rassurer Londres en affirmant que la libéralisation des marchés devra être poursuivie et qui montre que les initiatives de Michel Barnier risquent d'être très encadrées.

Parmi les autres grands postes économiques - les plus importants en raison des pouvoirs qu'y exerce la Commission -celui très convoité de la concurrence a été attribué à l'Espagne et à son actuel commissaire Joaquin Almunia qui quitte les Affaires économiques et monétaires pour laisser la place à l'actuel commissaire finlandais à l'Elargissement, Olli Rehn.

L'Energie pour l'Allemagne
L'Allemagne obtient, elle, l'Energie et la Belgique décroche le Commerce pour son ancien ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht. Un autre poste important pour la France, celui de l'Agriculture, a été attribué à l'ancien ministre roumain de l'Agriculture Dacian Ciolos, un défenseur de la Politique agricole commune, un allié qui sera bien utile, aux yeux de l'Elysée, lorsque cette dernière devra être réformée.

Deux nouvelles attributions ont été créées : la lutte contre le réchauffement climatique attribuée à l'actuelle ministre danoise de l'Environnement, Connie Hedegaard, et les droits fondamentaux dont hérite la Luxembourgeoise Viviane Reding, qui effectue ainsi un troisième mandat.

Cette nouvelle Commission, constituée d'un membre par pays, compte neuf femmes, une de plus qu'aujourd'hui. Elle regroupe treize conservateurs, huit libéraux et six socialistes, reflétant ainsi l'actuel paysage politique de l'Union. Quatorze commissaires, président compris, étaient déjà en place. Mais tous changent de responsabilités, à l'exception de Barroso lui-même. Les membres de sa nouvelle équipe seront auditionnés par le Parlement européen entre les 11 et 19 janvier, les eurodéputés devant ensuite voter l'investiture du collège le 26 janvier à Strasbourg.





Swiss Re/Catastrophes naturelles 2009: montant des sinistres 52 mrd USD (étude)
Zurich (awp) - En 2009, le coût financier des catastrophes naturelles et humaines dans le monde devrait atteindre 52 mrd USD, selon de premières estimations. Pour les assureurs, la charges des sinistres sera de l'ordre de 24 mrd USD, indique l'étude sigma publiée lundi par Swiss Re.

Les catastrophes naturelles devraient coûter 21 mrd USD au assureurs. Le coût des sinistres causés par les êtres humains devrait être d'environ 3 mrd USD.

ra/rt/jq

(AWP/30 novembre 2009 12h33)




Ouverture du procès Demjanjuk, criminel de guerre nazi présumé
MUNICH (Allemagne) - Le procès de John Demjanjuk, 89 ans, accusé de complicité dans l'extermination de 27.900 juifs dans le camp nazi de Sobibor, s'est ouvert lundi à Munich avec un retard dû à l'affluence.

L'accusé, premier sur la liste des criminels de guerre nazis encore en vie établie par le Centre Simon Wiesenthal, est entré dans la salle d'audience dans un fauteuil roulant en raison de son mauvais état de santé.

Cet apatride d'origine ukrainienne risque la perpétuité si la cour d'assises de Munich (sud de l'Allemagne) décide qu'il a bien été garde pendant six mois en 1943 dans le camp d'extermination de Sobibor, aujourd'hui en Pologne.

Durant cette période, quelque 27.900 juifs, notamment néerlandais, ont été gazés. Selon l'accusation il a forcément participé à cette extermination.

Demjanjuk nie avoir été à Sobibor.

Portant une casquette de baseball et vêtu d'une veste de cuir, il avait une couverture bleu clair sur les genoux, et gardait la plupart du temps les yeux fermés derrière ses lunettes épaisses. Il était escorté de deux gardes en uniforme vert et de deux infirmiers en blouse blanche.

L'audience de ce qui devrait être un des derniers grands procès des crimes commis sous le nazisme a commencé avec retard en raison de la foule qui se pressait à l'entrée du tribunal.

La salle d'audience ne peut accueillir qu'environ 150 personnes, alors que des rescapés de l'Holocauste ou leurs descendants et les journalistes sont venus du monde entier pour y assister.

Robert Cohen, un Néerlandais de 83 ans, est une des parties civiles. Il a survécu aux camps et notammment à Auschwitz mais sa famille est morte à Sobibor.

"S'il (Demjanjuk) y était, il a tué plus de cent personnes par jour, par jour! Ce serait le pire des crimes", a-t-il déclaré aux journalistes en montrant son tatouage de détenu des camps de la mort.

Max Flam, un Néerlandais de 43 ans, faisait la queue depuis cinq heures et demie du matin (04H30 GMT), tenant une photographie sépia de ses grands-parents, tués à Sobibor avec 11 autres membres de sa famille.

"Peu importe la sentence, ce que je veux c'est la justice", a déclaré à l'AFP Flam, dont la mère, agée de 90 ans, s'est portée partie civile au procès mais dont l'état de santé ne lui permet pas de quitter Amsterdam.

Demjanjuk a été expulsé en mai des Etats-Unis où il vivait depuis 1952.

Sa famille assure qu'il ne survivra pas à un procès, mais les justices américaine puis allemande l'ont estimé apte à être jugé, avec des audiences courtes de 90 minutes par jour.

Il avait échappé à une condamnation à mort prononcée en 1988 en Israël en raison de doutes sur son identité. Il était alors soupçonné d'avoir été garde au camp d'extermination de Treblinka.

"Je suis venu voir s'il y a encore une justice en Allemagne", a déclaré la Néerlandaise Berdi Vicyta Plant, dont des parents sont également morts à Sobibor.

C'est la première fois que l'Allemagne juge un étranger pour crime commis sous le nazisme.

Le chasseur de nazis français Serge Klarsfeld, a minimisé l'importance du procès, soulignant que Demjanjuk faisait partie de la "piétaille du crime".

"C'est un peu décevant, un grabataire non allemand, occupant une fonction subalterne, et qui serait mort de faim en camp de prisonnier" s'il avait refusé de servir dans un camp de la mort, a-t-il déclaré à l'AFP.

(©AFP / 30 novembre 2009 12h23)



Des groupes suisses sur la liste du Conseil de stabilité financière
Le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board, FSB) a inscrit quatre groupes suisses sur sa liste des sociétés représentant un risque systémique. Sont susceptibles de faire l'objet d'une supervision les banques Credit Suisse et UBS, ainsi que les assureurs Swiss Re et ZFS.

Cette liste, non publique, a été publiée lundi par le "Financial Times". Y figurent 24 grandes banques et six assureurs provenant de Grande-Bretagne, d'Europe continentale, d'Amérique du Nord et du Japon. Le Conseil de stabilité financière exige de ces institutions financières qu'elles élaborent un scénario de démantèlement, une sorte de "testament", en cas de crise qui menacerait leur existence.

Le plan de mesures doit parvenir au FSB d'ici six à neuf mois déjà. En Suisse, des mesures devraient être prises pour éviter que de très grandes entreprises n'entraînent dans leur chute des pans entiers de l'économie. Le Conseil fédéral a nommé en novembre une commission d'experts pour se pencher sur la question. L'idée est d'éviter à l'avenir un plan de sauvetage tel que celui mis en place pour l'UBS. Un rapport sera présenté à l'automne 2010.

La Suisse est membre du Conseil de stabilité financière, elle y est représentée par la Banque nationale et le Département fédéral des finances. Le FSB est issu du Forum de stabilité financière (FSF), un groupe informel créé en 1999 à l'initiative du G7. Il poursuit le but de renforcer la stabilité et la capacité de résistance du système financier international.

(ats / 30 novembre 2009 11:55)


Espagne: déficit comptes courants divisé par 2 en septembre à 4,4 mrd EUR
Madrid (awp/afp) - Le déficit des comptes courants de l'Espagne a été divisé par plus de deux en septembre, à 4,4 milliards d'euros, notamment grâce à la baisse du déficit commercial causée par la récession économique qui frappe le pays, a annoncé lundi la Banque d'Espagne.

"Cette baisse est due essentiellement à la diminution du solde négatif de la balance commerciale et des revenus, et dans une mesure bien moindre, à la baisse du déficit des transferts courants", selon un communiqué.

Le déficit de la balance commerciale s'est établi à 5 milliards d'euros en septembre, contre 6,7 milliards d'euros un an plus tôt, selon les estimations de la Banque d'Espagne, qui diffèrent légèrement de celles du ministère de l'Industrie (5,4 milliards d'euros).

L'Espagne est entrée en récession fin 2008 et enregistre depuis une baisse constante de son déficit commercial causée par la baisse des importations.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le déficit des comptes courants s'est établi à 42,3 milliards d'euros, contre 81,5 milliards d'euros un an plus tôt.

mm

(AWP/30 novembre 2009 09h59)


Inde: PIB deuxième trimestre (juillet-sept) +7,9% sur un an
New Delhi (awp/afp) - Le produit intérieur brut (PIB) de l'Inde a progressé de 7,9% au cours du deuxième trimestre de l'année fiscale, de juillet à septembre, par rapport à la même période de l'exercice précédent, selon les chiffres publiés lundi.

Ces chiffres, meilleurs qu'attendus, s'expliquent grâce à de faibles taux d'intérêts et à une politique d'incitation fiscale mise en place par le gouvernement pour protéger l'économie de la crise financière mondiale.

Les analystes s'attendaient à une hausse de 6,3%.

Au cours du premier trimestre achevé en juin, la croissance de la troisième puissance économique d'Asie avait progressé de 6,1%.

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(AWP/30 novembre 2009 07h42)


Japon/Automobile: production toujours bridée en octobre (-19,1% )
Tokyo (awp/afp) - La production d'automobiles des principaux constructeurs japonais a encore été en octobre inférieure de 19,1% à celle du même mois de 2008, même si la baisse des stocks et la demande en hausse pour certains types de véhicules au Japon permettent de relever un peu la cadence.

Selon l'Association des constructeurs nippons, quelque 820.910 véhicules ont été assemblés au Japon en octobre, contre 1'014'403 au cours de la même période un an plus tôt.

Il s'agit du treizième mois de suite de contraction de la production en glissement annuel, a souligné l'organisme.

La production de voitures a baissé de 17,3% sur un an à 714'365 unités, tandis que celle de poids lourds a chuté de 29,7% à 97'697 engins. Quant à celle des bus, elle a dévissé de 24,3% à 8848 exemplaires.

Par rapport aux précédents mois, la décrue est cependant moins sévère, les ventes de voitures ayant tendance à se redresser au Japon à la faveur de réductions fiscales et autres dispositions qui incitent à l'achat de véhicules moins polluants.

"La demande au Japon a augmenté de 4,4% en octobre à 396'048 véhicules", a observé la Jama.

En revanche, les exportations d'octobre dernier sont encore restées inférieures d'un tiers à celles du même mois de 2008.

mm

(AWP/30 novembre 2009 06h55)


Emirats arabes unis: la Banque centrale intervient pour juguler la crise à Dubaï
reprise de dimanche

Dubaï (awp/afp) - La Banque centrale des Emirats arabes unis (EAU) a annoncé dimanche la mise à disposition de liquidités supplémentaires pour consolider le système bancaire et rassurer les investisseurs, secoués par la crise de la dette de Dubaï. Elle a toutefois assuré que le système bancaire émirati était solide.

Dubaï a annoncé mercredi un moratoire d'au moins six mois sur la dette de son conglomérat Dubai World peu après la fermeture des bourses régionales pour le congé de la fête musulmane de l'Aïd al Adha. Mais l'annonce a été très mal accueillie par les marchés asiatique, européen et américain, les investisseurs redoutant une insolvabilité de Dubaï pour sa dette publique de 80 milliards de dollars.

Dans un communiqué publié après un silence de trois jours des autorités, la Banque centrale assure qu'elle "soutient les banques émiraties et les branches des banques étrangères opérant dans le pays". Elle ajoute "mettre à la disposition de ces banques des facilités pour des liquidités additionnelles (...) à un taux de 50 points au-dessus" du taux interbancaire.

La Banque centrale affirme que "le système bancaire émirati est plus solide qu'il y a un an et dispose de plus de liquidités", en référence à la crise financière mondiale qui a éclaté à l'automne dernier.

"Le système bancaire est formé de banques commerciales ayant une base solide de dépôts stables, et ce modèle de banques a prouvé qu'il était le meilleur pour faire face aux répercussions de la crise financière mondiale", écrit encore la Banque centrale.

Avec ces mesures, "les banques seront à l'abri", a affirmé un responsable émirati ayant requis l'anonymat. "C'est une mesure visant à calmer les investisseurs (...) les marchés devraient être plus calmes" lundi, a estimé pour sa part un analyste émirati Nasser ben Ghaith.

"Sur le plan pratique, cette décision n'aura pas d'impact direct (...) les banques locales n'ont qu'un degré limité d'exposition à Dubai World, contrairement aux banques étrangères", a-t-il ajouté.

Dubaï avait annoncé mercredi son intention de demander aux créanciers de son conglomérat Dubai World, le plus large et le plus endetté, qui contrôle notamment le géant de l'immobilier Nakheel, de surseoir de six mois, jusqu'au 30 mai 2010, au paiement de la dette arrivée à maturité.

Face aux difficultés de Dubaï qui couvaient depuis le début de la crise financière mondiale l'an dernier, la Banque centrale était intervenue une première fois en souscrivant en février dix milliards de dollars sur les vingt milliards de dollars de bons de trésor émis au début de l'année par l'émirat.

Mercredi, deux banques d'Abou Dhabi, National Bank of Abu Dhabi et Al-Hilal Bank, ont pour leur part souscrit à cinq milliards de dollars des obligations émises par Dubaï.

Ces deux banques relèvent de l'Abu Dhabi Investment Council, un organisme du gouvernement de l'émirat d'Abou Dhabi, le plus riche des sept membres de la Fédération dont fait partie Dubaï.

Abou Dhabi produit plus de 90% du pétrole des Emirats, alors que les réserves d'or noir de Dubaï sont quasiment à sec, ce qui l'a poussé à diversifier son économie.

rp

(AWP/30 novembre 2009 06h24)


Trois humanitaires espagnols enlevés en Mauritanie
Trois travailleurs humanitaires espagnols ont été enlevés en Mauritanie par des hommes armés. Selon le ministère des affaires étrangères à Madrid, le groupe de deux hommes et une femme a été kidnappé alors qu'il circulait en convoi.

L'attaque a eu lieu sur la route reliant la capitale, Nouakchott, à Nouadhibou, sur la côte atlantique, ont précisé les services de sécurité mauritaniens. Les trois humanitaires travaillent pour l'ONG catalane Barcelona-Accio, a indiqué l'agence de presse officielle espagnole EFE.

Leur convoi avait quitté Barcelone il y a quinze jours, traversé le Maroc et devait, après la Mauritanie, se rendre au Sénégal avant d'achever son périple en Gambie. Le groupe distribuait notamment des machines à coudre et des ordinateurs.

La Mauritanie est sur le qui-vive depuis l'attaque qui a coûté la vie fin 2007 à quatre touristes français et la décapitation en septembre 2008 de militaires mauritaniens en patrouille. Ces deux attaques avaient été revendiquées par des islamistes radicaux.

La branche nord-africaine d'Al Qaïda a récemment revendiqué un attentat manqué, en août, contre l'ambassade française en Mauritanie. Trois personnes avait été blessées, malgré l'échec de l'opération.

Cet enlèvement intervient trois jours après celui d'un ressortissant français, kidnappé dans le nord-est du Mali voisin. L'homme serait retenu, dans le désert du Sahara, par des islamistes armés appartenant à "l'aile dure" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), selon une source sécuritaire malienne.

(ats / 30 novembre 2009 04:54)


Vendetta entre gangs: sept morts dans un cimetière colombien
Sept personnes ont été tuées dans un cimetière de la ville colombienne de Cali suite à un règlement de compte entre gangs, a annoncé la police. Cinq des victimes sont membres d'une même famille.

La tuerie attribuée à une guerre entre deux bandes de délinquants de droit commun s'est produite dans le cimetière central de Cali, ville située à 450 km au sud-ouest de Bogota. La famille visée était venue se recueillir sur la tombe de sa mère récemment décédée.

Selon le commandant de la police de Cali Miguel Angel Bojaca, l'un des assassins a lui-même succombé et l'autre a pu être capturé. Deux autres restaient en fuite dimanche soir.

Cali, troisième ville de Colombie avec deux millions d'habitants, subit depuis le début de l'année 2009 une nouvelle hausse de la criminalité, comme Bogota et surtout Medellin où 1846 homicides ont été rapportés entre janvier et la mi-novembre, soit 800 de plus que pour l'ensemble de l'année 2008.

(ats / 30 novembre 2009 04:13)


Cuba marque le "Jour de la défense" au terme de grandes manoeuvres anti-USA
LA HAVANE - Cuba a marqué ce dimanche le "Jour de la défense nationale" en organisant des simulations de combats au terme de trois jours de manoeuvres militaires visant à prévenir une éventuelle "agression" américaine, les plus importantes depuis cinq ans sur l'île communiste.

Jusqu'à quatre millions de personnes sur un total de 11 millions d'habitants étaient appelées à participer, sur une base volontaire pour les membres de la réserve militaire (tous les Cubains âgés de plus de 36 ans), à cette journée mêlant pour ces derniers pratiques de tirs ou simulations d'évacuations d'urgence.

Les médias cubains ont notamment évoqué des simulations de combats par les Forces armées révolutionnaires avec chars, hélicoptères et avions de chasse dans plusieurs provinces du pays, mais sans divulguer de chiffres sur le nombre total de participants à cette journée. La presse étrangère n'était pas autorisée à couvrir cet événement.

"La conception de la guerre de tout le peuple est aujourd'hui plus vivante que jamais. L'agression impérialiste dans le monde montre que cela est la forme principale (de combat) que doit adopter le peuple pour se défendre", a déclaré à la télévision le général Ulises Rosales del Toro, en référence à la puissance "impérialiste" américaine.

Cette journée avait été précédée par trois jours de manoeuvres baptisées "Bastion 2009", les plus importantes organisées à Cuba depuis 2004 en dépit de la crise économique et du rationnement énergétique sur l'île communiste à court de devises.

Le président Raul Castro, à la tête de l'armée pendant 49 ans avant de succéder à son frère Fidel en 2006, supervisait ces exercices visant officiellement à "dissuader l'ennemi" déclaré depuis un demi-siècle, les Etats-Unis, d'attaquer l'île, malgré une baisse des tensions depuis l'arrivée à la Maison blanche il y a près d'un an de Barack Obama, favorable à une détente avec Cuba.

Des manoeuvres militaires "Bastion" avaient auparavant eu lieu en 1980, année de leur création, 1983, 1986, et 2004.

Les autorités cubaines rappellent régulièrement au souvenir des Cubains l'invasion ratée de 1.400 anticastristes cubains entraînés par la CIA américaine dans la baie des Cochons en avril 1961, en pleine guerre froide.

Les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec Cuba cette année-là, et décrété un an plus tard un embargo controversé qui est toujours en vigueur.

(©AFP / 30 novembre 2009 03h16)



USA: quatre policiers tués dans une embuscade près d'une base militaire
SEATTLE (Etats-Unis) - Quatre policiers ont été tués par balle dans une embuscade qui leur a été tendue dimanche pour des motifs encore inconnus dans un café près d'une base militaire dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), a-t-on indiqué de source policière.

Le porte-parole du shérif du comté de Pierce, Ed Troyer, a indiqué que les officiers de police étaient assis à une table, avant de prendre leur service, quand au moins un suspect est entré dans le café vers 08H15 locales (16H15 GMT) et a tiré sur eux.

"Nous sommes en présence de quelqu'un qui est entré de façon flagrante pour tirer sur quatre policiers, les tuant tous les quatre", a déclaré M. Troyer après la fusillade qui s'est déroulée près de la base de l'armée de l'Air de McChord, à Tacoma, à 56 km de Seattle.

Le porte-parole n'a pas donné l'identité des victimes, déclarant seulement que ces officiers avaient effectué toute leur carrière dans la police de cet Etat.

Les quatre policiers --trois hommes et une femme-- étaient en uniforme et portaient un gilet pare-balles lorsqu'ils ont été abattus.

Ed Troyer a indiqué que les autorités pensaient qu'ils avaient été la cible spécifique des suspects, sans préciser quelles pouvaient avoir été les motivations de ces derniers, alors que le personnel du café et les clients n'ont pas essuyé de coups de feu.

"C'était certainement une embuscade. Il y avait deux serveurs et quelques clients. Aucun d'entre eux n'a été touché ni visé", a poursuivi M. Troyer, ajoutant qu'il ne s'agissait pas d'un vol.

"Il n'y a pas eu vol. Les tireurs sont arrivés et ont ouvert le feu sur les quatre policiers", a-t-il dit.

Il a précisé qu'au moment de la fusillade, les policiers travaillaient sur leurs ordinateurs portables.

"Ils allaient prendre leur service. Ils étaient en train d'avoir une réunion pour examiner des papiers administratifs et ce sur quoi ils allaient travailler, une procédure habituelle", a encore précisé le porte-parole.

Il semblerait, selon la police, qu'un seul homme ait tiré, mais les enquêteurs sont aussi "à la recherche d'une autre personne".

Le suspect a été décrit comme "un homme noir ayant une vingtaine ou une trentaine" d'années, a encore précisé M. Troyer à la presse.

"Il est entré avec une arme de poing et a tiré de multiples coups de feu avant de s'enfuir", a-t-il ajouté.

Le tireur avait un air débraillé et est reparti à pied, a encore précisé la police.

"Nous espérons tous que quelqu'un a pu entendre ou voir quelque chose ou bien que quelqu'un connaisse cet homme", a poursuivi le porte-parole. La police a offert une récompense de 10.000 dollars pour toute information conduisant à l'arrestation du tireur.

M. Troyer a précisé dans la soirée sur la chaîne de télévision King 5 qu'un des policiers a réussi à ouvrir le feu sur le tueur avant de décéder. "Nous espérons qu'il l'a atteint. Et s'il l'a atteint, cela signifie qu'il est blessé", a-t-il déclaré, ajoutant que les hôpitaux de la région avaient été alertés.

Quelque 200 policiers étaient engagés dimanche soir dans une chasse à l'homme, selon M. Troyer qui a indiqué que la police ne disposait d'aucun mobile.

Selon les médias locaux, la police a eu du fil à retordre récemment avec des gangs de ce quartier mais le porte-parole a semblé exclure l'hypothèse que cette fusillade soit une épreuve d'initiation d'un gang.

"Faire une chose pareille, pour un membre de gang, serait vraiment exceptionnel", a souligné M. Troyer. "Les gangs ne seraient pas satisfaits d'une telle initiative car cela focaliserait l'attention sur eux et ce n'est pas ce qu'ils veulent. Ce n'est pas dans cette direction que nous nous allons".

Cette fusillade intervient après plusieurs autres qui ont eu lieu ce mois-ci aux Etats-Unis, dont celle survenue sur la base militaire de Fort Hood (Texas, sud), le 5 novembre, qui a fait 13 morts et 42 blessés.

Le gouverneur de l'Etat de Washington, Chris Gregoire, s'est dit "choqué et horrifié".

(©AFP / 30 novembre 2009 03h03)



La guerre des cartels fait 17 morts dans le nord du Mexique
Au moins 17 personnes ont trouvé la mort dans l'Etat mexicain de Chihuahua, à la frontière nord avec les Etats-Unis, ont annoncé les autorités judiciaires. Ces règlements de compte ont été attribués aux cartels de la drogue.

Dix victimes ont été recensées à Ciudad Juarez, ville la plus meurtrière du pays, avec 2300 assassinats depuis le début de l'année pour 1,3 millions d'habitants. Parmi les morts figure un militant de la défense des droits des femmes, l'étudiant Jesus Alfredo Portillo, 27 ans, assassiné par des tueurs à gage dans un magasin.

Cette nouvelle vague de violence survient alors que le président Felipe Calderon a annoncé dimanche que le combat contre les narcotrafiquants demeurait une "priorité" pour son gouvernement et l'armée, en présentant un bilan officiel à mi-mandat.

De nombreuses critiques se sont élevées au Mexique contre le déploiement de 50'000 militaires en renfort de la police dans la lutte contre les cartels. Elles mettent en doute l'efficacité du dispositif, puisque l'on estime à 14'000 le nombre d'homicides provoqués par la "guerre des cartels" pour le contrôle du trafic de drogue depuis l'arrivée du gouvernement Calderon fin 2006.

Des organisations de défense des droits de l'Homme ont également dénoncé des brutalités et même des dérives meurtrières de la part des militaires.

(ats / 30 novembre 2009 02:59)


Burundi: le chef des ex-rebelles des FNL candidat à la présidentielle
BUJUMBURA - L'ex-rébellion burundaise des Forces nationales de libération (FNL) a désigné dimanche son leader historique Agathon Rwasa comme son candidat à l'élection présidentielle prévue en 2010, à Bujumbura, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le congrès a désigné à l'unanimité son excellence Agathon Rwasa comme candidat du parti FNL aux élections présidentielles de 2010", a annoncé le secrétaire général de ce parti, Adolphe Banyikwa, en lisant "les conclusions" d'un congrès extraordinaire qui s'est tenu samedi et dimanche.

Plus de 500 délégués représentants l'ex-rébellion des FNL dans les 17 provinces du Burundi et les sections de Tanzanie, d'Afrique du Sud et d'Europe ont pris part à ce congrès, selon l'organisation.

"La guerre, c'est un chapitre déjà tourné au Burundi", a estimé de son côté M. Rwasa, ajoutant que l'objectif de "la lutte politique (...) est de construire un Burundi débarrassé de toute ségrégation pour que ce pays puisse accéder à une paix et à une stabilité durables".

La candidature de M. Rwasa survient après celle de l'ex-président de transition, Domitien Ndayizeye, candidat désigné du principal parti d'opposition parlementaire du Burundi, le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu), en octobre 2008.

MM. Rwasa et Ndayizeye, tous deux issus de l'éthnie hutu, devraient être les principaux adversaires du président burundais, Pierre Nkurunziza, lui aussi ancien chef rebelle issu de l'éthnie majoritaire hutu (85% de la population), "même s'il n'a pas encore déclaré officiellement sa candidature", a estimé un diplomate en poste à Bujumbura, sous couvert d'anonymat.

Jeudi, le ministre de l'Intérieur, Edouard Nduwimana, avait interdit ce congrès des FNL en attendant le règlement du conflit qui l'oppose à des dissidents, soutenus par le pouvoir, mais cette interdiction a finalement été levée.

Le Burundi tente depuis 2006 de sortir de 13 ans d'une guerre civile qui a fait au moins 300.000 morts. Ce pays compte organiser des élections générales dont une présidentielle et des législatives en 2010.

(©AFP / 29 novembre 2009 17h43)


Le Japon soulève l'idée d'un communiqué du G7 sur les changes

Par Tân Le Quang le 30/11/2009



Le yen a touché vendredi son plus haut niveau depuis 14 ans face au dollar, nourrissant des rumeurs d'intervention de la BoJ


Soucieux de relancer son économie par les exportations, le Japon, embourbé dans la déflation, n'avait vraiment pas besoin du retour tonitruant de l'aversion pour le risque déclenchée par les craintes d'un «nouveau Lehman Brothers» après le moratoire sur la dette de l'émirat de Dubaï. Et pour cause. Le yen ayant réendossé son statut de valeur refuge depuis la mi-octobre, la parité dollar/yen a cassé le plancher psychologique vendredi des 85 yens par dollar à 84,83, son plus bas niveau depuis quatorze ans !


Cet événement a remis au goût du jour la rhétorique d'une éventuelle intervention sur le marché des changes de la Banque du Japon (BoJ) qui viendrait juguler la dynamique haussière de la devise japonaise. Cette nouvelle situation amplifie la solidité du yen face au dollar, la monnaie asiatique bénéficiant déjà depuis plusieurs mois d'un différentiel de taux Japon-Etats-Unis avantageux. Le taux Libor à 3 mois, en dollar, a été publié vendredi à 0,255%, contre 0,301% pour le Libor à 3 mois, en yen.


Face à l'urgence de la situation, les autorités nippones se mobilisent. Le ministre de la Stratégie nationale, Naoto Kan, a fait savoir que le gouvernement et la BoJ agiraient ensemble pour faire face à la hausse du yen et qu'il réfléchissait à des moyens d'actions. De son côté, le ministre des Finances japonais, Hirohisa Fujii, a vendredi soulevé l'idée d'un communiqué du G7 sur les changes. Suite au record atteint par le dollar/yen, Natixis indique que ce dernier «a fini par réagir vendredi en laissant entendre qu'il serait prêt à faire appel aux banques centrales européenne et américaine pour stopper la hausse du yen».


Aux yeux de Mitsubishi UFJ Trust & Banking Corp, pour qu'une intervention sur le change soit efficace, celle-ci doit être coordonnée avec la participation non seulement de l'Europe, mais surtout des Etats-Unis. Cependant la chance que ces derniers y participent semble mince. La banque française estime de son côté que pour l'heure une intervention concertée est «peu probable», «les Américains n'étant pas mécontents de la baisse de leur dollar». En revanche, Natixis juge «probable» une intervention de la BoJ. D'ailleurs, la presse nippone a évoqué le même jour des contrôles inopinés des taux de change de la part de la Banque du Japon et effectués auprès des traders sur devises et des banques commerciales.



La Commission bancaire sera vigilante sur les reclassements d'actifs financiers

Par Florence Guédas le 27/11/2009



Les conditions qui ont prévalu à l'automne 2008 ne sont quasiment plus remplies pour l'arrêté des comptes 2009, estime le superviseur



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Le reclassement d'instruments financiers autorisé depuis octobre 2008 ne peut se faire que dans certaines conditions qui étaient justifiées par la crise financière et ne sont plus nécessairement remplies aujourd'hui, a rappelé la Commission bancaire, lors d'un séminaire sur l'arrêté des comptes 2009 des établissements de crédit organisé par L'Agefi en partenariat avec KPMG.


L'an dernier, le reclassement des portefeuilles de certains actifs du trading au banking book avait été justifié par le contexte de crise grave. L'IASB avait amendé le 13 octobre 2008 la norme IAS 39 et la norme d'information IFRS 7, autorisant à reclasser dans d'autres catégories certains instruments financiers détenus à des fins de transaction, dans des circonstances rares ou en cas de perte de liquidité sur le marché des titres concernés. La crise financière avait été considérée comme une circonstance rare.


Or, la situation sur les marchés a évolué depuis. En conséquence, «nous serons attentifs à l'utilisation qui sera faite en 2009 des possibilités de reclassement dans des moments moins critiques, prévient Dominique Laboureix, directeur de la surveillance générale du système bancaire à la Commission bancaire. Il faudra s'interroger pour savoir si les circonstances rares ou l'absence de liquidité de certains marchés constituent une justification appropriée aujourd'hui.» Et de poursuivre : «Ces reclassements ne sont pas interdits, mais en tant que superviseurs, nous les regarderons de près.»


Un rapport du CEBS, portant sur un échantillon d'une vingtaine de banques européennes, avait montré un certain nombre de lacunes dans les informations financières communiquées par celles-ci pour 2008, notamment en ce qui concerne les critères de dépréciation des actions. Pour cet arrêté des comptes 2009, la Commission bancaire demande de documenter et d'expliquer les nouveaux reclassements d'actifs. «Les établissements financiers doivent procéder à l'ensemble des diligences requises afin de constituer des provisions suffisantes, notamment en ce qui concerne les portefeuilles reclassés», pointe Nathalie Beaudemoulin, chef du service des études comptables à la Commission bancaire. En effet, l'actif reclassé doit continuer à faire l'objet d'une information sur sa valeur comme s'il n'avait pas été reclassé jusqu'à la fin de la détention.


La Commission bancaire se penche sur les produits structurés vendus aux collectivités territoriales

Par Bruno Sillard le 13/10/2009



L'enquête, qui concerne Dexia en particulier, réveille les mauvais souvenirs du passé.
La Commission bancaire, l'autorité de contrôle des banques françaises a ouvert une enquête sur «les produits structurés de dette», vendus en particulier par Dexia Crédit Local, filiale française de la franco-belge Dexia. Cette information parue dans Libération puis confirmée par l'AFP, concerne également l'ensemble des banques ayant commercialisé ces produits, des obligations à taux révisables, à des collectivités territoriales. «Une enquête de place est actuellement en cours», a confirmé un porte-parole de Dexia. «Dans ce cadre, Dexia apporte toutes les informations requises, en pleine transparence», a-t-il ajouté, précisant que «la Commission bancaire n'a pas encore rendu ses conclusions».


Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia déclarait dans un entretien à La Tribune début octobre toujours vendre des produits structurés de dette aux collectivités territoriales «pour une raison simple : la dette structurée est en moyenne 70 points de base moins chère pour les collectivités locales que la dette non structurée. En revanche, nous faisons davantage de simulations avec les collectivités locales et nous adaptons encore plus notre offre à leur degré d'expertise financière. Mais je tiens à signaler que Dexia n'avait pas vendu les produits qui se sont révélés être les plus toxiques.»


Mais le souvenir demeure de ces établissements bancaires qui avaient, jusqu'en 2008 enrichi leur offre au point qu'il leur est aujourd'hui reproché d'avoir commercialisé des produits de plus en plus complexes, source de risques élevés susceptibles de mettre en péril les finances locales... et la santé même des banques.


Dexia revient de loin, au bord du dépôt de bilan fin septembre 2008, elle avait alors bénéficié d'une injection de 6,4 milliards d'euros des Etats belge, français et luxembourgeois. Les trois Etats s'étaient également engagés à garantir les emprunts de la banque sur les marchés. Initialement d'une durée d'un an, la garantie a été prolongée d'un an, jusqu'au 31 octobre 2010, Dexia s'engageant à être en mesure de s'en passer au-delà.


D'ailleurs, l'autorité de contrôle des banques françaises, a également ouvert une autre enquête qui concerne la totalité de l'établissement et de ses activités et a été lancée après la recapitalisation fin septembre 2008 de la banque, spécialisée dans le financement des collectivités locales. Mieux vaut tard...






Création d'une autorité de contrôle prudentiel française

le 28/07/2009


Christine Lagarde a présenté hier la réforme de la supervision des secteurs de l'assurance, de la banque, des institutions de prévoyance et des mutuelles, précisant l'organisation et le fonctionnement de la future autorité unique rassemblant celles actuellement à l'œuvre (ACAM, CB, CEA, CECEI). La réforme prévoit un « adossement » à la Banque de France et une « coopération structurée » avec l' AMF.




France : les prix agricoles poursuivent leur baisse en octobre (Insee)

La baisse du prix de vente des produits agricoles a ralenti en octobre en France à -0,1% par rapport à septembre et -9,4% en glissement annuel, a indiqué lundi l'Insee dans un communiqué.

Quelques prix sont à la hausse comme les céréales (+2,9% sur un mois et -15,7% sur 12 mois), en raison d'une mauvaise météo aux Etats-Unis et de la hausse des cours du pétrole qui renforce l'intérêt des céréales en matière de biocarburants.

La hausse du pétrole a aussi un effet bénéfique sur les prix de vente des oléagineux comme le colza (+2,1% et -20,3% ).

Les prix des vins diminuent dans l'ensemble (-0,7% et -5,6%) affectés par la baisse des prix des vins de qualité (-1,0 et -6,6%) et malgré des estimations de récolte en deçà du niveau moyen.

Les fruits et les légumes frais affichent également des prix de vente très inférieurs à ceux de 2008 (-17,9% sur un an).

Les prix de la viande sont stables, mais ceux du lait sont de nouveau en baisse sensible (-4,6% sur un mois et -12,6% sur 12 mois).

Sur un an, tous les prix sont à la baisse sauf certains vins (+0,8% si on exclut les vins de qualité), la viande de veau (+2,9%) et les oeufs (+11,4%).

Les prix d'achat ont été stables en octobre. La hausse des coûts d'énergie (+2,6% et -12,2% sur 12 mois) a été compensée par la baisse des engrais (-1,0% et -34,8%).



Le sentiment d'injustice chez nos concitoyens inquiète par son ampleur
"Selon que vous serez puissant ou misérable...", l'adage de La Fontaine est devenu le préambule de nombreuses critiques dénonçant l'injustice d'une société qui tarde à prendre conscience des inégalités entre ses membres et peine à les combler.
Je ne sais si les inégalités ont augmenté ou non ces dernières années, si notre société est objectivement plus injuste qu'hier, si ses dysfonctionnements sont plus criants qu'autrefois. Les sociologues et les économistes ne semblent pas en mesure de porter un diagnostic incontestable et je n'ai pas, en tant qu'autorité indépendante, à me prononcer sur les politiques publiques menées. En tant que médiateur de la République, je n'ai pas été confronté à une nette augmentation du nombre de réclamations en cette période de crise.
En revanche, j'ai pu observer une douleur plus profonde chez les personnes qui me saisissent. Je souhaite aujourd'hui attirer l'attention de tous sur cette tension émotionnelle palpable. Le sentiment d'injustice chez nos concitoyens m'inquiète par son ampleur, son intensité, son mode d'expression autant que par les réactions et les actions qu'il déclenche.
Eric Maurin, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), fait l'analyse suivante : le déclassement est une réalité bien circonscrite, touchant une frange de la population. La peur du déclassement, quant à elle, touche tout le monde, notamment ceux qui ont le plus à perdre et le moins à craindre. Au travers d'expériences douloureuses, épisodiques mais dont on craint qu'elles ne deviennent régulières, ces personnes ont été confrontées aux difficultés de notre société. Pour les classes moyennes et supérieures, l'injustice était un cas de conscience autrefois : elle est aujourd'hui un triste présage. Demain, une amère réalité ?
En parallèle, les personnes les plus démunies subissent de plein fouet les conséquences de la crise économique. La violence de ces situations engendre la violence des réactions. Le recours à la violence physique et psychologique, ayant prouvé son efficacité, se systématise : séquestrer un patron est l'assurance de voir les caméras arriver, le débat porté sur la place publique, l'opinion sensibilisée, l'action publique déclenchée.
Je n'excuse pas ces actes mais souhaite qu'on s'interroge sur les motifs de cette colère : comment ces salariés peuvent-ils comprendre que leur usine ferme, leur laissant peu d'espoir de retrouver du travail dans la région et/ou dans leur domaine de compétence, pendant que les traders continuent de toucher des bonus aux montants astronomiques ? Un économiste expliquerait sûrement à raison que ces deux événements ne sont pas liés et taxerait peut-être de démagogie ce rapprochement, mais la personne qui vient d'être licenciée, qui se pose la question non pas de son confort de vie mais de sa survie et de celle de ses proches, peut-elle l'entendre ?
Face à ces injustices perçues, douloureusement subies par certains, une société demande logiquement des comptes à ses gardiens, ceux qu'elle a chargés de contrôler, réguler, réduire ces injustices. Il en ressort parfois la dangereuse impression d'une collusion entre les puissants et le pouvoir, la force et la justice.
Cette impression fragilise le pacte social qui veut que la République protège le plus faible du plus fort et assure les conditions premières du vivre ensemble. Si les membres de la société ne croient plus en leurs institutions et leurs représentants, ils envisagent alors de faire respecter eux-mêmes leurs droits ou se tournent vers d'autres aux discours séducteurs.
Lorsque je ne crois plus à la force du droit, je revendique le droit à la force. Je n'ai pas le droit de séquestrer mon patron. Oui, mais j'ai le droit de nourrir ma famille. Je n'ai pas le droit de conduire sans permis. Oui, mais j'ai le droit d'aller travailler pour gagner ma vie. L'apparition de certaines officines proposant des formations à la désobéissance civile et gangrenant certaines professions n'a rien de rassurant. Que penser alors de la crainte des responsables syndicaux et associatifs d'être bientôt dépassés par leur base ?
Je vois néanmoins en cette crise de confiance une chance que nos institutions républicaines doivent saisir pour démontrer l'efficacité et la nécessité de leur action. "Si l'Etat est trop fort, il nous oppresse, s'il est trop faible, nous périssons", disait Paul Valéry. La crise économique est passagère. La crise des comportements résulte d'évolutions sociologiques et historiques lourdes ; les solutions semblent moins évidentes à imaginer et à mettre en oeuvre. Quoi qu'il en soit, elles ne pourront faire l'impasse sur les deux points suivants.
Il faut privilégier le service du citoyen au confort du système, la défense des causes à la sauvegarde des structures. Dans une société en pleine mutation, nos institutions doivent prendre le pouls des changements et accompagner les citoyens dans la nouvelle voie qui leur est proposée ou qu'ils ont eux-mêmes tracée. Dans leur propre relation à l'administré, nos institutions doivent intégrer ces changements : passage d'une société industrielle à une société de services, d'une société rurale à une société urbaine, d'une société standardisée à une société multiculturelle et multiconfessionnelle.
Aucune politique ne peut être acceptée et appliquée telle la parole divine et infaillible : le temps de l'explication et de l'acceptation de la décision est bien plus important que le temps de la décision elle-même. Ce temps est nécessaire pour installer une véritable pédagogie des enjeux liés à la décision publique. En somme, nos institutions doivent se détacher de toute pratique que l'on pourrait qualifier de corporatiste ou protectionniste et prendre le risque de l'ouverture et de la transparence.
Nos institutions doivent ensuite conjuguer traitement massif, efficace, rationalisé des administrés et respect de l'individu. Un usager de service public est d'abord un individu qui souhaite que soient considérées son histoire et sa situation personnelles, sans être réduit à un identifiant, ou un numéro à douze chiffres. Cette société anxiogène qui privilégie parfois la violence, ne croyant plus aux vertus de la discussion, a plus que jamais besoin de dialogue. L'écoute est un facteur d'apaisement et j'encourage le développement de lieux d'écoute et d'information sur tout le territoire. Je ne forme pas ici un simple voeu pieux : j'en fais déjà l'expérience concrète chaque jour dans mon institution.
Sur 65 000 dossiers traités chaque année, 50 % consistent en des demandes d'information et d'orientation, et montrent la difficulté pour les gens de frapper à la bonne porte, de trouver l'information au bon endroit au bon moment. Au pôle Santé sécurité des soins que je viens de créer, 90 % des personnes qui me sollicitent désirent avant tout comprendre ce qui s'est passé, comment les faits se sont enchaînés jusqu'à l'accident médical. Après avoir été écoutées et renseignées, nombre d'entre elles abandonnent toute démarche contentieuse.
Le dernier exemple provient du témoignage d'un directeur de prison dans le sud de la France : depuis la mise en place de permanences de mes délégués au sein de son établissement, il a constaté une diminution de 30 % des faits de violence.
Notre société a besoin de soupapes de décompression pour endiguer cette violence physique et psychologique née du sentiment d'injustice. Nos institutions doivent veiller à ce que personne, fort ou faible, ne se sente méprisé. "Selon que vous êtes puissant ou misérable", la République vous doit un égal respect. "

Jean-Paul Delevoye

Tribune parue dans dans l'édition du Monde du 22.10.09




Doherty choque en chantant l'hymne nazi

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Le chanteur britannique Peter Doherty a provoqué un scandale lors d'un festival de rock à Munich en entonnant "Deutschland, Deutschland über alles", l'hymne des nazis, ont indiqué aujourd'hui les organisateurs.

Le chanteur des Babyshambles, connu pour ses frasques et sa consommation de drogues, s'est fait huer par le public mais a continué de chanter jusqu'à ce qu'une animatrice de ce festival pour jeunes lui enjoigne de quitter la scène, rapporte la presse munichoise. "Nous avons décidé d'interrompre le passage de Peter Doherty sur scène dès que possible", ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.

Ce festival, organisé par la radio publique bavaroise, a également été diffusé en direct sur les ondes. "Deutschland, Deutschland über alles" est la première strophe du "Chant des Allemands", l'hymne national de l'Allemagne. Elle a servi d'hymne aux nazis sous Adolf Hitler qui en ont fait un chant pangermanique.

Cette strophe n'est pas interdite officiellement, mais n'est plus chantée depuis la Seconde Guerre mondiale. Le troisième couplet de ce Chant des Allemands a été adopté comme hymne national après la Guerre.



Marchés publics: perquisitions au conseil général des Bouches-du-Rhône et à MPM
MARSEILLE - Des perquisitions étaient en cours lundi dans les locaux du conseil général des Bouches-des-Rhône et de la communauté urbaine de Marseille, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du site internet du Point.

Selon une source à la communauté urbaine, des gendarmes ont perquisitionné aux 4e et 6e étages des locaux de Marseille Provence Métropole (MPM), situés aux Docks de la Joliette, et le directeur informatique de la collectivité est en cours d'audition.

Le conseil général a pour sa part confirmé les perquisitions à l'AFP.

Ces perquisitions interviennent alors qu'une information judiciaire a été ouverte contre X en avril sur les attributions de marchés publics dans la région marseillaise. L'enquête a été confiée aux gendarmes de la section de recherches de Marseille.

(©AFP / 30 novembre 2009 14h41)




Suisse: le FN veut aussi un référendum

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La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, a réclamé aujourd'hui l'organisation en France d'un "référendum sur le communautarisme", prônant un "vote plus large que celui de la Suisse" sur l'interdiction des minarets.

"Je souhaite un référendum national sur l'immigration et le comunautarisme car le problème est plus profond et plus grave que celui du simple minaret", a déclaré Marine Le Pen, car "ce que vit la France va bien au-delà".

"Nos problèmes concernent aussi le financement public des mosquées, les revendications communautaristes, la question de l'enseignement ou de la nourriture dans les écoles, les prières sur voie publique ou les réclamations de jours fériés dans les entreprises", a-t-elle énuméré.

"Il faut poser la question de savoir si la Constitution doit reconnaître les communautés, si nous devons continuer à accepter les signes ostensibles d'une religion", a poursuivi la députée européenne. Elle s'est également déclarée favorable à l'organisation de "consultations locales" dans les municipalités qui prévoient la construction de mosquées, en citant le cas de Strasbourg et Marseille.

"Les mulsulmans ont le droit d'avoir des lieux de cultes, mais à deux conditions. Qu'ils ne réclament pas de signe ostensible comme les minarets et que les mosquées soient financées exclusivement par les fidèles, à l'exclusion de tout financement public", a-t-elle précisé.



4 banques sur la sellette au Venezuela

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Le gouvernement socialiste du Venezuela a décidé de liquider deux banques privées pour manque de solvabilité et d'en fermer deux autres provisoirement en attendant que leur situation s'améliore, a annoncé aujourd'hui le ministre de l'Economie et des Finances.

Canarias, BanPro, Confederado et Bolivar Banco gèrent à elles quatre 8,8% de l'ensemble des actifs bancaires du Venezuela, selon les chiffres du secteur.
Elles avaient été placées sous contrôle de l'Etat depuis dix jours et dans le cas de Canarias et BanPro, il s'est résolu "à décréter leur liquidation", car il a détecté des irrégularités qui ont "compromis la solvabilité" des deux banques, a précisé le ministre Ali Rodriguez, en lisant un communiqué.

Le gouvernement garantira cependant les dépôts de 457.000 personnes dans le cas de BanPro, soit 97% des clients, et de 268.000 individus dans celui de Canarias, soit 92% des épargnants, a-t-il ajouté.

Les cas de Confederado et Bolivar Banco sont moins graves, mais l'Etat a décrété leur fermeture provisoire à compter d'aujourd'hui pour leur permettre d'assainir leur situation, selon le ministre de l'Economie. Les quatre établissements sont accusés par les autorités vénézuéliennes d'irrégularités en matière d'origine des fonds, d'augmentations de capital suspectes, de problèmes de solvabilité et de ne pas avoir accordé suffisamment de prêts aux secteurs productifs du pays.

Vendredi dernier, la justice avait déjà interdit à 16 dirigeants de trois des quatre banques de quitter le pays. Un des propriétaires a été incarcéré. Hier, le président vénézuélien Hugo Chavez, chef de file de la gauche antilibérale en Amérique latine, a averti les banques privées qu'il pourrait procéder à la nationalisation des établissements qui font "des affaires avec l'argent du peuple", au lieu d'accorder des crédits aux pauvres.



USA : 50% des fonds prévus pour le nettoyage des banques ont été réunis
Washington (awp/afp) - Le département du Trésor américain a annoncé lundi que la moitié des fonds prévus pour son programme de rachat des actifs invendables accumulés par les banques avait été réunie.

Un nouveau fonds d'investissement, Marathon Asset Management, a été sélectionné pour participer aux partenariats public-privé mis sur pied avec le ministère pour ce programme et sa contribution porte à 20,26 milliards de dollars la force de frappe réunie pour délester les banques de leurs mauvais placements, indique le Trésor dans un communiqué.

Le Programme d'investissement public-privé (PPIP) du Trésor prévoit de mobiliser au total 40 milliards de dollars.

Sur cette somme, 30 milliards doivent être apportés par le Trésor, pour un tiers sous forme de capital, et pour deux tiers sous forme de prêts aux entreprises privées sélectionnées, qui doivent apporter les 10 milliards de dollars restant.

Le but du PPIP est de créer des structures pour racheter les titres adossés à des créances hypothécaires invendables accumulés par les banques pendant la dernière bulle immobilière.

Ces créances fragilisent les bilans des banques et restreignent leur capacité à prêter.

jq

(AWP/30 novembre 2009 15h52)




GB/cancer: 10.000 morts chaque année en raison d'un diagnostic tardif
LONDRES - Jusqu'à 10.000 personnes meurent chaque année du cancer en Angleterre parce qu'il a été diagnostiqué trop tardivement, a indiqué lundi le chef du service gouvernemental dédié à la lutte contre cette maladie.

De 5.000 à 10.000 vies pourraient être sauvées si la maladie était détectée plus tôt, a affirmé le professeur Mike Richards, qui a jugé "inacceptable" la qualité des diagnostics à l'heure actuelle.

L'attitude "typiquement britannique" consistant à ne pas se plaindre auprès de son docteur pour le moindre souci de santé, contribue aussi selon le Pr Richards à augmenter les risques.

Les efforts doivent maintenant consister "à promouvoir un diagnostic accéléré" des patients, a plaidé le Pr Richards.

Selon des statistiques officielles, le cancer des poumons a été le plus mortel en Grande-Bretagne en 2007 avec 34.589 décès, devant le cancer du colon (16.087) et le cancer du sein (12.082).

(©AFP / 30 novembre 2009 14h44)




En France, l'interdiction suisse des minarets suscite malaise et indignation
PARIS - La classe politique française a vivement réagi lundi à l'interdiction des minarets votée dimanche en Suisse, se démarquant promptement d'une décision jugée intolérante, mais suscitant aussi un certain malaise en France, en plein débat sur l'identité nationale.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s'est déclaré lundi "un peu scandalisé" par le vote suisse, qui est selon lui "une expression d'intolérance" et le signe "qu'on opprime une religion".

La construction de minarets "n'est pas grand chose. Est-ce que c'est une offense dans un pays de montagnes qu'il y ait une construction un peu plus élevée?", a demandé le ministre, souhaitant que les Suisses reviennent "assez vite" sur cette décision.

Les Suisses ont voté lors d'un référendum dimanche à une large majorité de 57,5% l'interdiction des minarets à l'appel de la droite populiste, qui dénonce un "symbole politico-religieux".

Dans leur ensemble, les dirigeants des grands partis républicains français se sont démarqués de ce vote, au contraire de certains ténors de droite qui se sont montrés plus évasifs ou prudents, et de l'extrême droite, qui s'est franchement réjouie.

"Est-ce que la question nous est posée en France concernant les minarets? Bien sûr que non", a ainsi déclaré le chef du parti du président français Nicolas Sarkozy (UMP), Xavier Bertrand.

Pour lui, le "sujet qui est posé en Suisse (...) n'a rien à voir avec la question de la burqa qu'il faut aujourd'hui clairement interdire en France".

Le port du voile islamique intégral, le niqab ou la burqa, fait actuellement l'objet d'un vif débat en France, pays qui compte environ 5 millions de musulmans, soit la communauté la plus nombreuse d'Europe. Une mission d'information parlementaire a été constituée pour étudier la question de son interdiction.

Quant au ministre de l'Immigration, Eric Besson, il a mis en garde contre une "stigmatisation" de l'islam en France, tout en estimant que le débat sur la construction de minarets relevait "de l'urbanisme".

Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, s'est démarqué de la tonalité générale, en disant n'être "pas sûr" de la nécessité de construire des minarets en France.

"Il y a évidemment des clochers sur les églises, mais c'est un héritage historique", a souligné M. Paillé, en opérant une distinction entre les "religions qui étaient là avant l'avénement de la République" et "celles qui sont arrivées après".

De son côté, le porte-parole du parti socialiste (opposition), Benoît Hamon a dénoncé une "inquiétante" décision helvétique et aussitôt accusé le président Sarkozy d'introduire le même type de questions en France avec le grand débat sur l'identité nationale, lancé début novembre.

Il a estimé que ce débat national contribuait à faire de "l'étranger ou de l'immigré un bouc-émissaire" et déploré que "le président de la République se livre à ce type de stigmatisation à l'égard des étrangers et des immigrés en associant identité nationale et immigration".

Seule l'extrême droite s'est clairement réjouie du résultat du référendum en Suisse.

Dès dimanche soir, la vice-présidente du Front National, Marine Le Pen, a appelé les "élites" françaises, comme suisses, à "cesser de nier les aspirations et les craintes des peuples européens qui, sans s'opposer à la liberté religieuse, rejettent les signes ostentatoires que veulent imposer des groupes politico-religieux musulmans".

La responsable de l'extrême droite a appelé "les Français qui n'ont pas la chance de pouvoir s'exprimer par référendum à le faire, massivement, lors des élections régionales de mars prochain" en France.

(©AFP / 30 novembre 2009 13h59)




Afghanistan: 500 soldats britannique en +

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Le premier ministre britannique Gordon Brown a confirmé aujourd'hui l'envoi début décembre de 500 soldats supplémentaires en Afghanistan, afin de porter le contingent britannique à 9.500 hommes, lors d'une intervention devant la chambre des Communes.

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Identité nationale: l'Europe met en garde

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L'Europe doit accepter le multiculturalisme et "éviter les définitions étriquées des identités nationales", recommande aujourd'hui le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, alors que s'ouvre en France un vaste débat public sur la question.

Le débat sur l'identité nationale actuel en France et dans d'autres pays européens peut être utile "à condition de ne pas tomber dans le piège" de "privilégier une identité unique", estime-t-il. "Nous appartenons tous à plusieurs catégories qui ne se limitent pas à notre appartenance ethnique, à notre nationalité ou à nos convictions religieuses", explique Hammarberg.

"Imposer une identité prétendument unique crée les conditions d'un affrontement sectaire", selon lui. Le commissaire recommande l'élaboration de politiques d'intégration fondées sur le pluralisme, la justice et l'égalité des chances.

"Le système scolaire est essentiel pour construire des ponts entre les cultures. Il faut une éducation inclusive, sans ségrégation et qui enseigne le respect de la différence", a-t-il dit. Or plus généralement, "le racisme, la xénophobie et la discrimination perdurent en Europe. Les minorités sont la cible de propos haineux, de violences et de discriminations systématiques, surtout sur le marché du travail", constate encore le commissaire.

Hammarberg demande aux responsables politiques de prendre plus au sérieux ces tendances néfastes. "Il est nécessaire d'analyser et de traiter les causes les plus profondes de cet échec humain et politique. Notre aptitude à l'échange aura des conséquences pour l'avenir de l'Europe", conclut-il.

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4 policiers tués/USA:une maison encerclée

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L'auteur présumé de la fusillade au cours de laquelle quatre policiers ont été tués hier est blessé et il est soupçonné de se cacher dans une maison de Seattle, ont indiqué lundi les autorités de l'Etat de Washington (nord-ouest).

Des agents de police lourdement armés ont cerné la maison où Maurice Clemmons, 37 ans, est soupçonné de se cacher aujourd'hui, au lendemain de la fusillade. Le porte-parole du shérif du comté de Pierce, Ed Troyer, a indiqué à la presse aujourd'hui que le suspect avait été blessé par un officier de police au cours de la fusillade et qu'il pourrait même être mort des suites de ses blessures.

"Nous avons établi que notre suspect" avait "été touché par balle", a déclaré Troyer. "Nous ne recherchons personne d'autre", a-t-il précisé. Selon le porte-parole, "plusieurs personnes ont aidé" le suspect au cours de sa fuite après la fusillade qui s'est déroulée près de la base de l'armée de l'Air de McChord, à Tacoma, à 56 km de Seattle.

Tôt aujourd'hui la police a lancé des grenades incapacitantes et ce qui semblait être des gaz lacrymogènes dans une caravane située dans le quartier Leschi de Seattle.
Des équipes d'interventions et des négociateurs de la police ont cerné une maison voisine dans laquelle le suspect pourrait se cacher, selon les images diffusées par une télévision locale. La police a indiqué qu'aucun contact n'avait été noué avec l'homme recherché.

Le suspect a été condamné à cinq reprises pour des crimes dans l'Arkansas (sud) et il a été poursuivi pour d'autres crimes à plusieurs reprises dans l'Etat de Washington.
Il a été emprisonné dans le comté de Pierce pendant plusieurs mois, jusqu'à récemment, pour le viol d'un enfant.

En l'état de l'enquête, le suspect ne semble pas avoir de raison particulière de s'en être pris aux agents de police tués, selon le porte-parole du shérif du comté. Il était "énervé d'avoir été incarcéré. Il a simplement visé des policiers", a-t-il dit.

Les officiers tués ont été identifiés hier. Ils étaient tous mariés et pères de famille, selon la police.


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Eaux/Carcassonne: des prévenus relaxés

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Le tribunal correctionnel de Toulouse a relaxé aujourd'hui les principaux prévenus poursuivis pour trafic d'influence dans le cadre d'une affaire de supposées commissions occultes liées à l'attribution de marchés des eaux de la ville de Carcassonne en 2002 et 2003.

A l'audience, le 23 septembre, le parquet avait requis 18 mois de prison avec sursis, 40.000 euros d'amende et 5 ans d'interdiction de droits civiques contre deux anciens membres du PS, Gilbert Barthès et Gérard Peybernès, soupçonnés d'avoir joué les intermédiaires pour permettre à deux cadres de la société Ondéo-Degrémont (groupe Suez environnement) de rencontrer des élus de la municipalité.

Il avait également requis un an avec sursis, 40.000 euros d'amende et 5 ans d'interdiction de droits civiques contre les cadres de cette entreprise de traitement des eaux qui devait remporter l'extension d'une station d'épuration et d'une usine d'eau potable.

Le parquet avait requis des peines du même type mais plus faibles contre le PDG d'une société de conseil, Dominique Cordier, et contre un ancien restaurateur. Les avocats de tous les prévenus avaient plaidé la relaxe à l'audience estimant qu'il n'y avait pas d'élément tangible à l'appui de la thèse de l'accusation.

Peybernès et Barthès étaient aussi soupçonnés d'avoir par ailleurs monnayé leur carnet d'adresses au profit de deux promoteurs de la région toulousaine. Ils avaient été placés en détention provisoire comme Cordier pendant plusieurs mois en 2003.



Minarets interdits: l'ONU s'inquiète

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La Rapporteur spéciale de l'ONU pour la liberté de religion s'est montrée aujourd'hui "profondément inquiète" suite à l'interdiction des minarets en Suisse, dénonçant une "discrimination évidente à l'encontre des membres de la communauté musulmane en Suisse".

"J'ai de profondes inquiétudes quant aux conséquences négatives du résultat de cette votation sur la liberté de religion ou de conviction des membres de la communauté musulmane en Suisse", a déclaré Asma Jahangir dans un communiqué.

Cette interdiction dans un pays qui compte environ 400.000 musulmans "revient à une restriction injustifiée de la liberté de manifester sa religion et constitue une discrimination évidente à l'encontre des membres de la communauté musulmane en Suisse", a-t-elle ajouté.

Elle a par ailleurs insisté sur le fait que le Comité des droits de l'homme a récemment prévenu la Suisse qu'une telle décision est contraire aux obligations de la Suisse en vertu du droit international dans le domaine des droits de l'homme.

"Je demande donc instamment aux autorités suisses (...) de prendre les mesures nécessaires pour protéger pleinement le droit à la liberté de religion ou de conviction des membres de la communauté musulmane", a-t-elle poursuivi, regrettant que les "craintes irrationnelles à l'égard des musulmans" aient été "largement exploitées en Suisse à des fins politiques".


Résumé du jour - Economie - Lundi 30 novembre
Berne (awp/ats) - Les principales informations économiques de la journée, résumées par l'ats:

CONFÉRENCE DE L'OMC: La septième conférence ministérielle de l'OMC s'est ouverte lundi sur un appel à garder les marchés ouverts et à conclure les négociations du cycle de Doha pour répondre à la crise économique. Doris Leuthard a plaidé en faveur d'un "résultat équilibré et complet" du cycle de Doha, lancé en 2001, "et cela rapidement". Elle n'a pas caché qu'elle affrontait "de sérieuses résistances" en Suisse sur le dossier agricole.

CATASTROPHES NATURELLES: Les catastrophes naturelles et techniques ont coûté deux fois moins cher aux assureurs en 2009 qu'en 2008, selon une étude de Swiss Re. Elles ont aussi été nettement moins mortelles, atteignant l'un des plus bas niveau de ces 20 dernières années.

SUISSE-CHINE: La Suisse et la Chine ont signé lundi à Genève une déclaration sur le lancement d'une étude en vue d'un accord de libre-échange. La conseillère fédérale Doris Leuthard a exprimé son optimisme sur les résultats de cette étude, qui devrait être conclue fin 2010.

SUPERVISION FINANCIÈRE: Le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board, FSB) a inscrit quatre groupes suisses sur sa liste des sociétés représentant un risque systémique. Sont susceptibles de faire l'objet d'une supervision les banques Credit Suisse et UBS ainsi que les assureurs Swiss Re et ZFS. Cette liste, non publique, a été publiée lundi par le "Financial Times". Y figurent 24 grandes banques et six assureurs provenant de Grande-Bretagne, d'Europe continentale, d'Amérique du Nord et du Japon.

FIBRE OPTIQUE: Fribourg a lancé concrètement le projet de connexion à la fibre optique qui à terme équipera l'ensemble du canton. Les patrons du Groupe E, de Swisscom et le président du Conseil d'Etat fribourgeois ont donné lundi le premier coup de pioche ou plutôt tiré les premiers câbles. "C'est une initiative à très long terme", a souligné devant la presse le CEO de Swisscom Carsten Schloter.

BOULANGERIE INDUSTRIELLE: Aryzta a vu ses affaires reculer au premier trimestre de son exercice 2009/2010, clos fin octobre. Les ventes du boulanger industriel ont diminué de 15,7% à 729,1 millions d'euros (1,099 milliard de francs). L'évolution comprend un impact monétaire de -3,7%. Le solde des acquisitions et désinvestissements a apporté une contribution de 0,9% par rapport à la même période de l'exercice précédent. La principale division, celle dédiée à l'alimentation, a réalisé un chiffre d'affaires en baisse de 7,6% à 407,4 millions d'euros.

INDUSTRIE: Mikron renforce sa base financière. Le fabricant biennois de systèmes d'usinage et de montage, rudement touché par la crise économique, a signé la semaine passée un contrat de crédit de 50 millions de francs avec le Credit Suisse et la Deutsche Bank. L'accord couvre une période allant jusqu'au 30 novembre 2011. Il permettra d'assurer à moyen terme le financement des affaires opérationnelles.

TOURISME: La Fédération suisse des agences de voyages (FSAV) veut intensifier ses relations avec la Tunisie. Pour preuve, elle vient de tenir ses assises à Tozeur, ville du sud tunisien, dans le but notamment d'évaluer le potentiel de développement. Selon des statistiques officielles recueillies par l'ATS auprès de l'ambassade de Suisse à Tunis, pas moins de 100'000 touristes suisses séjournent chaque année en Tunisie. Des clients qui sont "fortement rémunérateurs".

BANQUES: Le Credit Suisse n'a pas l'intention de transférer son siège hors de Suisse, même si les règles de surveillance des banques devaient se durcir. La séparation de la banque d'affaires du reste du groupe n'est pas non plus à l'ordre du jour. Cette réaction du Credit Suisse recueillie lundi par l'agence Reuters lors d'une manifestation à Zurich font suite aux affirmations du patron de l'UBS Oswald Grübel, cité dans la presse dominicale, sur une possible délocalisation du siège de l'UBS si les règles devenaient plus sévères.

ASSURANCES: Helsana disposera d'un nouveau directeur, en la personne de Daniel Schmutz, à compter du 1er juillet 2010. Chef des finances de l'assureur zurichois depuis 2006, il succédera à Manfred Manser qui quittera le groupe après y avoir passé 37 ans, dont 15 à sa tête. Ce remplacement était requis: Manfred Manser fêtera l'automne prochain ses 60 ans, âge limite fixé par le règlement pour les membres de la direction.

MARCHÉS FINANCIERS: Les Bourses asiatiques rebondissaient nettement lundi, dans un marché apparemment rassuré par l'intervention de la Banque centrale des Emirats arabes unis pour juguler la crise de la dette à Dubaï, où les marchés ont fortement baissé à l'ouverture. "Dubaï n'a pas précipité le monde dans l'abîme" et "cette prise de conscience domine de plus en plus les marchés, maintenant que la Banque centrale des Emirats Arabes Unis a dit clairement qu'elle soutenait les banques locales et étrangères" opérant dans l'Emirat, ont expliqué des analystes de Commerzbank.

ats/ft

(AWP/30 novembre 2009 17h18)


L'Amérique latine comptera 39 millions de pauvres en plus en 2010
ESTORIL (Portugal) - L'Amérique latine comptera 39 millions de pauvres supplémentaires fin 2010 en raison de la crise économique mondiale, estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport publié lundi.

Selon les estimations de l'OCDE, le produit intérieur brut par habitant va reculer de 3,6% en 2009 sur le continent latino-américain pour renouer en 2010 avec une croissance de 1,3%, ce qui pourrait provoquer une augmentation de la pauvreté de "près de 7 points d'ici la fin 2010".

"Autrement dit, quelque 39 millions de personnes supplémentaires tomberont en dessous du seuil de pauvreté, ce qui reviendrait à annuler quasiment tous les progrès obtenus pendant les cinq années qui ont précédé la crise", écrit l'OCDE, dans son rapport annuel sur l'Amérique latine, présenté à Estoril (Portugal) en marge du 19e sommet ibéro-américain.

Selon les dernières estimations de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL), 189 millions de Latino-Américains vivent dans la pauvreté, soit 34% de la population.

Soulignant "l'obligation d'orienter les dépenses vers les membres les plus fragiles de la société" en instaurant des "politiques sociales efficaces", l'OCDE relève que, "malheureusement, les pays qui ont généreusement redistribué leurs ressources se retrouvent dépourvus aujourd'hui des moyens de maintenir ces politiques".

L'organisation, qui regroupe les 30 pays les plus industrialisés du globe, s'interroge notamment sur la "viabilité" des "politiques de transferts et de subventions" appliquées par l'Argentine et le Venezuela, dont la marge de maneuvre budgétaire a été réduite, en raison principalement de la chute des cours des matières premières.

Pour l'OCDE, "la durée de la récession mondiale ne sera que l'un des facteurs déterminant les taux de croissance futurs car chaque pays devra démontrer sa capacité à doper sa propre économie par des initiatives publiques durables".

En outre, selon le rapport, "les migrations internationales seront un facteur clé de la reprise économique de la région".

"L'aptitude des gouvernements à exploiter en faveur du développement le potentiel des migrations internationales pourrait être déterminante pour aider la région à surmonter la crise actuelle", écrit l'OCDE, qui rappelle que les ressortissants d'Amérique latine et des Caraïbes représentent près de 25% des personnes nées à l'étranger résidant dans les pays de l'OCDE.

"Beaucoup ont été frappés par les destructions d'emplois dans les pays de l'OCDE, étant donné leur concentration dans les secteurs qui font les frais de la récession, tels le BTP et le tourisme", constate l'OCDE.

Or, "l'argent envoyé chez eux par les migrants représente un volume considérable, parfois plus de 10% du PIB dans certaines économies, notamment aux Caraïbes et en Amérique centrale", souligne l'organisation qui s'inquiète de la diminution des transferts privés, en recul de 11% selon la Banque interaméricaine de développement (BID).

Dans ses conclusions, l'OCDE demande aux pays d'accueil de promouvoir "un accès légal et flexible des migrants à la hauteur de la demande de main d'oeuvre", l'"extension de la protection sociale à davantage de migrants" et prône une "officialisation" des transferts privés, facteur de développement financier.

(©AFP / 30 novembre 2009 17h00)


Perquisitions au conseil général des Bouches-du-Rhône et à Marseille Provence Métropole
MARSEILLE - Des perquisitions étaient en cours lundi dans les locaux du conseil général des Bouches-du-Rhône et de la communauté urbaine de Marseille, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du site internet du Point.

Selon une source à la communauté urbaine, des gendarmes ont perquisitionné aux 4e et 6e étages de Marseille Provence Métropole (MPM) situés aux Docks de la Joliette, où se trouvent notamment les locaux de la présidence, et le directeur informatique de la collectivité est en cours d'audition.

Le conseil général a pour sa part confirmé à l'AFP les perquisitions. La collectivité est présidée par le socialiste Jean-Noël Guérini, tandis que MPM est présidée par le socialiste Eugène Caselli.

Ces perquisitions interviennent alors qu'une information judiciaire a été ouverte contre X en avril par le juge Charles Duchaine, portant notamment sur des attributions de marchés publics dans la région marseillaise. L'enquête a été confiée aux gendarmes de la section de recherches de Marseille.

Le 18 novembre, des perquisitions avaient déjà eu lieu au domicile d'Alexandre Guérini, le frère de Jean-Noël Guérini, ainsi qu'au siège de sa société de traitement de déchets.

Jean-Noël Guérini participait lundi à un voyage scolaire que le conseil général organise chaque année à l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz. Il n'a pu être joint par l'AFP pour des commentaires.

Vendredi, le président du conseil général avait obtenu de la collectivité le droit d'intenter en son nom toute action contre d'éventuelles allégations mettant en cause le département dans les médias. Son frère a pour sa part demandé à être entendu par la justice, en dénonçant un complot politique destiné à nuire à sa famille.

(©AFP / 30 novembre 2009 15h57)


USA : 50% des fonds prévus pour le nettoyage des banques ont été réunis
Washington (awp/afp) - Le département du Trésor américain a annoncé lundi que la moitié des fonds prévus pour son programme de rachat des actifs invendables accumulés par les banques avait été réunie.

Un nouveau fonds d'investissement, Marathon Asset Management, a été sélectionné pour participer aux partenariats public-privé mis sur pied avec le ministère pour ce programme et sa contribution porte à 20,26 milliards de dollars la force de frappe réunie pour délester les banques de leurs mauvais placements, indique le Trésor dans un communiqué.

Le Programme d'investissement public-privé (PPIP) du Trésor prévoit de mobiliser au total 40 milliards de dollars.

Sur cette somme, 30 milliards doivent être apportés par le Trésor, pour un tiers sous forme de capital, et pour deux tiers sous forme de prêts aux entreprises privées sélectionnées, qui doivent apporter les 10 milliards de dollars restant.

Le but du PPIP est de créer des structures pour racheter les titres adossés à des créances hypothécaires invendables accumulés par les banques pendant la dernière bulle immobilière.

Ces créances fragilisent les bilans des banques et restreignent leur capacité à prêter.

jq

(AWP/30 novembre 2009 15h52)
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#Posté le lundi 30 novembre 2009 08:23

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